Société

Office de l'eau: La dernière saison des pluies a permis une recharge efficace des ressources

Mercredi 20 Juin 2018 - 11:51

Le bilan de la période des hautes eaux  2017-2018 traduit une amélioration significative de l’état quantitatif des ressources en eau du département, indique l'Office de l'eau dans son bilan du 19 juin. D’une manière globale, cette saison des pluies "a permis une recharge efficace des ressources en eau" et "affiche un bilan globalement excédentaire après 7 années déficitaires consécutives".  
 
En ce qui concerne les cours d’eau, le bilan est globalement excédentaire, avec une évolution en hausse sur toutes les stations de mesure hormis sur le Grand Bras Saint-Jean, indique l'Office de l'eau. Dans l’est, le bilan de la période des hautes eaux est hétérogène (deux stations sont déficitaires : Bras Laurent et le Grand Bras Saint-Jean ; quatre stations sont conformes à la normale de saison : la Rivière des Marsouins, la Rivière des Roches, le Bras des Lianes et le Bras Panon ; une station est excédentaire : le Bras des Lianes). Dans le nord et le sud, la situation est fortement excédentaire sur les rivières  Saint-Denis et Langevin. 
 
Une saison marquée par le passage de quatre tempêtes

"Cette saison est marquée par le passage de quatre tempêtes (Ava, Berguitta, Dumazile et Fakir", rappelle l'office de l'eau. Des tempêtes qui ont engendré des crues de durées et d’intensités variables sur l’ensemble du territoire. Les crues engendrées par le passage de Berguitta sont essentiellement localisées dans le sud et sud-ouest de l’île. Une crue exceptionnelle, une probabilité sur quarante, est notée sur la Source Dussac au Tévelave.  Dans le sud, la Rivière Langevin enregistre une très forte crue ayant une probabilité sur 17 de se produire chaque année.

Le passage de Fakir a provoqué des crues importantes dans l’est, le sud et le sud-ouest. Les événements les plus remarquables ont des probabilités d’apparition d’une sur 10 pour les rivières Langevin, Saint-Jean et Bras Panon. 
 
"En ce qui concerne les eaux souterraines, le bilan de la période des hautes eaux montre une tendance à la hausse des ressources sur l’ensemble des masses d’eau suivies, à l’exception de la nappe de Saint-Gilles",
est-il noté. Le bilan est excédentaire à fortement excédentaire dans les masses d’eau du nord, de l’ouest, du sud et de la Plaine des Palmistes, conforme à la normale dans les masses d’eau de l’est, de Saint-André à Saint-Benoît. Il reste fortement déficitaire pour la masse d’eau de Saint-Gilles dont la réponse à la recharge par les précipitations est plus lente. Une évolution favorable de ce système est à prévoir dans les mois prochains.
N.P
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