Courrier des lecteurs

Nous sommes de moins en moins intelligents

Vendredi 6 Juillet 2018 - 17:08

Une série d’études conduites dans les pays développés a dressé ce triste constat : le niveau d’intelligence baisse de façon inquiétante dans le monde.

La cause : plus d’écran et moins de lecture.

Le constat est désormais connu, attesté : nos enfants sont plus bêtes que nous et tout porte à croire que leurs enfants le seront plus encore. Suède, Norvège, Finlande, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Australie… les observations convergent.

Le XXe siècle a été un moment d’expansion économique, d’augmentation de longévité de l’intelligence, mesurable par le quotient intellectuel (QI) (effet de Flynn).

Au XXIe siècle, le QI moyen baisse dans les pays occidentaux, et ceci aurait commencé dans les années 90. En Angleterre il a été évalué à une perte de 10 points. La France suit le même chemin et est classé  17éme des nations.

Les gagnants sont les pays d’Asie du Sud-­‐Est, et la Chine est d’ores et déjà à la 11éme place.

Avec Hong Kong première, la Corée du Sud et Taïwan deuxièmes et Singapour quatrième font une course en tête qu’il deviendra difficile de rattraper.

Dans un article publié dans les comptes rendus de l’Académie des sciences américaines (PNAS), lundi 11 juin, des norvégiens Bernt Brastberg et Ole Rogeberg voient une autre cause à cette chute : l’immigration. Arrivés de pays pauvres, moins éduqués, les migrants, puis leurs enfants, lesteraient les performances moyennes. Sujet sensible, voire inflammable. En 2016 et 2017, deux articles, l’un faisant la synthèse de la littérature existante, l’autre analysant les données de treize pays, avaient successivement appuyé cette seconde thèse.

L’origine de cette chute fait néanmoins l’objet d’une vive controverse. Les uns mettent en avant des causes dites environnementales, terme à prendre au sens large. Selon leur spécialité, ils invoquent le dérèglement du système éducatif, le recul du livre, l’omniprésence des écrans, la crise de l’Etatprovidence et la souffrance des dispositifs de santé publique, ou encore l’influence des perturbateurs endocriniens sur le développement embryonnaire. Les autres privilégient des explications plus biologiques. Ils avancent l’existence d’un effet dit « dysgénique » (par opposition à eugénique), qui voudrait que les familles les moins intelligentes procréent davantage et fassent donc baisser le niveau.

Cette diminution de notre intelligence peut sans doute expliquer que les Américains aient choisi un déséquilibré à la tête de la nation la plus puissante au monde, que les peuples ne parviennent plus à avoir de logique de « gober » tout ce que l’on promet, que dans une fatalité affligeante les riches continuent à être de plus en plus riches en appauvrissant 90% de la population mondiale, que les dirigeants sont à court d’idées et impuissants aux difficultés du monde, que la téléréalité au nom de l’audience continuent à massacrer l’éducation de nos enfants, que des médias populaires comme Freedom pour ne citer notre radio péi entretiennent la misère intellectuelle dans des débats sans queues ni têtes pour la société réunionnaise.

Une chose est sûre, à l’heure où on fait de plus en plus appel à l’intelligence artificielle pour faciliter notre vie quotidienne, on peut s’inquiéter pour l’avenir de l’humanité quand on sait que cette intelligence artificielle vise à mimer le cerveau humain...
Lilian REILHAC
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1.Posté par A mon avis le 06/07/2018 21:58



" Le constat est désormais connu, attesté : nos enfants sont plus bêtes que nous et tout porte à croire que leurs enfants le seront plus encore."


Totalement absurde !... Si on compare ce que les dernières générations d'enfants sont capables de faire et de comprendre, par rapport à ce que connaissaient les générations antérieures !

