Océan Indien

Madagascar : l'armée déloge les mutins

Dimanche 21 Novembre 2010 - 15:27

Madagascar : l'armée déloge les mutins
La journée d'hier a été agitée à Madagascar, dans la capitale Antananarivo, après la dispersion d'une manifestation de l'opposition, l'armée malgache a lancé l'assaut contre la caserne où s'étaient barricadés une vingtaine d'officiers mutins depuis mercredi dernier.

Un dirigeant du régime de transition malgache a annoncé en fin d'après-midi que "tous les mutins se sont rendus". Une opération qui s'est déroulée sans effusion de sang malgré les coups de feu échangés entre les mutins et l'armée.

Depuis mercredi, une vingtaine d'officiers s'étaient réfugié à l'intérieur de cette caserne, situé non loin de l'aéroport d'Ivato, affirmant avoir "suspendu toutes les institutions" du pays, des déclarations qui n'avaient pas suscité de réaction de la part de la population. André Rajoelina avait ouvert les négociations amis avait prévenu que l'Etat pouvait prendre "ses responsabilités face au velléités de troubles de certains".

Après l'assaut mené, les mutins sont repartis sous l'escorte des militaires, ces derniers accompagnés par les applaudissements de la foule, "Nous avons pris les mesures qui s'imposent, les conditions des mutins étaient inacceptables, ils voulaient la destitution de la Transition", explique Alain Ramarason, président de la Commission sécurité et défense du Conseil supérieur de la Transition.

Plus tôt dans la même journée, une manifestation a été organisée par l'Association des maires de Madagascar (AMM), une manifestation dispersés par les forces de l'ordre. L'association entendait protester contre la tenue, le 20 décembre prochain, d'élections municipales anticipées. Le président de l'AMM a été interpellé et emmené par les forces de l'ordre.

Les élections municipales sont une des nombreuses étapes du processus de sortie de crise mise en place par le président de l'autorité de Transition André Rajoelina.
Julien Delarue
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1.Posté par papy cal le 21/11/2010 17:50

Yoh !
On ne récolte que ce que l'on sème !
A mon avis on n'en a pas fini avec les coups d"état à Tana!
Il suffit qu'un ou deux "illuminés", qui ont envie d'imiter leur "prédécesseur",en mal de pouvoir, et de reconnaissance,ert qui se croient capables de résoudre à eux tout seuls des problèmes qui durent depuis 40 ans, se croient investis d'une mission "divine" pourr revendiquer le pouvoir, pour que l'anarchie, qui est le fait du pouvoir en place se réveille.
A quand une véritable démocratie à Mada ?

2.Posté par coup d'état ou pas ? le 22/11/2010 09:23

Lorsque ces généraux ont permis à TGV de prendre le pouvoir, ce n'était pas un coup d'état, non !!! ; maintenant que ces mêmes généraux se sont retournés contre lui, on les appelle des mutins et c' était bien un coup d'état, mais avorté................. !!!!!

Il y en a un que TGV a fait sortir triomphalement de prison, alors que c'est un criminel notoire ; il l'y a vite renvoyé, ouf, il l'a échappé belle................. !!!!

Que du cinéma tout ça !!!! Madagascar n'est plus simplement une piste de discothèque, mais aussi un plateau de cinéma, où l'argent coule à flots pour "arranger" les choses.................. !!! !!!!

3.Posté par coup d'état ou pas ? le 22/11/2010 09:27

EXtrait de http://www.madagascar-tribune.com/Matee-par-les-armes,15103.html


Deux officiers déjà condamnés pour d’autres affaires et considérés comme dangereux, le colonel Coutiti Assolant et le général Raoelina, ont été conduits à la prison de Tsiafahy tandis que le général Noël Rakotonandrasana et les autres, dont le lieutenant colonel Charles Andrianasoavina, sont détenus à la Gendarmerie à Ankadilalana. Aucune information n’a été pour l’instant fournie par les autorités qui les détiennent en garde à vue. Pendant ce temps, le CEMGAM a été félicité par le Premier ministre pour avoir bien conduit la mission sans qu’aucune goutte de sang n’ait été versée bien que les armes aient été utilisées.

4.Posté par folklore le 22/11/2010 09:36

Extrait de :http://www.madagascar-tribune.com/Heroiques-ou-folkoriques,15100.html

Je l’ai suffisamment répété dans ces colonnes : je suis contre la violence, et ne vais certainement pas cautionner cette mutinerie du BANI, au sujet de laquelle je vois plus un coté folklorique qu’héroïque. Surtout que je vois mal comment une opération qui semble tenir du bricolage et si peu préparée pourrait réussir, et en plus par des leaders peu susceptibles d’entrainer un engouement populaire de par leur personnalité sulfureuse et controversée. Raison pour laquelle, contrairement à ce qu’ils espéraient, les initiateurs de cette opération n’ont eu ni le soutien des autres camps militaires, ni celui des trois mouvances, malgré quelques badauds qui ont rejoint Ivato et l’appel non suivi (ou même non entendu) du Président Zafy. Mais grâce à ce coup d’éclat, le référendum a bénéficié d’une diversion de premier choix. Comme Patrick A. l’a démontré dans son éditorial, ça a tenu l’attention/opinion éloignée des lacunes dans l’organisation du référendum, et a donc servi en cela les intérêts du pouvoir hâtif. De quoi se demander s’il n’y a pas anguille sous roche. Ne nous étonnons pas alors si cette histoire a finalement fait « pschit » comme dirait l’autre : beaucoup de bruit pour rien. Mais suffisamment pour faire écran de fumée profitable à l’avancée du référendum bancal, sous les yeux favorables des quelques pelés et tordus présentés comme de vaillants observateurs internationaux................

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