Océan Indien

Mayotte : Les agriculteurs tirent la sonnette d'alarme

Vendredi 8 Juin 2012 - 16:59

L'absence de financements pèse sur l'agriculture mahoraise
L'absence de financements pèse sur l'agriculture mahoraise
Réunies le 6 juin dernier, les organisations professionnelles agricoles mahoraises alertent l'opinion publique sur le fait qu'elles "meurent dans l'indifférence générale", ont-elles expliqué dans un communiqué relayé par Mayotte Hebdo.

Depuis le début de l'année, les structures de développement agricole n'ont reçu "aucun financement pour l'année 2012, ni de la part de l'État (conventions en cours de finalisation) ni du Conseil général (pas de budget agricole voté)", constatent-elles. Sont concernées par cette absence d'aides publiques l'Adem-Gesam (porteuse du programme sectoriel (PS) ruminant), l'Ammeflhorc (porteuse des PS vivrier, cocotier et fruitier), l'Apym (porteuse du PS plantes à parfum, plantes aromatiques et médicinales) et la Comavi (porteuse du PS volaille).

Les salaires ne sont plus versés depuis quatre mois

"Ces associations regroupent une vingtaine d'employés - certains ne sont pas payés depuis 4 mois - et coopèrent avec près de 1000 exploitations bénéficiaires. La disparition de ces associations pourrait avoir un impact sur leur outil de travail", indique le journal. Et cette situation pourrait avoir un effet "boule de neige". Selon le communiqué, elle rejaillit sur les fournisseurs locaux de ces structures : pépiniéristes, vétérinaires, provendiers dont l'activité menace aussi de péricliter.

Une réunion d'urgence restée lettre morte

Souffou Waheb, secrétaire général de l'Adem-Gesam (une des structures menacées), insiste sur le fait que "certaines associations pourraient fermer dès la fin du mois si rien n'est fait". Les structures ont envoyé un courrier aux pouvoirs publics afin de demander l'organisation d'une réunion d'urgence, mais n'ont reçu aucune réponse jusqu'à présent. D'après les organisations professionnelles agricoles mahoraises, "60.030 personnes dépendant de l'agriculture sont concernées".
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1.Posté par Gajik le 08/06/2012 21:21

Sans vouloir être aussi acide que certains Mahorais le sont avec leurs esclaves (disons plutôt leurs engagés modernes, c'est plus juste), gageons que ce sont des Anjouanais payés au lance-pierre car clandestinisés à dessein par le système, qui n'ont pas été payés ...?
Qu'ils se rassurent, ces agriculteurs ne manqueront pas de main d'oeuvre gratuite contre un peu de nourriture et de l'argent de poche.

2.Posté par david Vincent le 08/06/2012 21:48

Maore serait-ce une des rares Terres d'Islam a ne pas avoir du pétrole . Il faudrait peut-être commencer à creuser !

3.Posté par Moi y''en a vouloir des sous !!! le 08/06/2012 23:24

Qu'ils se démerdent. La France et ses con tribuables n'a pas à payer pour toutes les catégories qui se plaignent. Avec qui ils se plaignent des agriculteurs des Comores ? Est ce que les français ont été consultés pour que Mayotte devienne un département français ? Comment se fait-il qu'on ait demandé leur avis mais pas le nôtre ? A quand un référendum en France pour choisir le statut de Mayotte ?
Vive Mayotte libre !!!

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