Depuis Platon ou Aristote, les "spécialistes" constatent régulièrement que le niveau des élèves diminue !... Rien de nouveau sous le soleil !😊😊😊


2.Posté par Zarin le 06/07/2018 23:05

1964-2014: les incroyables prédictions d'Isaac Asimov

Par Victor Garcia, publié le 06/09/2013

En 1964, l'auteur de science-fiction Isaac Asimov se lançait dans un petit jeu: imaginer le monde de 2014. 50 ans plus tard, son pronostic est tellement proche de la réalité que cela en est presque effrayant.

https://www.lexpress.fr/culture/livre/1964-2014-les-incroyables-predictions-d-isaac-asimov_1277191.html

Asimov (comme Aldous Huxley avant lui) s'est aussi intéressé aux problèmes liés à la natalité et la surpopulation. Constatant que le taux de natalité double tous les 40 ans, l'auteur de science-fiction prédisait: "En 2014, il sera fort probable que la population mondiale atteigne les 6 milliards 500 millions...

CREUSONS le sujet

3.Posté par Kayam le 07/07/2018 12:21

Ah bon ? Vous voyez ça comme ça ? Moi c’est tout le contraire. Exemple : il y a l’ouverture de la technologie avec des bonds retentissants à plusieurs niveaux : informatique, médecine etc…

Les enfants du 21e siècle sont beaucoup plus intelligents que nous ! Nous parents, leur apprenons des choses mais eux nous les décortiquent avec un savoir plus pointu quand même. Prenez l’exemple de l’utilisation d’un téléphone, de la création de fichiers sur l’ordinateur ou encore l’utilisation de logiciel pour dessiner : cela se fait dès l’âge de 10 ans. Avec une vitesse assez stupéfiante. Mettez vous à jouer un jeu vidéo genre league of legends contre un ado...

Dans tous les cas, bien-sûr, il dépend de la connaissance, du niveau de l’enfant mais ils se débrouillent bien mieux que les adultes que nous sommes et les enfants que nous étions à 10 ans. Enfin, moi je ressens ça. Et cela ne fait que s'accélerer, s'amplifier et se développer.

La première où j’ai voulu utiliser une clé USB, alors que je ne savais rien de rien :

- Na poin personne dan la kaz là y ve aide a mwin ?
Je me suis entendu dire à plusieurs fois :
-- Mi compren pa kossa ou compren pa ladan !
Et là mia répon’n :
- Si mwin t koné komen t fé, mwin noré pa dmandé !

Mon enfant m’a expliqué une seule et unique fois en allant bien vite après m’avoir lançé :
-- Ou la compri comment y fé estèr ! Pourtant lé facile oui !

Di pi rien.... et falé bien mwin té débrouye a mwin…
----
On a toujours besoin d’un plus petit que soi et nos enfants nous le montrent bien.

4.Posté par y.féry le 08/07/2018 09:46

Oh oui Kayam, ça fait plaisir de lire ce genre de témoignage, je me sens moins seul!
Marmaille komélà moins intelligent que nous??? Allez marcher don!

Un jour, j'entends mon fils en train de déchiffrer une sonatine de Mozart. Je lui demande:
- Mais comment fais-tu? la clé de sol tu connais mais pour la clé de fa...?
- Ben, tu m'as 'expliqué l'autre fois. Tu m'as donné la clé...
Moi, j'ai pris je ne sais combien de cours, lui en une seule fois, il a eu la clé... le fi d'garce! J'étais content mais en même temps ... quelque peu dépité.(enfin moins que l'autre Saint-Leusien en ce moment!)
Tout ce que je connais en informatique, je le dois à mes enfants.C'est vrai que des fois il faut leur extorquer les explications...

5.Posté par NIVET le 09/07/2018 10:30

Kayam, avec tout le respect que je vous dois, vous prenez comme exemple d'intelligence de nos enfants, leur capacité à utiliser les technologies modernes. Je vous rappelle qu'ils sont nés et on grandi dans ce monde moderne qui vous échappe, et qui m'échappe ! Il y a cependant des repères révélateurs de la perte progressive de réflexion de nos enfants, ados, et jeunes adultes : le niveau de rattrapage des examens tels que le Bac, le CAPES, pour les moins jeunes, et autres examens. Le taux d'échec à la première année d'université est significatif du niveau des classes terminales. Des exemples comme cela, j'en ai d'autres.
Ne pas confondre "habileté" avec intelligence.

