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Municipales 2020

Michel Vergoz, candidat à Ste-Rose: "Plus rien ne fonctionnait, plus rien n’était dans les règles"


"On a des indicateurs financiers qui attestent que nous avons bien repris les choses". De retour à la mairie de Sainte-Rose en 2015 après une municipale partielle disputée comme à l'accoutumée avec Bruno Mamindy-Pajany, Michel Vergoz espère bien rempiler à la mi-mars. L'ancien sénateur souhaite "poursuivre le développement" de la commune qui a dû connaître au préalable "une phase de reconstruction". "Nous avons aujourd’hui des marges de manœuvre qui nous permettent d’envisager l’avenir sereinement", assure Michel Vergoz

Par - Publié le Mardi 3 Mars 2020 à 15:07 | Lu 735 fois

Pouvez-vous dresser un bilan de ces quatre ans et demi passés à la mairie ?

On sort d’une mandature passionnante au cours de laquelle on a tenu nos engagements sur la nécessité, ensemble, de reconstruire notre ville, c’était la stratégie annoncée. Pourquoi reconstruire ? Tout était en déliquescence, à commencer par l’administration de la ville et de tous ses services. Plus rien ne fonctionnait, plus rien n’était dans les règles. Il a fallu procéder à une grande refonte. Est-ce qu’on y est parvenu, oui car nous avons beaucoup avancé. Dans le même temps, il a fallu redresser les finances: il y avait un 1,2 million d’euros d’impayés en restauration scolaire, en eau et en contrats de location des bateaux au port de Sainte-Rose. Nous y sommes parvenus au bout de trois/quatre ans. On a des indicateurs financiers qui attestent que nous avons bien repris les choses. Dans le secteur de l'alimentation et de la restauration scolaire, on est passé de 550 000 euros à aujourd’hui 250 000 euros sans qu’il y ait de barrages ou de familles en colère. Ensuite, le carburant: on est passé de 120 000 euros à 80 000 euros. Les factures téléphoniques sont passées de 127 000 euros à 60 000 euros. Sur ces trois lignes là, on économise par an 350 000 euros. Vous comprenez que pour une petite commune comme la nôtre ces dépenses en moins en fonctionnement ont notamment fait le bonheur de certains quartiers de la ville. Nous avons aujourd’hui des marges de manœuvre qui nous permettent d’envisager l’avenir sereinement.  

Quelle est votre plus grande fierté depuis 2015 ?

Ça va vous surprendre mais c’est d’avoir fait une expérimentation qui n’était pas prévue dans nos projets et qui m’a mis du baume au coeur, c’est l’opération "Kaz An Lèr". On l’a fait au centre-ville au rond-point du SDIS où nous avions six maisons qui étaient en train de tirer vers le bas tout le quartier du centre-ville. Nous avons choisi délibérément de ne pas s’adresser aux opérations habituelles comme les RHI (résorption de l’habitat insalubre, ndlr) qui prend des années pour préparer des dossiers administratifs. Avec très peu de sous, nous avons pris la main à six familles. C’est une démarche de proximité extraordinaire qui va nous permettre de lancer d’ici les six prochaines années à grande échelle l’opération Kaz An Lèr dans différents quartiers de la commune, baptisée pour l’occasion "Quartier en lumière". Cette opération, prélude à la redynamisation du centre-ville, a déjà été expérimentée dans deux quartiers, à Cayenne et à Chemin l’Indivis. Pour la prochaine mandature, nous souhaitons engager 1,8 million d’euros sur 6 ans soit 300 000 euros par an dans les opérations Quartier en lumière et près de 70 000 euros par an dans Kaz An Lèr. Au total, nous investirons 420 000 euros par an dans ces deux opérations.

Outre ces deux engagements, sur quoi comptez-vous mettre l’accent si vous êtes réélu ?

