Courrier des lecteurs

Mutations des enseignants

Jeudi 1 Avril 2010 - 09:36

Mutation des enseignants : Le collectif des enseignants affectés en métropole a été reçu par le directeur de cabinet de M. Didier Robert, nouveau Président de Région.
Nous lui avons rappelé notre volonté d’occuper, à la prochaine rentrée, les postes disponibles dont nous lui avons transmis la liste. Et il y en a suffisamment pour affecter tout le monde à La Réunion. Nous lui avons demandé que des réponses concrètes nous soient données mardi 6 avril, au plus tard. En attendant, nous restons mobilisés. La FSU a d’ores et déjà déposé un préavis de grève.

La délégation reçue
fsu974@fsu.fr
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1.Posté par Gérard Jeanneau le 01/04/2010 19:00

Tous les ans, le rituel se met en marche. C'est du folklore!
Supprimons l'index de correction des fonctionnaires d'Etat, fauteur de ce rituel, et par la suite passons de 35% à 25% ... et le problème sera résolu! Et que ce soit au profit, par exemple, de la continuité territoriale. Que la FSU locale s'attelle à cette tâche!

2.Posté par nicolas de launay de la perriere le 02/04/2010 00:14

mais le président de Région ne peut rien !
le député par contre...sans doute ..
l'encarté ump sans doute aussi...
vous avez vous même vos cartes de membres , parfois, ça aide..
et quoi, voudriez vous donc qu'il fasse de l'électoralisme..? voyez où cela a mené claude hoareau..faut faire attention avec ce type de demande !

3.Posté par Gérard Jeanneau le 02/04/2010 08:45

J'apprécie à sa juste valeur le mot du recteur : "folklore", mot bien choisi, qui a fait mouche et qui remue également les médias. Tous les ans, ce sont les mêmes doléances et c'est le même folklore avec les mêmes personnages dans les rangs des manifestants.


Et pourtant on connaît le remède souverain : supprimer l'indice de correction des fonctionnaires d'Etat, et ensuite, si nécessaire, grignoter un peu les 35%, mais toujours au profit de la continuité territoriale ou au profit de la Région en compensation de l'octroi de mer, appelé à disparaître. Huguette Bello sait très bien qu'il ne faut pas frapper à la porte du rectorat mais qu'il faut agir à l'Assemblée Nationale sans quoi on ne brasse que du vent. Et ce problème récurrent pourrait être soulevé lors des futurs accords de Matignon.


Tout le monde peut contribuer à changer cette situation ubuesque dans le cadre d'une association ou par simple alerte auprès des députés et sénateurs. Même la FSU pourrait faire une proposition de ce genre. Quand on est socialiste dans l'âme, on doit songer à répartir pour le mieux les deniers de l'Etat. Ne rien faire, c'est apporter sa petite pierre à la fameuse "casse sociale".


Qu'on fasse comme on l'a fait au temps de Debré, diminution progressive mais, cette fois, jusqu'à la suppression de ce diable d'indice qui a la vie dure. Et dans quelques années, comme par enchantement, sera supprimé le "solennel" folklore des manifestants!

4.Posté par chikun le 02/04/2010 11:04

7.Posté par chikun le 29/03/2010 10:47(rentrée du prof)
La réunion a besoin se changer de cap.
La Réunion a besoin de respirer, d'aller de l'avant.
Je demande uniquement la justice sociale, une école publique de la république au service des Réunionnais, Un pacte de respect humain et d'égalité pour tous les réunionnais. :

Soit on supprime la surrémunération des fonctionnaires, soit on indexe les salaires du privé et les prestations sociales.(est-ce si difficile à comprendre ?)

Tant que perdureront les inégalités post-coloniales la Réunion ne progressera pas.

Je ne peux pas penser que ce soit le souhait de certains . !

