Courrier des lecteurs

N'attendez pas la dernière gifle, celle de la mort

Lundi 30 Octobre 2017 - 10:27

N'attendez pas la dernière gifle, celle de la mort
Je n'ai plus de mots à mettre sur ces violences conjugales, je suis anéantie par tant de barbarie. Mon dieu que cette femme a du souffrir sous les coups, d'autant plus qu'elle a vu cette mort arrivée, je suis certaine qu'elle a eu avant de quitter ce monde, une pensée pour ses filles. Ses filles, à qui elle va manquer terriblement. Je pleure cette vie perdue. Je pleure cette famille dans la détresse. 

En tant que présidente d'une association contre les Violences Intrafamiliales ce nouveau drame me touche particulièrement. Malgré nos interventions sur le terrain, nos campagnes de sensibilisation, la descente aux enfers continue pour ces femmes victimes. 

Mesdames n'attendez pas la dernière gifle, celle de la mort, pour fuir cette violence, vous n'êtes coupables en rien. Oui, ne vous sentez pas coupables, n'éprouvez pas de honte même si votre bourreau vous répète que vous êtes responsables des coups qu'il vous porte.  
Dites-vous bien que toutes les femmes peuvent potentiellement tomber sur un compagnon violent, et que vous n'êtes pas seules à subir cet acharnement de la violence, qu'elle soit physique, psychologique, verbale, économique ou sexuelle. Rester dans l'isolement ne vous en fera pas sortir et l'emprise du persécuteur s'installera au sein de votre foyer même.

Avec les phases de rémissions et de crises, votre bourreau jouera sur cette alternance, il redeviendra aimant, gentil. De quoi vous laisser croire que la situation va s'arranger, alors que les violences auront tendance à s'aggraver. N'essayez pas de vous adapter à son comportement pour éviter de nouvelles crises. 

Mesdames depuis 2010, une meilleure prévention, protection et répression des violences existent. Les dispositifs d'accueil et d'écoute existent, n'hésitez pas à les contacter. Un numéro national le 3919 est à votre disposition, faites le, il y va de votre vie.
Sophia FERRERE - Association " Les Iris " contre les Violences Intrafamiliales. Membre du CEVIF
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1.Posté par naty97430 le 30/10/2017 11:18

Madame depuis samedi mon coeur se déchire, ayant moi-même été victime de violences verbales, physiques, psychologiques, victime de chantage au suicide, manipulée financièrement mon bourreau celui qui m'a brisé a voulu m'étrangler mais ma petite à hurler et il a lâché, je me souviens de sa dernière parole avant de partir "j'aurais dû appuyer plus fort, il aurait une en moins". Je ferme la porte de chambre à clé, j'observe, je suis aux aguets, personne n'a répondu à mes appels sa famille l'a soutenu, c'est lui qui fait pitié c'est lui qui souffre!!! je me suis confiée au gendarme qui a pris ma déposition, j'ai pu mettre des mots sur mes maux...Il ne faut pas attendre, quand ça ne marche pas il faut partir, il ne faut pas supporter ni accepter ses soeurs m'ont méprisé devant lui, il les a encouragé... Mon coeur est déchiré, abîmé mais je vis, sa phrase "retire ta plainte et je te rends tout le matériel que je t'ai pris", je vis pour ma fille, mais depuis samedi je me dis que ce ne sera jamais fini, ces hommes qu'ont a aimé avec qui nous avons des enfants, qui sont-ils réèllement... où est la paix, la liberté, l'amour? POURQUOI????

2.Posté par piment rouge le 30/10/2017 11:53

ce qui m'embête avec ces prises de position c'est qu'elles sont toutes marquées du sceaux politique. ON attend qu'un drame se produit, ensuite on communique sur le drame, et ensuite on croit que la population va voter pour vous? résoudre les violences intrafamilialles passe par d'autres actions en PREVENTION et certainement pas en récupérant des drames innacceptables.

3.Posté par Association " Les Iris " le 30/10/2017 23:08

Chère Naty 97430, je suppose que vous êtes du sud de l'île, vous pouvez si vous en éprouvez le besoin vous rapprocher de l'association AFEVV ( Accueil, écoute, accompagnement des personnes victimes de violences ) au 0262 - 61.59.24. Je salue votre courage, car il me semble que vous avez su prendre la bonne décision. Cordialement.

4.Posté par MICHOU le 01/11/2017 13:25

A toutes ces personnes qui s'insurgent à juste titre contre ces violences, encore une fois vous vous attaquez à la violence physique, celle qui laisse des traces codifiables dans notre bonne société remplie de cases où il faut rentrer.
Encore une fois vous oubliez cette violence quotidienne, 24h/24 qu'est le harcèlement, qui détruit sur de longues années toute une famille car non prise en compte par qui que ce soit.
Emprise sur une famille entière, qui bien qu'elle ne se laisse pas faire subit car personne ni rien n'arrête ces criminels qui vous appellent ou vous font appeler par des numéros différents par des gens qu'ils ont tellement harcelés qu'ils finissent par céder. Ces gens qui vont chez vos voisins , vos amis, votre lieu de travail, qui envahissent votre vie et celle de votre entourage quoi que vous fassiez.
Disparaitre sans laisser de trace ça n'existe pas en France, et la personne continue à vous poursuivre alors qu'elle a refait sa vie mais estime qu'elle doit contrôler quand même la votre.
Et aucune intervention , même quand vous arrivez à avoir une audience chez le procureur n'y fait rien, votre harceleur a compris depuis longtemps que PERSONNE ne l'arrêtera car personne ne s'est jamais penché sur ce fléau, ce crime.
On continue plus de trente ans après les faux espoirs donnés par Marie France HIRIGOYEN à décortiquer le HARCELEMENT en sexuel, scolaire, au travail, de rue alors qu'il devrait avoir un seul nom HARCELEMENT et être combattu.

5.Posté par MICHOU le 11/11/2017 15:12

Depuis 1981,la peine de mort n'existe plus en France pour les criminels...mais elle n'est toujours pas abolie pour les victimes

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