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Courrier des lecteurs

Maloya, le pavillon des irréfléchis, oui !


Par Jules Bénard - Publié le Samedi 16 Janvier 2016 à 13:10 | Lu 747 fois

Maloya, le pavillon des irréfléchis, oui !
Il y en a qui n’ont vraiment rien à foutre de toute la sainte journée. Alors ils se creusent désespérément la cervelle pour savoir comment faire parler d’eux.

Et Youpi ! ils ont trouvé, enfin. Hélas, devrais-je dire.

Un centre hospitalier a dénommé un de ses pavillons psychiatriques "Maloya". Ni une, ni deux, les voici qui montent au créneau. C’est "une insulte, une injure, le maloya n’est pas une musique de cinglés", que sais-je encore…

Holà ! Comment font-ils ainsi l’amalgame entre une appellation immobilière et le fait qu’on y soigne des gens en rupture de normalité (dit-on) ?

Z’ont donc rien de plus sérieux pour exercer leur indignation ? Par exemple… Lorsque la municipalité d’Elie Hoarau a dénommé une venelle de Terre-Sainte "impasse Eloi Machoro", je ne les ai pas vus sauter au plafond. Pourtant… Eloi Machoro ne fut pas le libérateur canaque qu’ils disaient mais un vulgaire assassin et preneur d’orages.

De même, ils n’ont poussé aucun cri d’orfraie lorsque l’artère principale du Port fut appelée "Avenue de la Commune de Paris". Or, cet épisode plus que sanglant de l’histoire de France demeure, à mon sens, un des grands coups de force historiques contre le suffrage universel.

Il y a encore ces innombrables rues et avenues "Che Guevara" de par le monde. Ca ne les a jamais indignés, ça ? Parce que "le Che", loin du héros révolutionnaire romantique trop complaisamment décrit, ne fut qu’un sale criminel, un psychopathe sanguinaire qui fit assassiner tous les membres de sa famille et tous ses amis qui avaient le malheur de ne pas partager ses vues.

Là, nos citoyens défenseurs du maloya (qui n’est pas insulté une seule seconde) prennent, comme on dit, un marteau-pilon pour écraser une mouche.

Je suggère à l’un de ces "en colère" de faire ce qu’il a déjà fait : envoyer bobonne faire la grève de la faim devant l’entrée de la mairie de Saint-Pierre. Pendant ce temps, pour la soutenir, il engloutira force bouchons, bien à l’ombre dans sa bagnole.

Au fait, il y a à Etang-Salé-les-Bains une "Cité Pétrole". Je vous rassure tout de suite, ses habitants ne sont pas (enfin, pas tous) des consommateurs effrénés de rhum charrette.

Jules Bénard




1.Posté par Eno2016 le 16/01/2016 18:55

L'auteur de l'artiche a raison !
On mélange tout et rien ! On fait un zembrocal avec rien du tout !

Mais pourquoi vouloir donner ce nom "Moloya" à un hôpital de fous ?
Dans l'esprit des promoteurs , n'est-ce pas pour faire croire et penser que finalement le "Maloya" est le reflet des âmes des esclaves , des moins que rien , des "tarés" ?

Donc , donner ce nom à un lieu devant accueillir des personnes en rupture de "bon sens" laisserait croire que le "maloya" serait aussi une danse , une musique de "tarés" ????

Interrogeons l'esprit des auteurs de cette appellation !!!!

2.Posté par kld le 16/01/2016 19:23

il est vrai que la la dauge et les farreyroles et consorts ( avec leur pendants politiques , , ben oui , toujours les memes , pas de mystères !!!)=ont nié que le maloya a été "sclérosés" jusqu"en 81, et oui , zot y pourra blablaté et essaye endormi à nous , c'est comme ça ..........................mais bon , là , mwin lé d'accord avec Jules , le didi la pas vote la reconnaissance des "langues régionales " et le band zartist , soit disant révoltés ( lord mercy !!!) la pas dit rien , le zakeline la moucate le créole KK , et le band zartist , encore une fois , si tellement révolté, la pa di rien ......................et la zot y réveille pou une salle .................. oté zarboutan , ou y lé nout band zancetes !!! ou ki lé soleyl zenfants l'arc en ciel , zenfants bon Dié !!!!!!!

