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Mayotte

Mayotte : "Je fais mon job" : Quand les jeunes se font un devoir de... se battre


Par Yohann Deleu - Publié le Lundi 24 Janvier 2022 à 18:33

Un petit pont sépare les belligérants de Combani et Miréréni. Armés jusqu'aux dents, tous sont persuadés de protéger leur village contre l'ennemi voisin..
Un petit pont sépare les belligérants de Combani et Miréréni. Armés jusqu'aux dents, tous sont persuadés de protéger leur village contre l'ennemi voisin..
Les violences à La Réunion font écho aux bagarres intervillageoises qui sont presque le quotidien à Mayotte. Des rivalités souvent ethniques, mais aux contours bien flous, qui se règlent à coups de pierre ou de machette, sans issue visible.

"Vous partez, vous les journalistes, vous êtes des balances". Armé de deux machettes, couvert d'une tenue de protection blanche intégrale et d'une cagoule, le jeune homme qui bloque ce lundi l'entrée du village de Combani ne veut pas nous voir là. Alors que nous nous éloignons, une pluie de pierres s'abat sur le pont qui sépare Combani et Miréréni, et le jeune aux deux machettes tombe au sol avant de se relever et de repartir à l'affrontement.

Plus cordial, un autre jeune, blessé dans ces violences, nous escorte vers l'intérieur du village où les gendarmes mobiles attendent des renforts. Lui-même ne s'explique pas ces violences auxquelles il participe. "Vous faîtes votre travail de journaliste, je fais le mien", sourit-il. "Tout ça, ça remonte à longtemps, il y a eu une affaire de jalousie, quelqu'un a pris le chien d'un autre, et tout est parti de là", assure-t-il.

Quelques dizaines de mètres derrière nous, les échanges de pierres reprennent de plus belle. Aux vieilles querelles s'ajoutent les conflits ethniques hérités de l'indépendance des Comores, et attisés par les questions migratoires. "C'est des Anjouanais", indique notre jeune blessé en pointant vers Miréréni.

Peu après, c'est à Kahani que deux bandes rivales ont perturbé la circulation. Ces deux points "chauds" ont mobilisé pas moins de 67 gendarmes en même temps. Des gendarmes rompus à l'exercice. Kahani, gros hub scolaire où se croisent des lycéens de toute l'île, est un hotspot des violences intervillageoises, et Combani, est un lieu de passage clé entre l'est et l'ouest de l'île où les jeunes de Combani et de Miréréni se font la guerre.

Des affrontements similaires ont fréquemment lieu au nord à Koungou, ou plus à l'est à Hajangoua, ou encore au sud de Mamoudzou, à Doujani. La gendarmerie n'en voit pas l'issue. "Ce sont des villages qui ne se supportent pas depuis des décennies", analyse le colonel Capelle, commandant de la gendarmerie de Mayotte. "Il y a des antagonismes, on a des villages qui ont du mal à se supporter, comme Iloni et Hajangua, Koungou et Majicavo, c'est assez récurrent. On fait coexister des populations qui ne s'entendent pas". Y a-t-il une lumière au bout du tunnel ? Le militaire ne l'exclut pas, mais comment ? Seule certitude : "la seule réponse sécuritaire ne suffira pas", martèle-t-il.

Pendant ce temps, ses hommes subissent le harcèlement des belligérants, soutenus par une partie de la population. En fin d'après-midi lundi, les gendarmes sillonnaient les routes pour assurer une précaire reprise de la circulation, sans perdre espoir de procéder avant la soirée à quelques interpellations.

Yohann Deleu




1.Posté par Duc Ray le 24/01/2022 20:02

faut taper.. plus fort.. toujours plus fort.


2.Posté par Gros blanc le 24/01/2022 21:07

Et pendant ce temps pour reprendre votre article les gendarmes poursuivent les petits vieux qui ne porte pas de masque, et nous récapitule via la presse le nombre de délits routier ; non port de la ceinture ,non présentation d un contrôle technique, franchissement de la ligne blanche par les motards.. etc...
Mais dites vous bien que si demain sur la côte ouest a "zoreyland" il se passait la même chose la légion étrangère, le GIGN , serait à l œuvre dès la première minutes !

3.Posté par polo974 le 24/01/2022 21:53

La guerre des boutons

En pire...

4.Posté par crabos le 25/01/2022 04:45

fo lé laisser se taper sur la gueule! quand i en aura plus, sa s'arrêtera!

5.Posté par Zebulon et pimprenelle le 25/01/2022 05:49

Merci Sarkozy, c'est pas un bracelet qu'il fallait lui mettre il fallait l'envoyer dans son pays préféré avec ses potes de la prison de mayottes, il nous aurait coûter moins cher, il aurait donné l'exemple.
Merci Sarkozy d'avoir rendu ce territoire français vraiment on est très content on vous remercie Mr Sarkozy

6.Posté par Zinfo le 25/01/2022 07:07

Poste 2
Comment pouvez vous vous permettre de comparer la France métropolitaine à ce petit galée, la bas les gens ne sont pas tous des clients des prestations sociales contrairement à ici, là bas les gens bossent, c'est pour cela qu'ils sont pris en considération, donc cessez de pleurnicher.

7.Posté par Ouais... le 25/01/2022 07:49

Merci pour l article, ça m évite de longue recherche.

8.Posté par bruce le 25/01/2022 09:11

la France, un état failli. Incapable d'assurer la sécurité, la propreté, la santé, mais qui distribue à tour de bras des amendes pour des mesquineries : port du masque, fumage de zamal, propos sur les réseaux sociaux. Trop d'idéologie, pas assez de pragmatisme.

9.Posté par Mamy le 25/01/2022 10:07

Pour la paix sociale les autorités ferment les yeux sur tout (réunion / Mayotte). Nous sommes en France aussi dans les DOM alors faites appliquer les lois. Nous ne sommes pas a Haïti où là bas chacun fait sa lois.

10.Posté par mika le 25/01/2022 10:26

2.Posté par Gros blanc

La côte ouest de Mayotte? L'article parle bien de Mayotte non?

11.Posté par almuba le 25/01/2022 12:14

Qu'on leur donne leur indépendance et qu'ils se débrouillent entre eux.

12.Posté par Méfiant le 25/01/2022 13:54

Je vais résumé : en ce qui concerne Combani/Mirereni : ce sont des grands Comorien à Combani et Mirereni ( anjouannais). Ils se font tout le temps la guerre. Pour la commune de Koungou ce sont des guerres entre la communauté anjouannaise. Pour Kahani, c’est le coin de tous voyous. Mais en général, tous ce passe bien au nord et au sud de l’île parce qu’on ne laisse pas faire. C’est surtout le centre de l’île qui concentre les violences. Et pourtant dans les autres localités il y a tous les communautés, on a entends pas qu’il y a des soucis. Mais au centre de l’île il y a une concentration d’une population souvent irrégulier qui font de la subsistance. C’est aussi un problème pour la réunion, parce que maintenant pour venir à la réunion il suffit qu’il se pacs puis ils rentrent facilement dans votre île.

13.Posté par Rico Rona le 25/01/2022 14:05

2) Quel commentaire intelligent !

14.Posté par JORIELE974 le 25/01/2022 16:50

mayotte aux îles comores un point c'est tout la france de jeanne d'arc je cherche , france généreuse donatrice j'aime ton nom pour la CAF et je n'accepte pas les règles et ta législation, trop différence culturellement et cultuellement même avec une carte carte d'identité chinoise je ne serai jamais un chinois.Merci sarko et les autres pauvre france il y a du travail dans l'air et le chéquier serai le bienvenu!













 

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