Océan Indien

Maurice : Les hôteliers de luxe tirent la langue avant la banqueroute

Vendredi 28 Septembre 2012 - 12:07

Maurice : Les hôteliers de luxe tirent la langue avant la banqueroute
L’horizon économique de Maurice s’assombrit avec de gros nuages grisonnants d'altitude, en provenance de la zone euro. Des averses diluviennes risquent de s’abattre sur un pan entier de l’économie de l’île sœur. Avec en première ligne, le tourisme et les acteurs hôteliers de l’Ile Maurice, comme le rapporte le site defimedia.info.
 
Les analystes du microcosme de la finance locale prévoient ainsi un taux de croissance de 3,1%, soit une baisse de 0,8% par rapport à leurs estimations de novembre 2011 (taux de croissance 4,2% en 2010 et 3,9% en 2011).
 
Lame de fond
 
Le pilier touristique de l’économie mauricienne chancelle et vacille sur ses bases, devenues aujourd’hui d’argiles. La décroissance touristique s’amorce (2,4% au mois de juillet) et en août, les chiffres sont toujours en baisse de 1,4% par rapport à l’année précédente, avec seulement 65.896 touristes enregistrés.
 
Une lame de fond qui commence à se faire sentir dans la comptabilité des grands groupes hôteliers de l’île, qui multiplient les emprunts, accumulent les pertes et s’endettent au fil des mois.
 
Dettes colossales et fort endettement
 
Et le Gouverneur de la Banque centrale de Maurice de tirer à boulets rouges sur les choix stratégiques adoptés ces dernières années. Ce dernier souhaite que les hôteliers de luxe revoient entièrement leur copie, en termes de modèle économique et qu’ils épurent leurs dettes colossales. A défaut, la seule solution préconisée est la banqueroute.
 
Dans le collimateur de l’organisme bancaire régulateur, les grands groupes hôteliers de l’Ile Maurice doivent désormais faire leur mea culpa, selon la banque centrale, et ce avant un possible naufrage.
 
Pour exemple, les dettes de Sun Resorts sont à hauteur de 103,9 % de ses capitaux propres et devraient stagner à 100 %, en 2013.
 
Lux Island Resorts est le groupe hôtelier le plus touché par l’endettement, avec des dettes de 150 % à hauteur de ses capitaux propres en 2012. Un niveau d'endettement qui devrait se stabiliser à 141 %, l'année prochaine.
 
Les marges d'exploitation de New Mauritius Hotels ont subi une vertigineuse baisse de 64%, à moins de 50% au regard des conditions d'exploitation difficiles et les emprunts du groupe ont quadruplé, passant de 3 milliards de roupies (75 millions d’euros) à 12,4 milliards de roupies (302 millions d’euros).
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1.Posté par gandolfi le 29/09/2012 09:02

Article tres interessant je trouve. Le gouvernement mauricien a privé ces citoyens de la plupart des plages pour les "prostituer" aux grands groupes hôteliers. L'ile Maurice se transforme de plus en plus en supermarché et "Club Med" géant. Mais qu'adviendra t'il de toutes ces verrues hôtelières 5 étoiles et ces grands centres commerciaux de luxe une fois que les clients étrangers auront déserté et qu'ils ne seront plus entretenus ? Quand on vend son ame pour de l'argent il y a forcement un retour de bâton.

2.Posté par mi m zot tout le 29/09/2012 10:40

A force de tirer sur la ficelle , elle fini par craquer !!! Quand on voit les prix pratiqués , cette destination devient excessivement chère . La situation économique ne permet plus ce luxe , meme pour des familles ayant de bons revenus.
REvoyez vos tarifs hoteliers ; sinon les touristes irons dans des meublés de tourisme

3.Posté par précisions… le 29/09/2012 11:27

L'article à le mérite d'être clair, mais peut être les journalistes (?) de zinfos devraient -ils utiliser un bon dictionnaire économique… quand ils veulent parler d'économie. M. de Lapalisse n'aurait pas désavoué le "fort endettement et dettes colossales" et par ailleurs on "épure" pas les dettes, on les "apure" ces deux verbes on des sens complétement différents !
Sur le fond, cet article nous donne à réfléchir et si les milliers d'emplois, directs et indirects, créés par le tourisme, ce que semble ignorer, l'auteur du post 1, venaient à disparaitre… les troubles sociaux iraient en augmentant chez nos voisins. A Maurice comme ailleurs, on achète pas son riz avec son âme : il faut des roupies !

