Faits-divers

Petite-Île: La maison des Merlo menace de basculer dans le vide

Jeudi 25 Janvier 2018 - 09:57

Estelle et Pascaline Merlo au bord du précipice qui jouxte leur maison
Estelle et Pascaline Merlo au bord du précipice qui jouxte leur maison
Berguitta fait encore parler d'elle. Une semaine après son passage dévastateur dans le sud, de nombreux foyers se trouvent dans l'obligation de quitter leur habitation, fragilisée sur des terrains instables. 

C'est le cas dans la commune de Petite Ile où deux arrêtés de péril imminent ont été pris par le maire Serge Hoareau. 

Pascaline Merlo voit la maison de ses parents, où elle a toujours vécu, placée sous le coup de cet arrêté. La quinquagénaire habite un appartement situé à l'étage de la demeure familiale. Le risque que l'habitation bascule dans le vide devient trop grand et c'est le maire et son 1er adjoint Olivier fort qui sont passés cet après-midi lui signifier la décision. "Ce n'est pas une décision facile à prendre humainement parlant", indique Olivier Fort, dans cette rue de la Cour située à Piton Goyave.

La maison est au bord du vide
La maison est au bord du vide
"On est dans une situation très stressante, très angoissante", confie avec émotion Pascaline, profondément attachée à ces lieux. "Il n'y a plus rien, la maison est suspendue", décrit-elle, bien consciente du péril occasionné par Beguitta. Pour le moment, la Petite-Iloise a déménagé ses affaires dans une partie plus sûre de l'habitation. "Nous avons demandé à la mairie une aide pour la réalisation d'un mur de soutènement", explique-t-elle, avec l'espoir de ne pas déménager.

La tournée du maire ne s'est pas arrêtée à la maison des Merlo puisque 50 mètres plus loin, une autre famille était concernée. Elle attendait elle aussi l'annonce de la terrible décision.

Dans l'arrondissement sud, des dizaines de maisons sont concernées. 53 maisons étaient devenues inhabitables à Saint-Pierre, révélait hier son maire Michel Fontaine. Au Tampon, deux maisons, et non plus trois comme mentionné hier par André Thien Ah Koon, sont concernées. A Saint-Joseph, aucun arrêté n'avait été pris à cette heure mais trois habitations présentaient des risques importants. L'évaluation était en cours.


Ludovic Grondin - Marine Abat
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1.Posté par lilitimititilimili le 25/01/2018 10:16

Pour parenthèse à cette triste situation, il est à souligner que certaines plantations limitent considérablement les glissements de terrain ou effondrement en maintenant le sol ; c'est ce à quoi devraient penser les personnes dont les terrains sont en forte pente, afin de ne pas arriver à ce stade où l'érosion a déjà pris le dessus.
J'en profite pour encourager la famille Merlo à ne pas baisser les bras et espère que le maire de Petite-Ile trouvera une solution pérenne pour eux

2.Posté par jean claude le 25/01/2018 10:32

Il serait interessant de savoir si un permis de construire engageant la PPR a ete autorise.

Nous arrivons a des situations extremes et un jour il y aura des DC si un vrai cyclone et cela est mathematique touche notre ile

3.Posté par PATOU le 25/01/2018 10:34

Il faudrait qu'elles déménagent car cette maison n'aurait pas dû être construite à cet endroit.Je comprends que ce soit difficile pour elles de partir mais même en construisant un mur de soutènement,il y aura toujours un risque et le problème se reposera dans quelques années.Il faut arrêter avec ces réparations provisoires.D'ailleurs tous ceux qui habitent dans ce genre d'endroits devraient être relogés gratuitement.

4.Posté par Frigidaire le 25/01/2018 10:45

qui leur a donné l'autorisation de construire à cet endroit et pourquoi l'on t-il fait ?

5.Posté par hug le 25/01/2018 11:01

Si un jour il y a un Décès, la responsabilité du maire ne pourra etre engagée car il n y a pas de permis de construire, c est presque une certitudee et c est pour cela que ca ne bouge pas....

