Société

Mortalité de poissons sur les plages de l’Ouest: Le point de la Préfecture

Vendredi 11 Novembre 2016 - 17:21

Photo : Réserve naturelle marine de La Réunion
Photo : Réserve naturelle marine de La Réunion
Des cas de mortalité de poissons ont été observés depuis le 8 novembre dans les eaux côtières de Saint-Paul et de Saint-Leu, puis de Saint-Pierre et d’Etang Salé.

Des prélèvements sont effectués quotidiennement par les mairies et l’ARS. Jusqu’alors, la qualité de l’eau de baignade était conforme. Aujourd’hui, les résultats font état d’une eau dégradée à Saint-Leu. Les coefficients de marée restent insuffisants et les maires des communes de Saint-Paul et Saint-Leu maintiennent les mesures d’interdiction de baignades.

Le nombre de poissons morts a significativement baissé. Le préfet de La Réunion recommande toujours de ne pas toucher à mains nues les poissons affaiblis ou morts et de ne pas les consommer.

 
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1.Posté par Dazibao le 11/11/2016 18:57

Sur la photo on dirait une répétition de Hamlet:

"Etre ou ne pas être, là se trouve la question? Faut-il supporter les coups et les traits d'une infortune déchainée ou faut-il prendre les armes et contre un océan de douleur et y faire front ? Mourir, mourir"

de rire.....................

2.Posté par joie le 11/11/2016 19:04

fantastique, merci les écolos! le lagon-pédiluve qui nous restait n'est plus....
ce qui est bien avec la Réserve Marine, c'est que tout y meurt, humains comme poissons. sauf les requins bouledogues, bien sur. eux ils sont protégés par le comité scientiFRIC.

3.Posté par tanguy47 le 11/11/2016 21:19

j'aime bien l'expression "eau dégradée", quelle finesse pour ne pas dire "eau polluée", le résultat est le même, mais çà choque moins.

4.Posté par pouleto le 12/11/2016 09:42

imaginez les touristes qui sont venus 15 jours. Des plages du lagon ou on se défonce les pieds, baignade interdite ailleurs à cause des filets et maintenant eau polluée..

5.Posté par Zarin le 12/11/2016 11:05

Voltaire disait : "L'ignorance est la plus grande maladie du genre humain"

6.Posté par eric le 12/11/2016 12:18

post 2) n'importe quoi ! les écolos comme vous dites sont la pour veiller au bien être de tous en signalant des comportement dangereux et la en l’occurrence, manifestement, des rejets pollués dans le lagon... ces mêmes rejets qui ont modifiés le comportement des requins.... merci les élus qui ne font pas leur travail et merci tous les pollueurs qui sacrifient les générations futurs !

7.Posté par à eric le 12/11/2016 21:01

heu, les écolos ont rien signalé ...
ils font des pétitions contre la pêche des requins mangeurs d'hommes mais s'en tapent des ti-poissons morts sur le sable.
J'ai rien entendu d'eux sur ce sujet ...
c'est comme la nouvelle route du littoral qui défonce les récifs de la possession : silence radio !
les écolos : moi j'y crois plus ...
des vénaux accros aux subventions ...

8.Posté par ma tite case à terre à 2300 euros sans la clim le 13/11/2016 07:11

Lu ce jour sur clicanoo :

" Mercredi dernier, au lendemain de l'apparition des poissons morts, Jean-Pascal Quod, directeur de l'Arvam, tenait un discours peu amène sur la méthode. “On réagit dans le désordre, c'est le mode de fonctionnement, pestait-il. J'avais lancé une alerte il y a trois semaines après la découverte d'un baliste présentant les mêmes symptômes [une exophtalmie, et une hémorragie cutanée, Ndlr]”. L'affaire peut paraître de moindre importance comparée à d'autres gestion de crise à mettre en œuvre. Mais ce phénomène de mortalité chez les poissons, s'il relève du fait d'une bactérie, revient à dire qu'il s'agit “d'une maladie émergente”, d'une “épizootie” . Comme pour le “chick” ou la vache folle. Bref, pour les scientifiques les hécatombes de ce genre sont à prendre très au sérieux. Un jour de retard suffit à compromettre la collecte des preuves.
Pourtant le réseau existe. Il se nomme REMPOR. Pascale Chabanet, directrice de recherches IRD, est à la tête de ce sigle signifiant Recherche Etiologique des Maladies associées aux mortalités massives des Poissons de la côte Ouest de la Réunion. Ce programme de recherche fut lancée suite à l'épisode de 2014 pour une durée de 18 mois. Avec comme principaux objectifs : l’identification et la comparaison des communautés microbiennes associées aux poissons sains, moribonds et morts ; et l’étude éco-épidémiologique de la maladie (interactions entre pathogène-hôte-environnement) et l’identification des réservoirs potentiels d’infection. Outre l'Université (UMR PIMIT*), la Réserve marine, l'Arvam* et Hydro-Réunion sont associés au dispositif. Tout comme l'Université anglaise de Derby et celle d'Hawaï. Tout le monde est prêt à plonger au cœur du problème.
Sauf que le financement de REMPOR (211 000 euros) n'est pas encore bouclé. Seul l'Etat a mis ses 25 000 euros dans le pot de l'IRD contributeur à hauteur de 10 000 euros. Les scientifiques attendent 170 000 euros de l'Europe, 7 300 euros de la Région. “C'est urgent !”, lance la directrice en direction des institutions."

Aors où est l'argent du Feder et de la Région ?

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