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Faits-divers

Pédopornographie : "Je ne m'approche pas de mes enfants car j'ai peur"


L'être est très souvent sensationnel mais parfois, dans le plus profond de son âme, il apparait abject voire inhumain. Les faits qui vont suivre sont indicibles. Ils montrent également toute la complexité des hommes ainsi que les pratiques déviantes qu'ils ne contrôlent pas toujours. Le tribunal judiciaire de Saint-Denis avait à juger ce mercredi des faits particuliers concernant des images à caractère pédopornographique.

Par - Publié le Jeudi 19 Août 2021 à 10:43

C'est volontairement que le prévenu ne sera ni cité, ni reconnaissable. Si il a répondu de ses actes devant la justice, sa famille n'a pas à être éclaboussée par des faits qu'elle ne maitrise en rien. 

Il est 21 heures passé ce mercredi dans la salle 1 du tribunal judiciaire de Saint-Denis lorsque l'audience de comparution immédiate doit étudier le dossier d'un homme de 31 ans qui comparait libre, sous contrôle judiciaire. Il lui est reproché d'avoir consulté, détenu, importé, offert et mis à disposition des images de mineurs présentant un caractère pornographique entre avril 2018 et Juin 2021. Les chiffres sont accablants. Les enquêteurs ont trouvé 180 000 fichiers dont plus de 16 000 sont des images ou des vidéos de très jeunes enfants (4-5 ans) et de bébés. 

"Mais t'es fou, t'es malade", lui dira sa femme, le surprenant en plein acte de masturbation

Cet homme, qui est inconnu de la justice, est marié, père de 2 enfants et passe ses journées à chercher sur la toile le moindre fichier représentant des enfants. "Mais t'es fou, t'es malade", lui dira sa femme, le surprenant en plein acte de masturbation devant ces atrocités. Il indiquera lors de l'enquête qu'ils ont pourtant une vie sexuelle normale et que depuis, elle ne le laisse jamais seul avec ses enfants. "Je ne m'approche pas de mes enfants car j'ai peur de ma réaction. Je ne suis jamais passé à l'acte", a-t-il indiqué aux enquêteurs.

À la barre, le président Bruno Karl a beau essayer de comprendre, rien n'y fait. "Vous vous rendez compte de ce que vous faites ? Il y a de vrais enfants derrière tout cela, c'est insoutenable !", s'exclame le président avec fermeté et maitrise. "C'est plus fort que moi, je ne peux pas m'en empêcher", répond benoitement le prévenu.  

Tous ces fichiers proviennent de plateformes "Peer to Peer" qui fonctionnent sur le principe d'échanges. "Au début, c'était des enfants pas nus et après, j'ai fait des recherches sur des moteurs de recherches", explique le trentenaire au tribunal. "Vous qui ne savez ni lire ni écrire, vous paraissez particulièrement doué en informatique", rétorque le président, persuadé que ce n'est en aucun le fruit du hasard. "Mais comment vous pouvez faire ça ?!" insiste t-il. "Je ne sais pas", sera la seule réponse plausible qu'entendra le tribunal. "Mais que faire de vous Monsieur. Vous proposez quoi ?", s'interroge le président, constatant qu'il ne peut pas s'en empêcher. "Je crois que je suis malade", répond le père de famille. "Le tribunal est embarrassé par votre personnalité", reprend le président. 

"C'est ma belle-mère, et ça ne s'est passé qu'une seule fois"

L'expertise psychiatrique, qui conclut que l'homme est atteint de troubles pédophiles, note pour autant qu'il n'y a pas d'état de dangerosité chez lui. Inquiet, le parquet relève également la présence de vidéos sur son téléphone de deux scènes pouvant s'être déroulées à la Réunion. Une dans une salle de bain, l'autre montrant des images prises sous la jupe d'une femme. "Oui c'est moi, c'est une dame que je connais. Je l'ai vue et je lui ai demandé pardon", explique le prévenu. Son avocat vole immédiatement à son secours : "Dites au tribunal qui est cette dame", afin qu'il passe pas pour plus pervers qu'il n'est ... "C'est ma belle-mère, et ça ne s'est passé qu'une seule fois", répond son client. 

"Je ne suis absolument pas rassurée", explique la procureure de la République. "Derrière ce système de 'peer to peer', ce sont de vrais enfants. Le pire, c'est qu'il y a beaucoup d'images de bébés dont au moins deux scènes de viol ! Le psychiatre est formel, il lui faut une prise en charge d'autant que le passage à l'acte n'est pas à exclure. Je vais privilégier la détention pour qu'il y ait un électrochoc ! Je demande 18 mois de prison dont 12 mois de sursis probatoire renforcé pour une période de 3 ans, des obligations de soins et de travail, l'interdiction définitive de toute activité avec des mineurs ainsi que l'inscription au fichier Fijais (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes)", requiert le parquet. 