4.Posté par dj had le 29/09/2012 12:26

Maurice est devenue trop cher, que ce soit pour nous ou pour les européens.....et pas fun du tout comparé à d'autres destinations bien plus permissives avec leurs invités.

Ils ne devraient pas miser uniquement sur le luxe, et faire plus de bungalows, de guest house abordables à partir de cinq euros la nuit, éduquer leurs chauffeurs de taxi à être moins arnaqueurs, location de scooters bas prix, faire montre de tolérance et penser aussi aux narco touristes ou simplement aux touristes ayant envie de se faire plaisir sans risquer des années de tôle.....tout ceci allié à une baisse drastique des prix d'avion ils pourraient récupérer une bonne partie de la clientèle RUN ou AFS.

5.Posté par Babouk de la ravine le 29/09/2012 17:38

Apprenez le français ! N'employez pas "banqueroute" mais faillite !
La banqueroute est une faillite frauduleuse punie par la justice, là ce n'est pas le cas, ce sont des erreurs de stratégie.

6.Posté par Zarbi le 30/09/2012 12:44

@ dj had
"...guest house à partir de 5 euros la nuit..." ? Vous accepteriez vous même de recevoir dans votre case des touristes à 5 euros la nuit ?
Devant ce naufrage en cours à Maurice , un consortium réunionnais qui se met en place actuellement pour bétonner une bonne partie du site "cap méchant" à St Philippe , devrait retrouver un peu de bon sens et de lucidité . A moins que ce projet de bétonnage ne vise que les subventions à engourdir comme souvent à la Réunion , peu importe la non viabilité de ce projet . Prétendre accueillir les "riches" alors que Maurice (bien dotée pour celà) ne parvient même plus à les retenir ...

7.Posté par Caton2 le 30/09/2012 20:22

Je trouve le ton de l'article plutôt puant. Le journaliste semble se délecter des malheurs de l'hôtellerie mauricienne. Mais si le tourisme mauricien va mal, il n'y a aucune raison de s'en réjouir. Est-ce l'expression d'une sorte de revanche, sachant que l'hôtellerie réunionnaise n'a jamais été à la hauteur de celle de Maurice?
N'espérons pas que les malheurs (pas encore avérés) de l'hôtellerie mauricienne fassent le bonheur du tourisme réunionnais! Le notre n'est pas malade, il est inexistant!

8.Posté par Capitalisme Océan indien le 01/10/2012 11:29

Le tourisme à Maurice semble prendre la même dirction que le titanic : le mur . Cette machine est si lourde qu'on ne peut changer son cap trop largement orientée vers un tourisme de masse .
Le nauffrage leur pend au nez alors que la majeure partie de la population se trouve déjà dans une précarité avancée et elle doit faire face aux problèmes sociaux que le gouvernement a gommé en n'affichant que le coté carte postale.
Alors les mots d'ordre sont réactivité et redéploiment.Encore faut il avoir la capacité de faire abstraction du lobbying de ces capitalistes hoteliers surpuissants.

9.Posté par Ah bon le 01/10/2012 12:12

Quand j'etais marmaille on m'a touours dis.
On merite ce que l'on seme

Pendant le chik ils ont profiter pour se remplir les poches et aujourd'hui ls ont le revers de la medaille

10.Posté par ryry le 03/10/2012 17:41

peu importe hôtel ou pas le mauricien est débrouillard il se relèvera ...... le réunionnais avec la fin du social très proche ...... ?????? .......

11.Posté par dj had le 03/10/2012 19:46

@ dj had
"...guest house à partir de 5 euros la nuit..." ? Vous accepteriez vous même de recevoir dans votre case des touristes à 5 euros la nuit ?

+++++++++++++++++++

Quand le SMIC d'un pays est à moins de cent euros, cinq euros ce n'est pas rien....d'ailleurs ça se fait fréquemment dans des pays à la richesse comparable à celle de Maurice, on n'est pas dans le bed and breakfast.mais dans une guest house.....donc plutôt dans l’hôtellerie artisanale, et avec les boissons, petits dej, repas, scooter, services divers etc etc un couple lâche facilement 30 euros/J, ce qui fait que ces structures se portent bien.

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