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Blog de Pierrot

Notre démocratie est en danger !


Par - Publié le Lundi 5 Octobre 2009 à 10:19 | Lu 2012 fois

Les élections de ce week-end ne sont sans doute pas pires que les précédentes. Et il n'est pas question pour moi de vouloir faire croire que les pratiques que je vais dénoncer sont l'apanage d'un parti. Non, toutes les organisations politiques agissent de cette manière et celle qui va gagner sera celle qui saura le mieux les appliquer en détournant la loi sans se faire attraper.

Non, si j'en parle aujourd'hui, c'est parce que j'ai le sentiment que dans certaines communes, ce système mafieux a atteint son rythme de croisière et que notre démocratie est en danger.

Pour gagner aujourd'hui, il n'est plus besoin de présenter un programme. Il y a peu encore, on promettait du travail et un logement en cas de victoire. A ces promesses hypothétiques, liées à la victoire de votre candidat, les électeurs préfèrent aujourd'hui exiger du concret : "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras".

Prenons un exemple : un canton (ou une commune) (toute ressemblance avec un cas existant ou ayant existé n'est pas une pure coïncidence...) dans lequel se déroule une campagne électorale. Le fait qu'il soit de Droite ou de Gauche n'a pas d'importance, les mêmes pratiques se retrouvant dans tous les camps,

Les forces en présence se répartissant à peu près à égalité, qu'est ce qui va faire la différence? La capacité pour tel ou tel candidat à payer en liquide la facture de GSM ou un loyer en retard, et la distribution de contrats précaires ou d'un logement. Et depuis peu, les aides en nature délivrées par le CCAS de la commune. Pour ce faire, mieux vaut donc avoir la mairie avec soi, ou bien une grosse collectivité telle que le Conseil régional ou général.

Un contrat distribué à un chef de famille équivaut à trois ou quatre voix récupérées sur l'adversaire. Et idem pour un logement. Tout le jeu consiste dès lors à repérer les militants de l'adversaire qui seraient dans les difficultés et de leur promettre ce dont ils ont le plus besoin. Rares sont ceux qui résistent.

Un candidat avouait en fin de semaine dernière à un de mes amis, sous le sceau du secret, qu'il était certain de la victoire car jamais il n'avait eu "autant de moyens" : emplois, logements... Comment lutter dans ces conditions? Pour lui, c'était normal. Il n'avait même pas conscience que le système qui allait lui permettre de retrouver son siège n'avait plus rien à voir avec la démocratie. Ça porte un nom : Achat légal de voix.

Sauf qu'en l'espèce, c'est avec l'argent des contribuables (dans le cas des aides des CCAS ou des emplois distribués) ou avec l'argent de la corruption ("aides" en liquide) que l'on joue. Et si la multiplication des emplois finit par plomber les comptes de la collectivité, quelle importance? C'est ce même candidat qui proclamait fièrement que l'augmentation des impôts locaux n'allaient avoir aucune incidence sur son élection : "Mes électeurs ne paient pas d'impôts"... Et comme dans le même temps, ceux qui payent préfèrent aller à la plage les jours d'élections, la boucle est bouclée...

Mes critiques ne vont pas uniquement en direction des politiques, car chacun trouve son compte dans ce système mafieux et souvent ce sont les électeurs qui sont demandeurs. Combien de fois n'ai-je pas entendu des phrases du style : "Si mi vote pou ou, kosa mi gaign?", "Main droite i lave main gauche" ou encore : "Ou na un ti graton pou moin?". D'où ma question, comme pour l'oeuf et la poule : Ce sont les demandes des électeurs qui amènent les "cadeaux" des candidats? Ou bien ce sont les largesses des élus qui amènent les électeurs à demander toujours plus?

Mais comme tout le monde ne s'appelle pas Serge Dassault, qui faisait profiter ses électeurs des largesses de sa fortune, il convient toujours de se demander d'où vient tout cet argent en liquide qui circule pendant les campagnes électorales... La corruption est omniprésente à la Réunion et la Justice -et donc l'État- ont également leur part de responsabilité en ne se donnant pas les moyens de la combattre. Multipliez par dix les effectifs de gendarmes et policiers spécialisés en enquêtes financières et vous verrez qu'on verra moins d'argent circuler. Interdisez à tout élu déjà condamné de se représenté, et vous verrez que les mœurs commenceront à changer.

Enfin, dernier constat : ce système a également comme conséquence de geler la situation politique. Un maire qui peut jouer avec le CCAS de sa commune, et distribuer nombre d'emplois et de logements, a entre les mains les moyens de conserver sans grande difficulté sa commune. Il faut être nul comme René-Paul Victoria, avoir fait autant d'erreurs qu'Alain Bénard ou être usé comme Jean-Paul Virapoullé, pour perdre alors même qu'on a une telle machine de guerre entre les mains...


Pierrot Dupuy
Pierrot Dupuy est le fondateur de Zinfos974. C’était le 1er septembre 2008… Aidé d’une petite... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par chabouc le 05/10/2009 12:07

Les dés sont tellement pipés que notre devoir de citoyen n'a plus aucun sens. C'est pour ça que je ne vote plus depuis quelques années.
Je recommencerai à voter lorsque le vote blanc aura toute sont importance.