3.Posté par Grangaga le 16/01/2016 20:30 (depuis mobile)

Machoro,Gandi,Guevara,Marley,Mandela, Sitarann'' é l''ak''tialité y obliz'' Sankara, y tard'' pa Kagamé y ariv'' arr'' mett'' Sangu''Suki èk'' Dalaï Lama si ou vé. Y sify pa di satt'' domounn'' y vé byin rakonté, mé ossi sawarr'' po koué

4.Posté par Vincent Caramante le 16/01/2016 21:05

Celles et ceux qui connaissent Jules, savent pertinemment qu'il est très affûté en matière d'Histoire de La Réunion, de sa colonisation, de la traite des Noirs et de l'esclavage.
A travers toutes ces souffrances infligés à toutes ces personnes, un des moyens de communiquer, de partager et de soulager ces ignominies a été de chanter et danser le Maloya.
Le Maloya c'est la représentation, l'expression de tous les Humains qui se sont engagés à lutter, à être torturer, à mourir pour le liberté.
Au nom de tous ceux qui ont pris le maquis, qui ont lutté, pour qu'un jour du 20 décembre 1848, la République Française abolisse officiellement l'esclavage à La Réunion, nous devons réfléchir sur des situations qui auraient tendance à falsifier les faits.
Cependant, l'expression de cette libération des chaînes, le Maloya a été interdit par les autorités coloniales.
Il a fallu 1981, pour établir le 20 décembre en journée fériée et chômée. Il a fallu 1981 pour abroger l'interdiction de représentation publique du Maloya.
Au nom de tous ceux qui se sont battus pour que le Maloya soit reconnu, TIR SA.
Peut-être que la décision par la Direction Générale du GHSR, de donner à une unité psychiatrique le nom de Maloya, est inconsciente, en regard de la méconnaissance historique.
Dans ce cas, il serait aisé de TIR SA. Pourquoi l'entêtement ? Pourquoi essayer de justifier l'intolérable mépris ?
Jules, nous avons tous intérêt de ne pas tomber dans le piège systémique, de nous unir et soutenir TIR SA.
Car, au delà des artistes blessés, il existe une majorité silencieuse, également ulcérée
Ne nous laissons pas entraîner dans le tourbillon passéiste d'une vieille aristocratie nostalgique et agonisante.

5.Posté par la crise le 16/01/2016 21:21

Jules je t'ai reconnu dès les premières phrases.
Merci d'apporter ton bon sens dans cette histoire de... j'allais dire, fous. Mais cela pourrait prêter à confusion. (Les "fous" ne sont certainement pas où l'on pense. )
Encore un peu, on va sortir les armes. Ils ont vraiment leur ... à gratter!

Ah! le créole, (certains) toujours dans la victimisation. Té marmaille, grandis un peu oui! Zot y aime faire pitié on dirait. Zot y aime rôde bataille pou rien , alors que n'a sûrement d'autre combat à mener comme dit KLD.

6.Posté par moi le 16/01/2016 22:29 (depuis mobile)

Faut donner le nom dun chanteur francais

7.Posté par kld le 16/01/2016 22:34

yes GRangaga ....MACHORO , assassiné par la police coloniale framçaise........yes j'assume .............kanaky known !!!!il n'y a pas si longtemps .PONS et mythe errand qui a donné son "feu vert" pour que "les élites du gign ou autres " exécutent leurs basses œuvres ............... on oublie pas , yes I !

8.Posté par kld le 16/01/2016 22:43

ok avec post 5 , certains "soi disants zarboutants" y perdent à zot , et y oublient l'essentiel ...........................ben . sobat pou le créole à l'école ( en optionnel, pou pa fé peur band soi disant créole , créole la soie !!!)...........sobat quand na un soi disant élus y vote pas pou la reconnaissance des langues ( ha excuse mon pardon , so meme zélu le didi y distribue largent la Framce ........) .mais juste fé zot vaillant pou un nom où domoun lé malade ..............oté zarboutan .pangar nout band zancète y réveille pou de bon !!!!!!!!!!!,kriké , kraké , ou ki lé le zistoire la Réunion /////////////////////

9.Posté par kld le 16/01/2016 22:44

"le piège systémique" effectivement , tout est dit ................

10.Posté par grangaga le 17/01/2016 01:25

.........................Movèz' fwa..........................

Gard' in pié kalis'tiss' brilé y rever'di
Satt' po li té intèr'di y arr' vyin per'mi
Per'sonn' lé pov' si son dézir' lé simp'

Rod' boubou pa lo kor' lé l'éssantièl' noutt' vi
Alor' k'in bouyion brèd' noutt' zardin na l'gou paradi
Rod' pa a koz' tou lé zour' nou lé an plint'

Kèl' mèr' lé dign' ankor' lav' satt' nou pans'
Kan noutt' prié mèm' lé in l'ak' d'inkrwayans'

Kèl' kèr' y irigu' ankor' toutt' son l'éssans'
Kan lé troué an fromaz' souri dan noutt' vant'

Kèl' pèr' in baba figu' foutor' y réklamm' son néssans'
Kan lé toufé dann' karo dè k'li la grènn' son somans'


Gard' in pié kalis'tiss' brilé y rever'di
Satt' po li té intèr'di y arr' vyin per'mi
Per'sonn' lé pov' si son dézir' lé simp'

Rod' boubou pa lo kor' lé l'éssantièl' noutt' vi
Alor' k'in bouyion brèd' noutt' zardin na l'gou paradi
Rod' pa a koz' tou lé zour' nou lé an plint'.............

11.Posté par Simandèf le 17/01/2016 06:40

Monsieur Jules Bénard, a ce jeux faudra retirer aussi tout les noms de rues, de bâtiments, de place publiques... de Napoléon, de louis XIV, de Mahé de Labourdonnais... car c'était tous des psychopathes mais aussi de Diderot, Voltaire, Montesquieu, Jean-Jacques Rousseau... parce que c'était des authentiques racistes.

12.Posté par A post 4 le 17/01/2016 07:33

J'ai lu votre commentaire et je fais le rapprochement avec un extrait de l'article de JB:

"Un centre hospitalier a dénommé un de ses pavillons psychiatriques "Maloya". Ni une, ni deux, les voici qui montent au créneau. C’est "une insulte, une injure, le maloya n’est pas une musique de cinglés", que sais-je encore…"

Je ne partage pas votre indignation, et me demande si tout ça ne vient pas d'un présupposé non établi: croire que nommer "Maloya" un pavillon d'un hôpital psychiatrique, serait dénigrer ce terme et son histoire.

Et si au contraire c'était une façon de le promouvoir et le valoriser?

Déjà en donnant ce nom à un baîtment, officiellement, ce qui le fera vivre dans le temps, et ensuite, en estimant que cela peut aider les gens "pertubés"?

Et les gens "perturbés" sont les faibles d'aujourd'hui, comme les esclaves étaient les "faibles" et victimes (ô combien) d'hier, non?

Ceux qui fuient ou n'ont pu s'adapter au monde "fou" actuel.

A cet égard, comme post 5, je pense que les fous ne sont pas là où l'on pense. Cela me fait penser à un dessin humoristique où on voyait 2 fous regardant dehors, depuis le mur de leur hôpital , l'un disant à l'autre, en gros - je ne me rappelle pas bien - : rassure toi, on est à l'abri ici, les vrais fous sont dehors ...).

Donc, je ne comprends pas trop votre point de vue....

