Courrier des lecteurs

Partager le temps de travail (I) : vers une société du mieux-ensemble

Vendredi 5 Janvier 2018 - 10:23

Partager le travail peut permettre à tous-tes de travailler. En effet, les chômeurs ne peuvent trouver du travail quand ils le souhaitent. La moitié des Français travaillent trop longtemps alors qu'il y a des millions de chômeurs. Les salariés pourraient travailler moins en gagnant autant. Le partage actuel du travail pénalise les plus précaires. Les jeunes doivent accéder à des emplois dignes. Enfin le partage du travail peut renforcer la solidarité entre les générations.

Osons prendre le temps : pour soi et pour les autres, pour vivre plus et maîtriser son rythme de vie, pour apprendre tout au long de la vie, pour travailler en dehors du travail, pour réduire l’impact des naissances sur la vie des mères et répondre au souhait grandissant des pères de jouer pleinement leur rôle, pour permettre aux hommes d’assurer plus de tâches domestiques.

Travailler moins est l’un des piliers du progrès social, pour mieux partager la culture et vivre ensemble, accueillir dignement les étrangers, rendre le travail durable, décent, sauver la vie sur Terre, avancer dans l’égalité entre sexes : à côté d’une diminution du temps de travail, l’émancipation féminine exige un élargissement des services et des soins publics.

Il est possible de créer de l’emploi en répondant à la flexibilité des entreprises sans précariser les salariés. Or, les heures supplémentaires augmentent le pouvoir d’achat de certains salariés en détruisant des emplois. Pour une logique gagnant-gagnant grâce à la flexibilité interne, donnons du temps à tous les salariés pour se former et améliorer la qualité́ du travail.

Partageons le travail pour notre santé. Historiquement, la réduction du temps de travail a été conquise pour permettre aux salarié-e-s d’être en meilleure santé, les longues heures accroissent le risque d’AVC, l’état de santé, physique et mental des personnes privées d’emploi se dégrade. L’intensification du travail nuit à la santé, c’est le burnout.

Moins d’intensité de travail pour travailler mieux : pour lutter contre la culture du présentéisme et de la disponibilité permanente, pour permettre aux cadres d’obtenir un droit effectif à la déconnexion, pour aller vers le travail soutenable. Être moins productif peut améliorer la qualité du travail et aider à résorber le chômage.

Mieux vaut partager équitablement le travail qu’étendre le temps partiel subi. Le plein emploi n’existe nulle part. La durée du travail est de 35 heures en Europe, même en Allemagne. Dans la plupart des pays la durée du travail a baissé en raison du recours au temps partiel féminin. En France, le travail à temps partiel est subi par une personne sur trois, et touche les catégories sociales fragilisées. Aucun pays n’a réglé le problème du chômage sans précariser sa population. A La Réunion, le taux de chômage n’a jamais été si bas (25%) : la population est-elle moins précaire ?

Le partage actuel du travail fait exploser les inégalités et la pauvreté partout dans le monde. La baisse du chômage se paie par l’augmentation de la pauvreté en Allemagne et en Angleterre. 20% de la population américaine a abandonné l’espoir de trouver du travail.

La crise du travail est une crise de l’organisation du travail. Le travail, de plus en plus fragmenté, ne doit pas être considéré comme une marchandise.
 
http://aid97400.lautre.net
D’après le Collectif Roosevelt
Dr Bruno Bourgeon, président d’AID
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1.Posté par Zarin le 05/01/2018 11:13

« Si tu veux marcher vite, marche seul ; si tu veux marcher loin, marche avec les autres ». proverbe africain

2.Posté par PATRICK CEVENNES le 05/01/2018 11:19

fukcd473
"... Les salariés pourraient travailler moins en gagnant autant ...". Si vous êtes un Chef d'entreprise qu'attendez-vous pour expérimenter ce principe ?

"... Partageons le travail pour notre santé. Historiquement, la réduction du temps de travail a été conquise pour permettre aux salarié-e-s d’être en meilleure santé ...". Euh, historiquement c'était pour créer des emplois. Nous connaissons tous les résultats. Et pour les conséquences, il faut aller chercher et lire les rapports du Sénat. Le N°642 est une bonne base de départ.

3.Posté par JORI le 05/01/2018 12:18

Je ne comprends pas qu'avec cette recette miracle délivrée par notre Dr Bruno Bourgeon, président d’AID , aucun état ne l'ait mis en oeuvre!!.

4.Posté par Petit rappel le 05/01/2018 13:53 (depuis mobile)

Le taux de.chomage nest pas le bon indicateur..
.

5.Posté par Antiflic le 05/01/2018 16:38

Théorie imbécile
Ceux qui ont un métier productif ont un travail
Les sans qualifications n'en ont pas
C'est tout
La formation commence dès l'école maternelle et non dans les bureaux de pople emploi

6.Posté par Cimendef le 05/01/2018 17:07 (depuis mobile)

Ah que voilà de bonnes recettes ! On se demande pourquoi notre bon Docteur par ailleurs économiste ne se lance pas dans la création d'entreprises.

7.Posté par Elle le 05/01/2018 17:12

Oh ! Vous prenez quoi ?
Je veux bien essayer si pas d'accoutumance.
Histoire de passer d'un verre à moitié plein à un toujours plein... à ras bord !
D'autres bonnes idées ?!??

8.Posté par Fredo974 le 06/01/2018 10:33

Bruno , arrête un peu et va t'occuper de ton boulot , c'est à dire des rognons .

9.Posté par MICHOU le 28/01/2018 19:41

Les 35h on les a défendues bec et ongles car c'était le but recherché en attendant d'aller vers les 30h or le patronat,celui qui se goinfre et les actionnaires n'ont pas joué le jeu et se sont rempli les poches au détriment de l'emploi pour tous.
Après on a recours à des carottes comme les heures sup, qui sont scandaleuses car elles empêchent de donner des salaires décents et ceux qui sont au chômage sont condamnés à y rester plus longtemps.
Revenons à nos vraies combats dignes de ce nom pour plus d'égalité, de partage du travail, de décence dans nos conditions de travail et d'existence et de solidarité.
Ne laissons pas le jeu de la division nous gagner, seul, nous sommes faible, fragilisé, ensemble nous réussirons mieux

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