2.Posté par papapio, ni macro ni géniteur payeur le 05/10/2009 12:23

Le silence maintenu sur les Dérives Institutionnalisées, le refus des administrations et organes d'Etat de faire respecter les lois et les règles, le détournement du monde judiciaire (utilisant la force publique CONTRE SA VOLONTE ET SON ROLE) afin d'accorder l'immunité, l'impunité pénale la plus totale à ceux qui truandent librement, MATTANT et DEPOUILLANT les vraies victimes pour les faire taire...etc... tout est bon pour dégager des marges, des intérêts personnels en complète opposition avec les valeurs fondamentales d'une démocratie ou d'une république, jusqu'à VENDRE NOS ENFANTS, comme c'est minable de n'avoir d'autres débouchés...

Amour Gloire et Beauté ont largement remplacé Liberté Égalité et Fraternité: C'est chacun pour soi.

Le Début des Privilèges, c'est la fin dune démocratie, et l'on verra bientôt se révolter la grande majorité de ceux qui subissent dans l'injustice... La seule réponse de nos Elus est le SILENCE qui tue l'avenir et la DIGNITE... Il n'y a lus rien d'HUMAIN dans cette vie là...

A Force de frapper le Chien, que personne ne s'éttonne qu'il se retourne pour MORDRE...

3.Posté par AéRo FreiNS le 05/10/2009 13:01

...ben écoute Pierrot...T'as l'air d'avoir des infos que nous n'avons pas.... mais je ne pense pas la situation aussi dégradée... et détestable !!? Le rôle joué par les CCAS... ou effectivement le fait d'avoir la mairie "ds la main" peut faire basculer un certain nombre de choses c'est vrai, mais ta description me semble bien radicale. Un logement, ou un emploi pr allez.. allons jusqu'à 15 voix...(!!) ça fait tout de même cher la voix... et ça ne saurait expliquer tout, notamment le score à Saint-Louis.... qui reste massif tout de même.. il doit y avoir autre chose...!

C'est davantage lié selon moi, à une mauvaise appréciation de ce que est, ou devrait être la politique, ..qui est regardée comme bcp... comme un taff ou un boulot à part entière...alors que sauf erreur, il s'agit d'une charge et d'un devoir.... Ici, la politique est réellement associée à l'accession au Pouvoir, et ce, aussi bien ds la tête de certains électeurs, qui crient "ça mon maire !! A moin mi aime mon maire" comme on disait une époque " Vive le Roi ! " (!!!!!) mais aussi ds la tête de certains élus, pour qui le siège d'élu, n'est pas un devoir....mais la consécration, la réussite, le pouvoir...

En fait, c'est culturel.... et lié à des années de psychose et de déchainements passionnés, alimentés par les 2 camps, La Paix sociale, ou Le Statut.... chacun jouant au mieux des effets d'annonces, culture du gros flip, démesure émotionnelle et autres dérives... de la Raison.... C'est cette façon de faire la politique, qui doit être sanctionné par de bonne paire de claques, systématique, ...à quiconque présente un discours.... avec ces descriptions apocalyptiques... et insensées.

Une bonne paire de claques, rien de tel pr faire circuler le sang, et remettre les têtes sur les épaules, et les gaines de myéline en face des synapses... ...c'est aux jeunes de bouger leur fesses !!

Faut arrêter la folie !! Comme si Agamemnon ou bien l'homme Coq était de retour...(!!!) il est grd temps qu'on sorte de ces conneries les plus insupportables... à commencer par ne plus parler de guerre.... la politique ne devrait pas être... associée à ce qu'on appelle la guerre....

Mais ouais, je sais...on peut tjrs rêver...!!

4.Posté par Jeff le 05/10/2009 13:29

J'aurais plutôt mis un point d'interrogation qu'un point d'exclamation. Nous assistons à une accélération des dérives du monde politique. Droite et gauche n'ont rien à s'envier.

La société devient de plus en plus complexe à "gérer", et le comportement de notre Président en est la démonstration : Il réagit, en pesant de tout son poids sur l'outil médiatique, au risque de dérapage, et ni les uns ni les autres en sont exempt.

Alors mettre en place des stratégies pour l'avenir (ce qui devrait être la première préoccupation de nos élus) et avancer des projets devient impossible, seul le court terme compte.

Le mot Démocratie a perdu tout son sens tant il a été galvaudé, et les partis politiques font la démonstration d'une absence totale de philosophie sociétale, c'est pour cela que droite ou gauche commence à perdre tout sens. L'ENA forme des cadres qui ont le désir de faire une carrière politique, sans trop caricaturer disons qu'ils choisissent l"option" droite ou gauche" en fonction des avantages qu'ils perçoivent pouvoir en tirer et non par charisme.

Le droit de vote si justement réclamé est perverti, les avantages individuels prennent le pas sur l'intérêt collectif.

Adieu, (peut être) le sens que les grecs donnaient aux mots :
Démos = peuple
Kratos = pouvoir

5.Posté par Michel Gangaye le 05/10/2009 13:33

Tant qu'il y aura une grande quantité d'argent liquide en circulation, il y aura la corruption et tous les autres trafics. La suppression de la monnaie fiduciaire permettra d'avoir une démocratie plus saine. Comme j'ai toujours dit que dans cette ile on devient grand patron avec l'argent public, chaque élection prouve les dérives du système.