13.Posté par Bebetecoco le 17/01/2016 11:54 (depuis mobile)

Pauvre Réunion Pauvre Réunion Pauvre Réunion...Maloya hi hi hi quand lé facile tout''domoune y joué..De toute façon dan'' toute coin l''Afrique ou
en entend lo rythme.. Poivre Réunion...

14.Posté par Vincent Caramante le 18/01/2016 06:55

Dans mon intervention, (post4), j'ai cité, dans l'histoire atroce de l'esclavage, l'existence de la rébellion, du refus d'être soumis à l'état animal, de fuir dans les hauts. Ces hommes et ces femmes se sont organisés clandestinement, pour échapper à leurs chaînes et lutter dignement, debout, face à ce crime contre l'Humanité. Certains sites dans les cirques portent leurs noms.
D'autres se sont résignés. Ils ont préféré se soumettre plutôt que de rejoindre leurs frères marrons et maquisards.
J'ai omis de mentionner les esclavagistes. Ceux ci o justifient cette exploitation d'êtres humains, sous le fallacieux prétexte que, seuls les Européens, sont les véritables créatures de Dieu. Donc, l'exploitation animale d'hommes, de femmes et enfants, moins bien traités que l'ensemble de leurs animaux domestiques
Ce schéma catégoriel est toujours présent. Moins violent physiquement, mais, Ô combien pervers avec des retentissements insoutenables sur le fonctionnement économique, social et politique.
Générant des inégalités de revenus, un clientélisme politique, une majorité de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté, 116000 illettrés, des injustices devant l'emploi, l'exode, une fois de plus.
L'abolition de l'esclavage a, certes, ôté les fers des mains et des pieds des victimes.
Toutefois, le plus désolant, dans le cerveau de beaucoup d'entre nous, ces chaînes sont toujours bien vivantes..
Il faut savoir se libérer de cette emprise tortionnaire. Cela pourrait faciliter la compréhension du sens des valeurs que défendent nos artistes et musiciens sur leur culture.
Ayez en mémoire, cette image forte du Maire de Bras Panon, Blanc, descendant d'esclavagistes, brandir de joie un kayamb, lors de la reconnaissance du Maloya à l'UNESCO. Ce geste symbolique a montré la voie vers la libération mentale et des préjugés
L'atteinte insidieuse à la Culture Réunionnaise ne se cantonne pas uniquement au niveau de la musique. Elle concerne les habitudes alimentaires en projetant des images et des commentaires négatifs, des élus réunionnais qui votent contre la reconnaissance de la langue Kréol, des us et coutumes, etc.
Tous les pays concernés par l'esclavagisme,( pour nous Français, les DOM et TOM),, ont à gérer les revendications des victimes de cette infamie, chacun à leur façon.
Ils demandent, tout simplement, que cesse le mépris, héritage de cette lamentable période de l'Histoire de l'Humanité, à être respectés et de leur reconnaître leur dignité, en toute égalité et fraternité.
Martin Luther King: I had a dream... ! I want that dream becomes a reality.

15.Posté par li le 18/01/2016 19:11

Et ben pour une fois suis pas en accord avec m'sieur Benard.

Remarque. Il y a quelque temps il écrivait : "je suis fier du maloya, je l'aime, il fait partie de mon patrimoine; pas de mes racines. Comme le séga n'est pas dans les racines de Gramoune Sélo mais il est dans son patrimoine, notre patrimoine commun."

Lé sur si nou pa dan minm sentimen, nu arrive pa .

Mais mi aime bien quand i cite Alvéis Riani: "la musique té qui fé su couvercle bidon l'essence. Navé point d'kayamb là. Navé point roulèr.Té qui tape su toute sat' té qui fé d'désorde. I mangeai rien que la viande boeuf, i buvait rien que lo rhum. C était ça maloya!"

Osons! 'mazin' la reconstitution à lhopital terre sainte .
" terre sainte " ha ha ha.

Maloya la pa nou la fé.
Sak' lé certain , la pas zozos bac 20 la kalkil à nou.

Oui tension pangar lo zambrocal.

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