Océan Indien

Madagascar : la moitié des enfants de moins de 5 ans est rachitique

Lundi 24 Septembre 2012 - 14:16

Photo d'illustration
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Un phénomène de rachitisme chez les enfants de moins de 5 ans habitant la Grande Ile perdure depuis des années, avec pour seule cause principale la misère vécue par 80% des 20 millions d’habitants de Madagascar.

Cet inquiétant constat de rachitisme est la conséquente directe de la malnutrition qui sévit dans cette période critique de l’enfance pour une future croissance équilibrée de l’enfant. On dénombre ainsi qu'à Madagascar, environ la moitié des enfants de moins de 5 ans est confrontée à un rachitisme sévère, aux ravages dévastateurs.
 
Les effets irréversibles de la malnutrition qui les frappent de plein fouet, au cours des 1.000 premiers jours de leur vie, sont pointés du doigt pour analyser ce taux élevé de rachitisme sur la Grande Ile.

Ces enfants sont de plus susceptibles de contracter d’autres maladies, et d’avoir un intellect gravement amoindri dans son évolution normale à long terme. Des morts prématurées sont également enregistrées en nombre, au sein de ces enfants atteints de rachitisme, touchés dans leur chair par une malnutrition malgache galopante dans l’île.
 
Des familles pauvres gagnant à peine 0,77 euro par jour
 
Pour rappel, Madagascar est à la sixième place mondiale, en ce qui concerne le taux de rachitisme, avec des familles pauvres, gagnant à peine un dollar (0,77 euro) par jour pour survivre, et qui dépensent près des trois quarts de leurs maigres revenus pour se nourrir.
 
Un autre facteur de taille qui pourrait expliquer le rachitisme de ces jeunes enfants de Madagascar est le fort taux affiché d’infections contractées durant la période de la grossesse et de l’enfance. 30% des femmes malgaches qui vivent dans une paupérisation alarmante, mesurent en moyenne 1,50 m et donnent naissance à des nourrissons en insuffisance pondérale. Le lait maternel ne donne pas aussi le juste apport nutritionnel adéquat.  
 
Dans la capitale Tananarive, la préférence alimentaire va à la consommation de flocons de riz comme nourriture de base, ce qui empêche la mise en place d’un régime alimentaire varié, indispensable à la croissance soutenue des enfants en bas âge.
 
Les autorités de la Grande Ile ont commencé à prendre à bras le corps la nécessaire éducation alimentaire de la population. 6.000 centres proposent ainsi des cours culinaires et de nutrition, pour encourager une alimentation variée et saine sur la Grande Ile.

Dans ces lieux pédagogiques ouverts, les enfants de moins de cinq ans ont droit également à un contrôle régulier, sur leur état de santé général.
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1.Posté par Papapio, ni macro ni géniteur payeur le 24/09/2012 15:52

6.000 centres proposent ainsi des cours culinaires et de nutrition, pour encourager une alimentation variée et saine........ On a l'impression de cauchemarder.......Un vrai délire...

Ici, si l'on voulais suivre le même raisonnement, on créerait des Cellules psychologiques, des Etats généraux (comme ceux de L'OUTREAU Mère vécus dans les Dom) ou des colloques sur lesquels se nourrissent a longueur d'année, toutes les sangsues Départementales et ou Régionales...

Aux secours, On a rien d'autre que du Riz a mettre dans l'assiette de nos Enfats....
Ne vous inquiétez pas, on va vous apprendre a cuisiner ce que vous ne pouvez pas acheter
... Pfeuuu...

Encore une fois, ce sont les Enfants qui trinquent... Ceux qui ne votent pas, ne peuvent se révolter et ne comprennent pas encore les enjeux de l'enrichissement personnel, qui impose de regarder les autres crever de faim... La révolution sera mondiale ou n'existera pas....

2.Posté par Mwa la pa di le 24/09/2012 16:59

combien sont obèses chez nous ? la mal et sur bouffe chez nous et la non bouffe à Mad....

3.Posté par Allest le 24/09/2012 17:39

Normal ! Les enfants à Madagascar ne bénéficient plus des yaourt à bas prix de Tiko.
Avant la crise, on pouvait trouver partout (du moins dans les villes et gros villages) des produits lactés, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Le fromage était devenu un produit courant et accessible.

La population pourra -paraît-il- se soigner dans des hôpitaux mora (toujours en construction, mais qui rappelons le selon la propagande TGV étaient promis livrés en juillet 2010).
Le problème, c'est que la population ne pourra même pas aller à l'hôpital, elle crèvera avant d'y arriver.

Pour se consoler et pour ne pas être négatif sur tout, la population jeune pourra se réjouir pour bientôt de la construction d'un "temple du rugby" et d'un amphithéâtre en plein air ! Si on aura les jeux, on aura pas encore le pain !

4.Posté par Ces inaptes qui mènent le pays à la dérive le 24/09/2012 22:48

A la Réunion c'était pareil à une époque pas si lointaine. Maintenant on pleure ou on casse tout si on ne peut pas acheter ses Lacoste-Nike, le dernier téléphone portable hi tech, un écran TV de plus de 100 cm de diagonale, et évidemment son zamal quotidien ...
Même phénomène à Mayotte dès le lendemain de la départementalisation ...
Nous sommes bien les enfants gâtés qui pleurent la bouche pleine. C'est les coups de pieds au culs qui manquent ...
Allez hop : indépendance pour Mayotte, et que la Réunion devienne un territoire d'outre mer ...

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