Santé

Pesticides cancérogènes : 88% des travailleurs de la canne exposés

Vendredi 1 Mars 2019 - 14:08

C’est ce que démontre un étude de Santé Publique France réalisée sur les travailleurs de la canne à sucre à La Réunion. Ces agriculteurs manipulent de nombreux pesticides et les risques pour leur santé sont plus importants que pour le reste de la population.


Pour faire pousser la canne à sucre, au moins 28 substances actives différentes sont utilisées à La Réunion. 28 produits chimiques, parmi lesquels 19 types de désherbants tels que le glyphosate.

Ainsi, 88% des travailleurs de la canne à sucre ont été exposés à au moins un pesticide cancérogène en 2010 (contre 44% en 1981). Ces produits peuvent avoir un effet sur la fertilité, la grossesse, ou encore l’enfant à naître. Car parmi les personnes concernées, 25% sont des femmes.
 
Pour Santé Publique France, ces chiffres montrent un besoin important de stopper ces expositions aux pesticides "avant le déclenchement de pathologies chroniques graves".
Charlotte Molina
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1.Posté par Lise DEVEAUX le 01/03/2019 16:05

A vous lire l'utilisation de ces produits présente un danger uniquement pour ceux qui travaillent dans les champs de canne à sucre ; ces produits nocifs polluent les sols et les nappes phréatiques, nous sommes tous concernés par cette pollution ; les effets ne s'arrêtent pas aux problèmes de fertilité ( à la Reunion, on ne peut pas dire franchement que c'est un probleme !!)
Penchez vous plutôt sur l'explosion des cas de cancer

2.Posté par Lepoe le 01/03/2019 16:14

Pourquoi on utilise beaucoup de glyphosate à la Reunion???

3.Posté par Veridik le 01/03/2019 17:23 (depuis mobile)

Morale : il faut stopper la canne

4.Posté par Kayam le 01/03/2019 17:28

Konm di Ousanousava "na point tro lontan mwin lé là" mé avan kane t pousse pa tousèl sa ??? Mi rapèl nou té roule dan'n karo kane kan t vienne koupé... nou t mète a nou dan in goni...Karo kane bonbon...ène ti souvnir tro dou...en pensé é en goût....huuummmm ! un délice !
Et mwin na poin souvnir ke t utiliz produi. Noute paren noré dia nou alé pa roule dédan !

Zordi nou lé pri toute sorte manière. Rode pa poukossa presk toutlmoune y mor ek cancer.

5.Posté par Jacob le 01/03/2019 18:04 (depuis mobile)

En temps que agriculteurs l’état devrais retirer sa sur le champ sa nous empoisonne c sur mais faciliter nous la tâche retirer sa au plus vite !!!!

6.Posté par Ti-Tang le 01/03/2019 18:56

Et le bon sucre brut des ACP ? Débarrassé des sales molécules après cuite et turbinage ?
Je pense que non , malgré toutes les opérations nécessaires à l'apparition des cristaux , ces derniers en contiennent encore .
On retrouve bien ces mêmes saloperies dans le miel produit par les abeilles .
Sans parler des nappes phréatiques et des eaux de surface .
( ha oui , et le ver blanc ? C'est bien connu que la monoculture concentre les ravageurs et les maladies sur les mêmes parcelles )

7.Posté par GIRONDIN le 01/03/2019 19:37

....... '' '' '..... Zéro insecticides en canne à sucre à La Réunion
À La Réunion, la canne est la cible de certains insectes comme le ver blanc et le foreur des tiges. Grâce aux résultats des travaux de recherche conduits par le Cirad, la lutte biologique contre le ver blanc s’est mise en place dès les années 1980. Elle a permis d’identifier un champignon, le Beauveria, qui élimine ce bioagresseur. Il constitue un exemple de niveau mondial de bio-contrôle
d’un ravageur en substitut de l’utilisation de pesticides. Il a permis de donner naissance à une société réunionnaise : BETEL Réunion chargée de produire ce champignon pour les
planteurs.

De la même manière, une méthode de lutte biologique contre le foreur de tige (borer) par lâchers de trichogrammes (microguêpes) est en cours de développement par l’Inra, le Cirad et la FDGDON.

Zéro fongicides en canne à sucre à La Réunion
Malgré les nombreuses pressions fongiques (comme charbon, la rouille brune ou le Pokkah Boeng) et bactériennes qui s’exercent en milieu tropical, la canne réunionnaise n’est soumise à aucun traitement fongicide. Cette performance a été rendue possible grâce au programme continu de création et sélection variétale. Le centre de recherche eRcane libère presque chaque année
une nouvelle variété et la met à disposition des planteurs.

La minimisation des intrants
La canne à sucre est une culture qui est en revanche sensible à l’enherbement. Lianes, Fataques, … peuvent très vite envahir les champs.

Malgré cela, le traitement herbicides est réduit en canne à sucre. L’Indice de Fréquence de Traitement est faible*: il est de 3.3 pour la Canne à sucre.

La paille de canne
La paille de canne est très importante dans la culture de la canne à sucre : en effet, en laissant la paille au champ après la coupe, on obtient un couvert qui va limiter l’enherbement. Moins de mauvaises herbes, c’est moins d’herbicides utilisés!

Mais la paille de canne permet aussi de fournir de la litière et du fourrage, du mulch pour les autres cultures et du support carboné pour le compost.

Les écumes de sucreries et les cendres de bagasse
Les écumes, coproduit du process de la fabrication du sucre, sont utilisées par les planteurs pour amender les champs. Les cendres de bagasse sont aussi de plus en plus utilisées en tant qu’amendent calcique. Ces deux usages évitent l’importation de :

1 800 T d’engrais minéral
3 200 T de chaux
Des projets en cours pour réduire encore les intrants
Une des pistes pour diminuer encore les intrants est l’utilisation de plantes de services, pour limiter l’invasion de mauvaises herbes au moment des plantations ou entre les rangs de canne.

De nombreuses questions se posent encore sur les modalités techniques de ces pratiques : technique de la plantation, maîtrise du couvert ou encore type de plante à sélectionner…

C’est eRcane qui étudie cette possibilité avec son département Techniques Culturales..... '' '' '... Syndicat du sucre

8.Posté par lol le 01/03/2019 20:53

rod poukoi i trouv pa coupeur d cann

9.Posté par Cloclo le 02/03/2019 08:54 (depuis mobile)

Tout à fait d''accord avec Girondin, mais les plantes de service, autrefois cultivées par nos anciens, ne sont plus possibles sur la quasi totalité des exploitations canne. A moins de revoir le système économique et social. Mais ceci est une autre his

10.Posté par Conseil general le 02/03/2019 09:43 (depuis mobile)

Allon courir etang salé en.rose comme des.cons??

11.Posté par SPARTACUS974 le 02/03/2019 11:38

Une expertise de Bernard Hayot me semble incontournable....C'était pour la déconne ou plus spécialement pour le chlordécone.

12.Posté par klod le 02/03/2019 16:17

la canne nout culture, comme disent deux trois certains ha, ha , ha ..........

vive les cultures vivrières ,,, hin , nan ?

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