Société

Maladies sexuellement transmissibles: "Les jeunes se protègent moins de nos jours"

Jeudi 26 Juillet 2018 - 18:06

Le corps médical ne cesse de le répéter. Le dépistage est essentiel pour mieux soigner les maladies infectieuses sexuellement transmissibles. Afin d'encourager les tests, les journées de dépistage gratuit sont régulièrement organisées par le CHU Nord. C'était le cas ce jeudi, un "Testing Day", devant la mairie de Saint-Benoît, avec son camion de dépistage. Une journée réussite avec Près de 80 personnes venues se faire piquer le doigt pour voir s’ils avaient ou non le VIH, l’Hépatite B ou C, la Chlamydia ou le Gonocoque. Certains sont à risque, à savoir ils ont eu des relations sexuelles non protégées avec de nouvelles personnes ou ont été en contact avec du sang. Mais pas tous. D’autres sont en couple mais n’ont jamais été dépistés.
 
"Tout le monde doit se faire dépister au moins une fois dans sa vie, rappelle Rolland Rodet, médecin hospitalier en maladies infectieuses au CHU. Personne n’est à l’abri. Une infection aurait pu être transmises par un ancien partenaire sexuel ou par son compagnon qui ignore être porteur d’une maladie".
 
Une recrudescence des maladies sexuellement transmissibles
 
La modernité de la médecine et la communication quant aux moyens de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles ne suffisent malheureusement pas pour faire baisser les taux d’infection. "Depuis 2016, il y a une augmentation des Chlamydiae et Gonocoques. Et il y a 14% de plus de patients se faisant traiter pour la Syphilis. Concernant le VIH, les chiffres sont les mêmes que l’année dernière mais il y a un taux plus élevé chez les hétérosexuels", affirme le médecin. Selon lui, "les gens pensent que ces maladies ne sont pas graves car elles peuvent être soignés. Les jeunes se protègent donc moins de nos jours". Mais Roland Rodet explique que les symptômes peuvent être dangereux et perdurer dans le temps.
 
Et pour l’Hépatite B, 85% de la population réunionnaise est vaccinée (un taux plus élevé qu’en métropole) ce qui signifie que bon nombre de personnes sont à risque.
 
Deux tests sont possibles : le test rapide, une petite piqûre au doigt, qui donne des résultats en quelques minutes valides jusqu’à trois mois avant le test, ou la prise de sang qui relèvent toute infection avant 1 mois et demi précédent le test. Les deux sont proposés par les médecins du camion.
 
Autre rappel : votre dépistage n’est pas celui de votre compagnon. Chacun doit procéder aux tests.
 
À Saint-Benoît les dépistages sont offerts tous les samedis de 9h à midi devant le marché couvert. 
 

Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
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1.Posté par A mon avis le 26/07/2018 23:45

On ne dit plus Maladies Sexuellement Transmissibles, mais Infections Sexuellement Transmissibles IST !

2.Posté par cmoin le 27/07/2018 08:56

Bein c'est de leurs fautes,qu'ils se démerdent.

3.Posté par Meilee le 27/07/2018 12:21 (depuis mobile)

Poste 2 cmoin 😂😂 je vous aime

4.Posté par mimorpouletranspor le 27/07/2018 12:30

Après la pillule anti-sida bientôt la pillule anti-IST remboursée à 100% par notre chère SECU.

5.Posté par Kadabave le 27/07/2018 13:38 (depuis mobile)

Le seul bonne chose qu'ont n'a en c'est temps difficiles

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