MENU ZINFOS
Faits-divers

Mort de Vanina : Les actes barbares de son assassin seront-ils punis par la justice?


Après la pause cyclonique, le procès de Ridaï Mari, l'assassin présumé de la jeune étudiante Vanina Galais, devrait reprendre et se terminer lundi prochain avec l'annonce du verdict. Les experts psychiatriques qui se sont succédé pour examiner l'accusé ne sont pas tous d'accord quant à l'abolition de son discernement au moment des faits. Ce sera donc aux jurés d'en décider.

Par Isabelle Serre - Publié le Jeudi 3 Février 2022 à 13:49

La famille de Vanina Galais a fait preuve d'une exemplaire dignité tout au long du procès interrompu par le passage d'un cyclone.
La famille de Vanina Galais a fait preuve d'une exemplaire dignité tout au long du procès interrompu par le passage d'un cyclone.
"Il est humain parfois. Et d'autres fois, on ne sait pas où on le place". Ces propos tenus par la mère de Ridaï Mari, interrogée par visioconférence depuis Mayotte lors du troisième jour de procès de son fils, résument à eux seuls toute l'ambiguïté du personnage.

Avec l'aide d'un interprète qui traduit le chimaoré, elle décrit l'enfant qu'il était, ce qui donne une image plus nette des troubles de la personnalité dont il souffre vraisemblablement depuis son plus jeune âge. Avec neuf enfants à charge, la mère de famille décide d'éloigner celui qui pose problème au sein de la fratrie et de le confier à la grand-mère. "Ridaï était capable de frapper dans ses mains toute la nuit", raconte sa mère.

Juste avant les faits, le trentenaire avait séjourné quelques semaines à Mayotte pour y passer son permis de conduire, examen auquel il avait échoué à La Réunion. Pendant son séjour, son comportement avait alerté les parents qui avaient tenté de l'empêcher de repartir et de l'interner. "Il nous a dit qu'il fallait qu'il parte car il allait se marier" pose sa mère désemparée. La nuit de l'horreur, contactée par téléphone par son fils, elle avait conseillé à Vanina de ne pas rester avec lui et de rentrer chez elle.

Sauver l'humanité

L'histoire de Ridaï-Mdallah Mari, c'est certainement celle d'un enfant, puis d'un adolescent, atteint d'une maladie mentale non décelée et non traitée qui n'a cessé d'évoluer jusqu'à ce qu'il commette des actes d'une cruauté indicibles et les assume entièrement. Sans regret. En les décrivant d'une façon chirurgicale, selon sa logique : "Vanina était le diable. Je l'ai reconnu en elle et il fallait que je la tue afin de sauver l'humanité". La malheureuse a alors succombé à dix-sept coups de couteau avant d'être découpée en deux et éviscérée. "Ce sont les gestes d'un boucher" a décrit le médecin légiste à la barre de la cour d'appel, s'excusant auprès de la famille Galais-Ferard et indiquant qu'il n'avait "jamais vu ça dans sa longue carrière."

Mosaïque psychiatrique

Ridaï Mari est il fou ? Pas si simple. Le commun des mortels répondra par l'affirmative tant les faits sortent de l'ordinaire et la personnalité de l'accusé inquiétante, au vue de ses déclarations. Mais jusqu'à présent, les experts ne se sont pas mis d'accord sur l'abolition de son discernement cette nuit de mai 2018. Un diagnostic capital pour l'accusé de 33 ans car dans ce cas, il ne serait pas accessible à une sanction pénale. Ce qui n'empêcherait cependant pas son internement dans une institution psychiatrique spécialisée. 

Au troisième jour du procès, le docteur Coutanceau, qui a réalisé une contre expertise à la fin de l'instruction à la demande du juge, a utilisé le terme de "mosaïque psychiatrique" pour décrire Ridaï Mari, "un sujet d'une grande complexité".

Pour le criminologue, Ridaï Mari, qui avait décliné l'expertise avant de l'inviter dans sa cellule, est dans un "psychisme délirant" tout en étant "adapté à la réalité."

L'expert pose le diagnostic d'un homme ambivalent à la fois atteint d'une "psychose paranoïaque", d'une "grande mégalomanie" mais également "lucide et ancré dans la réalité" : "c'est un sujet déroutant, atypique pour les psychiatres rodés que nous sommes", ajoute Roland Coutanceau.

Manie délirante

Maladie mentale et troubles de la personnalité caractérisent donc Ridaï Mari. Certains spécialistes ont évoqué une bipolarité, d'autres une schizophrénie ayant entrainé "une manie délirante" le soir des faits.

Cela fait-il de lui un homme responsable de ses actes? C'est bien toute la difficulté dans cette affaire qui a mis brutalement un terme à la vie d'une jeune fille de 19 ans à qui l'avenir souriait.

Après la plaidoirie de Me Fabrice Saubert, l'avocat de la famille de la victime et les réquisitions de l'avocate générale Emmanuelle Barre, ce sera au tour de Me Sébastien Navarro de défendre l'accusé.

Les jurés devront alors se retirer pour décider de la culpabilité de Ridaï Mari qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le verdict est attendu dans la journée de lundi 7 février.


 




1.Posté par Billy le 03/02/2022 15:44

IL EST APTE A ETRE JUGER POINT.....PEINE DE MOR POINT .......

2.Posté par cocodir le 03/02/2022 16:29

je rejoin le post 1

3.Posté par Choupette le 03/02/2022 16:53

Il est possédé et il voit le diable dans l'autre.
Faut le foutre en taule, ses codétenus apprécieront de l'entendre battre des mains pendant toute la nuit ... .

4.Posté par Mediter le 04/02/2022 07:42

1000 comme ça sont rentrés içi depuis 2017. Y gagne pas la bas. Envoi ici. On nous a envoyé les plus dur.chercher

5.Posté par Lilia le 04/02/2022 07:54

Je comprends la volonté de la famille de la victime de le voir jeté en prison et généralement je serais d'accord à 100% avec ce verdict mais honnêtement sa place est plus en institut psychiatrique à vie. Au vu de son passé il s'agit clairement d'une maladie ou même de plusieurs maladies mentales non diagnostiquées.
Quoi qu'il en soit il ne doit jamais ressortir de prison ou de psychiatrie pour le bien d'autrui. Espérons que pour une fois un juge fera bien son travail.

6.Posté par Maboul le 04/02/2022 13:57

Les experts dingologue devraient prendre le sauveur de l'humanité chez eux entouré de leurs femmes et enfants pour une étude plus approfondie de la psychiatrie criminelle.

7.Posté par Gaius Appuleius Dioclès le 05/02/2022 22:56

Si ce n'est pas le cas, il n'y a qu'à faire pareil avec les juges et les psychologues.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie









 

3 rue Émile Hugot
Immeuble Rigolet

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes