Justice

Mise en danger d'autrui chez Air Austral : Un non-lieu prononcé

Vendredi 18 Août 2017 - 15:48

Après cinq ans de procédure, l’affaire de mise en danger d’autrui chez Air Austral se termine. La juge d’instruction Françoise Pétureaux a signé une ordonnance de non-lieu hier.
 
Le 5 septembre 2012, David Rocher, ancien pilote d’Air Austral, avait déposé une plainte de près de 600 pages contre la compagnie aérienne. Il accusait son ex-employeur de manque de sécurité et mise en danger du personnel et des passagers de plusieurs vols. Parmi ces manquements, le décollage d’un Boeing B777 de Gillot alors que La Réunion était en alerte cyclonique "orange". Il avait également noté l’utilisation d’un appareil qui avait subi une éraflure sur sa carlingue pour une liaison Réunion-Paris ou encore le décollage d’un ATR qui ne devait pas partir en raison de la défectuosité d’un siège de cabine réservé au personnel.
 
En 2013, un expert judiciaire avait été saisi pour analyser ces accusations. Son rapport était accablant mais les avocats de la compagnie reprochaient à l’expert l’absence d’éléments techniques saisis auprès d’Air Austral. Il ne se serait basé que sur les documents transmis par David Rocher.
 
"Accusations fantaisistes, farfelues, et calomnieuses"
 
Air Austral avait donc remis "la documentation technique démontrant de manière incontestable que toutes les accusations portées par Monsieur David Rocher dans sa plainte avec constitution de partie civile ne reposaient que sur des documents tronqués" au juge d’instruction en décembre dernier.
 
Les réquisitions définitives aux fins de non-lieu du Procureur de la République le 9 juillet dernier ont donc été suivies par le juge d’instruction hier. Selon les avocats de la défense, "cette décision vient de mettre un terme définitif à une longue procédure judiciaire initiée sur la seule base d’accusations fantaisistes, farfelues, et calomnieuses proférées par Monsieur David Rocher".
 
Zinfos974
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1.Posté par selon que vous soyez puissant le 18/08/2017 18:20

"La juge d’instruction a signé une ordonnance de non-lieu hier. "
c'est ça, tout est parfait pour la sécurité dans cette compagnie ........ plus parfait que parfait comme dans le meilleur des mondes ....... seule la voix de la compagnie compte, celle de ses employés serait "fantaisiste" !
Voilà un élément à garder en mémoire pour l'avenir, avec la responsabilité de la juge engagée.

2.Posté par bobeneponge le 18/08/2017 20:43 (depuis mobile)

Si ou té crois qu'un société payer avec l'argent du peuple .... L'État franchié te ça va donne raison un salarié .... Ou vive dan un aut monde

3.Posté par PATRICK CEVENNES le 18/08/2017 21:42

fukcd473
François Grangier avec un tel pédigrée comment a-t-il pu se faire berner de la sorte ?

"... ces décisions de décollage avaient été prises avec l’aval de la Direction générale de l'aviation civile. ..." du 3 avril 2015.
Non sérieusement, la DRAC avec ses ingénieurs de haut vol ! Mdr ! Vous souvenez-vous de cet incident en Pologne ou en Allemagne. Un avion en convoyage vers la Réunion qui était tombé en panne sèche sur une autoroute ? Non, et bien aux manettes vous aviez un ingénieur (pdr) de la DRAC du bled. Il avait monté un réservoir supplémentaire (non règlementaire selon l'enquête de mémoire d'éléphant) mais inversé les vannes ! Mdr ! Le gros, très gros couillon !
Et c'est à ce genre d'ingénieur que la French holidays carrier a demandé l'aval pour un décollage avec une météo dégradée ?
Ce jugement me parait être une sacrée mascarade. Comme l'impression que dans cette compagnie seul l'aspect financier prévaut sur la vie des passagers.
J'espère que le plaignant ne lâchera pas le morceau et qu'il ira jusqu'au bout.

