Education

Mobilisation contre la suppression des Sciences de l’éducation à l’Université

Jeudi 19 Novembre 2009 - 07:57

L’amphi 2 de la Faculté des lettres et des sciences humaines a réuni hier soir professeurs et une trentaine d’étudiants. Deux questions étaient posées. La première : le ministère va-t-il réellement supprimer le cursus Sciences de l’éducation au mois de décembre ? La deuxième : Que faire pour que cela n’arrive pas ?


Mobilisation contre la suppression des Sciences de l’éducation à l’Université
A écouter et à entendre les étudiants et les professeurs présents hier soir au sein de l’amphi 2 de la Faculté des lettres et des sciences humaines, il n’y a pas que des interrogations, il y a surtout beaucoup d’incompréhension : “Pourquoi veut-on supprimer les Sciences de l’éducation ? Et qui veut cette suppression ?”

“Rien n’est encore joué”, a lâché un enseignant. “La décision définitive ne sera prise qu’au mois de décembre par le ministère”. Pour l’heure, ce qui inquiète surtout les 400 étudiants des Sciences de l’éducation, ce sont les notes basses, un “C”, décernées dans deux rapports d'évaluation, dont un pour la licence.

“Cette note ne signifie nullement que c’est fini pour nous. Cette note signifie plutôt qu’il y a des incompréhensions dans le document. C’est à nous de nous mobiliser pour obtenir les clarifications dont a besoin le ministère”, a jouté le professeur.

Peu à peu, cette ligne de travail a recueilli le soutien de toutes les personnes présentes. Un plan de mobilisation a été défini. “Nous allons sensibiliser et mobiliser d’abord les étudiants et les professeurs des Sciences de l’éducation, mais aussi également les membres du conseil d’Administration de l’Université et l’ensemble des autres universitaires et enseignants”.

“Nous devons défendre ce cursus qui a formé plus de 6 000 étudiants, des principaux, des conseillers d’éducation, des professeurs des écoles”. Une lettre a déjà été envoyée aux parlementaires. L’échéance des prochaines élections régionales offrira une tribune que les opposants à la suppression des Sciences de l’éducation comptent bien utiliser.

Une prochaine réunion entre les différents membres du prochain collectif est déjà programmée pour le mardi 24 novembre, toujours dans l’amphi 2 de la Faculté des Lettres et des sciences humaines.
Jismy Ramoudou
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1.Posté par alapage le 19/11/2009 10:17

La sentence du ministère peut effectivement paraître brutale et incompréhensible au premier abord.
Le professeur Michel Latchoumanin, directeur du laboratoire Circi et du master sciences de l'éducation aurait peut être été plus avisé cependant de ne pas boycotter la visite de l'Agence évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur, celle-là même qui a décerné ces C.
On peut difficilement avoir ce type d'attitude et s'étonner des éventuelles conséquences.
Au delà, le positionnement des sciences de l'éducation à l'université de La Réunion depuis l'intégration de l'IUFM et les travaux sur la mastérisation est un peu flou.

2.Posté par papapio le 19/11/2009 10:54

"Sciences de l’éducation": Pourriez vous nous éclairer un peu SVP ? MERCI
Pédagogie professorale ? observatoire familiale ? déontologie des principaux, des conseillers d’éducation, des professeurs des écoles ?

3.Posté par campus le 19/11/2009 11:31

Les sciences de l'éducation regroupent un certain nombre de matières :psychologie,sociologie,philosophie, économie de l'éducation,histoire de l'éducation ,pour les principales qui visent à préparer aux métiers de l'enseignement,de la formation ,du travail social,du développement local ou encore de l'animation .
Ce sont à la fois des méthodes de travail ,des démarches professionnelles mais surtout des contenus,des valeurs comme vous dites qui sont travaillés dans les formations en sciences de l'éducation .
POST 1/
M Latchoumanin devrait s'expliquer là-dessus mais celà ne justifie aucunement une telle décision dans un département où les questions éducatives et sociales sont celles que nous connaissons.
Quelle est l'attitude de la présidence et du président dans cette affaire?

4.Posté par Un des derniers murs de Berlin.. le 19/11/2009 12:35

Sciences de l'éducation? Une vrai usine à réciter le catéchisme des "pédagogos"...Style Merieu...Un des derniers repères de gauchistes soixantuitards...Si seulement son existence était en danger. Ca n'est même pas vrai : Dommage !!!