Nous avons mis la commune sur de bons rails. De plus, nous avons clôturé et rendu exécutoire en juillet 2019 notre permis d’aménager, notre Plan local d’urbanisme, pour les dix années à venir. On sait où on va, on a des perspectives clairement identifiées. C’est beau de construire un port, la boucle du Centre, des logements ou des gymnases… mais il ne faut pas oublier une autre démarche, celle d’accompagnement du peuple aux projets. Si vous n’incluez pas le peuple à vos projets, alors même qu’ils seront une réussite physique, ils ne marcheront pas. Le moment est venu de ramener une politique de proximité volontaire et déterminée. On va faire de l’inclusion sociale et ramener le citoyen au coeur de la cité, c’est à cette seule condition qu’on réussira notre développement à partir du socle régénéré et reconstruit que nous avons fait.
Nous avons quatre ou cinq opérations phares pour demain. Quartier en lumière comme je le disais précédemment. On va y aller dès cette année avec 300 000 euros par an: il faut que le quartier revive pour que les gens se disent ‘on s’occupe de nous’.
Pour Kaz An Lèr, il y a des décrochages individuels et nous leur tendrons la main parce qu’ils n’ont pas les moyens de le faire eux-mêmes. Nous le ferons en direct avec eux, avec leur participation.
Troisième point, les jeunes. Beaucoup d’entre eux sont en décrochage et s’interrogent. On leur offrira 60 permis de conduire par an, soit 360 permis de conduire sur les six années de la mandature. Cela peut sembler dérisoire mais on offrira 700 euros par permis de conduire. Cette aide est vitale pour deux raisons: les transports en commun laissent franchement à désirer aussi bien le réseau local que le réseau armature et nous sommes de plus éloignés des bassins d’emploi ou de formation. Nous l’avons fait en 2019 pour 40 permis via le PST et nous avons observé que cela marche.
Ensuite, nous allons mettre sur la table près de 100 000 euros pour accompagner les jeunes dans le cadre de leur formation. Au-delà du travail que l’on peut donner à quelqu’un, quand un jeune a un projet, il nous intéresse plus que celui qui nous dira ‘qu’est-ce que tu fais pour moi ?’. Si ce jeune ne rencontre que des difficultés financières, nous l’aiderons. Notre coeur de cible c’est le développement touristique et il nous faut des activités de pleine nature (NDLR: APN). Nous lançons de nombreuses APN mais il nous faut des animateurs pour ces activités comme la grimpe d’arbre, le parapente, la plongée avec la livraison de la base nautique. Nous sommes prêts à payer ces formations, pas seulement dans les APN mais aussi dans le médico-social où nous sommes prêts à payer 80% de la formation à l’IRTS.
Nous sommes une commune où l’exclusion est très très forte. Hélas, nous occupons le podium des communes les plus pauvres de l’île. Ce n’est pas en le liant que nous allons nous en sortir, il faut y faire face en allant vers une solidarité exemplaire. Évitons gabegie, coulage, détournements de fonds publics: quand vous êtes à 120 000 euros de carburants hier et que vous êtes à 57 000 aujourd’hui, il y a un loup, un coulage à minima ! Quand je supprime 110 lignes téléphoniques à mon arrivée en 2015, ça se voit dans une petite commune comme la nôtre, vous êtes en passe de créer un désordre, il n’y en a pas eu. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire que l’on alimentait pas des lignes d’ici mais des lignes personnelles. Lorsqu’on dépense 250 000 euros pour la cantine scolaire et que hier c’était 500 000 sans appel d’offres ça veut dire que le détournement était généralisé sur tous les fronts. Ce sont ces économies aujourd’hui qui nous permettent de faire aujourd’hui de la solidarité exemplaire ou de la proximité.
Enfin cinquième grande mesure, un chèque carburant. Dès 2020 nous dégagerons 100 000 euros d’enveloppe globale pour ce dispositif. Il ne faut pas oublier que nous sommes excentrés par rapport à tous les bassins d’emplois. Il faudra être salarié en dehors de la ville et faire à minima 50 km par jour car c’est la distance minimale qui nous sépare par exemple de Saint-Benoît pour un aller-retour. Je mettrai tout le monde sur un même pied d’égalité. Pour l’instant entre 500 et 600 personnes travaillant en dehors de la commune seraient concernées par cette mesure.

Lors de certains conseils communautaires, vous étiez monté au créneau pour réclamer une meilleure répartition des fonds de la Cirest à destination des petites communes. Qu’est-ce qui coince selon vous ?

L’intercommunalité tout d’abord j’y crois mais les petites communes n’y trouvent pas leur compte. Maintenant il y a des compétences qui sont lourdes comme le volet économique. Je parlais de chèque carburant: pour moi l’intercommunalité devrait dire son mot là dedans et notamment sa solidarité. Lorsque Saint-Benoit et Saint-André sont les deux villes pivots, quel message pourrait envoyer ces trois communes avec Bras-Panon en direction de Salazie ? Vous pensez que les gens sont bien installés confortablement là-haut ? Voilà un exemple précis en développement économique de solidarité entre les communes du littoral et celles des hauts. Combien de fois j’ai dit à celui qui voulait bien m’entendre que nous nous sommes sentis un peu lésés ? On a tourné le dos au volcan pendant des années et Sainte-Rose c’est le volcan, qui est le joyau de l’interco’. Qu’est-ce qu’on en a tiré ? Rien du tout… Il faut renverser tout ça et de s’imposer un regard à portée plus lointaine.

Les joutes électorales passées à Sainte-Rose ont parfois été très tendues. Dans quel état d’esprit abordez-vous le scrutin à venir ?

Je suis très serein et très mobilisé sur mon travail. Nous avons un bilan, on sort de la stratégie ‘Ensemble reconstruisons notre ville’ à la stratégie ‘Ensemble continuons notre développement’. J’aimerais retenir une chose et objectivement vérifiable. 2008 les élections municipales avec mon prédécesseur maire: désordre, violence et division. Même schéma en 2014 et en 2015 lors des élections partielles avec mon prédécesseur: désordre, violence et division. 2020: je suis à la tête de la ville, cherchez le désordre, cherchez les violences, cherchez les divisons…Ça c’est une extraordinaire avancée, ramener la tranquillité et la sérénité dans une ville. La paix, ça c’est un beau chantier qui n’est pas quantifiable et dont je suis fier.


Samuel Irlepenne
Travaille depuis 2012 à Zinfos974 où je couvre les rubriques politique et société. Lecteur... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Lauret Marcel le 03/03/2020 17:59

bla bla bla que des belle parole qui seront pas tenue

2.Posté par Pierre Balcon le 04/03/2020 06:54

Jumelage au banquet d'En Marche .

Levallois Perret et Sainte Rose même idéal .
Balkany et Vergoz , même combat.

Ces élections municipales ne sont qu'une farce .

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