6.Posté par thierry le 05/10/2009 13:53

+ 1 pour le constat....ces pratiques généralisées ne nous honorent pas, et donnent hors de l'ile une image de bêtise crasse des électeurs, et d'avoir d'élus dignes d'une république bananiére.

Le fait que l'on soit aussi le dernier endroit au monde à élire massivement des communistes n'arrange pas non plus notre image à l'extérieur..., et fait de la démocratie pei une curiosité, anachronique et surréaliste.

Partant de cette affligeante réalité je n'ose imaginer ce qu'il adviendrait ici si ces politiciens avaient encore plus de prérogatives, dans le cadre d'une autonomie ou autre !

7.Posté par chikun le 05/10/2009 14:41

Surrémunérés et RMIstes même combat : à bas Sarkozy, à bas les patrons, donn' a nou !



Avec 120 000 analphabètes on maintient une misère intellectuelle propice à toutes les compromissions .

Avec l'assistanat on empêche toute fierté et tout développement humain.

Avec la surrémunération on empêche le développement du privé.

On dirait que tout est organisé pour empêcher la Réunion d'avancer .

Comment rester un honnête homme dans tout ce bourbier ?

8.Posté par David le 05/10/2009 15:00

Post 7 :
je ne suis pas d'accord avec votre vision de la surrémunération.
Ce n'est pas ce qui empêche le privé de se développer !!!

Quand on veut attirer des touristes par exemple, on apprend des langues étrangères, on se montre sur internet, on s'insère dans un réseau afin de bénéficier de la clientèle existante au sein de ce réseau. Le fait que la surrémunération existe n'empêche pas le développement du toursime (et ce n'est qu'un exemple).
De plus, les fonctionnaires sont surrémunérés mais les salariés du privé que je connais touchent 13ème (même 14 et 15ème), ont des primes également, des placements offerts par leur société. Et les cadres métropolitains ont également des voyages payés pour la métropole, famille comprise.
Alors .... de là à accuser la surrémunération d'empecher le développement du privé ...

9.Posté par Jeff le 05/10/2009 15:12

L'héritage est lourd, particulièrement dans nos départements construits de toutes pièces. La politique, instrument jeune de gestion de notre île, a dérivée vers la démagogie. Ll'outil de cette démagogie est l'argent de l'Etat, faute de ressources locales suffisantes pour faire vivre une économie associée à une démographie "galopante".

Ceux qui ont réussis à se hisser au rène du pouvoir, l'on fait en se compromettant avec la classe possédante qui n'avait aucun désir de s'investir dans la gestion de la communauté et ils ont pris goût à l'argent et à la comprimission, c'est là un pan de notre drame.

Pour exemple : on peut imaginer que Vergès avait un certain charisme au début de sa carrière politique, mais il a progressivement mis ses talents et son intelligence aux services de ses proches (amis ou famille), et cela l'a fait dériver. Entre compromis et comprimission, il n'y a qu'un pas.

Il faut un véritable renouveau politique à la Réunion, et je crois aux générations montantes qui par leur vote vont écarter ces obstacles.

On a le droit de rêver?

10.Posté par mastercard le 05/10/2009 15:38

Ce n'est pas propre à La Réunion: regardez ce qui se passe à Corbeil -Essonne. je peux vous en parler puisque c'est là où j'habitais avant de venir 0 La Réunion. Mais, ici c'est pire. Certains canddats et certains élus tirent sur la ficelle.
Globalement, c'est la situation de chômage qui créé les conditions du clientélisme. Ces temps, la crise a été un élément accélérateur. Mais toute cette politique a ses limites. Un cas parmi d'autres: avec le tourniquet instauré à la CINOR, chaque maire-président a placé ses protégés au sein de la communauté de communes. Arrivant après les autres, Annette a des problèmes: il ne peut plus beaucoup faire embaucher. Sinon voyez ce qui s'est passé avec toutes les structures issues de l'ex-SIVOMR: elles ont toutes explosé en passant à la CIVIS en raison d'une embauche massive.

11.Posté par nicolas de launay de la perriere le 05/10/2009 15:59

la Réunion a toujours fonctionné ainsi, les plus aisés aidant les plus pauvres..
aujourd'hui, ce sont ceux qui sont au pouvoir qui aident...avec l'argent du contribuable.. de là à dire que celui qui bénéficie d'une aide, doit être reconnaissant envers la main charitable qui l'a secouru...il y a un pas que beaucoup ont déjà franchi et depuis bien longtemps...

12.Posté par Caton2 le 05/10/2009 16:43

Monsieur Dupuy, vous mettez le doigt là où ça fait mal. Mais j'ai des solutions. Déjà, diminuons le nombre des élus. Vive l'assemblée unique! Ensuite sortons de l'économie coloniale (fonctionnaires trop nombreux et surpayés, défiscalisation etc.). Et puis... Mais qu'est-ce que j'écris? Je sape les fondements de l'économie artificielle de la Réunion. Que vont dire les vendeurs de voiture et les magnats de la grande distribution? Rentrons vite dans le rang et attendons... Godot.