Cordialement.

A.N.

6.Posté par Trashi le 09/07/2018 12:31 (depuis mobile)

C est pour ca que les gens sont plus cruels (crimes vols etc)de nos jours:bêtes et méchants !

7.Posté par A mon avis le 09/07/2018 16:11

@ 5 NIVET ; vos arguments ne tiennent pas la route. La réussite aux examens et concours dépend de multiples facteurs qui n'ont aucun rapport avec l'intelligence des candidats.
Vous confondez "instruction" et "intelligence".

Par ailleurs, l'habileté requiert de l'intelligence. Aussi, l'habileté à trouver une solution à un problème pratique est davantage un signe d'intelligence que de reproduire du bachotage à un examen ! Et l'adaptation à une situation nouvelle, à des technologies nouvelles est aussi une question d'intelligence indépendante de l'âge.

Mais ce n'est là qu'un aspect. Pour savoir si l'intelligence augmente ou diminue, encore faut-il s'entendre sur une définition de l'intelligence et sur les instruments de mesure.

Ce n'est pas nouveau que des "spécialistes" constatent que le niveau des élèves baisse !

8.Posté par NIVET le 09/07/2018 18:50

7) A mon avis, Mais comment osez-vous dire que" la réussite aux examens et concours dépend de multiples facteurs qui n'ont aucun rapport avec l'intelligence des candidats" ? Allez le clamer aux néo-bacheliers et à leurs parents.!
L'habileté est "une forme d'intelligence", mais n'est pas l'Intelligence. Le bachotage est un travail de mémoire qui réclame de l'organisation, donc, de l'Intelligence. La mesure de l'intelligence est mesurée sous forme de tests de Q I. Et pour en terminer, les CIO animés par des COPSY (conseillers d'Orientation,Psychologues scolaires) ont les outils pour mesurer les aptitudes des élèves afin de mieux les orienter dans le choix de leur filière post bac.
Quant aux résultats aux examens, je retiendrai votre contradiction : " Ce n'est pas nouveau que des spécialistes constatent que le niveau des élèves baisse".
Actuellement, sont en cours des études sur l'addiction de nos jeunes aux jeux électroniques et autre réseaux sociaux et tendent à démontrer les dégâts occasionnés.

Le sujet est vaste !
Cordialement;
A.N.

9.Posté par A mon avis le 09/07/2018 22:57

@ 8 NIVET : vous ne m'avez pas compris, Bien sûr que l'intelligence des candidats est un facteur de réussite. Mais quand vous dites :
le niveau de rattrapage des examens tels que le Bac, le CAPES, pour les moins jeunes, et autres examens. Le taux d'échec à la première année d'université est significatif du niveau des classes terminales

c'est à tous ces facteurs d'organisation et de choix des sujets et critères de correction, que je faisais allusion en disant que la réussite dépend de multiples facteurs indépendants de l'intelligence du candidat.

Quant au fameux QI, il est fortement contesté, et ce n'est qu'un indicateur parmi d'autres. Et la réussite aux test dépend beaucoup notamment du milieu social.

Quant aux COP, leurs tests ne MESURENT PAS les aptitudes, ce ne sont que des outils d'aide à la décision.

Vous n'avez pas compris non plus quand je dis :
"Ce n'est pas nouveau que des "spécialistes" constatent que le niveau des élèves baisse ! "
Alors je vous explique : régulièrement des spécialistes (philosophes, psychologues, enseignants, politiciens...) se désolent en disant que le niveau des élèves, des lycéens ou des étudiants baisse.
Et cela depuis Platon.
Si c'était vrai où en serions nous ?
Avez vous compris ?

