Océan Indien

Maurice : Des entreprises chinoises vont investir dans l'île pour plus de 1,5 milliard d'euros

Vendredi 16 Octobre 2015 - 08:16

Comme l'a rapporté dernièrement à l'Assemblée nationale le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, des entreprises chinoises devraient s'implanter à l'île Maurice dans le sillage de quatre projets d'importance totalisant un investissement de 64 milliards de roupies (1,58 milliard d'euros).

Les autorités mauriciennes estiment que ces projets pourraient déboucher sur la création localement de 12.000 emplois directs.

Des projets portuaires, la création de villes intelligentes connectées (smart cities) et autres complexes commerciaux ainsi que des villas et hôtels de luxe à l'île Maurice sont ainsi programmés dans les prochaines années.
Lu 895 fois



1.Posté par un gramoune Rénioné curieux le 16/10/2015 09:53

Que fait la communauté chinoise de la Réunion qui contrôle la moitié du commerce dans notre île, pour demander à leurs cousins chinois de venir investir massivement chez nous ???

2.Posté par Pamphlétaire le 17/10/2015 16:21

A Maurice, il est investi 1,5 milliard d'euros pour la création de plusieurs entreprises dont on peut librement penser, envisager qu'elles vont fonctionner, produire, engendrer des bénéfices, faire travailler des Mauriciens sans emploi, donner du travail à d'autres entreprises mauriciennes et, pourquoi pas s'implanter ou ouvrir des agences ailleurs dans l'Océan Indien.

Dans l'île sœur, la Réunion, on ne sait que budgétiser des routes, des ponts, des organismes publics, comme en France. Beaucoup d'investisseurs français sont partis s'installer ailleurs, surtout en Grande Bretagne, où ils gagent plus, prospèrent et paient moins de charges à l'Etat. Dixit Olivier Cadic.
http://www.oliviercadic.com/
; https://twitter.com/oliviercadic ; https://www.facebook.com/olivier.cadic.5

Autodidacte, après un bac informatique, il s’essaie pendant trois mois au droit des affaires à l’université de Paris I et… préfère plonger dans la vie professionnelle.

De 1981 à 1982, opérateur de saisie en D.A.O. (Dessin assisté par ordinateur), il absorbe le principal du savoir-faire de deux PME d’électronique.

Entrepreneur à 20 ans

La création d’Info Elec a déjà germé dans son esprit. Problème : où trouver les fonds ? Durant plusieurs mois, il cumule deux emplois en travaillant la journée, plus une nuit sur deux. Les choses s’enchaînent alors très vite.

Le 1er octobre 1982, Olivier, alors âgé de vingt ans, retire ses 20.000 FF d’économies de la Caisse d’Epargne. Au passage, le banquier chez qui il dépose les fonds pour la création de sa SARL l’encourage d’un : « J’espère que vous ne me demanderez pas d’argent ! »

Sept ans plus tard, Info Elec devient une société anonyme au capital de 1 million de francs. Olivier en est le PDG. Il passe plus de la moitié du cadran à travailler et dort cinq heures par jour.

La défense de l’électronique française

En 1993, ses succès professionnels lui valent d’être élu au comité directeur du GFIE, Groupement des fournisseurs de l’industrie électronique. L’année suivante, plébiscité par ses pairs, il en devient le vice-président.

En 1995, Olivier prend conscience de ce que, si rien n’est fait, son secteur industriel va “droit dans le mur”, Il créé alors « Pistes et Pastilles », un magazine professionnel qui s’impose comme une référence éditoriale et une tribune pour la défense des intérêts de l’industrie électronique.

La France libre… d’entreprendre

Il va encore plus loin, en 1996, en transférant le siège social de son entreprise à Ashford, situé à deux heures d’Eurostar de Paris. Puis, il fonde “La France libre …d’entreprendre”, association destinée à soutenir et conseiller les entrepreneurs français soucieux de prendre un nouvel élan à partir de l’Angleterre.

Il crée un tel engouement médiatique qu’on le baptise « le Français le plus connu du sud de l’Angleterre depuis Guillaume le Conquérant ». Plus d’un millier d’entrepreneurs adhèrent à son association.

De l’internet à la BD

En 1999, Olivier lève 10 millions d’euros auprès de prestigieux fonds de capital-risque pour créer la première place de marché mondiale de circuits imprimés sur internet.

En 2003, estimant que l’électronique réserve ses meilleures opportunités de croissance à l’Asie, Olivier cède, tour à tour, toutes ses activités dans ce domaine en l’espace de deux ans.
Fin 2005, par l’intermédiaire de sa société d’édition, Olivier décide de promouvoir la bande dessinée franco-belge au Royaume-Uni et aux USA. Son challenge est de faire exister le Neuvième art français sur des marchés dominés par les comics américains et les mangas japonais. Par ailleurs, il scénarise une trilogie consacrée à la Reine Margot en bande dessinée et reçoit les « Palmes de Phébus » du jury des Journées du livre d’Orthez en 2008.

3.Posté par Ricardo NAHOG-NAS le 18/10/2015 22:36

La pression fiscale et le poids des syndicats ne favorisent déjà pas les entrepreneurs, les investisseurs et les porteurs de projet locaux , alors n'imaginons même pas ce qui pourrait advenir des entreprises étrangères à la Réunion. Le colbertisme économique tue le monde de entrepreneuriat en France, le MEDEF est le nom officiel de l'officieux Ministère des Entreprises.

L'idéal, à la Réunion, pour promouvoir l'emploi et les investissements nationaux, locaux ou étrangers, serait de d'accorder une certaine autonomie en matière de fiscalité aux collectivités locales. Les problématiques métropolitaines ne sont pas les mêmes que celles d'Outre-Mer.

Nous avons un potentiel d'attraction intéressant ici, au carrefour de la Chine, de l'Inde, de la péninsule arabique et de l'Afrique du Sud mais tant que les ( lourdes ) fiscales métropolitaines s'appliqueront sans cohérence, à notre territoire, il n'en sera rien.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Samedi 13 Octobre 2018 - 18:38 Madagascar : Nouveau kidnapping d'un Karane