"Ma première impression, c'est le dégoût ! C'est irregardable"

"Ma première impression, c'est le dégoût ! C'est irregardable mais lui les a regardées pendant 2/3 ans. Il les a trouvées dégueulasse, mais il a continué", rebondit la défense. "Ce dossier est un peu hors norme au regard de la quantité mais il n'a pas non plus importé une photo à la fois, ce sont des planches de plusieurs fichiers, ce qui est clairement une infraction. Pour autant, ce n'est pas un délinquant, c'est un malade ! Juridiquement, ce n'est pas un pédophile car il n'est jamais passé à l'acte. Ceux qui sont derrière ça en revanche, ne sont malheureusement jamais inquiétés ni jugés. Que dire ? Qu'il est malade ? Oui je le crains. Je vous rappelle que le procureur avait les photos lors de son déferrement mais n'a pas demandé la détention, estimant qu'il n'est pas dangereux mais malade." 

"Depuis, il n'a plus d'ordinateur chez lui et cette histoire l'a libéré. Il m'a dit : 'Je suis content de m'être fait arrêter'. Il faut le sortir de chez lui, l'occuper. Il faut le soigner, le suivre. Maintenant, il s'occupe de ses enfants, il n'a plus peur de les approcher. Je vous demande de ne pas l'incarcérer comme l'a dit le psychiatre. Je vous demande des travaux d'intérêts général. Sa rédemption passe par le travail", 
plaide la défense. 

"Je sais ce que j'ai fait, mais je peux changer"

Face à la complexité de ce dossier, le tribunal déclare le prévenu coupable et le condamne à la peine de 3 ans de prison avec sursis probatoire renforcé pour une période de 3 ans. Le père de famille devra également se soumettre à toutes les obligations demandées par le parquet. Il lui est fait interdiction de travailler avec des mineurs de manière définitive. "Je sais ce que j'ai fait, mais je peux changer" seront ses derniers mots.  


Regis Labrousse
Faits-diversier Passionné par tout ce qui vole, j'ai eu la chance de pouvoir effectuer une longue... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Pol le 19/08/2021 11:03

Voila , il passe presque pour une victime...pas mal.a vomir, castration chimique

2.Posté par Choupette le 19/08/2021 11:35

" ... il peut changer".

Pourquoi il ne l'a pas fait plutôt, alors ?!

Il a attendu qu'on le chope. Et puis d'ailleurs, qui l'a chopé ?

Avec un type comme ça, je ne reste pas plus de 5mn dans la case. J'aurais trop peur de ma réaction.

3.Posté par Kafrouge le 19/08/2021 11:49

" cet homme passe ses journées à rechercher sur la toile des fichiers pédophiles..."
Mais donnez lui une pioche à ce salopard !
De ma journée, j'ai autre chose à faire !
Cet individu est malade et devrait être interné et soigné toute sa vie...
En aucun cas, il devrait être en liberté, c'est un homme hyper dangereux !

4.Posté par Bévé le 19/08/2021 12:26

ce sont des pulsions, ils ne changent pas ces gens-là hélas

5.Posté par Pascale le 19/08/2021 13:40

Et pas de nom et prénom à donner ? :) En fait je viens de comprendre comment ça marche a la Réunion... quand on veut nuire à quelqu'un peu importe que les faits qu'on reproche à cette personne soient vrais ou pas, peu importe que la condamnation soit définitive ou frappée d'appel... quand la mafia le dit... on cite TOUT: nom, prénom, adresse, âge, formation profession... c'est ça ou j'ai pas tout compris? :)

6.Posté par loki le 19/08/2021 14:29

Pourquoi ne pas se servir de ce type pour en chopper d'autres qui passent à l'acte? Celui-là c'est un voyeur au moins il fait de mal à personne directement. C'est ceux qui font ces trucs qu'il faut chopper. Lui ne sera pas traumatisé par les saloperies qu'il devra regarder pour les identifier. Soyons pragmatiques...

7.Posté par Ouais... le 19/08/2021 18:21

Ben, s il suffit de retirer l ordi, au pédophile ils ont trouvé la solution...

8.Posté par Anne-Sophie le 20/08/2021 10:55

Je suis pour la castration de tous ces pervers!!! Des bébés violés, la justice est laxiste. La prison ne fait plus peur!!! Il faut des mesures radicales. Les enfants sont les plus vulnérables... son identité doit être révélée pour informer et protéger son entourage car malheureusement il va retrouver la liberté.

9.Posté par Papapio, "Pére Amor" le 21/08/2021 05:25

Ce qui change, c.est qu.on ne condamne pas les victimes ici...

Malheureusement, ça na pas été mon cas...

Ma fille a été abusée chez sa Mère par un pédophile protégé, jamais entendu sur les faits, malgré de multiples plaintes et signalements d.urgences au procureur par des specialistes...

Y compris le Procureur général imposant une mesure Mélanie au Procureur de St Pierre, celui-ci refusant...

Sinon il devrait reconnaitre l.implication de 3 Magistrats qui ont FAVORISÉ LES FAITS...

Pendant ce temps les Sanctions lourdes contre moi et ma familles du JAFs, du Juge des Enfants et du Procureur pleuvent pour me faire taire...

Les pédophiles bretons aux ramifications politiques et judiciaires étaient tranquilles dans les Pouponnieres de "l.Outreau Mère"...Au temps "béni de Margouillat 1er"...

Bien sure ces gens la sont INCAPABLE DE RECONNAITRE QUOI QUE CE SOIT, ET JE CONTINUE A ETRE CONDAMNÉ ET SAISI POUR CA DEPUIS 20ANS...

Nous ne voulons plus de cette "Justice de merde"...

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