Faits-divers

Menaces de mort contre Jean-Marie Virapoullé : "Lu la promette travail ; okilé ?"

Mercredi 17 Avril 2019 - 10:56

Correctionnelle mardi 16/04


Menaces de mort contre Jean-Marie Virapoullé : "Lu la promette travail ; okilé ?"
Pas facile d’être "le fils de…" Même quand on n’est pas élu. Ou alors, faut se réserver une poire pour la soif. C’est le genre de choses de la vie qui ont failli coûter cher à Jean-Marie Virapoullé, fiston de qui vous savez, le 3 octobre 2018 à Saint-André.

Les enragés de la commune

Il s’agissait d’une élection locale mais vous dire laquelle, impossible, cette péripétie n’a jamais été évoquée à l’audience. Municipale ? Régionale ? Départementale ? Mister Univers ? Une élection ayant eu lieu quelque 4 ans avant l’échauffourée, à laquelle fiston se présentait pour la première fois.

Pour le coup, l’ingénu candidat y serait allé de sa dose de promesses, comme il sait qu’on le fait toujours en ces occasions faisandées. Il aurait enthousiasmé les foules de jeunes sans emploi qui le suivent comme son ombre : des espaces verts à nettoyer, il y en a par milliers d’hectares ; des emplois communaux en veux-tu en-voilà ; des balayeuses d’écoles (pardon : des techniciennes de surface) ; des surveillants d’écoles ; des macadamiseurs communaux ; des surveillants de terrains de foot ; des réparateur de conduites hydrauliques (nos ex-gardiens d’canal)… Je vous offre tout ça. Promesses, promesses qui, comme disait Kermitt, n’engagent que ceux qui y croient.

Quatre ans après l’élection du candidat, les "ceux qui y croient" n’y croient plus du tout et sont devenus les enragés de la commune.
Ils ont comme la vague impression de s’être fait avoir, là. De farouches partisans, les voici devenus farouches amateurs de grenades-pays.

Pour une poignée de piles plates

Quatre années plus tard… Manque de bol pour lui, l’ex-candidat devenu nouvel élu, va se payer une petite réunion électorale dans une zone où il a beaucoup promis. Et se fait recevoir comme un martin dans un jeu de bul-buls.

Dans la foule venue lui exprimer son mécontentement (understatement), il y a Rudy H.-P., ex-nervi devenu crieur à gogo.

Les insultes fusent, les injures aussi, aussi diverses que variées, d’une cruelle précision anatomique, si vous voyez ce que je veux dire. Y compris le désir clairement exprimé de l’envoyer dans un monde que l’on dit meilleur. Expression idiote, si vous voulez mon avis : personne n’est revenu dire que c’est vrai. Dans les lendemains qui chantent… y’a de fâcheux couacs !

Bref, après avoir dit à l’élu que ses promesses, il pouvait se les carrer dans un endroit précis de sa personnalité que la décence m’interdit de préciser,  Rudy H.-P. fait comprendre que le quartier lui est désormais interdit : bounty killers en chasse pour une poignée de piles plates !

Et pour quelques piles de plus…

Pas d’accord, le Rudy :

"Mwin la pas menace à lu tant qu’ça… Juss’ in ti pé ménacé. En plus, in grand moune comme lu i ose porte plainte cont’ mwin ?…… C’était pou rire, ça…"

Le président : "Vous l’avez quand même menacé de coups de galets !"

"Ben mi souviens pas". Tous les témoignages disent exactement le contraire.

Quand le candidat ressort de la réunion, il retrouve ses pneus plus à plat que le moral de Castaner après un samedi mouvementé.

Sur incitation du Président Molié, Rudy s’envole dans les hautes sphères de l’humanisme :

"Je suis un bon mec… Tranquille et tout ça… Un mec qui aime la vie… Je n’ai jamais eu d’embrouille…"

La procureure Gauvin demande une peine de substitution style TIG, sinon 3 mois avec sursis. 

"Elle i veut quoi, là ?"

Avec une infinie patience, le président lui explique qu’un TIG est préférable à une peine avec sursis sur un casier judiciaire. À la surprise générale : "Mwin lé pas trop d’accord… Mi préfère le sursis".

Il a eu tort. Sa peine avec sursis, il l’a eue… plus une amende de 400 bâtons que n’avait pas réclamée la procureure. "Parce que, explique le président Molié, on a un peu l’impression que 4 mois avec sursis pourraient ne pas paraître assez indolores pour vous !"
Jules Bénard
Lu 7138 fois



1.Posté par tijean le 17/04/2019 13:57

franchement. le travail ca se chercher. reste boire pile plate, travail va ni tout seul.

2.Posté par MôveLang le 17/04/2019 14:28 (depuis mobile)

Pourquoi pas le Tig plus l''amende?

3.Posté par Le Jacobin le 17/04/2019 14:28

TRAVAIL Y VEUX PAS

4.Posté par Loule le 17/04/2019 12:58

J’adore l’écriture

5.Posté par klod le 17/04/2019 17:02

merci M. Jules pour ce moment . de la misère dans les "tribunaux" .

6.Posté par Pamphlétaire le 17/04/2019 19:22

Il y a 30 ans, à quelques mois près, c'était son père....Il me semble qu'un coup de feu avait été tiré sur son domicile si ma mémoire est fidèle.

7.Posté par GIRONDIN le 17/04/2019 19:43

Et le prometteur ?

8.Posté par Hardcore le 17/04/2019 21:21 (depuis mobile)

Notre société malade envoie devant les tribunaux des personnes qui sont à 95 pourcent en situation instable. Pourtant il y a pas mal de délits chez les cols blancs. J''ai moi même été menacé par un fils de. Mais on ne dit rien.

9.Posté par Kiki le 18/04/2019 18:09 (depuis mobile)

Il a cru ke le President essayait de l''arnaquer ? Voilà ce ki arrive lorsqu''on ne comprends pas un piètre mot du jargon du tribunal. Éviter à tout prix ces lieux ! Perso, ça m''fais penser du tps de l''inquisition. Tt embrocher en moin d'' tps !

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie