Procès Aho-Nienne

Meurtre des époux Aho-Nienne: "Une déperdition des valeurs morales"

Après une matinée consacrée au témoignage des accusés, le deuxième jour du procès pour le meurtre du couple Aho-Nienne s’est conclu ce mercredi sur les expertises psychiatriques.


"Honte, culpabilité, perte de contrôle", ces mots sont revenus souvent lors de l’expertise psychiatrique des cinq personnes assises sur le banc des accusés, mêlées de près ou de loin au meurtre des gérants de la station service de Grand-Bois. Il n’empêche que tous sont accessibles à une sanction pénale, en l’absence de circonstances ayant pu altérer ou modifier leur discernement.

"Peu de femmes commettent des crimes de cette nature"

À propos de l’accusée principale, Évelyne Filomar, qui a assené les coups de barre de fer mortels, l’expert relève une nette tendance dépressive. Elle est cependant "lucide et consciente de ses actes". Le Président de la cour d’Assises fera tout de même remarquer que "peu de femmes commettent des crimes de cette nature, d’une exceptionnelle violence."

La véritable frénésie de coups d’une rare violence d’Évelyne Filomar contre des personnes vulnérables, l’expert l’explique par un "échappement au contrôle émotionnel, typique d’une crise caractérielle face à une résistance".

L’occasion rêvée pour la défense de s’engouffrer dans la brèche laissée par l’expert psychiatre. "Même si cette femme ne se contrôle pas, l’intentionnalité de donner la mort n’est pas là" conclura en effet l'expert. C’est d’ailleurs cette question de la préméditation qui a ressurgi plusieurs fois dans les débats de cet-après-midi.

La notion de "présentisme" est lâchée par l’expert. "Beaucoup de sujets de transgressions n’anticipent pas ce qui peut se passer, il n’y a aucune prévision des risques" explique-t-il. C’est le scénario présenté par l'étude des accusés. Les trois complices se rendent chez les gramounes espérant un coup facile, pensant récupérer une grosse somme d’argent liquide et se munissent d’une barre de fer sans anticiper que la situation pourrait dégénérer.

Dans le cas de Jimmy Célina, même son de cloche. "C’est un voleur, mais pas un tueur. Ce sont les circonstances qui ont joué et la situation qui a dérapé" lâche l’expert. Du pain béni pour la défense.

"De quel côté est la justice?"

Une situation qui laisse d’ailleurs les proches de la famille Aho-Nienne perplexes. "Nous nous demandons de quel côté est la justice. Imaginez que ces personnes se retrouvent en liberté, pour nous ils peuvent recommencer" s’étonne une amie de la famille à la suspension de l’audience. À la question de la récidive, l’expert psychiatre conclura d’ailleurs par un laconique "je ne suis pas devin".

Une réalité judiciaire banale

"La minimisation des faits est d'une réalité judiciaire banale'' explique Maître Normane Omarjee:


 

La question de la communauté Chinoise

Lors des débats, la question de l’appartenance à la communauté chinoise des victimes a été abordée par la partie civile."Il y a un coté ostraciste, à penser que les chinois ont de l’argent en liquidités et qu’il est plus simple d’aller voler ces gens-là" avance tout d‘abord Maître Normane Omarjee.

Son confrère, Maître Frederic Hoarau soulève un "imaginaire autour de la communauté chinoise, qui a poussé à se dire qu’il y avait beaucoup d’argent à se faire".



Retrouvez le suivi du procès ici:

- L'horreur justifiée du meurtre du couple Aho-Nienne: "Tout ne s’est pas passé comme prévu".

- Meurtre des Aho-Nienne: Partie civile et défense pas d'accord sur le rôle des protagonistes.

- Meurtre des Aho-Nienne: "Ils ont payé mon côté obscur" (Evelyne Filomar).
 
Mercredi 1 Février 2017 - 21:17
Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
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1.Posté par Dolly Prane le 01/02/2017 22:27

À propos de l’accusée principale, Évelyne Filomar, qui a assené les coups de barre de fer mortels, l’expert relève une nette tendance dépressive

A LA Y COMMENCE ....FOUT TOU SA LA ZOL ET ZET LA CLEF SOUPLE

2.Posté par Fidol Castre le 02/02/2017 06:12

Meurtre des époux Aho-Nienne: "Une déperdition des valeurs morales"


Quelles valeurs morales peut-on trouver dans la république mitterrandienne post-soixante-huitarde ? L'inversion des valeurs, ce concept satanico-républico-maçonnique, est en vigueur depuis la Révolution. Cela ne m'étonnerait pas que le procureur finisse par reprocher aux victimes d'avoir travaillé trop tard. D'ailleurs, la populace se posait la question : " à cause zot la pas prendre zot retraite ? " ; cette populace qui ne vit que par et pour le RSA n'arrive pas à comprendre que le travail est une valeur dans certaines familles. Mitterrand a fait de gros dégâts dans la société réunionnaise ; le redressement sera un chantier très difficile.

J'apporte mon soutien total à la famille et aux proches de Monsieur et de Madame Aho-Nienne qui doivent revivre ce cauchemar et encaisser les ignominies proférées pendant le procès d'assises.

3.Posté par Crikotte le 02/02/2017 06:56

oui la Filomar dépressive alors qu'on sait qu'une lettre d'une co détenue (Jir d'hier) a été adressée au Président du tribunal lui informant de la comédie qu'avais prévu de faire la principale accusée pour expliquer son geste, en clair c'est une comédienne !!

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