5.Posté par La vérité le 19/11/2009 14:47

Le ministère prend une bonne décision. Voici pourquoi :

1. Ce laboratoire comprend des sois-disants enseignants chercheurs qui se bouffent le nez entre eux.

2. Le clientélisme y est roi. Y a été recruté la femme d'un éminent professeur de la faculté de droit et la femme d'un retraité en ethnologie, qui occupe aujourd'hui un poste à mi-chemin entre les cours de danses et l'anthropologie !!!

3. Il y a quelques années de celà a été publié dans le quotidien de la réunion, un courrier d'un étudiant dénonçant son examen, et pour cause, les étudiants s'étaient vu proposer en examen de classer dans deux colonnes différentes les nombres pairs et impairs.

4. Il y a eu sous l'ère SVIZERRO la fiche de paye de ce cher doyen LATCHOUMANIN qui a circulé. Rire dans la salle du CA devant le nombre d'heures scandaleusement élevé (il y a un nombre d'heure réglementaire à tenir, 195h, dans son cas nous étions largement au dessus et personne ne savaient pourquoi)

5. Les heures complémentaires du département de science de l'éducation sont parmis les plus élevées de l'Université et ceux pour une raison simple, les heures réglementaires se faisaient au sen du SUFP (Service Unuiversitaire de la Formation Permanente), les heures complémentaires mieux payées, ce faisant dans le cadre de la formation initiale. Un détournement pure et simple.

Pour ceux qui douteraient encore de la nécessité de fermer cette pompe à finance, voici le site du Professeur B. Champion qui dénonce toutes les crasses qui ont eu lieu dans cette faculté des lettres et plus généralement à l'Université. Ce site a également le mérite d'apporter des éléments de sciences sociales à l'étude de ces "phénomènes" universitaires.

http://www.anthropologieenligne.com/pages/postcol1R.html

Enfin des économies de réalisées et à tous ceux qui profite des étudiants, votre tour viendra un jour ou l'autre.

Et encore une fois, certains comme G. LEPERLIER ne veulent que sauver leur peau. ATTENTION !!!

6.Posté par Michel LATCHOUMANIN le 20/11/2009 14:29

Réponse à ZINFOS974
Ayant été à maintes reprises sollicité sinon mis en cause dans plusieurs écrits, je vous propose une réponse qui tente d’aller à l’essentiel.
1- Monsieur ALAPAGE me reproche d’avoir boycotté la visite des experts et y voit la raison essentielle de la note C qui a été attribuée au CIRCI . Je partage avec l’intéressé la responsabilité d’une interprétation qui n’honore pas nos évaluateurs. Elle signifie entre autres que toutes les universités de métropole, et elles sont nombreuses, qui ont refusé de rencontrer l’AERES auraient obtenu la note C. Ce qui n’est pas le cas, bien entendu. Mais notre incompréhension vient surtout du constat que ces experts dépositaires d’un volumineux dossier relatant le bilan et le projet du CIRCI et de notre master, nous aient attribué un A pour le master et un C pour le laboratoire. Les deux étant intimement liés, il y a de quoi en perdre son latin, vous en conviendrez. A la vérité, le master a été évalué sur dossier et seuls les experts qui sont venus aux frais du contribuable visiter notre île ont émis le souhait de nous rencontrer sans doute pour justifier leur déplacement. Nous leur avions signifié notre volonté d’être évalué sur la base de nos rapports et de 11 documents attestant du travail de casse systématique de notre unité de recherche par notre Président (qui n’est jamais parvenu à diminuer notre capacité de travail et de production scientifique) que nous les invitions à rencontrer pour obtenir des informations sur l’avenir qu’il nous réservait au sein de l’université. Quant à la présence de l’IUFM désormais intégré à l’université et dont la vocation est de former des professionnels de l’enseignement je ne vois pas en quoi ce dernier justifierait la disparition des Sciences de l’Education et non pas celle des autres filières disciplinaires puisque la réforme concerne également le capes et l’agreg.
2- Le mur de BERLIN me rappelle une citation de Platon « l’ignorance est le pire des maux ».
3- A Monsieur vérité dont les inepties et l’ignorance masquent en réalité une volonté de nuire révélatrice de son identité. Le dérapage est manifeste, le propos ne concerne plus la mort annoncée du CIRCI, mais vise bassement et lâchement ma personne. Bravo le courage

