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Mali: Le contingent de militaires se renforce

Jeudi 17 Janvier 2013 - 11:54

Mali: Le contingent de militaires se renforce
Les troupes françaises progressaient hier vers le Nord du Mali, où des combats terrestres ont été engagés avec les rebelles islamistes, constituant une nouvelle étape dans l'engagement militaire français. Les forces spéciales françaises ont combattu "au corps à corps" avec les islamistes à Diabali (Ouest) où l'armée malienne était également présente, selon des sources de sécurité régionale.

Cette ville, dirigée par un des chefs d'Ami, l'Algérien Abou Zeid et située à 400 km au Nord de Bamako, est connue pour être le repaire des "groupes les plus durs, les plus fanatiques, les mieux organisés, les mieux déterminés et les mieux armés", selon le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Ce dernier a prévenu que le combat "sera long" pour repousser les djihadistes. "On a affaire à plusieurs centaines, plus d'un millier - 1 200, 1 300 -, de terroristes dans la zone, avec peut-être des renforts demain", a-t-il souligné sur RTL. La France a déjà déployé 800 soldats sur le terrain, un dispositif qui devrait être porté à terme à  2.500 soldats.

Par ailleurs, les chefs militaires des Etats membres de la Cédéao ont indiqué mercredi qu'ils enverront prochainement le renfort de 2.000 soldats africains afin d'épauler les troupes françaises dans le cadre de l'opération "Serval". Ces militaires viendront du Nigéria, du Tchad et du Niger.

En parallèle, la mobilisation des pays européens sur le Mali monte en puissance et de nouveaux soutiens logistiques et financiers devraient être annoncés jeudi à Bruxelles, même si l'envoi de troupes combattantes aux côtés de l'armée française n'est pas à l'ordre du jour.
S.I
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1.Posté par noe2013 le 17/01/2013 11:24

A part la France , les autres pays européens baissent la queue face aux jihadistes ..
"Tu nettoies pour moi ensuite je viens !" voilà en gros la réponse des autres pays !
Mais notre pays n'a pas besoin de leçons ...nous sommes une grande puissance !

2.Posté par Môvélang le 17/01/2013 13:25

hollande n'a pas d'argent pour les français, mais pour faire une croisade aux arabes , il en trouve, sans une quelconque mendicité

3.Posté par J-L Gajac le 17/01/2013 14:09

Voilà un autre son de cloche que la propagande militaro-médiatique française. Extrait d'une lettre de IBRAHIMA SENE envoyée de Dakar qui va vous donner quelques clés pour mieux comprendre les enjeux REELS de cette invasion française du Mali.
(note, le Pdt actuel de la CEDEAO est ... Al Hassane EL OUATTARAle monsieur Cacao de la France ... comme par hasard !)

Il est sans équivoque, que pour la CEDEAO et le Président de l’Union Africaine, le problème du Mali n’est pas son agression extérieure et son occupation par des groupes islamistes qui y ont chassé leurs compliques Maliens indépendantistes de l’AZWAD, mais l’absence de « conditions d’instauration d’une vraie démocratie à Bamako » ! Ils oublient ainsi volontairement que l’irruption de la junte dans le champ est consécutive à l’agression dont le Mali est l’objet et à l’occupation de la partie Nord de son territoire.

L’intervention militaire de la CEDEAO devrait servir à « écarter la junte de la vie politique », donc faire la guerre à l’Armée Malienne ! Et l’on comprend mieux les raisons du blocage, en Guinée, par la CEDEAO, de la cargaison d’armes achetées par l’Etat Malien. N’est- ce pas le meilleur moyen de consacrer l’occupation de ce pays par des forces armées étrangères, et sa partition entre le SUD et le NORD sous contrôle de l’AZAWAD, après y avoir chassé les islamistes ?

