Océan Indien

Madagascar : Réunion du GIC prévue le 6 janvier 2010

Mardi 5 Janvier 2010 - 07:42

Suite à la demande de la France le mois dernier, l'Union Africaine a annoncé une réunion du Groupe international de contact qui aura lieu demain à Addis Abeba, en Ethiopie.


Madagascar : Réunion du GIC prévue le 6 janvier 2010
Le GIC, qui a été fixé par l'Union Africaine au mercredi 6 janvier prochain, aura pour objectif de faire un point sur la situation dans la Grande Ile et sur "les perspectives d'un règlement de la crise", précise Rfi.fr. Mais selon le site de la radio, il s'agit en réalité de "remettre en selle la communauté internationale", mise à l'écart ces temps dernier.

Le défi sera d'afficher une position commune des quatre mouvances. Autant dire que cela s'annonce difficile quand on sait que les courants Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy se sont réunis à l'occasion de Maputo III le 8 décembre dernier pour tenter de mettre en place un Gouvernement parallèle. Le président de la HAT, Andry Rajoelina, avait d'ailleurs rapidement réagi en révoquant le premier ministre par intérim Eugène Roindofo issu de la mouvance Ratsiraka, pour le remplacer par l'officier militaire Camille Vital le 20 décembre dernier.

Les autorités malgaches auraient déjà dégagé près de 10 millions de dollars pour organiser les élections législatives annoncées par le président de la HAT le mois dernier afin de mettre en place un gouvernement de consensus. Des élections qui sont toujours prévues pour le 20 mars prochain et pour lesquelles la France attend d'avoir des "garanties".
Karine Maillot
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1.Posté par Zokofaly le 05/01/2010 15:23

La réunion du 6 Janvier est extrêmement importante, mais sans conséquence, car les jeux sont faits. Rajoëlina, en fin stratège, conseillé par des Officiers de qualité, a décidé de provoquer les élections. La bande des 3, sentant sa mort "politique" prochaine va faire feu de tout bois pour essayer d'infléchir le GIC en sa faveur. La politique étrangère de la France, tout en nuance et subtilité va devoir se positionner officiellement. Il en va de sa crédibilité pour ses relations futures avec les dirigeants de la grande Ile, à l'issue de ces élections. Asiatisation (marxiste) à la Ratsiraka ou occidentalisation plus conforme à sa sensibilité. L'avenir du pays à moyen terme est là.....reconstruction, restructuration, industrialisation, réforme agraire, enseignement, relance de l'économie, tourisme, être attractif. Du pain sur la planche....retrousser les manches. Fini le mora mora, mal endémique.

2.Posté par HEINSEEN le 06/01/2010 13:01

BIEN DIT ZOKOFALY

3.Posté par Joseph le 09/01/2010 20:57

Que penserions nous si, lors d' élections en France, un pays étranger, quel qu'il soit se permette de dicter ses propres conditions d'organisation de ces élections ? En 58 je ne pense pas qu'un seul pays aurait osé demander des comptes à De Gaulle ! et pourtant ...

Une telle ingérence est intolérable pour Madagascar, surtout de la part de l'Union Africaine dont on connaît globalement le mode de financement des procédures "électorales" afin de reproduire de façon sûre ses élites, inféodées aux multinationales;

Lors de ses voeux à la Nation à Iavoloha, Andry Rajoelina a affirmé clairement que les élections sont la seule voie au règlement de cette éviction du dictateur.
Si on a mis près d'une année pour y arriver, c'est parce que Ravalomanana a actionné l'artillerie lourde par son réseau de complices de la SADC et des Etats Unis. Sinon il y a longtemps que les vieux démons de la corruption et du népotisme post-colonial auraient été jetés aux oubliettes de l'Histoire suite au raz-le-bol des malgaches de la pauvreté, devenue aussi endémique que les lémuriens.

Les commentateurs oublient toujours de préciser que TGV n' aurait pas eu une audience aussi profonde sans l'assentiment de toute une population dégoutée des années Ravalo, redoublement des années noires Ratsiraka. C'est un système que la majorité des gens vomit. TGV est arrivé au bon moment et ce petit groupe de gens a découvert avec surprise qu'ils étaient porteurs, malgré eux, d'un espoir immense de changement radical.

