Océan Indien

Maurice : L'association Prévention Information Lutte contre le SIDA dénonce la stigmatisation des séropositifs

Mardi 3 Décembre 2013 - 17:09

Maurice : L'association Prévention Information Lutte contre le SIDA dénonce la stigmatisation des séropositifs
Alors que se déroulait dimanche 1er décembre la Journée mondiale de lutte contre le Sida, Rachel Constantin, la présidente de l'association Prévention Information Lutte contre le SIDA (PILS) à Maurice, a rappelé que la stigmatisation des séropositifs sur l'île est toujours d'actualité même si la maladie n'est plus tabou dans les discussions.

"De manière générale, bien qu'il y ait à Maurice une meilleure conscientisation et que les Mauriciens en parlent aujourd'hui plus ouvertement, la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH existe malheureusement toujours et la prise en charge, notamment médicale, des patients en subit les conséquences directes", souligne-t-elle, avant d'appeler à un dépistage effectué dans le respect des droits humains.

"Si toutes les personnes étaient dépistées, traitées et suivies efficacement, dans le respect des droits humains, il serait possible de sauver des vies et de stopper les nouvelles contaminations", assure la présidente de PILS au journal Cinq Plus.

Ainsi selon les derniers chiffres officiels du ministère de la Santé de l'île Maurice, le virus VIH/Sida a touché 5.696 personnes séropositives de 1987 à septembre 2013.

710 d'entre elles sont décédées des suites de la maladie et, de janvier à septembre 2013, 188 nouveaux cas ont été déclarés à l'île Maurice.

Toutefois, le nombre de séropositifs sur l'île serait bien plus élevé et serait évalué à environ 10.700, soit plus de 4.000 personnes qui ignorent avoir contracté le virus du VIH/Sida.

"Le nombre de nouveaux cas enregistrés par mois a baissé. Nous sommes passés d'une moyenne de 50 cas par mois de 2006 à 2010, à 33 en 2011, 27 en 2012 et 21 en 2013... Mais nous devons rester très prudents. Cette baisse dans le nombre de nouveaux cas se répertorie principalement chez les personnes qui s'injectent des drogues, conséquence très probable des programmes de réduction de risques mis en place de quelques années : échanges de seringues, programme de substitution par la méthadone, etc.", précise Rachel Constantin.

Indian Ocean Times
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