5.Posté par Profencolère le 02/04/2010 13:22

Pour info, le niveau de rémunération des professeurs à la Réunion est le même que le niveau moyen des diplômés de même niveau qui font le choix du privé en métropole (Le Monde du 29 mars 2010). Ceci explique d'ailleurs qu'aujourd'hui, plus personne ne passe le concours en métropole et le taux de réussite complètement incohérent de l'Académie de la Réunion. Il n'y a pas de surémunération des fonctionnaires d'État à la Réunion. Il y a une exploitation esclavagiste des salariés du privé. Si on veut parler d'héritage post-colonial, c'est à ce niveau qu'il faut regarder.

Et le pire dans tout çà, c'est que même à la Réunion, le niveau de salaires des profs n'est pas relativement si haut par rapport aux salariés du privé. Mais comme toujours avec le café du comptoir, les raccourcis sont faciles : on compare le salaire du prof avec le salaire de l'employé du privé, sans mentionner que le prof est un cadre et que c'est donc avec le salaire d'un cadre qu'il faudrait faire la comparaison. Mais comme à la Réunion, on adore embaucher des diplômés créoles de haut niveau pour leur donner des responsabilités de cadre, mais un salaire et un statut d'employé, l'amalgame est devenu la norme dans les esprits. Réveillez-vous ! Et surtout réfléchissez avant de dire de telles âneries.

6.Posté par Gérard Jeanneau le 02/04/2010 19:54


Dans sa colère, Profencolère soutient comme il peut une pauvre argumentation. Et les âneries ne sont pas dans le camp auquel il pense.

D'abord, à ma connaissance, les IUFM de métropole fonctionnent avec bon nombre d'inscrits. Pas de différences notables avec l'IUFM de La Réunion.

Ensuite, s'il est bien vrai que l'enseignant est un cadre, il est bien différent de celui du privé : l'enseignant au collège ou au lycée a un horaire hebdomadaire de 18 heures ou de 15 heures et même moins; le cadre du privé compte difficilement ses heures : il est plus proche des 53 heures que des 35 heures, et avec souvent de bien lourdes responsabilités. On attend toujours de lui des résultats probants. Et l'attrait du privé s'explique aisément : on a, malgré tout, un salaire en conséquence, une certaine latitude dans l'organisation de son travail, un personnel nettement moins rétif que l'enseignant peut avoir dans sa classe, le pauvre étant assez souvent condamné à parler aux murs. Trop d'élèves du lycée feraient assez bonne figure au collège! C'est peu épanouissant! Le cadre du privé trouve ... un cadre plus épanouissant là où il travaille et ne sent nullement à ses pieds les chaînes de l'esclavage.

Il n'empêche ! Les enseignants de l'IUFM de La Réunion reçus aux concours nationaux s'accrochent à cette académie; la surrémunération n'y est pas pour rien. Supprimer l'indice de correction, dernier vestige du défunt CFA, c'est accepter plus volontiers une mutation en métropole, c'est mettre tous les fonctionnaires de La Réunion au même diapason et c'est réduire presque à néant le folklore annuel des enseignants frais émoulus de l'IUFM!

La FSU locale et tropicalisée devrait changer de fusil d'épaule et cesser son rituel combat d'arrière-garde. Après tout, il faut la comprendre : elle cherche à étoffer le nombre des brebis qui lui restent dans sa triste bergerie. Une petite manifestation par ci par là, et c'est l'occasion toute rêvée de faire son marché, comme à la foire!


7.Posté par Profencolère le 02/04/2010 23:19

Gérard Jeanneau est la démonstration même que l'on peut être enseignant et un bien médiocre commentateur (si on peut appeler cela commenter). Et vous êtes la preuve que le corporatisme des enseignants que vous pourfendez n'existe que dans la bile de certains aigris sur notre statut, la seule chose que vous et moi avons en commun.

Je ne doute pas qu'enseigner le latin à la Réunion ne doit pas vous demander plus de 10 à 12h de travail par semaine, ce qui vous laisse largement le temps d'alimenter les blogs dont vous êtes un habitué ou tenter de lancer le propre votre. Vous ne devez apparemment pas passer beaucoup de temps en établissement et côtoyer ces collègues que vous avez en horreur. Vous devriez essayer une salle des profs, un de ces quatre. Vous seriez scotché ! Le monde enseignant a changé !