4.Posté par PATRICK CEVENNES le 18/08/2017 21:52

fukcd473
Gérard, il se nommait Gérard
Un tartuffe qui se prenait pour un as de chez les as. Sauf qu'il ne sait toujours pas ce que sont les facteurs de charge chez les pointus ! Pdr un pilote du dimanche quoi !

5.Posté par loyada le 18/08/2017 22:25

Donc encore une raison de plus de plus utiliser cette compagnie, ce que je fais maintenant , suite au prochain episode car il y en aura !!!!

6.Posté par Saidisabin le 19/08/2017 09:59 (depuis mobile)

C''est ce même pilote qui a remporté 1,2 million € contre Air Austral ?! Y''a tellement de pilotes en procès dans cette compagnie MDR !

7.Posté par Sécurtié et nuances: évitons le simplisme le 19/08/2017 12:21

Je rappelle et retiens les 4 problèmes "principaux" invoqués de mémoire et selon l'article par cet ex-pilote AA:

- le décollage de son "taxi" alors qu'on est en phase d'alerte cyclonique orange: c'est légal? Les conditions météos le permettaient? Car cela peut être un vrai problème de sécurité. Mais les conditions météos étaient "dantesque" selon David Rocher, et que les autres compagnies avaient reporté les décollages....

- le siège cassé d'un ATR 72 et une dizaine de rotation avec: certes, mais bon, l'avion ne va pas chuter pour ça, non? Un peu secondaire quand même, le problème, non?

- l'éraflure (réparée en urgence) sur le fuselage et une zone pressurisée, décollage sans "réel" contrôle ou sans contrôle: c'est problématique.

- l'annulation in extremis par fermeture de l'aéroport d'un vol Paris-Sydney-Nouméa pour cause de cyclone.

Certes, je défie quiconque de ne pas trouver des problèmes dans une entreprise quelconque. Il y en a toujours, même peu, ou beaucoup.

Mais au final, la faute probable est ce décollage en alerte orange. Le reste est moins sûr et évident (je peux me tromper, car je ne connais pas le détail des problèmes).

Cela fait peu, quand même, sur les centaines de vols sur plusieurs années, rappelons le. Et alors que tout dirigeant sait que la sécurité reste vitale (si accident: catastrophe humaine et financière).

Mais la question de la sécurité reste centrale et il faut demeurer intraitable là dessus.

Depuis ces incidents, AA a-t-elle tout réglé et réparé (ou changé ses aéronefs pour des plus neufs) et ne fait plus décoller ses "bus" en alerte orange ?

Maintenant, j'invite ceux celles qui s'intéressent à cette affaire à lire cet article du média "Midi libre" du 16 mai 2015:

https://www.soulie-avocat.fr/medias/shared/16-05-15-mdl-catalan_ml-23-m3-3.pdf
://

où certaines informations m'interpellent. Ainsi, il est dit que plusieurs plaintes de ce pilote ont été classées sans suite et que sur la plainte pour mise en danger de la vie d'autrui (environ 600 pages, seuls zinfos, plainte devant certainement contenir d'autres faits dénoncés), seuls 4 faits ont été retenus par l'expert (mais au final, pas par le juge). Sur plusieurs années, cela reste limité en nombre.

J'y lis aussi que M. ROCHE a été reconnu médicalement inapte au vol de tout appareil, même un appareil léger, depuis quelques années, et qu'il avait de mauvaises relations avec d'autres membres du personnel. On y évoque même le syndome de Gemanwings.(sur ce dernier point, ok, c'est l'avocat de AA qui s'exprime. Mais...).

Et si le vrai problème était là, en réalité?

Certes, un autre pilote, le commandant HO PHONG qui avait refusé de décoller avec son ATR 72 et son ou ses sièges de structure arrière cassés avait été licencié, puis réintégré sous menace de grève.

Mais à l'époque, pourquoi par exemple le Comité d'entreprise d'AA n'a pas demandé un audit sécurité? C'est possible, non?

Ainsi, tout ceci n'apparaît pas du tout aussi simple et limpide que cela semble être pour les quidams extérieurs à cette compagnie, et ne pouvoir se résumer au "combat" d'un "pauvre" et gentil nécessairement pilote (D. Rocher) contre la puissante et méchante cie aérienne AA qui l'exploitait et l'écrasait. J'ai des doutes...

