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Maurice : L’enfer des travailleurs étrangers

Jeudi 20 Septembre 2012 - 11:35

Photo d'illustration Lematinal.com
Photo d'illustration Lematinal.com
Souvent vilipendés et payés une misère, les travailleurs étrangers de l’île Maurice sont sous les feux de l’actualité. Pourtant, depuis 25 ans, ces travailleurs participent à la sueur de leur font à l’essor économique de Maurice.
 
Ces ouvriers du textile ou des zones franches ont quitté la Chine, Madagascar, l’Inde, le Sri Lanka, le Népal ou le Bangladesh, avec le secret espoir de pouvoir nourrir leur famille à des milliers de kilomètres de chez eux, avec 3.000 à 4.000 roupies en poche, soit entre 80 euros et 105 euros. Toutefois, pour augmenter leur salaire de base, à hauteur de 15.000 roupies, environ 390 euros, les travailleurs étrangers ne rechignent pas sur les heures supplémentaires, et ce, jusqu’à très tard dans la nuit.
 
Manque de sommeil, fatigue, dortoirs bondés et stress sont leur lot quotidien, avec comme seul échappatoire, le travail et rien que le travail. Et le nombre de ces travailleurs de l’ombre ne cesse d’augmenter, pour répondre aux besoins criants de main-d'œuvre qualifiée sur l’île et pour occuper les emplois vacants que les Mauriciens délaissent volontairement.
 
17.500 travailleurs étrangers en 2004, 23.600 au premier trimestre de 2012, les chiffres ne trompent pas. Pour certains représentants d’employeurs, interrogés par le site defimedia.info, les mots reflètent une pensée plus profonde "les travailleurs étrangers sont un mal nécessaire. Dans certains secteurs, ils sont complémentaires pour la survie des entreprises ou des industries". "Tous les pays ont des travailleurs étrangers. Grâce à leur apport, les entreprises arrivent à honorer les délais et sont ainsi plus compétitives", poursuivent-ils.
 
21.464 nouveaux permis et 13.805 permis pour renouvellement
 
Et le représentant des employeurs de poursuivre sa propre analyse sur la question: "Les travailleurs étrangers aident à sauvegarder les emplois des Mauriciens par leur productivité. Ils font de longues heures de travail permettant ainsi à l’entreprise de respecter les délais de commandes et de livrer des projets à temps… L’intégration est peut-être difficile en raison de la différence de langue et de culture".
 
Pour le mois d’août de cette année, le ministère du Travail a octroyé 35.269 permis de travail aux travailleurs étrangers, avec 21.464 nouveaux permis et 13.805 permis pour renouvellement. "14.800 de ces permis ont été accordés aux Bangladais, 5.322 aux Chinois, 9.016 aux Indiens et 3.090 aux Malgaches, entre autres", relate le site defimedia.info.
 
De nombreux syndicalistes mauriciens dénoncent, depuis des années, la précarité des travailleurs étrangers, qui en silence se taisent de peur d’être déportés vers leurs pays d’origine.
Fabrice François
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1.Posté par noe le 20/09/2012 16:19

Situation triste !
ça me rappelle dans mon enfance qu'à la Réunion , on faisait la même chose avec les "comoriens" ...Ils étaient employés pour faire des basses besognes et payés avec un salaire de misère ...ils étaient à plusieurs dans la même chambre ....

2.Posté par Pipelette le 20/09/2012 16:30

Manque de sommeil, fatigue, dortoirs bondés et stress sont leur lot quotidien, avec comme seul échappatoire, le travail et rien que le travail. Et le nombre de ces travailleurs de l’ombre ne cesse d’augmenter, pour répondre aux besoins criants de main-d'œuvre qualifiée sur l’île et pour occuper les emplois vacants que les Mauriciens délaissent volontairement. .....

HONTEUX DE TRAITER ET D'EXPLOITER AINSI DES ETRES HUMAINS
TRAITES MOINS BIEN QUE LEURS CHIENS !!

3.Posté par durandal le 25/09/2012 09:34

Voila ce que l'on va devenir si cela continue comme cela avec l 'Europe

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