Océan Indien

Mayotte : Le procès Roukia programmé en novembre prochain

Lundi 31 Août 2015 - 10:29

Le procès de l'affaire Roukia devrait se tenir en fin d'année à Mayotte, comme le rapporte le site mahorais d'informations L'Info Kwezi. Les débats sont prévus de durer une semaine et pourraient commencer le lundi 23 novembre 2015.

Le corps sans vie de Roukia, âgée de 18 ans, a été découvert le 15 janvier 2011, à moitié enterré, dans le Nord de Mamoudzou. 

La jeune lycéenne est décédée selon l'autopsie suite à une overdose d'héroïne, drogue dure qui aurait été indirectement remise sur le marché local par des agents des forces de l'ordre de Mayotte qui étaient en poste à l'époque des faits au Groupement d'intervention régional (GIR), et ce, via leurs indicateurs comoriens, nommés localement "tontons". 

Deux fonctionnaires du GIR et leur indicateur, tous prévenus dans cette affaire, seront appelés à la barre.  
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1.Posté par Gloseur sensE le 31/08/2015 19:51

Etant donné l'opacité et le culte du secret qui règnent à Mayotte, l'île aux affaires occultes, il est par conséquent très difficile pour la Justice de révéler la vérité et de statuer.
Aussi, le fait que ce procès Roukia aura bien lieu à Mayotte constitue un miracle en soit, tant les 'manœuvres opérées' par plusieurs pour son dépaysement sont suspectes, puissantes et acharnées.

Puis, du procès Roukia, il s'agirait plus précisément et de manière chronologique :

1- L'affaire du trafic de produits stupéfiants par des ripoux armés.
Lien de cause à effets amenant :
2- A la mort non-naturelle, au meurtre ou à l'assassinat de la jeune lycéenne mahoraise Roukia, retrouvée morte sur la plage de Trévani , à Koungou, le 15/01/2011.
Lien de cause à effets amenant :
3- Au très probable coup monté contre le juge d'instruction Hakim Karki, ayant pour but de le dessaisir des affaires, et à défaut de pouvoir dépayser lesdites affaires.

Ensuite, au sujet de l'affaire du trafic de produits stupéfiants commandité et dirigé par des fonctionnaires de l'Etat qui sont assermentés et armés, il serait pertinent de connaître les conclusions de l'enquête menée à Paris par l'Inspection générale compétente à la fois dans cette affaire, et aussi dans celle récente, survenue une fois encore à Mayotte.

Enfin, parallèlement au précédent procès de l'agression armée commise par un militaire à l'encontre de l'enfant mahorais Nassur, infirme à vie d'un œil ; à Mayotte comme ailleurs, la forte insécurité croissante et ce qui en découle, c'est-à-dire en autres, une défiance justifiée envers des forces armées prétendument chargées de protéger la population, et non de l'agresser ni de lui causer des préjudices ni de la mettre en danger, seront également au centre du procès Roukia, voire des procès à venir.

2.Posté par Justice le 31/08/2015 20:38

Pour Gloglo insensé une comorienne droguée qui a trop snifé je ne sais quoi jusqu'à l'overdose et qui en est morte, est une mahoraise.
Pour Gloglo insensé un enfant comorien que ses parents ont laissé traîner un pleine manifestation contre la vie chère, qui est parti jeter des galets à l'endroit des gendarmes et qui a reçu un flash ball dans l'œil ( je n'approuve pas le geste du militaire ni la négligence des parents de Nassuir) est un enfant mahorais. Gloglo insensé a un vrai problème et doit se soigner.

3.Posté par Bertrand le 31/08/2015 23:34

Et "Justice" doit avant tout consulter les résolutions de l'ONU qui s'imposent à la France et que la France ignore grâce à son droit de véto inique, qui condamnent la France pour avoir fait un référendum séparé à Mayotte. Les Mahorais sont tous des comoriens, comme les habitants des trois autres îles.
Si l'on considère que les lois internationales priment sur les lois nationales, la Justice, la police, l'armée, l'administration françaises n'ont aucune légitimité à Mayotte. Ce sont des forces coloniales, point.
Et enfin, pour rajouter des crimes à la liste sans fin des 6 ou 7 mille morts provoqués par cette annexion coloniale et dont la France est directement responsable, n'oublions pas l'affaire étouffée malgré une enquête venue de Paris du sabordage tous feux éteints d'un kwassa par la vedette de la PAF et aussi la mise en détention provisoire de deux anjouanais suite au viol d'une magistrate. Mis hors de cause, ces deux hommes ont fait un an de prison puis ont été expulsés sans pouvoir bénéficier d'aucune indemnisation pour cette année de souffrances injustes.
Ces crimes d'Etat français, directs ou induits, ne finiront qu'avec la restitution de Mayotte aux Comores.

4.Posté par kafir le 01/09/2015 02:01

Il faut respecter le choix des mahorais. Géographiquement ils sont comoriens comme les autres. Pourriez-vous me dire la différence qu'il y a entre un guadeloupéen et un martiniquais ? Au lieu d'accuser la France de colonialisme, il faut se demander pourquoi Mayotte s'est accrochée à la métropole. Les politiciens bidons comoriens feraient mieux de se demander ce qu pousse les deux autres îles de l'archipel à vouloir se détacher d'eux .

kafir

5.Posté par Justice le 01/09/2015 06:52

Hé "Bertrand" , résolution de l'ONU ou pas, un anjouanais n'est pas mahorais, une mohélienne accro à la drogue jusqu'à l'overdose qui a entraîné sa mort, n'est pas mahoraise. Maintenant si des anjouanais ont été accusés de viol et ont fait un an de prison et ensuite expulsés de Mayotte sans être indemnisés, c'est injuste mais pas de ma faute. Si la France n'avait pas organisé un référendum "illégal" à Mayotte et séparé Mayotte des autres îles où iraient se soigner tous ces malades comoriens que les kwassa kwassa déposent sur les plages de Mayotte ? Il y a peut être 6 ou 7 mille morts mais il y a 15 mille ou 16 milles vies sauvées tous les ans grâce à cette annexion "coloniale".

6.Posté par Viva le 01/09/2015 09:34

Encore le disque rayé des résolutions de l'ONU qui revient sur la place publique. Mais quel rapport avec la droguée prénommée Roukia qui malheureusement a trop snifé je ne sais quoi ?

7.Posté par Gloseur sensE le 02/09/2015 14:12

Post-Scriptum :

Lorsqu'un fonctionnaire de l'Etat est de fait un trafiquant détenant une autorité publique qu'il utilise excessivement pour corrompre des civils français ou étrangers à son trafic illégal - lesquels civils obéissent à son autorité - alors le fonctionnaire-trafiquant commet, par conséquent et en plus de son délit pénal, un abus de pouvoir passible en sus d'une peine carcérale devant les tribunaux judiciaires, d'une lourde peine administrative devant le tribunal administratif.
Et ce que le délit, le crime et l'excès de pouvoir commis par un français, fonctionnaire de l’État détenant une autorité publique soient commis en France ou en mission à l'étranger, par exemple, aux Comores, au Mali, en Centrafrique, la Cour d'Assises de Paris étant alors compétente.

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