13.Posté par genevrier le 05/10/2009 17:18

Qu'est-ce que tu découvres mon bon Pierrot? Un grand garçon comme toi.....
Admettons que pour un grand naif tu y ai mis du temps mais il semble que tu commences à comprendre qu'il est grand temps d'alerter les consciences...
La dignité ce n'est pas simplement dire respect a moin!
C'est aussi ne pas vendre son ame pour emploi de grat"qi ou vingt m² de tôle.
De toutes façons dans l'histoire ce genre de dérives à toujours été payée cher !.....
Parfois ça prend du temps!
Mais ça fini toujours par un désastre.... Ou une dictature (qui en est un autre....)



14.Posté par bertel le 05/10/2009 18:08

"Et comme dans le même temps, ceux qui payent préfèrent aller à la plage les jours d'élections, la boucle est bouclée..."

Heureusement que vous suivez, M'sieu Dupuy !... Lol

Le vote engage tout le monde. Voter doit être obligatoire ! Si y a une chose que j'envie à certains pays anglo-saxons, c'est bien cela.

Tu votes, tu es un citoyen responsable. Tu ne votes pas, tu as une amende.

Je remarque quand même que... le poulet perfide et brillant - not Colombo péï... LOL - sombre un peu plus, quel que soit le sujet... entraîné vers le fond de son intelligence par sa psalmodie maladive...

Bertel de Vacoa

15.Posté par Ulysse le 05/10/2009 18:45

On pourra commencer à parler de démocratie quand on votera à la proportionnelle !
D'ici là ... on reste dans la dictature de la majorité, même lorsqu'elle n'est que de quelques voix.

Il y a des gens qui votent toute leur vie aux législatives pour rien car ils n'auront jamais à l'assemblée un député correspondant à leur sensibilité par ce que ce courant n'atteint pas un certain seuil.
Si vous trouvez ça normal moi non.

16.Posté par Denis974 le 05/10/2009 18:51

Un détail : ce que vous décrivez, Pierrot, ce ne serait pas plutôt un achat illégal de voix (plutôt que légal) ?

(Réponse de Pierrot Dupuy : c'est légal d'aider par le biais du CCAS des personnes en difficultés. Ca devient illégal quand c'est en échange d'un vote. Mais, c'est très difficile à prouver, donc ça a l'apparence du légal)

17.Posté par papapio le 05/10/2009 20:05

Ulysse à raison. Pas sur la forme sur l'on considère l'impossibilité d'avancer avec des assemblées si disparates, mais sur le fond si l'on considère le consensus auquel cela obligerait pour ce qui est devenu la Majorité Silencieuse...

18.Posté par Moustache kaki le 06/10/2009 08:35

Serais-tu vraiment naïf, Pierrot ?

Tu sembles découvrir quelque chose qui est mondial. Il n'est qu'à se reporter au référendum de ce dimanche en Irlande : voilà des électeurs qui il y a à peine un an votaient contre le Traité de Lisbonne et qui aujourd'hui approuvent massivement le même Traité... parce qu'on leur a promis, entre autres : un commissaire européen, la possibilité de continuer à être contre l'IVG, leur non-intégration à une future armée européenne et une indépendance vis-à-vis de l'OTAN...

Allez, demain on promet aux Réunionnais un beau logement, un gros salaire sans travailler, la possibilité de voyager gratuitement et à satiété vers l'Europe, et encore tout ce qu'il désireraient... Puis, on organise un référendum sur n'importe quoi. Tu penses qu'ils voteront NON ?

19.Posté par alex le 06/10/2009 10:07

Si l'on se remémore le scandale de l'argent sale qui a valu son poste au maire de Saint-Denis, c'était de récupérer de l'argent lors de la passation de marchés publics. Cet argent qu'on récupérait et qu'on gérait "en liquide" servait à acheter la paix sociale. Donc celui qui avait à sa disposition cet argent facile obtenait du même coup la grâce de ces électeurs.
Vous avez dit démocratie?

20.Posté par Franck SUMATRA le 06/10/2009 10:59

Oté Moustache Kaki !!! Attention dalon, avec l'Irlande c'est different !!! Car eux sont "libéraux"... eux... !!!

MDR !!

..Ce qu'il faut entendre "par là", c'est "souples", c'est à dire....que leurs vestes sont réversibles !!

God Bless The Republic....!!?...ou lorsque la couillonisse des simulacres d'enarque se casse par bout'... smashed into pieces !!

21.Posté par Toto le 06/10/2009 13:25

Pierrot attention les choses ont changées et c'est devenu très dure pour nos politikars-péy (LOL et mdr !) :
Dans le temps on faisait voter 5 personnes pour une boite de sardine distribuée (A l'époque, en plus de la tomate, il y avait 3 à 4 sardines par boite...et dans 1 litre de rhum il y avait 6 quarts...)
Aujourd'hui il n'y a plus que 2 sardines par boite.... Les temps sont durs et la boite est plus chère (C'est l'Europe Pierrot...) !!
Pas facile pour ces bougs là ! C'est normale qu'ils piochent dans les poches de ceux qui ne bronchent pas... pour ceux qui votent....A qui la faute ?
Toute plaisanterie mise à part "Comment voulez-vous que la société Réunionnaise puisse être respectée ? ". Ce n'est qu'une question et la réponse elle me coute énormément ....
Si ces personnes sont élues c'est qu'on a voté pour elles, peu importe comment et pour quoi...
Aujourd'hui que signifie encore "Démocratie" ?
Plus grave encore c'est ce sentiment généralisé: "La fatalité !".
Cette fatalité cultivée par ceux qui ont eut accès à la connaissance, à la sécurité personnelle, au confort et au bien être est à dénoncer ! Y-en aurait à dire.....