10.Posté par NIVET le 10/07/2018 11:09

9) Amon avis, enfin un échange intéressant et constructif. Ce que je préfère aux parties de ping pong habituelles;
Je crois que nous parlons le même langage et je suis assez en phase avec vous. Cependant, permettez-moi de revenir à votre entrée en matière qui , à mon sens, prête à interprétation. Soit vous vous êtes mal exprimé, soit j'ai mal compris.
Le niveau social n'empêche pas d'aller loin . Deux exemples péï que je cite souvent : Wilfrid Bertile, Thérésien Cadet. Dans un autre genre : Ratenon, Rachida Dati, Pierre Bérégovoye.....i Il est vrai que les fils de la grande bourgeoisie accèdent plus facilement à des carrières remarquables. Mais les portes ne sont pas fermées.
Il est vrai aussi, que dans un cursus scolaire, il y a le hasard de la naissance....la chance, l'opportunité, l'Education,mais n'oublions pas le travail.
Le sujet me passionne, et je ne voudrais pas être trop long Amonavis, Dans ce cursus scolaire, si il peut y avoir intervention de facteurs extérieurs, le fil rouge ou fil conducteur , le dénominateur, commun, est l'INTELLIGENCE.
Pour ce qui est du QI et des tests divers tels que ceux du CIO, ce sont nos outils actuels élaborés par des années de pratique. Et ils font référence.
La baisse du niveau est réel.Il est surtout basé sur les acquis des élèves à l'entrée en 6ème.......basées sur des tests. A tel point que notre ministre de l'Education Nationale Blanquer vient de donner un grand coup de barre pour recentrer les apprentissages sur l'essentiel.

Le parcours qui mène à la Réussite, en règle générale , est sous tendu par l'Intelligence.

Cordialement.
A.N.

11.Posté par A mon avis le 10/07/2018 16:28

@ 10 NIVET : chaque individu naît avec un certain potentiel d'intelligence.

Mais cette intelligence se travaille et s'éduque. (c'est le rôle, en partie, de l'école !)
Longtemps, on a cru que notre potentiel de neurones était fixé à la naissance et ne faisait que décroître. On sait aujourd'hui qu'il n'en est rien et que les neurones se renouvellent, se modifient évoluent tout au long de la vie. Plus le cerveau travaille, plus il produit de neurones et de synapses. C'est pourquoi il n'est pas pertinent de dire que l'intelligence des nouvelles générations diminue, et que le niveau des élèves baisse à cause de la diminution de l'intelligence.

La malléabilité du cerveau nous permet de nous adapter à toutes sortes de situations nouvelles. Par ex. si votre génération se sent larguée par les techniques actuelles de communication, alors que les enfants sont à l'aise avec ces techniques, ne n'est pas parce que les enfants sont "nés avec", mais parce qu'ils s'adaptent plus facilement que les adultes. Et c'est aussi parce que votre génération n'a pas voulu ou n'a pas pu s'adapter.

Quand vous dites :
"La baisse du niveau est réel.Il est surtout basé sur les acquis des élèves à l'entrée en 6ème.......basées (sic) sur des tests."

Ne confondez vous pas cause et conséquence ?

Le niveau "baisse-t-il parce que les enfants sont moins intelligents ?

Ou bien le niveau baisse-t-il parce que la pédagogie est inadaptée ? Parce que les classes sont surchargées ? Parce que les professeurs sont mal formés (Qui a supprimé les IUFM ?) Parce que les horaires sont inadaptés ? etc.
Toutes ces causes ayant pour conséquence une moindre réussite aux tests. Cela ne signifie pas que les enfants sont moins intelligents.

Et que dire du contenu des tests et des conditions dans lesquelles ils se passent ? L'unanimité est loin d'être acquise sur ces points !...

C'est toujours la même antienne que de dire : "le niveau baisse" !....