Les profs d'aujourd'hui ont un peu rajeuni, sont plus nombreux à être des natifs (et d'ailleurs, entre nous, c'est sans doute ce qui vous gêne le plus, pas vrai ?) et ont des parcours moins linéaires que leurs anciens. Dit autrement : ils ont connu une autre vie, même souvent une autre carrière, avant le saut dans l'enseignement. Ils savent donc de quoi ils parlent, ce qui n'est pas le cas de tout le monde sur cette page, vous en conviendrez (au moins devant votre écran).

Ils travaillent bien plus que vous ne semblez le dire. Et d'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, à une époque où le métier d'enseigner est largement dépassé par toutes les obligations plus ou moins réglementaires que nous sommes censés assumer tout au long de l'année ?

Vous dites que "à ma connaissance, les IUFM de métropole fonctionnent avec bon nombre d'inscrits. Pas de différences notables avec l'IUFM de La Réunion. "

Sans blague ? Même Normale Sup a annoncé la fermeture de certaines de ses filières. De plus en plus de métros débarquaient à l'IUFM sans l'avoir demandé, ces 3 dernières années, pour leur année de stage, car l'IUFM de leur académie de concours ne dispensait même plus la formation, arrêtée car tournant à vide.

"Ensuite, s'il est bien vrai que l'enseignant est un cadre, il est bien différent de celui du privé : l'enseignant au collège ou au lycée a un horaire hebdomadaire de 18 heures ou de 15 heures et même moins; le cadre du privé compte difficilement ses heures : il est plus proche des 53 heures que des 35 heures, et avec souvent de bien lourdes responsabilités. On attend toujours de lui des résultats probants."

Vous seriez pas prof de latin par hasard ? Non parce que pas trop bosser, pas de résultats attendus, çà me parle pas à moi ! Essayer d'enseigner une matière à gros coef dans une classe de Terminale ! Et assumer la charge de professeur principal où c'est vous qui pilotez l'équipe pédagogique, dans la préparation et la conduite des conseils de classe, la gestion des devoirs surveillés, le suivi (quotidien aujourd'hui, en collaboration avec les CPE) de la discipline et surtout, l'accompagnement des élèves dans leurs vœux d'orientation, avec des échéances impossibles à tenir, des modalités aberrantes où on nous demande d'endosser les responsabilités du chef d'établissement, tout çà en continuant à assurer des cours ayant pour objectif le bac, dont les programmes sont réformés tous les 3 ans en moyenne (faut bien faire plaisir aux éditeurs). Non non, vraiment, je vous assure, vous devriez essayer de travailler dans votre travail.

Vos arguments, qui se contredisent souvent, sont fondés sur vos certitudes quand je vous oppose des faits. Vous dites que le cadre prend plaisir dans son boulot et que cela explique l'attrait du privé. Vous devriez y aller alors ? Parce que, contrairement à moi, vous ne semblez pas en avoir une vision très empirique !

8.Posté par boubou le 03/04/2010 10:18

7.Posté par Profencolère le 02/04/2010 23:19

bravo je suis à 100% avec vous, par contre je pense que ce Monsieur Jeanneau est un vieux prof frustré, incapable de se remettre en question. Comme vous le dites, ce Mr prend ses convictions pour la réalité. Par contre , ma compagne est prof de Français et de latin, tout les jours, à la maison, elle bosse comme une malade. Elle fait ses photocopies avec ses propres sous (dans son établissement c la galère), ramène son propre matériel, par exemple, pour des cours attractifs sur ordinateur. S'investit dans des projets ludiques pour les gamins etc. Moi le soir quand j'arrive du boulot je me vautre dans mon fauteuil, je regarde la télé. J'ai le temps même de lire un bon bouquin. Ce n'est pas le cas pour elle. Depuis qu'elle enseigne (5 ans) je ne l'ai jamais vu glander un soir. Mr Jeanneau ne fait sûrement plus cela, rend-il ses cours de latin ludique? Utilise t-il, de temps en temps, l'ordinateur au moins?