22.Posté par Lèv la tête... le 06/10/2009 14:05

Sommes-nous en royauté-péy ou en république ?

Le roi-péy.
Le roi-péy n'administre pas, le roi-péy ne gouverne pas, il ne décide pas. Le roi-péy règne. Le roi-péy fait valoir son ascendance sur ses sujets. Par conséquent tout ce que le roi-péy fait devient la norme ! « C'est bon puisque c'est le roi-péy qui a décidé... ».
Le roi-péy n'a pas de projet, le roi-péy n'a pas de programme. Le roi-péy n'a pas besoin de réfléchir, le roi-péy n’a qu'un seul souci : comment durer pour ses intérêts personnels. Ses intérêts personnels dépendent aussi des intérêts de sa proche cour, de son premier cercle, des initiés. Le roi-péy doit satisfaire ses initiés, bien entendu aux dépens des autres sujets. Le roi-péy exige de ses sujets toutes les conditions pour que ses intérêts personnels et ses conditions de vie soient les meilleurs. Les sujets du roi-péy lui doivent soumission et allégeance. On a peur du roi-péy ! On doit avoir peur du roi-péy, telle est la culture en royauté. Le roi-péy pratique des représailles sur ses sujets, comme bon lui semble. Le roi-péy interdit, le roi-péy manipule, le roi-péy promet l’irréalisable, le roi-péy manœuvre... Si on n'a pas peur du roi-péy, alors le roi-péy fera en sorte qu'on ait peur de lui. Il a plus d'une invention dans son sac. Le roi-péy fera en sorte que vous ayez toujours faim. Le roi-péy vous tient… Et vous, vous tenez à votre roi-péy… Il serait bon d'étudier ce syndrome...


L'élu de la république.
L'élu de la république est celui qui a un projet, un programme. L'élu de la république n'a qu’un seul souci : les intérêts communs. L'élu de la république est à la disposition des citoyens, il est exigeant envers lui-même afin d'obtenir ce qu'il y a de meilleur pour la ceux qu’il représente. Il respecte les autres et inspire le respect. Il a un cadre de valeur qu’il ne transgressera jamais. On n'a pas peur de l'élu de la république ! On ne doit pas avoir peur de l'élu de la république. L'élu de la république ne pratique aucunes représailles sur les citoyens. L'élu de la république n'interdit pas de vivre la devise républicaine. Il n’interdit pas de s'informer en toute liberté, il est soucieux de l'égalité et favorise la fraternité.
Votre question est « Bein c’est qui ? On ne le connaît pas …. Là est toute la question… ».
Est-ce due à la démission de Démos, à la puissance des rois, à l’ordre des choses ? ou que sais-je encore...

23.Posté par beverly, une réunionnaise le 06/10/2009 19:41

la ville de toulouse aprés plus de 30ans à droite est passé à gauche.Et Carcassonne vient de passer à gauche, après un long règne à droite quand meme.Ce que je veux dire, il doit avoir quelque chose qui ne va pas, pour que tout le peuple vote à gauche ainsi.Meme ici en métropole, j'entends beaucoup de gens se plaindre, meme ceux qui travaillent n'arrivent plus à joindre les deux bouts.On va faire les courses, ici en métropole, il y a un grand supermarché qui fait pendant 15jours au moins 70% sur les produits.Et pourtant, on sort avec une note encore plus chere qu'avant, c'est à ne rien comprendre.
A la Réunion sur mon ile la famille vote surtout pour un élu.Et un parti aussi.On voit des gens à bout chez les agriculteurs, cette versée de lait par dépit, on a une intelligence quand meme, on comprends qu'il y a quelque chose qui ne va pas.Et toutes ces usines qui rendent l'ame pour un oui, pour un non, et les salariés au chomage.
Et cette femme sur notre ile, Mme Grondin que son Directeur s'acharne sur elle, et personne pour prendre son parti, pour dire à ce monsieur, on n'a compris, ca suffit maintenant : la personne harcelée elle est seule avec sa famille.Ce sont des chemins dans la vie où ca ne va pas.
Quand vous téléphonez à la famille à 974, et que vous apprenez que 2 de vos proches vivent dans un petit studio, tellement petit que 1 dort sur le lit, l'autre par terre, et que le gramoune il faut s'occuper de lui en tournante dans la famille, il n'a plus d'aide.On se débrouille, mais on réfléchit pendant qu'on s'occupe du gramoune, qu'on lui apporte à manger et tout.
A force d'avoir beaucoup de chemins où ca ne va pas, les gens par dépit,vouloir avoir du concret, votent comme ce dimanche.Et je pense je suis dans le vrai.Ils veulent un vrai changement, avec des logements accessibles aux salaires qu'on paye, qu'on leur tourne pas en bourrique, qu'ils arrivent à mettre à manger sur la table;J'ai entendu que la viande péi coute 25euros par kilo.2kgs ca fait 50euros.Ici en métropole, sauf pour les fetes, il n'y a pas de viande qui coute ce prix.
il y a beaucoup de choses qui ne va pas dans la vie des gens, c'est pour cela ils votent comme ce dimanche, un raz de marée de rouge et de gauche.