12.Posté par Kayam le 10/07/2018 16:51

@y.féry : salutations rigolos...
--------------------
5.Posté par NIVET : Avec du respect, ça peut s'faire. Et pour rester dans la politesse, la moindre des choses c'est de répondre.

"Je vous rappelle qu'ils sont nés et on grandi dans ce monde moderne" : il n'empêche que pour y accéder, ces enfants ont pu développer leur degré d'intelligence - de niveau différent je le répète - et que leur habileté est aussi liée au cerveau qui stocke sa proportion d'intelligence pour être renvoyée.

L'intelligence peut être révélatrice de ce que la personne a acquise. Ajoutée à ses propres capacités qui lui ont été transmises par les gènes. Déterminer le degré d'intelligence si nous le sommes de moins en moins mais comparé à qui, par quoi ? Des tests ? Un enfant peut bien être débrouillard en théorie et rencontrer des difficultés en pratique. Il suffit juste qu'il soit bloqué sur un seul objet ou sujet. Peut-on avoir foi dans la fiabilité des résultats ? On peut supposer que.
Et si même en prenant de l'âge, il y a encore une partie de nos neurones qui nous cachent nos facilités et qui prennent + de temps à se développer ? Nous comprenons + de choses et nous arrivons à les capter quelque soit le sujet. C'est bénéfique. Je pense que les intelligents ont voulu se mesurer, se tester et ils y ont mis une échelle mais les barres de l'échelle ne cessent d'augmenter. Il y a aussi l'apprentissage des langues, c'est aussi un travail, une part d'habileté, d'instruction de soi et une demande de participation des neurones qui ne cessent de danser dans tous les sens. Chacun a son niveau, mais vraiment, nous ne pouvons pas être de moins en moins intelligent aujourd'hui.

La modernité intellectuelle a comme impact de nous faire régresser alors ?
Dans 50 ans, (je serais peut être encore là) mes petits-enfants ou arrière seront plus bêtes que moi ?

Cela veut dire que .... je pourrais les apprendre à lire ? tous mes commentaires laissés sur Zinfos ? (j'en ai fait un dossier personnel)
Et... Ohlàlà !! Ce serait un plaisir inouï et inestimable de les faire écouter Bob MARLEY (lol de relol)

13.Posté par NIVET le 10/07/2018 17:32

11 & 12) nous ne nous mettrons pas d'accord. OK !
D'abord, Kayam, je vous ai répondu en post 5;
Effectivement, comme le dit Amonavis, le cerveau n'est pas statique et s'enrichit, à commencer par le vécu de l'individu. Le cerveau est en perpétuel mouvement; comme un muscle. Lisez donc les travaux du professeur Revel, ancien responsable du SAMU de Lyon. Il est venu à La Réunion il y a déjà quelques années et y a tenu une conférence à la demande de la DDJS sur le thème des rythmes biologiques. de l'enfant. J'y ai été invité, étant alors dans le milieu du sport. Intéressant aussi le Dr Turquet qui a beaucoup travaillé sur les rythmes de l'enfant réunionnais et les rythmes scolaires. Cette précision, parce que le travail du cerveau a été central dans la conférence.
Je veux en venir à ceci : je n'ai pas eu le temps de faire des recherches, mais je puis vous certifier qu'une étude est parue très récemment démontrant que l'abus de tablettes et autres jeux informatiques à raison de plus de 8 heures par jour, entraînait des dégâts sérieux au cerveau. Ce qui est confirmé à travers les différents tests, examens scolaires, comportements.
Je ne vous aurai pas convaincu, je sais. Et je n'ai pas l'intention d'écrire une soutenance de thèse. Car il y a beaucoup à dire. Et le sujet est intéressant.
In fine, je me range à l'avis de Lilian Reilhac.

Cordialement,

A.N.

14.Posté par A mon avis le 11/07/2018 16:02

@ 13 NIVET vous dites :
" qu'une étude est parue très récemment démontrant que l'abus de tablettes et autres jeux informatiques à raison de plus de 8 heures par jour, entraînait des dégâts sérieux au cerveau. Ce qui est confirmé à travers les différents tests, examens scolaires, comportements."