Il y a certainement des nuances de gris à apporter dans cette histoire où tout ne semble pas tranché, seulement blanc et noir.

Mais ce n'est que mon avis. Celui (argumenté et précis, et non de simples déclarations générales ou des mouvements d'humeur qui ne m'intéressent pas) en tous cas sérieux, d'autres personnes, sur cette affaire, m'intéresse.

8.Posté par Stéphane le 19/08/2017 22:54

@Post 7

Je reprends tes points

1/ Ce fameux décollage s'est passé le 24 février 2007 en présence de Gamede, je n'étais pas présent dans le cockpit de l'avion de UU (et non pas AA qui est le code IATA pour American Airlines, rien à voir) mais présent à Gillot et je confirme que la météo était catastrophique.
D'ailleurs il relate ces conditions là

https://books.google.fr/books?id=RloXfrxPs-wC&pg=PT123&lpg=PT123&dq=david+rocher+incidents+air+austral&source=bl&ots=eXORWXxg6v&sig=06zCKjAlp6kgPE8XZURQxBM0zac&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjBi4fC9ePVAhWmB5oKHS0QDEsQ6AEIXjAJ#v=onepage&q=david%20rocher%20incidents%20air%20austral&f=false

et là

http://www.zinfos974.com/J-accuse-Gerard-Etheve-de-jouer-avec-la-vie-des-passagers-d-Air-Austral_a24987.html

Bon c'est son point de vue et si les 2 autres pilotes ne l'ont pas partagé, c'est peut-être par peur de leur hiérarchie, de leur PDG et de la peur de perdre leur boulot. Cela dit, je rappelle que l'affaire a été confiée à un expert indépendant, qui ne travaille pas pour UU, François GRANGIER, Commandant de Bord et Instructeur sur AF...... et cet expert a validé les propos de David ROCHER.

http://www.zinfos974.com/Un-expert-valide-la-mise-en-danger-des-passagers-d-Air-Austral-entre-2007-et-2011_a83505.html

2/ le siège cassé de l'ATR. Alors oui ce siège cassé n'empeche pas l'avion de voler mais ce probleme n'est EN AUCUN CAS SECONDAIRE, voici pourquoi : ce fameux siège était situé à l'arrière de la cabine, et avec un ressort cassé ce siège était donc déployé constamment et gênait donc le passage pour sortir de l'avion en cas d'évacuation. Or toutes les issues de secours doivent être dégagées depuis le roulage jusqu'à l'atterrissage, ces condtions n'étant pas réunies, quoi de plus normal pour Ho Phong Son alors CDB de ce vol de l'annuler ? D'ailleurs aprés avoir été viré, il a tout de suite été réintegré à UU comme par hasard : aveu de défaite de la part du PDG de UU ?

3/ En 2011 l'éraflure causée par un véhicule de piste et réparée "à la va-vite" : à l'arrivée à Roissy CHarles-De-Gaulle, les techniciens d'Air France Industries (AFI) qui s'occupaient de la maintenance en ligne des avions UU, n'en croyaient pas leurs yeux ! Pourtant ces techniciens entretiennent des avions du monde entier et ont comme clients beaucoup de compagnies aériennes ! (je rappelle que Air France Industries est leader européen dans sa branche et fait partie du top 5 au niveau mondial, voir du top 3). Ces techniciens ont naturellement averti le constructeur Boeing et au vu des éléments apportés, l'avion n'a pu repartir, ce qui est normal

4/ en 2011 encore l'annulation d'un vol CDG-RUN-SYD-NOU : en fait l'avion avait déja décollé de Sydney mais c'est en apprenant durant le vol que Nouméa était fermé que l'avion a fait demi-tour ! Donc le vol n'a pas été annulé, c'est un retour au point de départ !

Et il y aurait encore d'autres incidents à narrer mais le temps me manque.
On peut remettre en cause la personnalité de David ROCHER, par contre les rapports d'incidents eux sont factuels et non discutables, surtout quand ils sont établis par un expert indépendant à la compagnie examinée.

