Océan Indien

Madagascar : une partie de l’armée se rebelle

Lundi 9 Mars 2009 - 07:00

Hier, des soldats malgaches, du camp CAPSAT (Corps d'Administration des Personnels et Services de l'Armée de Terre) réputés loyalistes, ont été les auteurs d’une mutinerie dans un important camp militaire placé à l’entrée d’Anatananarivo.


Madagascar : une partie de l’armée se rebelle
Les militaires ont montré leur opposition au gouvernement répressif face à l’opposition représentée par Andry Rajoélina, dit "TGV", maire déchu d’Antananarivo.
Depuis, l’accès au camp est bloqué. "Nous ne répondons plus aux ordres de nos supérieurs, nous répondons à notre cœur. Nous avons été formés pour protéger les biens et les personnes, pas pour tirer sur les gens. Nous sommes avec la population" a déclaré un soldat à un journaliste de l’AFP.

Depuis vendredi, Marc Ravalomanana a donné l’ordre aux militaires d’arrêter TGV. Ils ont voulu le cerner dans sa résidence à Ambatobe, mais des milliers de partisans pro-TGV ont fait barrage. Les militaires ont quand même survolé la résidence en hélicoptère, mais n’ont pas pu savoir si le protagoniste était bien à son domicile. Et comme ce dernier avait appelé les étudiants à venir le soutenir, l’armée avait bloqué ce même vendredi la sortie de l’Université d’Antananarivo.
"Tous les jours, le centre ville (puis les quartiers périphériques plus tard dans la journée) est immobilisé et occupé par les militaires habillés en  "robocop", avec lances-grenades et des armes que je ne connais pas mais qui tuent tous les jours" déclare un habitant d’Antanarivo. "Et n'importe qui, c'est à dire le marchand de pistaches qui rentre chez lui, l'étudiante qui est dans sa chambre, le gosse de 12 ans (fils de gendarme !), ... Tous les jours, il y a trois ou quatre morts. Et je ne compte pas les blessés dans un état pitoyable, soignés comme on peut le faire ici en cas d'urgence. Dans la nuit, on entend les explosions, le jour aussi, bien sûr. Il y  a un couvre-feu toutes les nuits. Les enfants vont rester à Tana, car l'école fonctionne encore".
A l’heure actuelle la mutinerie semble se limiter à ce camp. Ni le président Marc Ravalomanana, ni son opposant Andry Rajoélina ne sont clairement localisés, mais seraient en lieu sûr dans la capitale...
Karine Maillot
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1.Posté par darkalliance le 09/03/2009 09:30

Le CPI doit intervenir contre le boucher des hauts plateaux. L'immobilisation de son Air Force One s'impose !

2.Posté par Benjamin Franklin le 09/03/2009 16:03

C'est dommage ! Ils se prennent la tête pour rien.

3.Posté par darkalliance le 09/03/2009 18:19

Des peaux de bananes trainent ici et là ... qui va glisser en premier ?

4.Posté par bassi le 09/03/2009 20:40

L'attitude des militaires révolutionnaires est décevant pour un pays comme Madagascar. Ces militaires doivent être sévèrement réprimés. Si la constitution malgache prévoit la suprématie d'un président élu au suffrage universel , les militaires doivent accepter les ordres dictés par leur chef et non fortifier à l'allégeance dictatoriale de Andry RAJOELINA. Ces militaires veulent protéger le peuple mais de quoi? S'ils aiment leur pays, ils doivent se soumettre à leur chef militaire.

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