Ne mélangez pas tout. Des phénomènes d'addiction aux jeux vidéos sont constatés, c'est un fait. Comme dans tout, l'excès nuit.
Mais d'autres études démontrent que les jeux vidéos développent l'intelligence.
Le tout est une question de dosage, de choix des programmes et de maitrise des nouvelles technologies. En un mot, d'éducation.

Quand vous ajoutez "Ce qui est confirmé à travers les différents tests, examens scolaires, comportements". Ça c'est de votre pure invention : quels examens scolaires ou tests démontrent " des dégâts au niveau du cerveau "?

A chaque utilisation de matériels nouveaux, c'est le même refrain avancé par les conservateurs.

Que n'a-t-on pas dit sur la télévision qui devait abrutir les enfants et les détourner de la lecture ? Ce que s'est révélé faux.
Et l'utilisation des calculettes qui devaient rendre les élèves stupides et nuls en math. Si les élèves (français)sont nuls en maths, les calculettes n'y sont pour rien. Et leur nullité est toute relative si on considère que la France possède tout de même des mathématiciens, ingénieurs et économistes de renom !

Un peu d'optimisme !
Pas besoin d'études savantes pour constater que les jeunes générations ont des capacités d'adaptation bien supérieures aux générations précédentes, et qu'elle savent parfaitement utiliser toutes les techniques qui permettent d'accéder aux vastes champs de connaissances auxquelles n'avaient pas accès les générations.

Encore faut-il savoir éduquer les jeunes à l'utilisation de ces moyens modernes de développement de l'intelligence. PRIORITÉ à L’ÉDUCATION !

15.Posté par NIVET le 11/07/2018 17:30

14) A mon avis. Je vous cite : " tout est une question de dosage.......En un mot d'Education". Vous avez tout dit : "Education". Quand vous voyez de très jeunes enfants avec une tablette, car pendant qu'ils jouent, ils foutent la paix à leurs parents, vous comprenez mon propos. Vous avez, comme nous tous internautes visionné des vidéos montrant de jeunes ados qui ne communiquent même plus en groupe car occupés à leur tablette : au Mc Do, dans les transports, autour d'un verre,à la messe,chez le kiné (vécu) et j'en passe.
Les capacités d'adaptation n'ont rien à voir. Nous les avons tous et à tout âge. Trouvez-vous dans un milieu hostile, et vous verrez comme vous serez obligé de vous adapter. Ces capacités d'adaptation, j'en parle à Kayam en post 5. Pensez à Robinson Crusoé......mais lui, il devait survivre......Alors que nos enfants s'enferment.
Vous refusez le constat qui met en évidence l'effet addictif, donc nocif, de l'utilisation à outrance de tous ces "phones". C'est du déni.Et il n'est pas conservateur, voir "vieux con" de préserver nos enfants de ce danger.
OUI, et je vous rejoins sur ce point : "tout est une question d'Education" ! Mais voilà, notre société fait que nos chérubins n'écoutent plus leurs parents qu'ils considèrent comme ringards. Votre pseudo optimisme montre bien que vous n'avez rien compris à la psychologie des nouvelles générations. Le conservateur n'est pas celui que vous croyez.
Je vous souhaite sincèrement beaucoup de courage ,si vous campez sur vos positions.

Bien cordialement,
A.N.