C’est ce projet initial, parrainé par Sarkozy, que Hollande met en oeuvre, après avoir reçu pompeusement le Chef de l’Etat du Bénin pour lui confirmer la position de la France sur la question.

La CEDEAO et le Président de l’Union Africaine ont, avec la constitution d’un « Gouvernement d’Union nationale » de large consensus, perdu leurs marges de manoeuvre pour justifier une intervention militaire au Mali. Ils ont espéré écarter la junte dans le cadre d’un Gouvernement, pour pouvoir intervenir militairement, mais ils ont obtenu un Gouvernement de « réconciliation nationale » autour du Président intérimaire, du Premier Ministre de Transition, et des représentants de junte, avec l’exclusion des anciens Ministres des Affaires étrangères et de la Communication, Porte- parole du Gouvernement, soupçonnés d’être proches des Présidents de Côte d’Ivoire et du Burkina.

Ils sont donc obligés de jeter leurs masques et de se préparer, sans états d’âme, avec l’appui de la France, à faire la guerre au Gouvernement légitime du Mali et à son Armée, pour y « créer les conditions d’une vraie démocratie ». BONI, OUATARA, BLAISE s’autoproclament « les garants d’une vraie démocratie au Mali ».

Les patriotes africains ne devraient pas laisser faire ces suppôts de la Françafrique à la sauce socialiste, et devraient se mobiliser pour arrêter ces fossoyeurs de la Démocratie et de nos frontières héritées du colonialisme.

Le Président Macky Sall est appelé, dans ce contexte, à se démarquer de cette entreprise anti africaine et anti démocratique, en gardant ses positions de refus d’envoyer, sous l’égide de la CEDEAO, des forces combattantes au Mali, et devrait aussi, répondre positivement à la demande du Président Diacounda et de son « Gouvernement d’Union nationale » de large consensus, de soutien en formation de l’Armée Malienne. Et cela, dans la pure tradition de coopération en matière de formation entre nos deux armées.


IBRAHIMA SÈNE Dakar

4.Posté par J-L Gajac le 17/01/2013 15:26

COMMUNIQUE de POLEX (qui date de un mois et demi mais reste intéressant) :
Paris, le 03 décembre 2012

Le Président Hollande clame sa volonté de faire intervenir l’aviation et les forces spéciales françaises pour chasser du Nord Mali les intégristes qui s’en sont rendus maîtres. Il feint ainsi d’oublier que la conquête de cette région par les séparatistes et les djihadistes est la conséquence directe de la guerre impérialiste menée par la France de Sarkozy contre la Libye, guerre impérialiste que le parti socialiste a soutenue quand elle a eu lieu. Aujourd’hui, il dénonce les salafistes narco-terroristes de Tombouctou et Gao, qui sont approvisionnés en armes et en hommes par les Émirs pétroliers et financiers du Golfe Arabique, dont la France cultive l’alliance : l’armée française a organisé en octobre des manœuvres militaires communes avec celle d’Arabie Saoudite sur la base de Solenzara en Corse, simulant des opérations « en terrain ennemi » (!).

Le rétablissement nécessaire de l’unité nationale et de la laïcité de l’état démocratique au Mali ne relève que des seuls Maliens. Il est inadmissible que la France, les USA et leurs protégés (CEDEAO, Qatar, Saoudiens) profitent de l’effondrement du Mali pour installer au Sahara et au Sahel des implantations militaires et économiques nouvelles, comme ils le prévoient.

L’intégrisme islamiste, ennemi de toute démocratie politique et sociale, a toujours été au service de l’impérialisme et du capitalisme contre le mouvement ouvrier et progressiste, en Algérie hier, au Maghreb, au Sahel, en Syrie aujourd’hui. Le gouvernement français ne peut continuer son double langage hypocrite qui consiste à condamner cet intégrisme que ses amis qataris et saoudiens installent partout au pouvoir par les armes et l’argent, de Tunis à Gao, du Caire à Tombouctou, et peut-être à Damas demain.