Je comprends ces gens qui sont dans leur case depuis 20 ou annéesou plus et aller dans un appartement ou les problemes sont multiples mais pourraient etre solutionnes si la loi était respectée ( bruit,, infiltration, ect )


6.Posté par écolowife le 25/01/2018 11:04

Il faut laisser la nature faire son oeuvre.
Construire un mur ? Avec un robinet en bas j'espère ! ah ah ah

7.Posté par kersauson de (p.) le 25/01/2018 12:38

comme celle de feu verges a la montagne ?
qu on puisse raser la falaise a moitié et securiser la RL actuelle
et economiser 3milliards

8.Posté par Réveillez vous le 25/01/2018 14:35

Ca menace de s'effondrait mais pourtant on s approche du bord par temps de pluie.......oté

Bon allez courage...comme dis plus haut c'est dés le début qu il faut consolider avec certaine plante a grande racine pour retenir tous ca...la ca va être trop tard...
Même des tiges très grande enfoncer dans la terre pour consolider risque de ne pas suffir....

courage...surtout avec les assurances ...

9.Posté par Lucide le 25/01/2018 14:59 (depuis mobile)

Beaucoup de jeunot semblent ignorer qu'il n'y a pas si longtemps, aucun permis n'était nécessaire pour bâtir.

Faut lever le nez de fesse de bouc un peu ...

10.Posté par Grangaga le 25/01/2018 18:27

Wi, post 9 nana rézon. As'tèrr', so deu ( vié ) madanm' là nana z'anfan èk' p'ti z'anfan.......
Y fo zot' y bouz' zot' ....dér'yièrr' po pa bann' na y kitt' zot' kaz', si in mirr' mwalon y sify......
Avan la méri y mètt' la min d'si lo térin po fé in lotis'man déssi.......
La pa bézwin......Aurélien, po fé rassanm' a zot'.......
Otourr' in marmitt'.......tangu', an deu zourr' lo z'afèrr' lé fé.....

11.Posté par Marie le 25/01/2018 19:56

cette maison a été construite il y a très longtemps et depuis l’environnement a changé et malheureusement pour eux le terrain est devenu instable! là faut voir avec la commune pour un éventuel relogement et j'avoue que dans ce cas je ne connait pas les procédures pour une éventuelle indemnisation!
Mesdames vous n'avez plus trop le choix hélas, je vous souhaite à toutes les deux d'être relogées rapidement dans un endroit plus sécurisé, bon courage à vous!

12.Posté par urbanismes à la tete du client le 26/01/2018 07:17

il faudra qu'on m'explique pourquoi les mairie engagent des dizaines de milieu d'euros pour des murs de soutènement, des chemins en beton, des reseaux chez des particuliers et pourquoi d'autres particuliers se voient herclés par la police municipale pour un mur de cloture qui fait 80 cm de hazut au lieu des 60 autorisés, quand ca n'est pas l'urbanisme qui encule les mouches avec des demandes de plans, de normes à la prevert.

13.Posté par cmoin le 26/01/2018 12:59

A post 9 Il n'y a pas si longtemps,vous voulez dire dans les années 70?

14.Posté par TICOQ le 26/01/2018 14:26

Des centaines de maisons sont dans le même cas, avec une épée de Damoclès sur le toit.

15.Posté par Storn le 26/01/2018 19:36

Il fallait construire dans les régles
Les gens gueulent une fois qu'ils sont confrontés à l'inévitable
A l'époque ils trouvaient toujours un prétexte futil pour contourner la Loi
Ils construisaient sans permis tout simplement
Le Maire n'ayant rien à redire sous peine des représailles
Il était impuissant il ne pouvait rien faire contre cette anarchie
Aujourd'hui ne pleurez pas il vous faut assumer c'est tout.

16.Posté par oeil de tangue le 26/01/2018 22:54

Storn

"Le Maire n'ayant rien à redire sous peine des représailles
Il était impuissant il ne pouvait rien faire contre cette anarchie"

J'ai ouï dire que certains, pour se faire élire, fermaient les paupières et distribuaient généreusement des tôles et des parpaings pour terminer les constructions illégales.

Vous avez dit qu'ils étaient impuissants ?

Moi je dis qu'ils ont le nez dans leur caca et qu'ils se mouchent !

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