24.Posté par LN le 07/10/2009 13:26

RÉACTIONS SUR L’ARTICLE «TOUT ÇA POUR ÇA » DE FRANCK CELLIER
PUBLIE SUR LE QUOTIDIEN

A l’instar d’un grand nombre de réunionnais, j’ai voulu en ce lundi 5 octobre 2009, lendemain d’un rappel aux urnes pour certains électeurs, prendre connaissance des résultats des villes concernées.
C’est ainsi que j’ai lu l’article de Monsieur CELLIER. Au vu des propos tenus, j’ai tout d’abord pensé qu’il s’agissait d’un courrier d’un lecteur militant, malencontreusement inséré en page 3, mais après avoir téléphoné au Quotidien, j’ai eu confirmation qu’il s’agissait bien d’un « journaliste » de la rédaction.
En résumé, voici les quatre« grandes » idées de l’article, reprises avec les propres mots de Monsieur Cellier :

- Les électeurs n’aiment pas que les juges remettent en cause leur choix puisqu’ils offrent une victoire encore plus large aux vainqueurs invalidés.
- Face à des battus qui prétendaient être victimes d’irrégularités, l’électeur leur répond que le bourrage d’urnes et les pressions relèvent d’une époque révolue.
- La gifle est cinglante pour l’UMP battue partout, le décalage grandissant entre les aspirations de la population réunionnaise et la politique du gouvernement.
- Le pompon : faut-il présenter la facture de cette séance de répétition pédagogique aux juges du Conseil d’Etat qui ont estimé que certains faits dénoncés avaient violé le vote populaire ?

Pour résumer à ma façon, certainement caricaturale, ces items déclinés plus haut peuvent se traduire ainsi :

- Un reproche aux battus de ne pas avoir accepté leur défaite, donc forcément des mauvais perdants ;
- Qui pourrait être assez naïf pour penser qu’il existe encore des pressions alors que ce temps est bien évidemment révolu ? (on peut même se demander si ce lobby politique évoqué a un jour réellement existé ?) ;
- Vive le PS, le PCR et à mort l’UMP et le gouvernement ;
- Une piètre opinion des juges du Conseil d’Etat qui ont accepté ces recours, et le corollaire : de l’argent jeté par les fenêtres puisque les mêmes ont été réélus.

Je ne prendrai pas la peine de commenter ces quatre points. Mon débat n’est pas là. L’analyse proposée n’est que la partie vers laquelle Monsieur Cellier a bien voulu braquer les projecteurs. Si ce journaliste avait vu plus large et fait un panoramique, au lieu de rester focalisé sur le même angle, le lecteur aurait pu se faire ainsi SA propre opinion sans être « contaminé » par celle étriquée du journaliste.

Il est important de rappeler que la liberté démocratique a permis la liberté d’expression et d’opinion. Les médias sont là, avec pour but premier, la retransmission objective des faits. Est-ce vraiment ce que fait Monsieur Cellier dans son article et est-ce ce but que vise Le Quotidien ?
Ce qui pourrait se comprendre d’un lecteur, exprimant ses propres convictions politiques, est-ce déontologique de la part d’un média d’éditer un article aussi partisan ?

Historiquement, ce «quatrième pouvoir » qu’est la presse a permis de dénoncer et d’informer de faits qui seraient restés sous silence : le scandale du Watergate, la violations de droits, surtout dans des régimes totalitaires, etc…. Certains journalistes en osant s’élever contre l’iniquité se sont faits ainsi la voix des sans-voix, la voix de ceux qui ne pouvaient pas ou ne savaient pas s’exprimer. La force de ce quatrième pouvoir résidait en un contre-pouvoir puissant face aux trois autres jugulés par l’Etat.
Mais depuis une vingtaine d’années, ce «quatrième pouvoir» s’est vidé de son sens. Face à la mondialisation, et surtout préoccupée par la poursuite de son gigantisme, de ses intérêts particuliers, qui la contraint à courtiser les autres pouvoirs, la presse ne se propose plus d’être ce « quatrième pouvoir » et abandonne ses objectifs de dénoncer les abus contre le droit, ni de pointer du doigt les dysfonctionnements de la démocratie. Ce contre-pouvoir initial s’ajoute aux autres pouvoirs existants – politiques et économiques - pour écraser, à son tour, comme pouvoir supplémentaire médiatique, les citoyens.

La question qui se pose désormais est celle-ci : comment se défendre, comment réagir contre cette offensive de ce nouveau pouvoir qui a, en quelque sorte, trahi les citoyens et est passé, avec armes et bagages, à l’ennemi ?

C’est à cette fin que l’Observatoire International des Médias a vu le jour. Il considère que la liberté absolue des médias, réclamée à corps et à cris par ceux-ci, ne saurait s’exercer aux dépens de la liberté de tous les citoyens.

