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Mayotte : L'affaire Sitti Abdallah classée sans suites par le juge d'instruction

Mercredi 16 Octobre 2013 - 10:03

Mayotte : L'affaire Sitti Abdallah classée sans suites par le juge d'instruction
L'affaire Sitti Abdallah, du nom de la ressortissante comorienne âgée de 52 ans retrouvée morte en 2011 dans une cellule de la gendarmerie de Pamandzi, a été classée sans suites. Le non-lieu a été prononcé il y a quelques jours par le juge d'instruction Marc Boehrer, comme l'indique le journal France Mayotte.

Pour rappel, le mardi 29 mars 2011 à 7h45, la brigade nautique de la gendarmerie intercepte à près de trois miles nautiques d'Acoua une embarcation de type kwassa-kwassa avec 23 immigrants clandestins.

L'embarcation, qui comptait 35 personnes à bord au début de la traversée, était à la dérive depuis trois jours après avoir fait naufrage.

Sur les 23 passagers en situation irrégulière et déshydratés débarqués à Dzaoudzi, deux personnes ont été hospitalisées. 21 autres ont été placées en cellule à la gendarmerie de Pamandzi en raison du manque de places dans le centre de rétention administrative (CRA) après l'arraisonnement d'un second kwassa-kwassa et ses 57 immigrants clandestins.

Le corps sans vie de Sitti Abdallah est découvert 15 minutes après son arrivée dans les locaux de la gendarmerie de Pamandzi.

Selon Fassiha Leda Abdou, le fils de Sitti Abdallah, qui a porté plainte pour négligences, une visite médicale aurait sans doute permis d'éviter le drame.

"C'est à cause des gendarmes si elle est morte. Je veux savoir pourquoi ils ne l'ont pas amenée à l'hôpital", déclarait Fassiha Leda Abdou en avril 2011 au journal France Mayotte.

Indian Ocean Times
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1.Posté par Gajac J-L le 17/10/2013 01:18

La justice coloniale avait bien un jour décidé d'un non lieu en Nouvelle Calédonie envers les Caldoches pour la tuerie des frères de Jean Marie Djibaou, pourtant des assassinats commis par embuscade. Le Juge d'Instruction de l'époque, Denis G a été désavoué de sa décision inique par le Parquet qui avait fait appel de ce non lieu. L'honneur de la France a été sauvé par une Chancellerie mue par un sens profond de l'injustice flagrante de la décision du Juge d'Instruction.

Gageons que le parquet de Mayotte, lui, n'aura pas l'ordre ni la décence de faire appel de ce non lieu, car la Colonie de Mayotte, contrairement à ce qui se passait en Nvlle Calédonie, est aux mains d'une justice totalement illégale en Droit international et donc illégitime.

L'ONU a condamné et condamne régulièrement la France pour l'annexion illégale de Mayotte. Donc cette justice d'occupation, totalement illégitime, ne peut que prononcer des décisions illégales. Justes ou injustes, les jugements et arrêts prononcés à Mayotte par une justice d'occupation, n'ont aucune légitimité, point. Qu'un avocat courageux dépose des recours contre tous les jugements de la justice coloniale française à Mayotte devant des instances internationales, et on verra bien où est le Droit.

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