A mon avis, si tu cherchais un peu sur le net, tu trouverais de belles perles !
Mention spéciale à Patrick CEVENNES et ses commentaires visant le directeur de la toute puissance DGAC à l'époque : en creusant les possibles liens entre ce directeur et le PDG de UU, tu risques d'avoir de belles surprises, je n'en dis pas plus ;-)

9.Posté par PATRICK CEVENNES le 21/08/2017 18:50

fukcd473
7.Posté par Sécurtié et nuances: évitons le simplisme le 19/08/2017 12:21
8.Posté par Stéphane le 19/08/2017 22:54

J'ai cliqué sur le lien "J'accuse ..."
Le récit du vol sur l'ATR me fait penser à un scénario qui s'est également déroulé sur B737 lors d'un ATT à SDG en conditions MTO dégradées. Le PIL dont le père était à l'époque Chef pilotes B777 avait été licencié manu militari pour avoir dénoncé des manquements graves à la sécurité des vols chez UU.
Le récit du décollage du B772 soulève des interrogations. Ce soir là, je n'étais pas dans le poste ni à SDG.
Pour les portes de soutes, il y a une contrainte constructeur. Résistance porte ouverte jusqu'à 65knots. A l'ouverture et fermeture des portes jusqu'à 40knots, au-delà il y a un risque.
Si le décollage s'est fait ce soir-là en 12 et que le vent était du 080° pour 60 rafale 80. Calcul du Crosswind Sin(angle piste - angle vent) x vitesse vent = Sin(121-80)x60 = 26.58knots. C'est en dessous du maximum demonstrated crosswind limit sur B772 qui est de 38knots. Mais si le décollage se fait sous rafales, on passe alors à 52.48 knots. Là, il y a réellement danger. C'est un vol commercial et non pas de démonstration.
Et puis il y a ce rendu

Pour le siège de l'ATR et autres. Les sièges, et pas que, sont brevetés et l'exploitant doit veiller au strict respect d'usage et de conditions. La règlementation internationale impose des obligations qui ne puissent remettre en cause l'intégrité du vol. L'état de fonctionnement des sièges PNT et PNC est l'une d'elles. Dans ce cas, le CDB a bien eu raison de laisser sa machine sur le tarmac.
De rappeler que certaines catastrophes aériennes ont eu lieu, et les enquêtes l'ont démontré, parce que les compagnies incriminées avaient agit par négligence. Non respect des process ou pas de process du tout pour une histoire de rentabilité.

A propos de la collision au sol et la réparation de fortune d'une zone pressurisée, on atteint un haut degré de négligence dans cette boite. Parce que si les process avaient été respectés pour réparer la cloison, je ne m'explique alors pas les raisons qui ont amené les techniciens d'AFI à CDG de solliciter l'avis de Boeing qui a ensuite ordonné l'immobilisation de la machine.

Pour le vol UU771 SYD-NOU, ce sont les Ops qui ont avancé le départ à Sydney en raison du cyclone Vania en NC. Toutes les compagnies desservants la NC avaient reporté ou annulé leurs vols, sauf la spécifique compagnie du bled qui voulait probablement déjà à cette époque exporter son savoir-faire (foutage de gueule). LNC et LNC1

La DRAC du bled ... pdr ! Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. Le Gérad pris la main dans le sac après un crash sur une autoroute. Réservoir non règlementaire, montage des vannes et durites à l'envers. Et ça vient jouer Johnny la science. Au fait, le club a porté ou non plainte ? Mdr !

La French holidays carrier versus Gérard Éthève et sa vision de la sécurité des vols ? F.ODZZ

Dans la procédure civile, je crois que M Rocher a obtenu gain de cause. D'ailleurs en juin 2017, il faisait bloqué les comptes bancaires de la compagnie pour obtenir le paiement de la totalité des intérêts civils. Je me demande si ce n'est pas à ce moment-là que Marie Zosef annonçait des comptes d'exploitation au rouge pour 2017/2018 ? Mdr !

10.Posté par loyada le 21/08/2017 22:57

9.Posté par PATRICK CEVENNES****************+ 10 vous avez tout dit

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