Et justement ce n’est pas le cas. Notre liberté à nous citoyens : c’est de disposer d’une information, sans propagande idéologique, sans aucune manipulation, ni contamination.
Aujourd’hui, les médias sont le seul pouvoir sans contre-pouvoir et s’est ainsi que s’est crée un déséquilibre dommageable pour la démocratie.
Face à cette dérive, un nouveau concept émerge, celui du « cinquième pouvoir », celui que nous avons, nous l’opinion publique, de ne pas nous laisser influencer par la presse et de ne pas prendre pour argent comptant tout ce qui est écrit ou montré. Faisons nous nos propres idées, restons sur le factuel et ne nous laissons pas influencer par des médias de moins en moins indépendants.
Nous nous battons pour obtenir des aliments « bio », moins contaminés que les autres. Au même titre l’information se doit d’être « bio ».

Pour clore, le débat, j’arrête tout de suite ceux qui pourraient penser que ma réaction sur cet article est guidée par une quelconque appartenance à la droite locale. Je crois aux hommes (et à nous aussi mesdames), à leurs idées et ce quelle que soit leur appartenance politique. Il serait temps d’abandonner les clivages politiques et de penser que la vérité ou l’intelligence est forcément dans son parti et que les idiots sont évidemment de l’autre côté.
Jusqu’à présent, aucune étude scientifique n’a encore porté sur le QI de nos hommes politiques et sur la couleur politique qui comptait le plus de têtes pensantes. Dieu, nous en préserve, nous pourrions tomber de haut !

Si tel était le cas, et au vu d’élections passées et non invalidées, La Réunion compterait un député UMP de moins ! La preuve, Monsieur Cellier, que ce n’est pas forcément le meilleur qui gagne et que les électeurs peuvent se tromper !

Mais moi, je ne suis pas journaliste. Mes écrits n’engagent que moi : je peux donc me permettre de délirer…


LN


25.Posté par genevrier le 07/10/2009 16:12

Quand aux elections on doit choisir entre Croquignol Ribouldingue et Filochard......
Ben faut pas s'étonner que nous ayons une démocratie de Pieds Nicklés!

26.Posté par L'autruche... le 07/10/2009 18:22

A post 24:
Vous dites "depuis une vingtaine d’années, ce «quatrième pouvoir» s’est vidé de son sens."
Mais de quel sens et pour qui ?
Pourquoi ce quatrième pouvoir s'est-il vidé de sons sens (originel dois-je rajouter) ?
N'avons nous rien vu venir ? Avons-nous été naïfs à ce point ?
Dire aujourd'hui que la presse n'a plus de poids serait commettre une erreur de jugement qui risque d'être lourd de conséquence pour la démocratie. La mission assignée doit nous préoccuper.
En effet, "contaminés" par cette "certitude" nous contribuerions, malgré nous, à la généralisation du sentiment de "fatalité" qui devient la règle au sein de notre société.
On accueille souvent, impuissant, ces déclarations défaitistes qui sonnent comme le chant du signe avant la bataille: "Pourquoi se battre, tous les moyens sont avec eux !". Avec eux ! Mais qui sont-ils ?
Hier, les moyens que représentait la presse avaient été mis à profit par nos aïeux pour forger la démocratie, système qu’ils nous ont confié.
Aujourd’hui, qu’est-elle devenue cette presse ? Qu’est-il devenu de la démocratie ? Pouvons-nous dissocier démocratie et presse, information et point de vue ?
Depuis ces dernières années « La presse » n'a jamais aussi bien porté son nom: « La presse » !
Il est de notoriété publique que la presse et son pouvoir ont fait l'objet de toutes les convoitises et la conclusion c’est qu'elle est devenue la chose du plus fort d'entre-nous...
En termes de représentation mentales, pourrions-nous imaginer « La presse » sur ce modèle d'unicité telle une "assemblée unique" ?
Une assemblée unique de journalistes entre les mains du seul "chef" d'une autre assemblée unique, où seule règnerait la pensée unique, la pensée du "chef" !
C’est alors que cette nouvelle presse deviendrait le fléau entre l’art et la science en politique.
Délires me direz-vous ? Pas si sur...
Qui peut nous dire aujourd'hui que la liberté de la presse à la réunion n'a jamais souffert ?
Nous pouvons appartenir à quelque cercles de réflexion que ce soit mais nous ne pouvons pas cautionner un tel projet : « L’organe » !
On peut comprendre la satisfaction personnelle de ceux qui l’ont entre leurs mains, mais au-delà et après ?
Cessons de de jouer à l'autruche !

27.Posté par Denis974 le 07/10/2009 19:17

A LN : vous confondez les articles exposant les faits, et les commentaires. L'article de Franck Cellier appartient à la seconde catégorie. En gros, vous reprochez au Quotidien ce que fait Zinfos : les articles d'un côté et les commentaires de Pierrot Dupuy sur son blog. Quant à être "contaminé", outre l'exagération du propos, ce n'est pas parce qu'un journaliste apporte son point de vue qu'il vous oblige à le partager. Ça s'appelle le débat... mais bon, vous allez dire que je vous contamine, puisque je suis journaliste et collègue de celui que vous incriminez !

