Société

Miel Vert : 2017, année noire pour l'or jaune

Vendredi 5 Janvier 2018 - 16:24

Miel Vert 2018 a ouvert ses portes ce vendredi matin sous la pluie. Une 35e édition placée sous le thème du "Boeuf Pays" mais sans oublier le miel qui fait la renommée de la manifestation. Jusqu’en 2017, 200 à 250 tonnes de "nectar des dieux" étaient produits par an à La Réunion mais l’introduction du varroa vient changer la donne. "La production de miel en 2017 a été catastrophique", déplore Joseph Francomme, apiculteur possédant des ruches à St-Denis et St-Joseph. 

Le parasite, arrivé dans le département en mai dernier, s’est répandu d’abeille en abeille par contact direct, dans toute l’île, malgré les mesures d’urgence rapidement mises en place par les autorités, indique François Payet, président du Syndicat apicole de La Réunion (SAR). Le varroa agit "comme un vampire" d’1,2 millimètre qui va puiser les forces de l’abeille, l’affaiblir et la rendre vulnérable aux maladies, explique-t-il.

François Payet (à gauche sur la photo), président du Syndicat apicole de La Réunion (SAR)
François Payet (à gauche sur la photo), président du Syndicat apicole de La Réunion (SAR)
La production de miel s’en trouve donc diminuée.  "Il faudra alors augmenter le degré de technicité si nous voulons y faire face, changer régulièrement les reines et les essaims". Pour autant, le président de la SAR veut rassurer, "la présence du varroa n’affecte en rien la qualité du miel". En revanche, il ne faut pas oublier l’importance des abeilles dans le processus de pollinisation. Le varroa potentiellement peut impacter non seulement la production maraichère mais aussi la biodiversité en général, souligne François Payet.

Sur les stands de Miel Vert, cette année, les consommateurs ne retrouveront donc que des stocks de 2016 avec très peu de miel de baie rose et aucun de letchis.

Les explications en images de François Francomme, apiculteur:


PB
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1.Posté par Réveillez vous le 05/01/2018 23:12

Hé oui on dépend de beaucoup de petite bête ou grosse .....c'est un ensemble ...une pyramide fragile...

mais certain s'en foute complétement....et tue parce que ca gêne ou rapporte de l'argent....

j'espère qu'ici ce petit parasite ne va pas faire plus de dégât...

2.Posté par Thierry le 05/01/2018 23:35 (depuis mobile)

Pas grand chose à voir et produits hors de prix.

3.Posté par patrick le 06/01/2018 09:42

Super,
comme toutes les années, on attend avec impatience les gagnants du fameux concours d'intoxication au miel "Bois de rempart". Pour info, toujours le même producteur qui reçoit à intervalle régulier un "lavement de fesse" avec la zistis péi : c'est pas bien, promis juré vous vous engagez à ne plus le faire, c'est bon pour cette fois !!!
Avec le même gros lot habituel : un séjour d'une semaine au CHU pour le petit veinard ainsi que sa famille pour une cure de désintox.
Les CP des services de l'Etat sont déjà prêts : bla-bla-bla, attention,bla-bla-bla, nous recommandons, bla-bla-bla,nous n'en avons rien à foutre des indigènes -pardon des endémiques-, bla-bla-bla

4.Posté par Les abeilles = un pilier de nos écosystèmes le 06/01/2018 11:00

" En revanche, il ne faut pas oublier l’importance des abeilles dans le processus de pollinisation. Le varroa potentiellement peut impacter non seulement la production maraichère mais aussi la biodiversité en général, souligne François Payet."

D'où l'importance énorme du vivant, aussi petit soit-il, et de la prise de conscience et du respect des chaînes alimentaires...

Extrait d'un site privé apparemment dédié aux abeilles : http://abeilletpe.e-monsite.com/pages/quels-sont-les-consequences-pour-l-homme-et-la-nature.html://

"Les abeilles ont un rôle essentiel en termes de préservation de la biodiversité. Ce sont des insectes pollinisateurs, c'est à dire qu'elles transportent le pollen (élément mâle) des fleurs qu'elles butinent sur le pistil d'autres fleurs (éléments femelle), ce qui permet la fécondation et la reproduction des espèces végétales.
L'activité de pollinisation des abeilles est essentielle à l'agriculture : la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d'épices, du café et du cacao bénéficient de l'activité pollinisatrice des insectes.

La disparition des abeilles et des autres insectes pollinisateurs aurait un impact catastrophique sur l'agriculture mondiale : il diminuerait la production agricole et augmenterait les prix de l'alimentation, aggravant la crise alimentaire mondiale qui sévit actuellement. Les conséquences en termes de préservation de la biodiversité seraient également catastrophiques."Les résultats montrent que les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories (les fruits, les légumes et les stimulants) en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. Les régions importatrices nettes comme l'Union européenne seraient plus particulièrement touchées.", expliquent l'INRA et le CNRS."Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre" aurait dit Albert Einstein. Il est envisageable que l'effet boule de neige de la disparition des abeilles sur les autres espèces, végétales et animales, menace à terme la survie de l'espèce humaine.
"

Et selon le site du National Géographic qui révèle un baisse mondiale des populations d'insectes:

" L’Allemagne vient de révéler, suite à une étude sur plusieurs zones protégées de son territoire, que près de 75 % de la population d'insectes volants qui y bourdonnent avaient disparu en moins de 30 ans. En France, les abeilles accusent des pertes de 25 à 30 % chaque hiver. Cette étude est révélatrice d’un dérèglement important de notre écosystème dont les insectes volants sont les premières victimes. La diminution de la population d'abeilles n'est qu'une des données de l'équation inquiétante de la disparition des insectes dans le monde.

D’après des chiffres publiés par Greenpeace en 2016, les abeilles contribuent à 75 % de la production alimentaire mondiale grâce à la pollinisation. Sans insectes pollinisateurs, nous pourrions abandonner pommes, artichauts, oignons, citrons et autres plaisirs papillaires. Outre cette contribution matérielle, la pollinisation naturelle des abeilles aurait une valeur économique d’environ 153 milliards € par an, soit l’équivalent du PIB du Portugal, que nous n’avons pas à investir et qui pourrait nous faire défaut
."

J'espère moi aussi que ce problème de baisse du nombre d'abeilles, déjà impactées par l'urbanisation constante, le bétonnage, les pesticides.... sera résolu.

Au fait, que fiat l'INRA?

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