Océan Indien

Maurice: Catherine Boudet, menacée d'expulsion, va quitter provisoirement l'île

Lundi 21 Octobre 2013 - 11:18

Maurice: Catherine Boudet, menacée d'expulsion, va quitter provisoirement l'île
La poétesse, universitaire et journaliste réunionnaise Catherine Boudet, qui était sous la menace d'une expulsion du territoire mauricien depuis début octobre, a trouvé un terrain d'entente avec les services de l'Immigration de l'île Maurice.

Ces derniers lui reprochaient d'être en situation illégale sur l'île. Catherine Boudet devrait quitter provisoirement l'île Maurice, mardi, en direction de La Réunion pour finaliser ses différentes formalités administratives et pouvoir à nouveau fouler prochainement le sol mauricien, avec en poche un permis de travail octroyé par les autorités mauriciennes.

Selon Me Erikson Mooneapillay, son avocat, cette décision des services de l'Immigration est "une victoire pour la démocratie".

Toutefois, l'homme de loi reste sur ses gardes et est prêt à réagir à tout nouveau rebondissement dans ce dossier.

"Les yeux du monde francophone sont braqués" sur le cas de Catherine Boudet

Me Erikson Mooneapillay prévient ainsi avec fermeté que les services de l'Immigration ont "tout intérêt à respecter leurs engagements puisque les yeux du monde francophone sont braqués" sur le cas de Catherine Boudet, comme le relate le journal Le Dimanche L'Hebdo.

Pour rappel, Catherine Boudet n'avait plus en sa possession de permis de travail valide dans le sillage de l'affaire pour divulgation de fausses nouvelles à l'encontre de l'historien français Stéphane Sinclair où la Réunionnaise avait été blanchie fin août par la justice mauricienne.

Elle avait également réclamé, le 25 septembre dernier, 1.250.000 euros (50 millions de roupies) de dommages pour "arrestation et détention illégales" et avait mis en demeure l'État mauricien.

Catherine Boudet n'avait plus de passeport, ce qui équivalait à une assignation à résidence à l'île Maurice. Elle avait vu les charges retenues contre elle rayées, le jeudi 29 août 2013, par la magistrate de la Cour de Mapou qui avait estimé que l'enquête de police avait été bâclée.

Indian Ocean Times
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1.Posté par pere Plexe le 21/10/2013 11:38

assurée de NE PAS POUVOIR RENTRER
car les flics morissiens ont deja reglé son cas

c est ainsi la democratie a moriss
faut pas rever

2.Posté par David B. le 21/10/2013 15:18

@1 Je ne pouvais mieux dire : Bravo !
Après on nous vante le modèle mauricien... J'aime bien les Mauriciens, j'aime un peu moins ceux qui se partagent le pouvoir là-bas façon Afrique du Sud durant le temps de l'apartheid (On a même un équivalent à la fameuse affaire Steve Biko, avec le meur... euh, la mort "suspecte" du chanteur Kaya).

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