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Mali: L'Afrique de l'Ouest donne 72 heures à la junte pour quitter le pouvoir


- Publié le Vendredi 30 Mars 2012 à 11:19 | Lu 814 fois

Mali: L'Afrique de l'Ouest donne 72 heures à la junte pour quitter le pouvoir
Jeudi 29 mars, l'Afrique de l'Ouest a lancé un ultimatum à la junte au pouvoir au Mali depuis le 22 mars dernier. Elle menace le pays d'un embargo diplomatique et financier faute d'un retour à l'ordre constitutionnel, depuis la chute du Président Amadou Toumani Touré. La junte dispose désormais d'un délai de 72 heures, soit lundi 2 avril au plus tard.  

La rebellion touareg a lancé une attaque sur la ville de Kidal, dans le Nord-Est du Mali, où elle a déjà investi plusieurs localités.

Une rencontre prévue à Bamako entre la délégation de chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) conduite par son Président en exercice, l'Ivoirien Alassane Ouattara, avec la junte et son chef, le capitaine Amadou Sanogo, a été anulée à cause de manifestations de putschistes sur le tarmac de l'aéroport. Les chefs d'Etat ont été contraints d'annuler leur venue.

Cinq journalistes, dont trois étrangers, ont été interpellés à  Bamako par des militaires et conduits au quartier général de la junte, avant d'être libérés.





1.Posté par JD974 le 31/03/2012 12:30

Les pays de la CEDEAO, c'est bien normal, veulent défendre l'un des leurs dont les frontières sont menacées par un pays qui lui n'a pas de frontière. Les colonisateurs ont tracé les frontières de cinq états : Algérie, Mali, Niger, Libye, Burkina. Mais ils ont oublié le pays Touareg ou Kel Tamachek.

Pour bien comprendre les raisons de ce putsch, il faut savoir que les militaires maliens sont toujours divisés sur la question touareg. L’armée malienne vient, une nouvelle fois, de subir une attaque humiliante des Touaregs, des guerriers dans l’âme.

Et certains militaires maliens, humiliés de leur déconfiture, veulent, comme auparavant, organiser des répressions contre les campements Touaregs, avec des viols à grande échelle, des exécutions sommaires et des vols de troupeaux.

Pour bien comprendre ce qui se passe, il faut savoir qu’avant la colonisation et le tracé de frontières, les Touaregs, berbères nomades étaient les seigneurs du désert, dans un pays qui s’étend au cœur du Sahara, mais qui n’a pas de frontières. Pourquoi ?

C’est que les troupeaux des nomades ne connaissent pas les frontières ni les douaniers : ils suivent les herbages, selon les pluies, y compris dans les champs des cultivateurs sédentaires.

Or les nomades blancs que sont les Touaregs ont toujours dominé les sédentaires noirs les ont réduit en esclavage. En 1960, les nomades blancs dominateurs ont dû accepter du fait du colonisateur cinq nationalités différentes et surtout de voir leurs axes de transhumance artificiellement barrés par des frontières de circonstance dont les tracés avaient été décidés contre eux.

Les Touaregs dominés furent contraints d’accepter que leurs enfants soient scolarisés dans la langue de leur cinq nouveaux maîtres. Ils furent obligés de se sédentariser et de s’y clochardiser.

En 1962, Modibo KEITA réagit avec grande fermeté en les mettant en exode dans des camps algériens. En 1990, les deux armées, malienne et nigérienne, subirent des attaques violentes et elles prirent leur revanche contre les campements.

En 1991, Moussa TRAORE ne put éviter une reprise de la guerre. En 1992, malgré le Pacte National de Bamako. Et cela continue et continuera jusqu’à la création d’un pays Touareg

2.Posté par JD974 le 31/03/2012 20:18

Le Figaro confirme que

Des rebelles touareg ont pris le contrôle samedi de la ville de Gao, dernière place-forte au nord du Mali des troupes d'une junte désormais menacée.

La situation militaire se dégrade rapidement dans le nord du Mali plaçant la junte au pouvoir à Bamako depuis dix jours dans une position extrêmement délicate.

Samedi, après le chute de Kidal la veille, les rebelles de Mouvement Nationale pour la libération de l'Azawad (MNLA), une rébellion touareg, étaient entrés dans Gao, la seconde ville du nord-Mali où ils se heurtaient à l'armée malienne.

Toute la matinée, d'importants combats se sont déroulés dans la périphérie de la cité. Dans l'après-midi, le MNLA, appuyés par les hommes de la milice Ansar Dine, un groupe salafiste dirigé par Iyad ag Ghaly, semblait avoir pris le contrôle de toute la ville.

On ignorait cependant samedi soir le sort de camp militaire situé à une dizaine de kilomètres au sud-est de Gao.

Cette importante caserne sert de centre opérationnel à l'état-major malien et de base aux trois hélicoptères engagés dans les combats. L'éventuelle chute de ce site achèverait de désagréger le front malien.

Dans le même temps, des accrochages étaient signalés aux environs de Tombouctou, la capitale du nord du pays. Selon un homme d'affaire originaire de cette ville, les rebelles n'en seraient qu'à quelques kilomètres. L'armée malienne, pour sa part, se serait repliée au moins en partie plus au sud.

Les mouvements touaregs sont renforcés

Pour le MNLA, qui revendique l'indépendance de l'Azawad, une vaste zone qui comprend notamment une bonne part du nord Mali, la prise de ces deux villes signifierait la réalisation complète de ses objectifs en un temps record.