28.Posté par Jeff le 07/10/2009 19:57

L'autruche, vous avez été "intoxiqué" par le climat ambiant, en lisant votre post on dirait du Orwell. La presse, c'est l'auberge espagnole, on y trouve ce que l'on veut y trouver, on a encore le libre arbitre de se faire sa propre opinion.

Avec Zinfos, nous avons la chance d'avoir un média qui ouvre les portes à la contreverse. Vous avez exprimé votre opinion, donc la presse n'est pas aussi "pourri" que vous aimeriez le sous-entendre, il y a des journalistes qui essayent autre chose. MERCI Zinfos.

Ne nous laissons pas envahir par les flux d'infos, nous sommes un peu parasité si nous ne sommes pas attentif, les écoles de journalisme sortent entre 800 et 1000 nouveaux journalistes chaque année, faut bien qu'ils mangent (comme Coffe). Il y en a (peu) qui ne sont pas dans le carcan du politiquement correcte, alors exprimons nous.

Cette liberté est en sursis, ne l'oublions pas, bientôt à ce rythme, nos "news" seront formatées.

29.Posté par LN le 07/10/2009 22:21

A post 26

Faire le constat de l'information qui peut être déformée par la presse, et donc le pouvoir qu'elle détient, n'a pas pour but de rester impuissant mais au contaire de mesurer le risque de ne voir que la partie émergée de l'iceberg, celle qu'on veut bien nous montrer. Le constat n'entraine pas forcément le fatalisme. C'est le passage obligatoire de la reflexion qui amène à l'action.
Je vous rejoins sur l'héritage de la démocratie qui nous a été légué par nos aieux. Mais il nous appartient aussi de le transmettre aux générations futures. Alors, à nous nous d'être vigilants et de veiller à ce que la presse reste indépendante.
Je ne prône pas l'unicité et encore moins la pensée unique . La diversité est bien plus enrichissante...

LN

30.Posté par LN le 07/10/2009 22:55

A Denis 974

Je suis très heureuse d'avoir obtenu votre permission de ne pas partager le point de vue du journaliste cité et donc votre collègue. Cet article n'a été qu'une clef d'entrée. Mais pensez à ceux qui n'ont pas la possibilité de pouvoir discerner la différence entre faits et commentaires.
Et cher journaliste, un débat n'est possible que s'il y a échange.Ce n'est pas le cas dans un journal. Mais rassurez vous, je n'ai pas été contaminée puique je n'ai pas encore pris ma carte au PS. Essayez d'être meilleurs et de mieux commenter les faits !

LN

31.Posté par Caton2 le 08/10/2009 16:49

Le journalisme local "d'investigation" s'est déplacé vers des sites internet comme "zinfos" à la Réunion. La saine révélation des petits arrangements politico économiques ne se fait plus dans les journaux généralistes. La presse "papier" (et payante) est condamnée à la ritournelle idéologique qui plaît à sa clientèle. Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de clientèle. Mais même si la saine polémique continue sur internet, le statu quo triomphe dans la vie courante. Les zinfonautes dénoncent le népotisme, les projets pharaoniques, les rentes de situation, les avantages auto accordés du milieu politico économique. Mais peu de zinfonautes remettent clairement en cause le système économique local, qui s'appuie largement sur le pouvoir d'achat des "administratifs" du pouvoir politique: fonctionnaires nationaux et territoriaux surpayés (plus de 30% des salariés de la Réunion), et des affidés du pouvoir, bénéficiaires d'aides de toutes sortes (associations, particuliers). Pourquoi? Pierrot Dupuy nous le rappelle: "chacun trouve son compte dans ce système mafieux et souvent ce sont les électeurs qui sont demandeurs. Combien de fois n'ai-je pas entendu des phrases du style : "Si mi vote pou ou, kosa mi gaign?", "Main droite i lave main gauche" ou encore : "Ou na un ti graton pou moin?". D'où ma question, comme pour l'oeuf et la poule : Ce sont les demandes des électeurs qui amènent les "cadeaux" des candidats? Ou bien ce sont les largesses des élus qui amènent les électeurs à demander toujours plus?"

32.Posté par Jeff le 08/10/2009 17:39

L'oeuf ou la poule? Une chose qui fausse la donne politique ici,c'est que c'est d'abord un job avant d'être un engagement politique, ce n'est pas aussi vrai en Métropole.


33.Posté par Denis974 le 08/10/2009 19:53

A LN : il ne s'agit pas de ma permission, vous le savez bien. On est encore dans un pays libre. Et la première liberté en matière de presse, pour le lecteur, c'est de ne pas acheter le canard s'il vous ne plaît pas. Ça tombe bien, il y a des sites gratuits comme Zinfos et la radio ! Ceci dit, rien n'est gratuit dans ce monde, il y a bien quelqu'un qui paie...
Quant au fait de ne pas savoir discerner un article exposant les faits et un commentaire, là c'est vous qui prenez un peu les lecteurs pour plus bêtes qu'ils ne sont !
Difficile de débattre en presse écrite ? Certes, plus que sur internet. Mais il y a le courrier des lecteurs, et même un site internet du journal où on peut réagir...
Enfin, je vais essayer de m'améliorer, promis. J'y travaille.

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