Culture

[PHOTOS] Commémoration de l’abolition de l’engagisme à La Grande Chaloupe

Vendredi 11 Novembre 2016 - 16:33

Ce mardi 11 novembre, au lazaret N° 1 de La Grande Chaloupe, en partenariat avec le Conseil Général, la Fédération Tamoule de La Réunion et le collectif pour la mémoire des engagés réunionnais ont organisé un hommage aux travailleurs engagés du pays. (Photos : Karoline Chérie)

Cette commémoration, célébrée chaque 11 novembre depuis 2003 en souvenir de l’abolition de l’engagisme en 1882, fut à la fois émouvante et riche en rappels historiques.

Elle a commencé par un hommage aux engagés face à la mer, suivi de temps de parole, de dictions et de chants par les divers partenaires solidaires de cette action, en présence de plusieurs centaines de Réunionnais.

Durant toute la journée, le public a également pu apprécier des expositions sur l’engagisme, la projection du film ‘’Mémoires du sol’’ de Laurent Pantaléon sur le chantier archéologique du lazaret N° 2 ainsi que la présentation et la dédicace d’ouvrages sur l’engagisme.











Karoline Chérie
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1.Posté par kld le 11/11/2016 18:37

ha au mwin , une commération festive .parce qu'alors , ailleurs , c'est waterloo , morne plaine nos poves poilus n'en demandaient pas tant ! dieu les gardes .

2.Posté par Pierre Balcon le 12/11/2016 05:16

Et v voici ce qui se passait en France à la même époque :
La journée des adultes travailleurs était très longue, au XIXe siècle: la recherche du seul profit exigeait qu'on rentabilise au maximum les machines; la faible productivité incitait à allonger le temps de travail. Les enfants étaient les auxiliaires des adultes, ils devaient donc travailler aussi longtemps qu'eux. L'éclairage artificiel, à la chandelle puis au gaz, permettait les longues veilles sur le métier. En 1834, la durée moyenne du temps de travail, dans le Nord, était de 14 heures 1/2 à Roubaix, pour les enfants à partir de 6 ans comme pour les adultes. A Rouen, à Saint-Quentin et en Alsace, la durée de travail effectif était de 13 heures ou 13 heures 1/2, soit des journées de présence à l'usine d'environ 15 heures. La société industrielle de Mulhouse estimait, en 1835, que le travail des enfants atteignait 17 heures dans les filatures: ... Les seuls moments de repos pendant 17 heures sont une demi-heure pour le déjeuner et une heure pour le dîner ; ce qui laisse 15 heures 12 de travail effectif. A Rouen, disaient les Conseillers du tribunal des prud'hommes, les rattacheurs et bobineurs «entrent à l'atelier à 5 heures en été, à 8 heures en hiver et n'en sortent jamais avant 10 heures du soir, ils n'ont donc pas un moment de disponible pour leur instruction.
Le Docteur Villermé dénonça cette situation en 1838: Pour mieux faire sentir combien est trop longue la journée des enfants dans les ateliers, rappellerai-je ici que l'usage et les règlements fixent pour tous les travaux, même pour ceux des forçats, la journée de présence a douze heures, que le temps de repos réduit à dix... Seize à dix-huit heures debout chaque jour, dont treize au moins dans une pièce fermée, sans presque changer de place ni d'attitude, ce n'est plus là un travail, une tâche, c'est une torture; et on l'inflige à des enfants de six à huit ans, mal nourris, mal vêtus, obligés de parcourir dès cinq heures du matin la longue distance qui les sépare de leurs ateliers et qu'achève d'épuiser le soir leur retour de ces mêmes ateliers. Comment ces infortunés, qui peuvent à peine goûter quelques instants de sommeil résisteraient-ils à tant de misère et de fatigue.


3.Posté par Ma sonnerie le 12/11/2016 08:05 (depuis mobile)

Tiens..dans balcon..il y a bal...nous voilà rassurés sur le caractère fêtard de pierre! Moi qui pensait qu'un balcon servait à prendre l'air ou être en hauteur...

4.Posté par Pierre Balcon le 12/11/2016 12:39

à post 3
Du très haut niveau !
A ce compte là vous avez sûrement trouvé un élu pour vous sponsoriser et n'avez donc pas à travailler dans les mines ou les champs de cannes

5.Posté par polo974 le 12/11/2016 14:34

Sauf qu'il n'y a pas eu d'abolition...
Juste une rupture de contrat d'approvisionnement entre Angleterre et France.

Rappelons en passant que l'anglais était au début bien contant de se débarrasser de population au bord de la famine.

Pour une fois je suis d'accord avec Balcon. Il faut aussi comparer avec ce qui ce faisait en Europe même. Ce n'est pas l'européen contre l'africain ou l'indien, c'est le riche contre le pauvre.

Tout comme les conditions d'engagement et les conditions d'exécution du contrat de l'engagé laissaient clairement à désirer, les conditions des ouvriers européens n'étaient pas à envier à la même époque.

Certes, il ne faut pas oublier les méfaits commis à l'époque par les exploitants, mais il ne faut pas en faire une source de rancoeur ou de division.

Ce qui est par contre étrange, c'est comment on s'accroche à cette (biiiip) de culture de la canne qui a tant fait souffrir de monde et qui continue encore de nos jours...

6.Posté par Teddy Gérard le 13/11/2016 15:48

Bonjour. L'îlet à Guillaume, un bagne pour enfants à l'île de La Réunion (1864-1879). Une forme d'esclavage… après l'abolition.
https://www.youtube.com/watch?v=IRdkYOWfcy8

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