a) si des dissensions existent au sein du département des Sciences de l’éducation (pas plus ni moins que dans bon nombre de départements de l’université heureusement sans conséquence sur la relation avec les étudiants) le CIRCI à ma connaissance fonctionne sans difficulté d’ordre relationnel.
b) Pour une fois que l’on m’attribue le pouvoir de passer outre : le, CNU (Commission nationale des universités), d’une commission de spécialistes de 8 membres, du conseil d’administration de l’université et du ministère, pour recruter la femme d’un collègue de la Faculté de droit et celle d’un ethnologue à la retraite, je ne vais pas faire la fine bouche. Merci pour cette reconnaissance que je croyais réservée à une certaine élite politique locale, Monsieur Vérité. Cela me donne des idées, je vais probablement recruter prochainement l’un de mes enfants que je trouve un peu loin de moi. Ils sont tous diplômés de l’enseignement supérieur et se trouvent actuellement un en Australie, un en chine , et deux dans l’hexagone. Je vous tiendrais au courant.
c) Je doute qu’un étudiant ayant fréquenté notre filière ait eu une initiative aussi bête que celle de dévaluer sa propre formation dans les colonnes d’un quotidien. Et si c’était vous cet étudiant Monsieur anonyme ?
d) A propos du nombre d’heures complémentaires scandaleusement élevé que j’aurais effectuées et que j’effectue sans doute toujours puisque je suis encore responsable de deux diplômes nationaux et de deux diplômes d’universités, la malveillance est manifeste. Notons tout d’abord le grossier mensonge qui consiste à faire croire qu’un bulletin de salaire (document confidentiel) pouvait circuler en CA sur la seule volonté de l’un de ses membres. En réalité un tract avait été exhibé faisant apparaître une sorte de palmarès des primes annuelles accordées aux collègues impliqués dans le fonctionnement du Service universitaire de la formation permanente et sur lequel j’apparaissais en 2ème position avec un prime équivalent à 10 000 euros. Transformée en heures complémentaires cette somme correspond effectivement à une rémunération de 250 heures. Or ce que Monsieur Vérité ne dit pas c’est que cette somme indemnisait non pas des heures complémentaires mais des responsabilités pédagogiques tout à fait légales non seulement au SUFP mais également au CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) où j’avais été sollicité (je n’y suis plus depuis 2007) pour assurer la direction des Etudes de la filière Sciences de la société et psychologie du travail. Ces primes qui viennent récompenser un travail d’expertise reconnue (N’attendez pas de Monsieur Vérité qu’il vous dise que je suis par ailleurs Docteur en psychologie et titulaire du titre professionnel de psychologue du réseau ADELI) n’ont rien de scandaleux. Elles ont provoqué le fou rire du CA invente notre observateur Mais qu’en serait-il si demain un petit malin venait à exhiber le montant des revenus de nos collègues juristes qui partagent en toute légalité leur temps entre le campus universitaire et leur cabinet d’avocat ? A coup sûr, des infarctus seraient à prévoir ?
e) Ignorance encore et toujours : il n’y a pas de tarif préférentiel de paiement des heures en formation continue. En formation initiale et en formation continue, les textes ne font pas de distinction entre les deux formules, l’heure de cours est payée 60 euros et l’heure de travaux dirigés 40 euros. Si le département des Sciences de l’Education consomme beaucoup d’heures complémentaires n‘est-ce pas là le signe évident d’un manque de personnel permanent et la conséquence de la suppression de trois postes que le président ROCHDI a donné à des filières qui comptent plus d’enseignants que d’étudiants ?
f) Une filière pompe à finance sans doute mais pour le bénéfice de qui ? Notre implication en formation continue se limite à la pédagogie et à la recherche. Les questions de fric relèvent de la compétence du SUFP et du président. Il est vrai que c’est grâce à notre implication dans la formation continue que des fonds viennent compléter les finances de l’université et faire jouer la solidarité qui consiste à couvrir les déficits en dotation financière des filières à effectif confidentiel. Et vous cher collègue savez-vous ce que signifie la solidarité ? Combien d’heures donnez-vous à la formation continue ? Combien de thèses avez-vous fait soutenir depuis votre arrivée à La Réunion. Combien de mémoires de master dirigez-vous ? Il est vrai qu’un tel investissement n’est pas compatible avec un calendrier annuel qui vous fait quitter le département du 10 décembre au 15 février et du 15 juin au 15 octobre de chaque année.
g) Quant à votre invitation à visiter le site de B. Champion votre grand ami, j’adhère tout à fait. Chacun pourra notamment y découvrir les délires pour le moins méprisants à l’égard des réunionnais dans des formules du type « il suffit d’avoir le permis de conduire pour intégrer la licence de Sciences de l’Education », « dans cette université on délivre des diplômes comme les maires donnent les feuilles de tôle en période électorale », « Université cocotier » … Monsieur propre se garde bien de cracher son venin dans sa soupe. En effet il n’y a pas que des inconvénients à être planqué à La Réunion dans une filière que n’accueille plus depuis longtemps que quelques étudiants.