Les GIC et diplomates et compagnies sont monstrususement à côyé de la plaque en ayant soutenu Ravalo et remis en selle les deux ex-présidents qui ont fait tant de mal au pays pendant des années. Honte à eux-tous d'avoir comploté contre la jeune démocratie Malgache. J'espère que le nouveau gouvernement s'en souviendra et leur fera payer leur arrogance en les chassant du territoire avec leurs entreprises malsaines et spoliatrices.

Merci de voir le compte-rendu de cette cérémonie des voeux, ce qui permet de se faire une idée du point de non retour atteint en matière de démocratie à Madagascar :

http://tinyurl.com/ybd356v


Le CENI va être mis sur pied, vous trouverez toutes les précisions sur Sobika.

http://www.sobika.com/

Ce n'est pas depuis hier que la HAT travaille sur le sujet des élections et de la Constitution. On n'a pas affaire à des incompétents et dangereux ethno-racistes comme l'équipe de Zafy. Quant à Ratsiraka et à Ravalomanana, ces hommes et leurs systèmes mafieux sont déjà de l'Histoire ancienne.

4.Posté par Zokofaly le 09/01/2010 22:09

Ce n'est ni une immixtion, ni une ingérence dans les affaires du pays, particulièrement en ces périodes troublées que traversent la grande Ile, que de demander un contrôle des résultats électoraux, afin de ne pas prêter le flanc aux manipulations de la bande des 3. Ils ne pourront nier la validité des résultats, sous l'égide de ces pays en tous points exemplaires. Dire le contraire serait mensonger et relèverait de la pensée unique, sans fondement et improductif.
Quant à la citation de de Gaulle, elle mal venue et une méconnaissance totale des événements de l'époque. L'on tombe dans la caricature des intellectuels, de l'OAS et de la gauche bien pensante, des coups d'état permanents. Là encore nous tombons dans le différend qui opposait de Gaulle à Mitterrand, qui n'a pas pardonné que le général l'ait écarté de" l'Histoire". Mitterrand a été par la suite un bon Président, dans la lignée de ses prédécesseurs car il a respecté la grandeur de la France. N'oublions pas que ce même de Gaulle est à l'origine de l'indépendance de toutes les anciennes possessions, sans heurts, clés en main.....plus difficilement en ce concerne l'Algérie, une tout autre histoire ô combien complexe et non encore cicatrisée, avec l'avènement des nouvelles générations et régulièrement remis sur le tapis par des historiens avides de sensation pour salir l'armée française. Des exactions il y en eut des deux côtés, mais c'est une histoire qui ne concerne nullement ce qui nous préoccupe.

5.Posté par Joseph le 09/01/2010 23:48

Je suis d'accord pour que les élections soient validées par un contrôle extérieur, puisque n'existent pas à Madagascar les structures internes de contrôle adéquates, vu l'état de la Justice et le passif qu'ont laissé les précédents gouvernements.

Je ne parlais pas du contrôle des élections mais des pressions et différents chantages que ces organismes internationaux ont exercé contre la démocratisation de Madagascar en cours. Tout a été tenté afin de remettre au pouvoir Ravalo et les autres représentants des régimes qui se sont cooptés depuis des décennies au sein de l'UA et compagnie.

On sait fort bien que ces mêmes organismes ont toujours refusé des élections rapides car ils continuent de soutenir leur plan irréaliste de partage des ministères ! Je dénonçais leur action criminelle (non le mot n'est pas trop fort, vues les conséquences supportées par tous depuis mars 2009), contre l' avènement rapide d'un nouveau régime plus conforme aux intérêts de la majorité des gens.

Un exemple pour illustrer le moralisme bien élastique de ces UA OIF et SADC et Cie :

Si Madagascar élisait, en toute conformité avec les codes agréés par ces messieurs les chiens de garde du libéralisme occidental, c'est à dire sans aucune fraude, un régime qui allait contre les intérêts des multinationales, on verrait si cette même CI reconnaitrait ce gouvernement. Ils argumenteraient sur le fait que la HAT gouvernait et c'est donc servi de l'Etat pour faire sa propagande, etc .... On sait bien pourquoi Ravalo, Ratsi et Zafy tenaient tant à tenir des ministères, uniquement dans le but de se servir des structures d'Etat pour vendre leurs programmes empoisonnés.

Mais souvenons nous simplement que dans tous les pays, tous les gouvernements en place continuent de gouverner pendant les périodes électorales.

