Faits-divers

Nouveau coup d’éclat de Me Omarjee

Vendredi 10 Février 2017 - 10:45

Le soi-disant violeur allait se faire embastiller…Normane le fait acquitter !
 
Les collégiens venus assister à l’audience, ce jeudi matin, ont paru très émoustillés. Il faut dire que les détails croustillants n’ont pas manqué, loin de là, et nombre de fous-rires ont émaillé l’audience.
 
Traumatisme ? Tiens…
 
Tout le monde a été très surpris de voir que la jeune "victime" de viol était là, pas gênée pour un sou ; et de raconter avec une très grande aisance comment elle aurait été victime de son "violeur" alors qu’elle se croyait aux "préliminaires de l’amour avec l’homme qu’elle avait choisi". Le tout sans la moindre gêne, sans affolement et en présence de ses parents. Lesquels étaient tranquilles apparemment. Bizarre, vous avez dit bizarre ? Tout est bizarre là-dedans.

Les habitudes sexuelles de tous les protagonistes se sont taillées la part du lion question intérêt du public et pourtant. Si je peux… tous ces gens qui mènent de toute évidence une vie sexuelle très libre, là n’est pas le nœud (si j’ose dire) du problème.
Pour être clair tout en restant grossier : leur cul, c’est leur cul et c’est eux seuls que ça regarde !
 
Le gag des "lapinades"
 
Voici plusieurs "amis" qui ont passé ensemble le réveillon de Noël 2015 et ont décidé de ne pas se lâcher ainsi. La fête se poursuit donc à Terre-Sainte-la-bien-nommée, dans une villa avec piscine et bouteilles en déco autour.
Pour se donner du cœur à l’ouvrage, ce petit monde picole donc pas mal mais comme personne n’a l’intention de conduire, pas grave. Et là, ça se corse.

Le "violeur" présumé et deux autres personnes, dont sa "victime", présumée aussi, se mettent à l’eau dans la belle piscine.
Pour jouer aux "lapinades".
C’est quoi encore cette affaire-là ? La présidente Dinot, qui ne veut rien laisser dans l’ombre, cherche, questionne, questionne encore, jusqu’à ce que l’accusé éclaire "le vif" du sujet.

Les "lapinades", cela consiste à se mettre à oilpé (à poil pour les non-initiés de l’argomuche), et à se frotter gentiment. "Un coup on est devant, un coup on est derrière", explique l’accusé qui n’a jamais caché ses penchants bisexuels. On se frotte sans plus, holà, tas d’esprits pervers !
 
"Qui sa sa bande cheveux-là ?"
 
Ces innocentes minauderies ne vont pas plus loin qu’un frotti-frotta amical. Même si les hommes voient leur anatomie singulièrement transformée par ces jeux, innocents qu’ils disent.

On a beaucoup bu et à un moment, la victime ( !) monte à l’étage, vite rejointe par son copain attitré, avec les meilleures intentions du monde : un bon ramonage, ça n’obère pas les lendemains qui chantent ! Mais elle a bu, beaucoup bu et rend au matelas un hommage aussi humide qu’immérité. Ce que voyant, son partenaire redevient aussi flasque qu’un cordon-moresse à Étang-Salé et se retire… dans la pièce du bas, je veux dire.

Ce que voyant, notre "accusé transi", qui n’a guère de succès amoureux (difficile d’être considéré comme un Apollon à 1m50 !), croit en ses chances. Sous le motif (tout au plus un prétexte) de s’enquérir de la santé de la jeune femme, il grimpe (à l’étage, bande de mauvais penseurs), s’approche du lit, constate que la femme ronfle sévère. Il se met à la caresser mais prétendra à la barre : "C’est elle qui a commencé à me caresser !"

La femme se réveille alors, et constate qu’on tente de lui administrer un cunnilingus très appuyé. Tâtant dans la pénombre, elle constate que les cheveux qu’elle touche ne sont pas ceux de son partenaire. Mais elle ne parvient pas à voir de qui il s’agit.
 
Qui dit vrai ? Qui a menti ?
 
Là, les versions divergent. A-t-elle demandé à ce partenaire-en-missouk de prendre une capote militaire dans le tiroir de chevet ? Elle prétend que oui, et lui que non. Surpris par la résistance de la femme, bonhomme remballe ses trésors intimes et fiche le camp.
Elle, pétée comme une poire blette, bien que pas très en état, s’en va en voiture jusque chez elle. Et l’affaire s’arrêtera là pendant quatre mois. Quatre.