9.Posté par Profencolère le 03/04/2010 17:52

Boubou, votre réponse me renvoie à la figure que j'ai cédé au même travers que Jeanneau, j'ai pris l'exemple (très mauvais exemple) que j'avais en face de moi et en ai fait une généralité. Bien entendu, les profs de latin ne sont pas par nature des feignants, certains sont juste de mauvais donneurs de leçon (à prendre dans tous les sens de l'expression)...

10.Posté par Gérard Jeanneau le 05/04/2010 09:38

Profencolère, vaillant anonyme, porte-parole, je suppose, du collectif d'enseignants affectés en métropole, se perd dans une longue digression sur le privé et le public. Inutile de me dire que les enseignants sont chargés de travail. J'en savais quelque chose quand j'étais en activité. Le travail chez soi est important et fait qu'on est tout proche des 40 heures hebdomadaires en périodes scolaires. Il faut tout de même souligner que les professeurs débutants ont de lourdes préparations; ce qui n'est plus le cas des professeurs aguerris qui ont, avec le temps, de volumineux dossiers de notes. Et par ailleurs, des sites internet, comme l'excellentissime weblettres, apportent une aide précieuse. Les NTIC nous obligent à travailler autrement... et combien plus facilement; mais encore faut-il se convertir aux nouvelles pédagogies! Actuellement, à la retraite - et j'ai 73 ans - je consacre par grande passion quelques heures quasi journalières à mon site de latin : "Latin pour tout débutant". Et j'ai, en retour, de nombreux courriers de vifs encouragements provenant de professeurs de tout grade, de lycéens et d'étudiants, de parents d'élèves. Une version ancienne de mon dictionnaire - et avec mon accord - est sur le site Itinera classica, de Louvain. Je laisse à votre acolyte, boubou, autre vaillant anonyme, le soin de revoir ses aimables appréciations à mon égard! Il compatit au sort de sa compagne, c'est bien; mais, de son côté, tout en se prélassant, il doit avoir présent à l'esprit cette petite réflexion : "Laisse la vaisselle, tu la feras demain!"

Mais revenons-en à nos moutons, au remède souverain qui a provoqué la grosse crise d'ire de Profencolère et l'a fait dériver dans son raisonnement : supprimer l'indice de correction des fonctionnaires d'Etat, et ensuite, si nécessaire, grignoter un peu les 35%, mais toujours au profit de la continuité territoriale ou au profit de la Région en compensation de l'octroi de mer, appelé à disparaître. Oui, en supprimant partiellement cet attrait financier, on verra moins d'attache aux cocotiers. Et pensons, par ailleurs, aux collègues de la Côte d'Azur qui partent sans rechigner dans les brumes du nord, car ils savent qu'ils ont passé tout simplement un concours national!

11.Posté par Profencolère le 05/04/2010 21:13

Jeanneau, vous tapez encore à coté. Vous montrez une fois de plus que vous ne discutez pas, vous pérorez sans même écouter vos contradicteurs. Vous auriez su que je suis parmi les plus critiques de la démarche de ces collègues stagiaires, qui discréditent l'ensemble des professeurs par leur immaturité affichée. Ils ont passé un concours national, ils en acceptent les avantages, donc les inconvénients.

On peut discuter et critiquer la politique du rectorat qui évacue des jeunes stagiaires en métropole, ne fait rentrer personne dans l'académie et fait ensuite occuper les postes restés vacants par des contractuels ou vacataires. Çà c'est un scandale. Mais les pleurnicheries sur le mode "j'ai passé le concours, mais je refuse de partir, je veux rester ici avec ma famille ou ma (mon) copine (copain)" me mettent hors de moi.

Tout comme les affirmations d'humoristes (qui s'ignorent) qui lient l'indexation outremer à tous les problèmes de la société réunionnaise. Surtout quand ce sont des anciens d'une époque où ils se sont précisément gavés d'un salaire sans commune mesure en termes de niveau de vie avec leurs collègues d'aujourd'hui. Aujourd'hui, l'inflation et l'immobilisme salarial ont fait leur œuvre et, je le répète (même si avec vous c'est comme p... dans un violon), le niveau de vie du professeur à la Réunion est équivalent à celui du diplômé de même niveau qui fait le choix du privé en métropole.