Cependant on sait que de toutes façons le résultat des élections, sauf à être favorable à la bande des trois, sera remis en cause. Les intérêts de ceux-là et de leurs cours étrangères pèsent si lourd que déjà le principe d'une élection, même la plus contrôlée, est annoncée comme irrecevable par la CI. Pourquoi ? Parce que leurs inféodés n'auront pas eu entre les mains l'appareil d'Etat pour leurs manips et leurs magouilles. Ils n'ont que leur bilan de misère et d' apauvrissement et des promesses mensongères à offrir désormais.

Je dis bravo à Rajoelina et à son gouvernement pour avoir pris cette décision ferme et définitive de lancer les élections pour faire cesser ce jeu criminel entre la CI et la bande des trois. Nommer un Premier Ministre moral et solide, qui tape enfin du poing sur la table et dise ASSEZ ! Voilà ce qui aurait dû être fait dès le début. Roindefo, ce pâle fils de son père embourgeoisé a cherché comme les autres son intérêt personnel au lieu de s'affirmer avec force. Il a fait perdre des mois.
Mais pendant ce temps, des gens comme Blanche Nirina Richard ont travaillé d'arrache pieds pour préparer les élections et après avoir dénoncé le collusion entre la CI et les marchands du temple à Maputo ( " l' influence étrangère dans ces accords remet Madagascar en marche arrière "disait elle) elle a permis qu'aujourd'hui que tout soit très avancé en matière de préparation à l'élection.

Heureusement que Madagascar a en son sein des gens de cette valeur.

Donc, loin de moi de contester un contrôle extérieur des élections, mais vous verrez que ces magouilleurs, de Ping à Chissano en passant par les diplomates Américains, Allemands ou Norvégiens, etc ... ont encore plus d'un tour dans leur sac pour contrer l'avènement de la IV° République.

Ils sont hyper actifs et ont déjà lancé l'idée que les élections sans l'adhésion des trois bandits réunis n'auront aucune légitimité.

Alors que si ces gens étaient honnêtes, ils se lanceraient dans la campagne électorale sans état d'âme et sans plus tergiverser. Mais n'ayant aucune certitude de reconquérir leur trône, n'ayant que la radio protestante pour insulter le mouvement démocratique, ils appellent à l'aide la CI afin de faire repousser encore ces élections qu'ils redoutent. Peut-être espèrent-ils qu'un évènement comme un assassinat vienne leur donner une dernière chance de réussir leur coup d'Etat de restauration ?

Ils ont actionné l'AGOA, l'Europe, la Banque Mondiale, et tous ces organismes y vont de leur chantage odieux, mais encore BRAVO à Rajoelina pour avoir mouché tout ce beau monde de coquins !

Pour info voici le lien vers le Comité de suivi de l'exécution des résolutions des Assises nationales de Blanche Nirina Richard :

http://tinyurl.com/ydz4fwj

6.Posté par Zokofaly le 10/01/2010 19:51

Dans le fond nous ne sommes pas en désaccord, tout simplement une question de sémantique. Il faut que Rajoëlina conforte sa position et transcende tous ces clivages et manipulations, causent de la non gouvernance de l'Ile depuis une trentaine d'années. Il faut qu'il soit au-dessus de la mêlée, prenne de la hauteur de vue, consolide sa crédibilité, pour qu'enfin les dirigeants extérieurs le reconnaissent officiellement comme le premier des malgaches sorti des urnes, en mars prochain. Oubliant ainsi les conditions anti-démocratiques et rocambolesques ( coup d'état) qui ont fait couler le sang, plongeant le pays dans ce chaos qui n'a que trop duré.
La chienlit règne, des bandits de grand chemin s'attaquent à présent aux touristes, signe négatif, apparition d'un Etat sauvage, ne correspondant pas à l'image, habituelle, que l'on se fait généralement d'un pays civilisé, à fortiori des malgaches. Il faut revenir aux fondamentaux, une nation, une langue...un pays.

7.Posté par Zokofaly le 11/01/2010 14:49

On n'a toujours pas les résultats du GIC, les participants se perdant en conjectures et autres galimatias.
Toutes ces gesticulations, improductives, sont la cause du Mal malgache.