Quatre mois au bout desquels elle se dit des choses, s’imagine des faits et se retrouve désarçonnée par ce dont elle se souvient ou croit se souvenir. Son travail s’en ressent et elle décide finalement de porter plainte pour viol contre notre accusé taille mini. Pour cunnilingus non-désiré.

Il a été impossible, devant la Cour, de savoir ce qui s’est passé, qui dit vrai, qui ment. Avec un sang-froid digne de Christopher Lee, la jeune femme a raconté le "calvaire" qu’elle a décrit aux enquêteurs. Avec, pareillement, une obstination admirable, l’accusé ne s’est pas coupé une seule fois dans ses déclarations, répondant clairement aux questions souvent très poussées d’une présidente Dinot vraiment désireuse de faire toute la lumière sur l’affaire.
 
Une réquisition stupéfiante
 
Me Khlifi-Ethève, pour la partie civile, a avancé que le coupable, comme tous les profiteurs, comme tous ceux abusant de l’état de faiblesse des autres, n’assume pas sa responsabilité. L’avocate a été fort surprise de la réaction de la substitut Tanguy qui a refusé de requérir, "s’en remettant à la décision du tribunal". Ce qui signifiait à tous les coups que la lumière n’ayant pas été faite, madame Chloé Tanguy, pas plus que les autres, ne pouvait se faire une idée précise.

Cela a bien fait les affaires de Me Normane Omarjee qui, avec entêtement, a repris tous les éléments de l’accusation pour les démolir un à un. "Je ne nie pas qu’il ait pu y avoir souffrance ce jour-là mais… quelle preuve contre mon client vient étayer sa responsabilité ?"
C’est encore lui qui a emporté le morceau : l’accusé a été purement et simplement relaxé. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous n’avons pas donné son nom pas plus que celui des autres protagonistes.
 
Jules Bénard
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1.Posté par cmoin le 10/02/2017 11:32

Toute cette décadence...

2.Posté par brunonymous le 10/02/2017 11:39

Voilà un article joliment rédigé !

3.Posté par Choupette le 10/02/2017 12:41

" ... se sont tailléES ... "

"leur cul, c’est leur cul et c’est eux seuls que ça regarde !"

C'est clair. Mais alors, pourquoi venir en parler ici ... ???

4.Posté par Fabiho le 10/02/2017 15:20

C'est drôlement écrit... J'ai ri, j'avoue...

5.Posté par L'Ardéchoise le 10/02/2017 19:08

Savoureux !

6.Posté par candide le 10/02/2017 20:00

Une histoire d'O en quelque sorte.... en plus de l'alcool...

7.Posté par Jose le 10/02/2017 20:02

C'est une soirée very bad trip, j'espère que je ne connais pas un seul de ces décadents !

8.Posté par RELAXE AUTOMATIQUE le 10/02/2017 21:00

Il n'y a aucun mérite pour l'avocat de l'accusé quand le procureur refuse de requérir une peine. C'est comme si il demandait la relaxe. Si l'accusé n'avait pas d'avocat le résultat aurait été le même. Contrairement à ce que Jules BENARD écrit, c'est un coup d'eclat du procureur et non de l'avocat OMARJEE.

9.Posté par jean olivier fontaine le 11/02/2017 04:05

omarjee ou n importe qui aurait eu le meme resultat

c'est pas un coup d'eclat

c'est pas dupont ni verges ce type lol

c 'est un avocaillon

10.Posté par Jules Bénard le 11/02/2017 08:56

à posté 9 "jean olivier fontaine" :
Encore heureux que Me Omarjee ne soit pas Me Vergès que tout le monde considère comme un grand avocat.
Et que moi je considère comme un des plus mauvais : il n'a jamais fait que sa propre publicité !
En outre, ce salaud (lumineux puisqu'il le dit lui-même mais le "lumineux" est de trop) a conçu et rédigé la constitution de Pol-Pot, lequel a massacré des millions de gens au Cambodge. Voilà ce que vous semblez considérer comme un ténor !
Me Omarjee, lui, en est un, un vrai de vrai, qui obtient plus d'acquittements que vous ne faites de phrases... lumineuses.

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