Océan Indien

Madagascar : Six journalistes emprisonnés

Vendredi 28 Mai 2010 - 18:15

Source : L'Express de Madagascar
Source : L'Express de Madagascar
Dix employés de la radio malgache Fahazavana dont six journalistes ont passé une semaine en garde à vue à la Brigade criminelle avant d'être transférés hier à la prison centrale d'Antananarivo, peut-on lire dans les colonnes de l'Express de Madagascar.

Placés sous mandat de dépôt, ils sont poursuivis pour atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat et sont accusés d'avoir "donné une certaine ampleur à la mutinerie dans une caserne à Antananarivo" la semaine dernière.

"Ils n'ont fait que rapporter des faits" a commenté Fetison Rakoto Andrianirina, chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, qui estime par ailleurs que les libertés et droits fondamentaux ont été bafoués.
Karine Maillot
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1.Posté par Bébé le 28/05/2010 20:33

L'emprisonnement de ces journalistes est un signe de faiblesse de l'état malgache. Savez-vous qu'à Maurice le groupe de presse LA SENTINELLE est boycotté par le gouvernement et les municipalités , Mauritius Telecom etc sur ordre des monarques en place. Ainsi les lecteurs de L'EXPRESS, 5-PLUS et les auditeurs deRADIO ONE sont privés des annonces officielles. Il ne faut pas critiquer le gouvernement en place. C'est pitoyable. Les journalistes de LA SENTINELLE ne sont pas invités aux conférences de presse .

2.Posté par Joseph le 29/05/2010 01:32

Ah ah ! Fetison Andrianiriana est vraiment bien placé pour parler, lui qui a commandité ce jour là l'attaque du quotidien la GAZETTE ( accusation publique que vous pourrez trouver dans la Gazette sur le Net et que Fetison n'a pas démenti) . Les journalistes de la Gazette n'ont été sauvés du massacre que par l'intervention rapide de l'EMMOREG en opérations de maintien de l'ordre à 900 m de là à Fort Duchesnes.

Il a fait cela pour venger la découverte par l'EMMOREG d' un émetteur clandestin dans le siège (avec fausse adresse déclarée) de la radio des protestants activistes de Ravalomanana et relayant les pasteurs militants armés de 30 mutins de la FIGN . Cette radio a participé activement à un énorme délit qui a abouti à l' assassinat de deux membres des forces de l'ordre et à la mort d'un "pasteur" membre de l'insurrection armée au Mausolée le 20 mai. (ses copains l'appellent le Martin Luther King Malgache ! le ridicule ne tue pas, heureusement)

Les journalistes de fahazavana ont lancé des insultes au Président et surtout des appels à rejoindre les insurgés. La radio clandestine était outillée pour diffuser sur tout le territoire Malgache. Il y a une Loi à Madagascar désormais et le CSCA a suspendu cette radio d'émeutiers qui a organisé un acte d 'insurrection armée.

Le "pasteur" Lala Rasendrahasina, le bras droit de Ravalo, lui-même vice-Président de cette église a toujours lui aussi oeuvré dans l'ombre, y compris depuis les Etats Unis près de ses amis les Baptitstes bushiens et il recommence là à appeler à la rescousse la Cté Internationale pour défendre les actes délictueux de cette radio insurrectionnelle, en mentant sur la vraie nature des faits et sur leur déroulement réel.

On vient d'apprendre par les enquêteurs que les disques durs des ordinateurs de radio fahazavana renferment les preuves de l'implication de Ravalomanana lui-même dans la mutinerie criminelle des 30 gendarmes de la FIGN.

C'est une des raisons pour lesquelles ces gens sont mis en examen.

Qui pense que le journaliste doit bénéficier d' une totale immunité et d'une totale impunité si il commet un délit de droit commun ? De même un prétendu "pasteur" qui fait son office entre deux rangées de soldats qui tirent des rafales de mitraillettes pour montrer la puissance de cette religion conquérante, doit il être félicité ou condamné ?

Une info brute, en trois lignes, peut receler des réalités bien plus complexes et il faut aller au fond des choses et des évènements avant de dire JE SAIS.

Merci de ne pas participer à une diffusion de fausses informations en relayant les paroles d'un homme très controversé comme Fetison qui s'est rendu coupable le même jour d'une attaque en représailles d'un journal pourtant pas spécialement Rajoelinien, mais assurément pas du tout Ravalomananien, la Gazette de la Grande Ile.

Voici le communiqué public de la rédaction de la Gazette ( un genre de droit de réponse de journalistes agressés dont personne n'a parlé à RSF ou au New-York Times parce que la HAT n'a pas cette hargne et cette boulimie de diffusion de media-mensonges) :

La Gazette de la Grande Ile »: Attaqué hier par des « enfants de Dada » (NDLR : Dada = Ravalomanana)
Vendredi, 21 Mai 2010 06:04
Hier, vers 11h15, des individus encagoulés ont lancé des pierres contre le siège de notre journal, sis à Ankorahotra (route de l’Université). Ils étaient exactement quatre. Ils ont d’abord essayé de forcer notre portail, pour s’attaquer, voire tabasser, les personnes qui s’y trouvaient et éventuellement endommager les matériels. Dieu merci, notre portail a tenu bon. A l’intérieur il y eut notre directeur général de la rédaction, Franck Raharison et trois membres du personnel de l’administration (Todisoa, Emile et Ra-Jean). Des jets pierres, d’une rare vilolence, ont brisé les vitres, heureusement sans faire de blessés (voir page photos).
On ne savait plus comment s’en sortir et quelle attitude adoptée, car les assaillants étaient visiblement déterminés et dangereux, et qui veulent mener à son terme leur opération. En tout cas, ce n’est pas RSF ni RFI ni l’AFP ni Les Nouvelles ni Midi Madagasikara, etc, qui iront dénoncer cet acte odieux, du fait que notre titre ne figure pas parmi les médias proches de Marc Ravalomanana. Sans rancune, chers confrères. On paye, aujourd’hui au prix fort, notre indépendance, notre impertinence et aussi notre insolence…
Sans pour autant paniquer outre mesure, on a lancé, illico, un SOS, via un portable, aux responsables des forces de sécurité, en particulier au colonel Richard Ravalomanana. Ce dernier a dépêché tout de suite des gendarmes se trouvant à Fort Duchesne, situés à environ 700 mètres de notre bureau. Ces éléments ont alors dispersé ces voyous, envoyés, apprend-on, par Fetison Andrianirina et par un pasteur, nommé Valosoa Rafanomerantsoa (arrêté hier soir), en vue de détruire les locaux de « La Gazette », et même d’assassiner des personnes qui se trouvaient à l’intérieur
Nous remercions ici les nombreuses personnalités et amis qui ont manifesté leurs sympathies à notre endroit dont, entre autres, Andry Rajoelina, Eric Rabemananoro, Jacques Andrianary (Lyon), Rolly Mercia, Jean de Dieu Maharante, Josiane Rabekoto (Paris), Maka Alphonse, Mireille Jourdan (Nice), Lanto Rakotomavo, Cécile Manorohanta… Et aussi quelques diplomates dont tairons les noms pour des raisons évidentes.

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