Communiqué

Osons faire vivre la République à Mayotte

Lundi 26 Mars 2018 - 09:04

En ce début d’année 2018, la situation actuelle de nos sœurs et frères mahorais m’interpelle. En réalité, la crise sociale et économique que traverse l’archipel depuis plus d’un mois n’est qu’un éternel recommencement. Il s’agit malheureusement d’une nouvelle étape d’un changement qui ne se produit pas depuis plus de 40 ans et qui ne pourra jamais se produire si, collectivement, nous n’osons pas enfin revoir notre façon de penser le développement de la société à Mayotte.

Ce nouvel épisode de la crise mahoraise n’est que le reflet de l’échec de la République qui n’arrive pas à prendre pleinement en compte les aspirations démocratiques légitimes, même les plus simples.

Je m’oppose fermement à toute réflexion qui nous réduirait à nous complaire dans la facilité de solutionner le problème en le supprimant : Mayotte est et doit rester française. Mais la faire rester française, c’est oser, enfin, lui offrir les mêmes moyens et chances de se développer que ceux de ses homologues ultramarins. Penser Mayotte comme étant française, c’est dépassé la seule logique institutionnelle, plaquée sans prendre en compte les nécessités de l’adaptation aux réalités locales.

Depuis 2015, l’Europe invite à mieux adapter les règles à l’outre-mer, par un arrêt de la cour de justice qui porte, très justement, le nom de « Mayotte ». Jamais, cette appellation aura été aussi inadaptée, tant la démarche et les politiques publiques ne savent proposer un regard nouveau pour penser la société mahoraise, composante à part entière du territoire de la République.

Quoiqu’il en soit, au-delà de règles mieux adaptées, c’est d’une réelle volonté et d’une collaboration entre toutes les parties intéressées dont ont besoin nos sœurs et frères mahorais, mais aussi nos amis comoriens, dont certains ne sont même plus acceptés dans leur propre pays. C’est la place de la France et sa vision de l’Océan indien qui sont ici en jeu : osons la fraternité.

Ne considérons pas comme utopique de nous réunir enfin, représentants des gouvernements français et comoriens, représentants de Mayotte et de La Réunion pour traiter collectivement ces problèmes qui nous impactent tous. Il est urgent de nous associer au sein d’une instance adaptée aux enjeux : nous ne perdrons que ce que nous ne souhaiterons pas réellement regagner, à savoir la confiance dans la légitimité des pouvoirs publics.

Cette union nouvelle, à laquelle je souhaite pleinement contribuer, devra associer toutes les sensibilités politiques à Mayotte, aux Comores, à La Réunion et au sein de la diaspora mahoraise qui a dû se résoudre à faire le choix de vivre en France métropolitaine, faute de réellement vivre la France à Mayotte.

Faute de renouvellement de notre façon de travailler, aucun de nos sœurs et frères mahorais ne pourra vivre pleinement l’expérience de la liberté et de l’égalité, socles de notre idéal républicain. Rejoignons-nous pour proposer un nouveau modèle de la société mahoraise, composante à part entière de la France.
Daniel Gonthier, Vice-président du Conseil départemental de La Réunion, Maire de Bras-Panon
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1.Posté par un file i fé la masse le 26/03/2018 09:22

occupe la commune bras-panon, didier robert i vient pou ou en 2020 vous-voulez que des mandats,vous avez craché sur la région pour un poste vice président du département.

2.Posté par Sandy le 26/03/2018 15:04

Si j'ai bien compris, Didier Robert veut diriger les 2 grandes collectivités Région/Département et les 24 communes ? si ce gars n'est pas un peu malade dans sa tête alors je me fais curé. Il place et ça se dit un peu partout qu'il financera, oui il place à St André, Bras Panon, St Benoit, St Denis, le Port, St Paul, St Leu, St Pierre, le Tampon... oui il financera mais avec quel argent ? Mon petit doigt me dit qu'il va perdre les élections en 2021. Beaucoup d'ex, de loosers, d'incapables sont en contact actuellement avec Didier Robert.... l'espoir fait vivre.

3.Posté par Dignité le 27/03/2018 07:59

Daniel GONTHIER est un rêveur doublé d'un utopiste.
Mettre autour d'une table des dirigeants comoriens, mahorais et français pour juguler l'immigration sauvage et parler développement? Quelle farce!

Il laisse parler des sentiments généreux et empathiques sur fond de charité chrétienne.

Ces sentiments ne tiennent pas compte d'une réalité constituée de problèmes pour lesquels il n'y a pas de solutions ordinaires.
Pour résoudre ces problèmes il faut des solutions extraordinaires que seuls un gouvernement fort et un président qui l'est tout autant sont capables de prendre : effacer la départementalisation d'opérette dont a bénéficié Mayotte et la remettre dans son milieu naturel avec ses frères et soeurs comoriens au nom de la loi de la nature.
Et surtout tout mettre en oeuvre pour éviter l'arrivée massive de mahorais chez nous pour sauvegarder l'équilibre de notre société créole métissée et empêcher son évolution vers une société de coutumes et de traditions caractéristiques de l'ordre africain.

4.Posté par KHALED le 27/03/2018 19:29

DANIEL, je te connais depuis longtemps , mais là, tu me déçois énormément ! Mayotte, c'est fini ! peut-être as-tu sur ta commune des électeurs mahorais qui t'obligent à parler dans leur sens? Sais-tu que l'ONU déclare illégal depuis longtemps le vote sur Mayotte et la captation par la France de ce territoire pour quelques poiscails ou granulés polymétalliques ou pétrole ? Je résume : MAYOTTE APPARTIENT AUX COMORES !
Que tu le veuilles ou non !

5.Posté par Jp POPAUL54 le 28/03/2018 08:25

La meilleure issue semble être.
Osons sonner le glas pour le 101 ieme !

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