7.Posté par Raoul Lucas le 20/11/2009 22:23

Au courage collègue qui signe "La vérité"
Cher collègue ,
Nous ne partageons pas la meme définition de l 'université mais nous travaillons dans le meme établissement ,et toi je l'ai compris dans un département plus noble, enseignant une discipline plus prestigieuse!

La dernière campagne électorale a montré un niveau de bassesse et de manipulation que l'institution n'avait jamais jusqu'ici rencontré.
Je vois que les adeptes de la lettre anonyme font école et que tu décides dans cette course vers les égouts d'apporter ta contribution.
Sur l'institution sa définition,sa place,ses missions,sur sa politique et sur ses pratiques voire ses dérives dans notre faculté, comme dans d'autres composantes ,je suis pret à en débattre avec toi sur ce site comme dans tout autre lieu ou instance sans avoir recours à un quelconque pseudo.
Voilà pour le contexte général et l'esprit qui m'anime .
Maintenant sur la question du sort fait aux sciences de l'éducation qui n'est pour moi qu'un analyseur de tout ce qui a de fangeux dans cette université :
-ont-elles démérité?
-ont-elles encore leur place à l'université et à la Réunion?
Si oui est la réponse à la précédente question:
-doivent-elles encore accueillir des étudiants issus du monde professionnel ?
-doivent-elles encore accueillir des étudiants ayant eu recours à une validation des acquis?
-doivent-elles etre confiées à une nouvelle équipe dont la composition relèverait, avec ou sans tour-de -passe,du seul président?
-doivent -elles etre confiées à des universités extérieures ?
-doivent-elles etre ramenées à la préparation des seuls concours du professorat?

PS
sur le mot qui se veut d'esprit de l'auteur du post 4:
1-L'idée qu'il n'y a pas nécessité à former des enseignants pour les préparer à leur futur métier n'a rien de nouveau elle remonte ,pour nous en tenir à la seule histoire de l'école en France, au 17 ème siècle.C'est une idée qui n'a jamais disparu et qui est plutot dominante aujourd'hui.
C 'est elle qui aide à comprendre une grande partie des critiques dont sont la cible les sciences de l'éducation.
Mon cours de lundi soir 17h- 21h portera sur le modèle républicain de 'l école et vous etes le bienvenu.
2- ceci n'est point contradictoire du point précédent mais pour votre information les sciences de l'éducation ne se réduisent au seul champ de l'école et aux problématiques scolaires .



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8.Posté par aliasyvan le 21/11/2009 15:01

RAS LE BOL !!! Quel est la véritable raison de cette note ? Les étudiants vont encore payer les querelles de personnes. Quelles perspectives offrent-on à ces étudiants si la fermeture se confirme. Ou en est la filière psychologie de Mr LIVE ? Pourquoi n'a t-elle pas été validée malgré la volonté de l'IRTS d'y contribuer et de lui offrir une perspective professionalisante ??????? (encore des conflits de personnes humhum)

En tant qu'ancien élu étudiant je tiens à signaler que ce n'est pas la première fois que ce genre d'incidents arrivent. Tout le monde se souviens sans doute de la motion que j'avais déposé lors des dernières habilitations de l'offre de Formation et qui avaient été soutenue par bon nombre d'étudiants (pour la première fois depuis longtemps, UNEF-UNI-REUNIR-ADER, nous étions tous d'accord sur le bien fondé de l'exposé présenté).

Aujourd'hui c'est la même chose, mais on change de filière, nous passons de l'histoire aux Sciences de l'éducation. Bien souvent malheureusement, les raisons officielles cachent des raisons beaucoup plus personnelles, souvent teinté de haine venant de tel ou tel camp du campus ou de tel enseignant se proclamant proche du ministère.