8.Posté par Joseph le 11/01/2010 19:29

Tout ce qu'on a c'est leur communiqué. Auquel je rajoute ce Nième chantage, cette fois-ci du FMI, (vive le socialisme français à la Strauss-Kahn qui a vendu son âme au capitalisme et à l'OMC)

FMI : Cité par Midi Madagasikara, le représentant du FMI, Pierre Van Den Boogaerd, a prévenu que Madagascar "n’obtiendra pas d’aides financière si son autorité n’est pas reconnue par la communauté internationale".Date : 10/01/10

VOICI LE COMMUNIQUE DE LA PRETENDUE CI :

4ème REUNION CONSULTATIVE DU GROUPE INTERNATIONAL DE CONTACT SUR MADAGASCAR
ADDIS ABEBA, 6 JANVIER 2010


COMMUNIQUE

1. A l’initiative du Président de la Commission de l’Union africaine (UA), M. Jean
Ping, et dans le cadre des efforts visant à relancer le processus de sortie de crise à
Madagascar, le Groupe international de contact sur Madagascar a tenu sa quatrième
réunion à Addis Abéba, sous l’égide de l’UA, le 6 janvier 2010. Outre l’UA, cette réunion a
regroupé les représentants de haut niveau des organisations et pays ci après : COMESA,
Commission de l’Océan indien (COI), Nations unies, Organisation internationale de la
Francophonie (OIF), SADC et Union européenne (UE). La Libye, en sa qualité de pays
assurant la présidence en exercice de l’UA, et la Tunisie, en sa qualité de pays assurant la
présidence du Conseil de paix et de sécurité (CPS) pour le mois de janvier 2010, ainsi que
les membres africains et les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations
unies ont également pris part à la réunion.
2. La réunion avait pour objectif de relancer le processus de sortie de crise à
Madagascar, à la suite des blocages enregistrés dans la mise en oeuvre de l’Acte
additionnel d’Addis Abéba du 6 novembre 2009, notamment la répartition des
portefeuilles ministériels entre les Mouvances politiques malgaches, et à la lumière des
développements intervenus par la suite, y compris la réunion des chefs de file de trois
Mouvances politiques, tenue à Maputo du 4 au 8 décembre 2009, et des mesures
unilatérales prises par les autorités de fait, notamment l’abrogation de la Charte de la
Transition et le renvoi du Premier ministre de consensus, soutenant que la mise en oeuvre
des Accords de Maputo et de l’Acte additionnel d’Addis Abéba est devenue intenable.
3. Les participants ont passé en revue l’évolution de la situation à Madagascar
depuis la 4ème réunion des chefs de file des Mouvances politiques de Madagascar, tenue
à Addis Abéba du 3 au 6 novembre 2009. Ils ont rendu compte des efforts entrepris par
leurs organisations et pays respectifs en vue d’appuyer la mise en oeuvre des Accords
signés. A cet égard, la Commission de l’UA a informé les participants des mesures prises
par l’UA au lendemain de la réunion d’Addis Abéba, en vue de la mise en place du
Mécanisme de suivi prévu à l’article 12 de l’Acte additionnel d’Addis Abéba.
2
4. Les participants ont entendu une communication de M. Joaquim Chissano, chef de
l’Equipe de médiation de la SADC, qui a coordonné les efforts internationaux de
facilitation, sur la réunion de trois des quatre chefs de file des Mouvances politiques de
Madagascar, tenue à Maputo, du 4 au 8 décembre 2009, ainsi que sur les obstacles
rencontrés par le processus de mise en oeuvre des Accords inter malgaches conclus à
Maputo et à Addis Abéba.
5. Les participants ont rappelé les principes cardinaux devant guider les processus de
sortie de crise et de retour à l’ordre constitutionnel, et, à cet égard, ils ont instamment
demandé aux parties malgaches de conclure rapidement un accord sur tous les aspects
de la transition, sur la base de ce qui a été déjà convenu dans les Accords de Maputo des
8 et 9 août 2009 et l’Acte additionnel d’Addis Abéba du 6 novembre 2009, dûment
négociés et signés par les 4 chefs de file des Mouvances politiques de Madagascar. Ils ont
renouvelé la détermination de leurs organisations et pays respectifs à accompagner les
parties malgaches à opérationnaliser lesdits Accords dans un esprit d’entente et de
compromis.
6. Les membres du Groupe international de contact ont réaffirmé que la transition,
aussi courte que possible, doit permettre d’organiser, de façon consensuelle et inclusive,