Cette avancée fulgurante doit beaucoup à la supérioté de ses armes. Les mouvements rebelles touaregs, qui agitent le nord du pays presque sans discontinuer depuis l'indépendance en 1960, ont été considérablement renforcés avec l'arrivée à l'automne d'hommes venus de Libye.

La chute de Kadhafi a en effet entraîné le retour aux bercails d'au moins 2000 de ces mercenaires d'origine malienne avec leurs armes.

Cet afflux a radicalement changé le rapport de force entre les Touaregs et une armée malienne, très mal équipée. Le MNLA a aussi profité ces deniers jours du coup d'état qui a renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré, désorganisant le commandement malien.

Pour la junte, arrivée en pouvoir en affirmant précisément agir pour renverser le sort des armes dans le nord du pays, cette avancée est un désaveu.

Dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), le chef du Comité national pour restauration de la démocratie et le redressement de l'Etat (CNRDRE), le capitaine Amadou Haya Sanago, a assuré que ces récents revers n'étaient pas pour lui une défaite.

«On ne peut pas redresser en dix jours dix ans d'erreur», a-t-il expliqué.

L'officier appelle également à l'union nationale pour sauver l'unité du pays. Un argument qui semble porter.

Les partis politiques qui dans un premier temps avaient rejeté le coup de force et exigé un retour à l'ordre constitutionnel s'y sont montrés sensible. «L'heure n'est plus au discussion.

Il faut que le monde politique se réunisse pour trouver une solution rapide. Il faut sauver le Mali», affirme ainsi Ibrahim Boubacar Keita, ancien premier ministre. Le Front du refus, un collectif de partis et d'associations formés pour lutter pour le putsch, a lui aussi lancé un appel en ce sens.

La junte veut aussi convaincre les pays voisins de lui venir en aide. Mais la Communauté économique des états d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a lancé au CNRDRE un ultimatum qui se termine lundi pour rendre le pouvoir sous peine d'un embargo diplomatique et financier.

Une telle mesure étoufferait rapidement le Mali. Samedi, une délégation du CNRDRE était à Ouagadougou pour rencontrer le président burkinabé Blaise Compaoré, nommé médiateur de cette crise. «Nous espérons infléchir la position de la Cédéao et obtenir son aide», a affirmé le capitaine Sanago.

Une aide que la Cédéao semble prête à lui accorder. À une condition. Vendredi le président ivoirien Alassane Ouattara a une nouvelle fois exigé le retour à l'ordre constitutionnel avant toute chose. Le ministre des Affaires étrangères Burkinabé, était lui attendu samedi soir à Bamako pour tenter de trouver une sortie de crise.

De notre envoyé spécial à Bamako

Voyez ce que j'écrivais avec l'aide d'amis maliens et sénégalais !


3.Posté par JD974 le 01/04/2012 16:48

Quand les militaires se déshabilllent pour quitter leurs casernes, c'est le signe de la débandande !

Des tirs d’armes lourdes ont visé dimanche matin le camp militaire déserté de Tombouctou, dernière ville du nord du Mali encore sous contrôle gouvernemental et menacée par les rebelles touareg, ont indiqué à l’AFP des témoins, interrogés au téléphone depuis Bamako.

"On entend actuellement des coups de feu à l’arme lourde sur le camp militaire de Tombouctou qui est vide", a déclaré un infirmier de la ville. "Moi aussi j’entends des tirs vers le camp, ça pilonne fort.

Mais le camp est vide. Il n’y a plus personne", a ajouté un autre témoin, hôtelier en ville.

"Les milices arabes qui sont censées se battre ne sont plus tellement visibles", a commenté la même source. Ces miliciens arabes loyalistes, issue de l’influente communauté arabe locale des Bérabish, ont pris position dimanche matin pour défendre Tombouctou, où de nombreux militaires de l’armée malienne ont abandonné leurs positions et leurs uniformes.

Les rebelles du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ont affirmé dimanche "cerner" Tombouctou, au lendemain de la capture de Gao, principale ville du nord malien qui abritait l’état-major des forces gouvernementales pour toute la région.

A environ 800 km au nord-est de la capitale Bamako, la ville historique de Tombouctou, sur le fleuve Niger, compte environ 50.000 habitants. Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, elle est habituellement surnommée "la perle du désert". Elle est située près de 300 km à l’ouest de Gao.

© 2012 AFP

4.Posté par JD974 le 02/04/2012 12:48

Merci à l'OTAN et merci à Sarkozy !

Ag Majim, un chef militaire venu de Libye armé par l'OTAN

«Demain, nous serons les maîtres de l'Azawad, si Tu le veut.» Mohammed ag Majim, chef d'état-major du MNLA, joint par téléphone près de Tombouctou ne doute plus de sa victoire.

«Nous sommes à Tombouctou et nous irons plus au sud» précise-t-il. Selon lui, ces hommes ne rencontreraient plus aucune résistance de l'armée malienne.

«Nous avons beaucoup d'armes». Ah ! De qui ? Ces succès, les Touaregs du MNLA les doivent beaucoup à cet homme.

Ancien colonel de l'armée libyenne, il est revenu au Mali en juillet dernier peu avant de la chute du Guide emportant avec lui ses hommes et son matériel.

Cet afflux d'armes et de soldats entraînés a radicalement changé le rapport de force dans le nord du Mali en faveur de la rébellion.

Les pauvres soldats maliens qui se sauvent tout nus !

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