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Négociations canne : Les planteurs parlent de "mépris"

Jeudi 1 Juin 2017 - 15:04

Les représentants de la filière canne sont entrés en réunion ce jeudi peu après 14H30. Cette réunion de la dernière chance comme l’évoquent certains planteurs a débuté dans les locaux de la Direction de l’agriculture à Saint-Denis.


Jules Houpiarpanin, porte-parole de la CGPER
Jules Houpiarpanin, porte-parole de la CGPER
16H35 : La Réunion de travail s'achève sur un désaccord. Le groupe Tereos a proposé une augmentation du prix de la tonne de canne de 49 centimes sur le prix de base actuel de 39,09 €. Les planteurs parlent de "mépris". Si Tereos ne s'engage pas sur une augmentation substantielle du prix de rachat, les planteurs ne débuteront pas la campagne de coupe. C'est en tout cas la menace que la CGPER fait brandir, alors que la FDSEA semble moins favorable à cette option extrême.

Lors de la réunion de ce jeudi après-midi, les débats ont donc tourné autour de la part qui revenait aux planteurs. En concédant 49 cts d'augmentation, l'usinier Tereos indique que cela équivaut à un coût de 950.000 euros. Si la demande des planteurs venait à être acceptée, c'est-à-dire 6 euros d'augmentation, cela équivaudrait à un surcoût de 12 millions d'euros pour l'industriel. "C'est impensable pour Tereos", laisse entendre la direction du groupe. De son côté, le président de la FDSEA, Frédéric Vienne, met en doute les chiffres de Tereos. "En 2016, ils annoncent être déficitaire d'1,5 million d'euros. Pour moi il y a anguille sous roche", doute-t-il. Une nouvelle réunion est programmée mardi prochain. 

14H30 : "Que vont nous proposer les industriels ? Quelle marge de négociation on aura ? On verra ensuite avec nos adhérents comment on réagira à l’annonce des chiffres. Je ne suis pas trop confiant, on a trop tardé à annoncer les chiffres", annonce, peu optimiste Jean-Bernard Gonthier au nom de la CGPER.

Pour mettre toutes les chances dans le succès de cette séance de travail, les syndicats agricoles ont demandé à leurs adhérents de ne pas occasionner de trouble à l’ordre public. Depuis une semaine en effet, l’action des planteurs, à travers des opérations de barrage filtrant ou de blocage des usines de Bois rouge et du Gol, avaient ainsi eu le don d’agacer l’usinier Tereos.

Ce mouvement des planteurs de canne fait suite au refus de Tereos d’augmenter le prix de la tonne de canne à sucre alors que dans le même temps, le groupe Tereos se voit octroyer une subvention de 28 millions d’euros à compter de cette année 2017. Le point de vue du groupe industriel diffère évidemment de celui des manifestants. Les planteurs revendiquent, eux, l’augmentation du prix de la tonne, actuellement de 39 euros, à 45 €.

Le groupe continue de refuser toute augmentation du prix de la tonne de canne qu’il rachète aux planteurs. Derrière ce bras de fer sur le prix de la tonne de canne vient se caler un défi encore plus grand pour les acteurs de la filière à La Réunion : la fin des quotas sucriers au 1er octobre.


Négociations canne : Les planteurs parlent de "mépris"

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Négociations canne : Les planteurs parlent de "mépris"
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1.Posté par Homme blanc le 01/06/2017 17:41

Homme blanc a donné quelques sous ! Avé César !

2.Posté par cmoin le 01/06/2017 18:55

Rien pour vous!Ni augmentationn ni aides ni subventions!
Il faut arrêtez,cette filière n'est pas rentable,ne le seras jamais!
Coment osez vous criez la bouche pleine,rempli de subventions,de NOS impots!

3.Posté par Frigidaire le 01/06/2017 20:48

La colonie est toujours vivace et cela avec la bénédiction de l'Etat.

4.Posté par Thierry le 01/06/2017 21:38

... et qui décrient tous les bâtiments industriels construits à coup de subventions ?

Vous pensez que les usines ont été construites sans subventions ? pour produire de l'argent investi dann" péi déor et non ici !

L'humain tue son propre frère. Les recherches et essais sur la canne sont financés à la Réunion. Donc, pourquoi se gêner ? Mais là, personne ne crie ! C'est normal, c'est le riche qui gagne.

Bande de moutons

5.Posté par lopoe le 01/06/2017 22:41

Pourquoi ils plantent pas carottes, ails...
Au lieu de faire venir?

6.Posté par isea le 02/06/2017 05:44

le 08 du mois arrive à la réunion sur des comptes des milliards versé par l'Etat pour des gens qui n'ont jamais travailler 1 seconde cela ne choque personne. c'est aussi mes impots. ces mêmes milliard qui finisse dans les caisses de magasins,de grandes surfaces en une subvention déguiser cela ne choque personne.L'indexation de 53 % des fonctionnaire cela ne choque personne.Enfin j'aimerais vous dire qu'un agriculteur réunionnais touche moins de subvention q'un agriculteur de métropole et d'europe et que pour touché une subvention il doit se lever travailler produire avant de toucher sa subvention sur sa tonne de canne qu'il a produit.

7.Posté par Dazibao le 13/06/2017 05:29

Les planteurs parlent de "mépris"
........................

Le billet de 500€ méprise toujours la petite pièce d'un centime d'€.

La faute à qui ? A l' Etat qui subventionne à tout va les gros patrons usiniers qui ne s'embarrassent pas pour faire du chantage.

L'Etat parisien (ministre) recevra un usinier pas un gratteur de pioche.

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