des élections libres, crédibles et transparentes, susceptibles de contribuer à une sortie de
crise durable. Les autorités malgaches de la transition consensuelle et inclusive
s’accorderont sur le calendrier et les conditions de l’organisation, du déroulement et de la
supervision des élections.
7. A cette fin, les membres du Groupe international de contact ont apporté leur plein
appui à l’initiative envisagée sur une base ad hoc par le Président de la Commission de
l’Union africaine, compte tenu de l’urgence de la situation et de la nécessité de relancer
le processus de sortie de crise, d’élaborer et de présenter, aux parties malgaches, des
solutions de compromis sur les questions en suspens, afin de surmonter l’impasse
actuelle. Ces mesures devront porter sur toutes les institutions de la transition, y compris
le Gouvernement, et sur l’organisation des élections, et permettre de faciliter la mise en
oeuvre des Accords de Maputo des 8 et 9 août 2009 et de l’Acte additionnel d’Addis
Abéba du 6 novembre 2009. Dans ce cadre, et afin d’apporter à cette initiative l’appui
total de la communauté internationale, il a été convenu que le Président de la
Commission s’appuierait sur un groupe consultatif d’experts membres du GIC pour
l’élaboration des solutions de compromis susmentionnées.
8. Le GIC a instamment demandé aux parties malgaches de communiquer à la
Commission de l’UA, dans un délai ne dépassant pas deux (2) semaines, leurs réactions
par rapport aux solutions de compromis qui leur seront soumises avant le 25 janvier
2010. Le Groupe de contact se réunira à Addis Abéba après la soumission des réactions
des parties malgaches.
3
9. Dans l’intervalle, le GIC a encouragé la Commission de l’UA à intensifier ses efforts
en vue de finaliser la mise en place rapide du Mécanisme de suivi prévu par l’Acte
additionnel d’Addis Abéba. Ce mécanisme facilitera la mise en oeuvre des engagements
pris, le suivi de la situation sur le terrain et la coordination des efforts d’appui au
processus de sortie de crise à Madagascar.
10. Les participants ont souligné de nouveau l’impératif du retour rapide à l’ordre
constitutionnel à travers un processus consensuel impliquant l’ensemble des acteurs
politiques malgaches. Ils ont demandé aux Mouvances politiques malgaches de revenir de
bonne foi à l’esprit de compromis et de consensus qui a permis la négociation et la
signature des Accords de Maputo des 8 et 9 août 2009 et de l’Acte additionnel d’Addis
Abéba du 6 novembre 2009. Ils leur ont également demandé de s’abstenir de tout propos
et de toutes actions susceptibles de compliquer la recherche d’une solution durable ou de
constituer des menaces contre la sécurité des personnes et des biens.
11. Les membres du Groupe international de contact sur Madagascar sont convenus
de continuer à travailler ensemble sous l’égide de l’UA, et en appui à ses efforts, afin de
promouvoir un règlement rapide de la crise et le retour à l’ordre constitutionnel à
Madagascar.


Addis Abéba, le 6 janvier 2010

9.Posté par Zokofaly le 12/01/2010 03:28

Merci pour ce communiqué indigeste et insipide. Un coup pour rien.

10.Posté par Zokofaly le 13/01/2010 15:39


Nous n'en sortirons pas, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. On en attendait mieux de la réunion du GIC, mais si l'on décode le communiqué en 11 points, ce n'est pas gagné. Rajoëlina rejettera en bloc toutes ces dispositions, non conforme à ses attentes. Toutes ces mouvances, le Mal malgache, sont à bannir. Il faut faire les élections, libres, transparentes afin de renover le "tissu" politique de l'Ile. Les autorités représentant ces mouvances ont failli, donc ne sont plus crédibles. Les élus qui sortiront des urnes pourront, dans un premier temps, dans un souci d'apaisement faire preuve de leur loyauté dans un gouvernement d'union nationale. Fini les petites combines, petits calculs......synonyme de grosse catastrophe. Les nouveaux dirigeants devront faire montre, devant la communauté internationale de leur capacité, crédibilité, sans arrière-pensée, à relever le défi de l'impossible....en le rendant possible. A coeur vaillant rien d'impossible, pour ce pays.....meutri, bafoué, mais dont les ressorts ne sont pas cassés.

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