16.Posté par maikouai le 11/07/2018 19:15

Instructions et intelligence/vocation/talent :
Je ne pense pas que le diplôme est l’absolue représentation de l’intelligence. Dans la vraie vie l’autodidacte bien souvent solutionne plus rapidement et efficacement les problèmes rencontrés.
Un exemple : Il y a quelques temps déjà il a été découvert qu’un individu non diplômé mais embauché comme médecin, a exercé dans un hôpital de l’hexagone, pendant des années à la satisfaction générale. Évidement cet exemple n’est pas à suivre, car le diplôme confirme tout de même une capacité, un agrément.
En parlant de capacité si par un « coup de baguette magique », aujourd’hui en 2018 on faisait « repasser » les mêmes épreuves de surcroit actualiser du certificat d’études des années 1930 aux actuels bacheliers et plus, il est pratiquement certain que la plupart s’y casserait les dents sur le niveau du savoir exigé. Cette exigence d’alors a sans nul doute construit la société actuelle.
De ce fait, il n’est pas juste me semble-t-il de dire en parlant de niveau que l’intelligence a baissé, néanmoins en ce qui concerne l’instruction en générale dispensée il y a là, une nette régression. L’élève en classe de 4me n’aborde pas encore les identités remarquables, mais par contre devient de plus en plus dépendant de l’intelligence artérielle via ordi, le prof faisant plus souvent office de ramasseur de copie ?!…, pour l’anecdote, faut pas s’en faire le prof numérique, c’est pour demain et ceux d’aujourd’hui qui se tirent ainsi une balle dans le pied en embrassant sans retenu le système, doivent beaucoup espérer en l’ANPE et ses faveurs…
Pour conclure, depuis la nuit des temps me semble-t-il le niveau d’intelligence humaine a toujours été stable (Muraille de Chine, Pyramides d’Egypte…), la variable se situe au niveau de l’instruction dispensée, puis avec l’avènement des spécialistes en tout, l’esprit d’initiative régresse ou est mis sous tutelle hélas.

17.Posté par Kayam le 12/07/2018 16:22

La soif de connaissances est en perpétuel mouvement, non ?
Il y a eu une génération avec ses savoirs : on a pu apprendre d'elle par notre niveau d'intelligence
Il y en a une avec des savoirs + développés ; dans celle où nous sommes
Quels seraient les intérêts pour la génération future de faire rester les savoirs à un niveau moindre ? C'est illogique à mon sens. L'intelligence ne peut pas stagner ou régresser à moins de rencontrer de graves problèmes.
La modernité intellectuelle est là mais mise à part l'utilisation (à danger, certes) des tablettes ou autres dérivés informatiques, les enfants de l'an ? ne seront intéressés par rien d'autre alors ? Qu'en sera t-il des enfants précoces ? Leur demander de ne plus bouger (déjà qu'ils doivent s'ennuyer ferme dans un groupe à l'intelligence normale) alors que leurs neurones doivent s'entrechoquer continuellement ? Et qu'ils seront de + en + nombreux vu les jeunes candidats au bac, vu les notes que certains ont ? (gonflés p'tète, il n'empêche que de par eux-mêmes ils ont la majorité des points) Pas intelligents ça ?

Le partage de l'intelligence se fait et se fera inévitablement. De génération en/à génération et conséquente et positive de plus en plus.
En 2018, penser que les enfants de nos enfants ne dépasseront pas le stade dans lequel nous sommes, il y a un sacré bout d'terrain quand même hein !! Je ne sais pas dans quel remaniement de quotient intellectualisé ils seront mais je suis sûre que beaucoup des nôtres feront le maximum pour nous dépasser.

Flatter les mamans, papas, mamies, papys a du bon...je vous l'accorde.

18.Posté par Pamphlétaire le 13/07/2018 01:12

Faudra-t'il manger du poisson matin, midi et soir pour ceux qui pensent que c'est réel ou continuer à s’instruire ou s'abrutir devant un écran pour les autres?

19.Posté par A mon avis le 14/07/2018 17:41

@ 18 l'article de La Croix (dont vous donnez la référence) précise bien que les opinions aussi bien que les études divergent sur le sujet.
Selon les échantillons considérés et les méthodes employées, les résultats sont totalement opposés. Il en va ainsi de la plupart des études scientifiques.
Alors annoncer que le QI baisse, c'est lancer une information qui manque totalement d'objectivité à la limite d'une fake news !

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