Cela induit trois conclusions :
- les professeurs ne sont pas surpayés, loin de là, à la Réunion
- les professeurs en métropole ont un salaire honteux pour un pays développé
- les salariés du privé à la Réunion sont l'objet d'une exploitation scandaleuse sur le plan salarial.

Et la question dépasse même le cadre de l'Éducation Nationale. Un pays où une assistante maternelle (sans diplôme et avec des obligations très floue en termes de qualité d'accueil) peut se faire 4000€ mensuel (1000 par gamin gardé) quand un professeur se fait 1400€ et un maître de conférences 1700€, qu'un éboueur se fait 1400€ dans les grandes agglomérations métropolitaines (salaires comparés parmi des proches ou métier que j'ai exercé pendant mes études), on ne peut pas dire que ce pays va bien !

Quand en plus vous liez vos idées à une réaffectation des fonds dégagés sur d'autres besoin de l'ile, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer devant tant de mauvaise foi ou de naïveté. Vraiment à pleurer.

12.Posté par Profencolère le 05/04/2010 22:31

Et j'ajoute que votre argument sur mon anonymat est facile, mais aussi indigne. Vous savez très bien que, précisément, mon statut de fonctionnaire m'astreint à une obligation de réserve. Je ne peux donc évidemment pas signer de mon nom mes contributions d'opinion. Et sachez que je le regrette.

13.Posté par Gérard Jeanneau le 06/04/2010 09:11

Quitte à aggraver l'ire de Profencolère, je dois préciser que l'obligation de réserve n'empêche nullement le droit de penser ou d'afficher ses opinions. Redeker, professeur de philosophie, a su exposer courageusement ses idées sur l'islam. Au plus fort de la tempête, le ministre de l'Education Nationale a cherché à le protéger en lui offrant un poste au CNRS! Des enseignants, comme Henri Dalbos, professeur en activité, taquinent bien du monde le plus librement du monde.

Du courage! Il ne faut pas se sentir si vite émasculé! Quand on est haut fonctionnaire, il faut, bien sûr, être bien réservé. C'est le cas du recteur, du préfet, des magistrats... Que Profencolère se sente libre! Nous ne sommes pas en zone occupée, comme en 39-45, période de l'histoire que j'ai connue et qui m'a aguerri!

14.Posté par Profencolère le 06/04/2010 20:26

Jeanneau, vos exemples sont précisément des exemples de violation de nos obligations statutaires : le premier s'inscrit dans un contexte politique et géopolitique délicat et toute sanction aurait été vue comme une capitulation face à l'islamisme, le second relève d'un cas très personnel (et de laxisme de la hiérarchie, même si ses contributions sont toujours de qualité, au moins sur la forme). Et vous même, est-ce parce que vous voyez 10 personnes rouler à 160 sur la route des Tamarins que cela vous donne pour autant le droit de le faire ? Je connais mes droits en tant que fonctionnaire et suis fier de mes obligations qui sont garants de ma charge d'intérêt général. Je signerai de mon nom lorsque je partirai à la retraite et n'y serai donc plus astreint.
Je constate que vous ne parlez plus que de çà et ne répondez toujours pas à mes arguments. Je me réjouis donc que nous soyons d'accord !

15.Posté par Gérard Jeanneau le 06/04/2010 21:50

Décidément, mon Profencolère bave toujours de rage sous un héroïque anonymat et justifie sa cachotterie peu glorieuse relative à son identité. A lui de revoir ce qu'on appelle "obligation de réserve", qui est son viril bouclier pour discourir impunément à la manière des journalistes de Témoignages quand ils se manifestent chez Zinfos974 : on soulève un problème, et voilà qu'ils vous invitent à vous pencher sur d'autres problèmes; quant au problème en question, ils le balaie d'un revers de manche en disant qu'ils ne savent pas s'ils doivent en rire ou en pleurer. Point final à leur pauvre argumentation, à celle aussi de mon pauvre Profencolère, apparemment à peine sorti de son adolescence.