Pour le poste 5 je dois dire que tu as du courage de balancer tout ça, mais la réalité est plus sombre encore.
J'ai pu être stagiaire au services des affaires juridiques de l'établissement et tu es loin de dénoncer le pire....Mais bravo quand même surtout sur les heures complémentaires, le vrai scandale au sein de ce campus. Comme partout tout tourne autour du fric. Réglons ce problème et il n'y aura beaucoup moins d'histoire sur le campus.

9.Posté par henri gaucho le 22/11/2009 17:32

"le porc, de sa bauge natale , croît que le vaste monde sent le purin ! il se trompe" ! cette phrase d'un philosophe célèbre illustre bien la démagogie ambiante qui règne dans cette fac ! l'équipe des sciences de l'éducation travaille sur un projet porteur pour les réunionnais car cette filière offre à des centaines de gens la possibilité de se former et d'accéder à un avenir meilleur ! où est le mal ??? même si cette filière n'offre pas que du bon ( cela reste à prouver quand on voit le nombre de candidats qui passent.... et réussissent les concours de l'enseignement ou de la fonction publique territoriale) elle n'a pas à rougir de son contenu et de la respectabilité de ses enseignants ! quid du sérieux et de la respectabilité des enseignants de certaines disciplines qui cumulent ouvertement les fonctions de profs et de consultants dans des cabinets privés ou encore de ceux que l'on détache au frais du contribuable à la tête d'une maison fantôme des civilisations avec tout ce que cela comporte d'indécence et de clientélisme ! quid encore de ces enseignants ayant passé 20 ans "dans les colonies" et ne pouvant ni ne voulant se remettre en cause se retrouve par le biais d'un copinage honteux en poste à la réunion car aucune fac de métropole ne voudrait d'eux et surtout le dieu argent est tellement plus rutilant sous nos latitudes !!! alors arrète gaspi nout jeunesse, not l'arzent avec ce l'iufm qui serve pu une merde parceque li lé dépassé et que bana y dor tro bien pou fai bouz à li ! arrète rale à nous derriere avec ce zhistoir diplome cocotier parceque si ou regarde bien le band concours (capes, agreg), le bande étudiants ici lé toujours bien classés !!!!!!!
nou artrouve

10.Posté par Cicéron Cépacarré le 22/11/2009 18:07

Pour résoudre le dilemme universités / organismes de recherche, le gouvernement a choisi les organismes
Avec le recul de l'université française, c'est un ascenseur social qui reste bloqué au niveau 0 : l'avenir des nos enfants passe par les grandes écoles et les instituts privés

L'invention qui permet ce schéma de destruction : l'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le principe n'est pas contestable. La méthode est parfois discutable, c'est le moins qu'on puisse dire. Un seul exemple : un expert nommé par le Ministère a pu regretter qu'une Licence de la faculté de droit propose l'anglais en langue vivante dans une région du monde où le choix du portugais semble plus pertinent... Tout cela n'est pas très grave.

Le principe n'est pas contestable. La méthode est parfois discutable. Mais ce qui est grave, c'est l'utilisation localiste des évaluations. Partout dans l'université, les proches du pouvoir utilisent les résultats des évaluations pour détruire des formations qui ont fait leurs preuves, des piliers de l'université de La Réunion. Les mêmes s'apprêtent à détruire des équipes de recherche. Et si l'on veut bien y regarder d'un peu plus près, le critère discriminant saute aux yeux : lancés dans une chasse aux sorcières, les proches du pouvoir règlent leur compte aux opposants de la campagne 2008. C'est cela "l'utilisation localiste des évaluations".

Pour preuve, les statistiques de l'université affichent 4 inscrits en master de mathématiques. Qui songe à fermer cette licence ? Avec un président issu de cette filière, personne. Pourtant, l'évaluation de la recherche en mathématiques à La Réunion n'est pas encourageante.

Il va de même pour la disparition des sciences de l'éducation à l'université de la Réunion : si l'on veut bien y regarder d'un peu plus près, il est clair que les proches du pouvoir règlent leur compte aux opposants de la campagne 2008. Cette utilisation localiste des évaluations est purement scandaleuse. Il est temps que les étudiants et les diplômés de cette filière se rassemblent. Il est temps de mettre un terme à la chasse aux sorcières. Il est temps de retrouver la dimension collective de cet outil de formation et de recherche.

