Océan Indien

Madagascar : Une femme de ménage raconte le calvaire qu'elle a vécu au Koweït

Mercredi 27 Mars 2013 - 14:07

Madagascar : Une femme de ménage raconte le calvaire qu'elle a vécu au Koweït
Une mère de famille malgache, Juliette Andrianarison, s'est confiée à lexpressmada.com sur le calvaire qu'elle a vécu au Koweït en tant que femme de ménage. Âgée de 41 ans, elle a été victime de sévices et de harcèlement de la part de la femme de son employeur.

Si ce dernier l'a traité avec empathie, ce n'est pas le cas de sa femme, qui lui a montré son vrai visage quelques semaines après l'arrivée de Juliette dans l'émirat. Elle profitait de l'absence de son mari pour faire étalage de toute sa cruauté.

"Fin février, lorsque je ne l’ai pas entendue m’appeler, elle s’est déchaînée sur moi avec de l’eau bouillante… C’est surtout pendant les moments d’absence de son mari qu’elle se montrait odieuse", raconte, complètement traumatisée, Juliette.

Rentrée à Madagascar avec 30 kilos de moins, elle a été victime de brûlures au deuxième degré, et son corps, notamment ses mains, portent les cicatrices de sa maltraitance.

Mais ce n'est pas tout : elle était obligée de voler la nourriture qu'elle mangeait car sa patronne ne lui donnait que "des miettes de pain avec une tasse d'eau bouillante sucrée", déclare-t-elle, et ce, une fois par jour...

"Abandonnée à moi-même, je ne pouvais que dissimuler des aliments sous mon tablier troué... afin de pouvoir me nourrir, en cachette dans la salle de bain", ajoute la quadragénaire.
S.I
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1.Posté par Esclavage moderne : ne dites pas que vous ne savez pas le 27/03/2013 18:11

Tout le monde sait que l'esclavage subsiste encore au 21ème siècle, et spécialement dans le monde arabo-musulman, dans certains pays d'Afrique, en Inde, et d'autres pays.

Et même à Madagascar !

2.Posté par J-L Gajac le 27/03/2013 23:13

Il ne s'agit pas d'esclavage mais d'engagisme moderne, le degré au dessous dans l'horreur de l'exploitation des humains par d'autres "humains". L'engagé vend sa force de travail pour un salaire de misère et souvent signe un contrat qui s'avère mensonger. Souvent ses papiers sont confisqués et les abus sur lui ou elle impunis.

Il y a sans doute aussi des esclaves ici ou là, c'est à dire des gens captifs, non payés et sans aucun droit, sans existence civile, sans papiers, sans droits de s'affranchir de cette captivité, soumis au travail obligatoire etc .....

Cependant, c'est important de faire la nuance, parce que ces femmes sont en fait victimes d'agences de placement avant d'être victimes d'employeurs engagistes.

Ce qui sous entend tout un système d'organismes de placement dont une partie est correcte et une autre est encore un moyen de tromper et de racketter les pauvres des pays "du Sud" pour les tromper et les envoyer dans des situations qui mettent leur santé et leur vie parfois en jeu.

Les pays arabes sont spécialistes, du Maroc au Liban, du Koweit à l'Arabie Séoudite, de la mise en semi-esclavage des travailleurs pauvres de l'Inde, de Madagascar, de l'Indonésie, des Philippines.

J'ai des amis Mauriciens dont la fille ainée a construit une maison pour sa mère et pour elle avec ce qu'elle a gagné au Liban, mais elle a eu de la chance de tomber sur des employeurs corrects. Ce n'est pas le cas de toutes.

Il existe un site sur facebook (en anglais) dédié à la dénonciation de ces crimes de la part des employeurs tortionnaires, violeurs, abuseurs. Je le mettrai en lien ici.

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