Je donne le bon lien pour une meilleure connaissance de cette fameuse "obligation de réserve".

16.Posté par Profencolère le 06/04/2010 23:17

Jeanneau, vous ne faites que confirmer, commentaire après commentaire, la pauvreté de votre discours. Vous pointez mon anonymat sans répondre à mes arguments. Vous assénez vos vérités, en ne les justifiant que par vos certitudes et, surtout, l'assurance de la disqualification de quiconque s'avise de vous contredire. Tantôt suis-je un syndicaliste de la FSU, maintenant suis-je un journaliste de Témoignages, je ne sais plus vraiment à vous lire. Au prochain commentaire, je serai sans doute un troll lambertiste ou que sais-je ?

En attendant, la discussion avec vous n'est qu'une perte de temps. Sans doute mon anonymat ne vous aurait-il posé aucun problème s'il couvrait des posts pleins de bile sur la MCUR ou le PCR. Mais il est vrai que devoir assumer les limites de sa radoterie n'est pas chose aisée. Je continuerai pour ma part à assumer mes points de vue dans des discussions pendant que vous continuerez vos séances de relecture de vous même.

17.Posté par Profendurci le 09/04/2010 07:45

Nos jeunes promus réunionnais tombent naïvement des nues : ils passent un concours national et veulent d'autorité le transformer en concours régional. D'où le branle-bas pour ameuter tous ceux qui compatissent bêtement à leur situation, comme notre pauvre FSU locale et tropicalisée.

Aucun branle-bas organisé pour ceux de la côte d'Azur : ils acceptent d'aller dans les brumes du nord sans rechigner avec l'espoir de s'en éloigner quelques années plus tard et de revenir vers leur soleil. Ils ne cherchent pas à déloger ceux qui sont sur des postes contractuels, car on ne casse pas un contrat impunément.La FSU nationale ne vient pas à la rescousse.

Pour démanteler un peu le fonctionariat, trop rigide et sous la houlette de la syndicratie - de la FSU en particulier - on a tendance à accorder de plus en plus de postes à des contractuels et à les arracher à la forteresse des fonctionnaires. On va jusqu'à recruter des professeurs de maths algériens; la coopération est maintenant à double sens. A la Réunion, c'est surtout dans les hôpitaux qu'on trouve des contractuels, des médecins malgaches. De moins en moins de fonctionnaires dans les diverses administrations, c'est un constat qu'il faut admettre. Sont recrutés comme contractuels dans l'enseignement, en plus des étrangers, des candidats malheureux aux concours mais qui ont un solide bagage intellectuel; pour être fonctionnaires titulaires, ils doivent se présenter aux concours externes du CAPES ou de l'agrégation sans passer par la case IUFM.

Par ailleurs, pour éviter l'attrait des cocotiers, il faut supprimer l'indice de correction des fonctionnaires d'Etat et exiger du gouvernement que la somme économisée soit versée au profit de la continuité territoriale, une petite dotation annuelle. Ce sera au bénéfice de tout le monde, entre autres, au bénéfice de nos promus qui ruent actuellement dans les brancards. Aller enseigner en métropole quelques années, ce n'est pas aller en exil dans un goulag quelconque.

Françoise Vergès a donné un bel exemple; c'est même chez l'oncle Sam qu'elle est allée faire ses études grâce à une bourse régionale; et c'est en Albion qu'elle enseigne. Ces dernières années, elle a su bénéficier de la continuité territoriale adaptée à sa situation grâce à son poste à la Région et il faut étendre ce privilège, sans restriction et tout de suite, au profit de tous les jeunes et des personnes dont les revenus sont égaux ou inférieurs au SMIC.

Enfin on peut mettre un terme au folklore annuel de nos promus : le Rectorat devrait publier, pour chaque matière, les différents postes de fonctionnaires mis au concours dans l'Académie et rappeler aux éventuels récalcitrants qu'un concours national n'est pas un concours régional. La Poste annonçaient clairement que ses candidats reçus aux épreuves seraient dans l'obligation de rejoindre la région parisienne. Pas de folklore à la poste! Les promus savaient à quoi ils s'attendaient!

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