11.Posté par mansour le 22/11/2009 21:59

Le monde universitaire n'est pas mon monde néanmoins un mien ami, au fait des us et coutumes de ce milieu, m'a informé, pas plus tard que vendredi, de situations qui m'ont profondément choqué moi qui étais resté aux missions de ce temple du savoir ' .
C'est ainsi que j'ai appris:
- qu'il y aurait dans cette université des enseignants fantomes
-que certaines disciplines compteraient 3 à 4 fois plus d'enseignants que d'étudiants
-que nombreux enseignants refuseraient d'enseigner,mission indigne de leur science
-que la réussite des étudiants est le dernier souci de nombreux enseignants
-que certains grands responsables n'auraient jamais dirigé véritablement de recherche
-que les procédures de recrutement des enseignants sont le plus souvent détournées
-que les gestions de carrière d'enseignants se feraient sur des critères:
a)d'appartenance à un réseau exclusif
b)d'appartenance sexuée
c) électoralistes
-que certaines conduites d'enseignants relèvent du racisme le plus éculé

-que les grands discours camouflent en réalité des interets et conduites bassement matériels pour ne pas dire proprement scandaleux dans certains cas
L'un ou l'autre des auteurs des posts précédents pourrait-il apporter son éclairage sur tout celà?:



12.Posté par La vérité le 23/11/2009 10:56

Effectivement tout ce que votre ami vous a rapporté est vrai.
Un exemple : le président SVIZERO n'a t-il pas subi l'affront du tribunal administratif pour des recrutements en fac de droit ?
Dans le département d'histoire de aliasyvan (qui fait son hypocrite mais qui a dénoncé au CEVU et au Conseil de fac des Lettres les pratiques de ces enseignants, bien svt avec notre appui...) la femme du directeur de département, professeur d'éducation physique et sportive à obtenu un poste de MCF (maitre de Conférence) en Histoire du Sport et des Loisirs dans le Sud Ouest de l'Océan Indien. Mr LATCHOUMANIN parle du CNU, on sait tous comment ça marche. Pour le cas de l'histoire, on a organisé des conférences (svt en histoire de l'art avec ces fameux "amis de l'université") dans laquelle la dite-femme faisait des interventions. Suite à cela on fait valoir cela au CNU pour son poste.
Et toi Yvan, tu dis que t'as travaillé au Service des Affaires Juridiques. Pourquoi tu ne dis pas tout ce que tu as vu ? Pourquoi tu n'a pas terminé ton master 1 sur le "clientélisme universitaire à la Réunion" ? Donne nous des réponses !!!
Mais bon bcp de chose on changé dans ce campus depuis le départ de l'illustre génération d'élus étudiants qui balançaient tout.
Les élus étudiants d'aujourd'hui sont corrompus par le PCR (les marionnettes de l'UNEF que sont LEPERLIER et PAYET) le PS (Yvan TECHER) l'UNI (ça existe encore ? que devient Dimitri HOARAU) ?
Sous prétexte de défendre les étudiants vos carrières personnelles passent avant tout. HONTEUX !!!

13.Posté par Simplet le 24/11/2009 13:09

C'est quoi une université ? L'annexe de Solférino ? Du Kremlin ? La marionnette de la majorité ? Ou est-ce un lieu mu par une récente autonomie (toute discutable qu'elle soit d'ailleurs) qui contribue au développement local ?
Est-ce un lieu où chacun peut raccrocher des formations dans une perspective de transformation socio-professionnelle ou bien (re)devient-il un espace pour privilégiés "Les Héritiers" issus de filières rejetant transversalité et pluridisciplinarité ? Faut-il venir à l'université pour ramper dans des formations tubulaires ajustées à une présélection menée de plus en plus tôt au lycée ? Les pôles universitaires dissimulent-ils l'esprit de concurrence, de concours entre les composantes et les étudiants ?
Université, universalité sont-ils des termes de la même famille ?
Pour ma part la naïveté s'arrête ici : j'ai pas confiance en l'être humain mais j'ai confiance en ses savoirs. Supprimer une filière relève à mon sens d'une attaque en règle contre l'individu, ses droits, ses possibilités d'explorations, de conscientisation. Sonner le glas des Sciences de l'Education, ou de tout autre domaine, c'est amputer l'Homme de Vitruve, c'est nier la multidimensionnalité de l'être humain, c'est accepter de trainer dans la fange les symboles de la Connaissance garants à la fois du devenir et de l'indépendance de notre région ultramarine.

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