Océan Indien

Madagascar : Rencontre Rajoelina-Fabius concernant la prochaine présidentielle

Mercredi 6 Février 2013 - 17:34

Madagascar : Rencontre Rajoelina-Fabius concernant la prochaine présidentielle
Le président de la Transition malgache, Andry Rajoelina, rencontre aujourd'hui le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, à Paris.

Il abordera notamment la question du report des élections présidentielles malgaches, qui se tiendront finalement le 24 juillet prochain.

Andry Rajoelina n'a jamais caché sa volonté de voir les élections législatives se tenir avant les présidentielles et souhaite faire entendre son point de vue auprès de Laurent Fabius, malgré l'inflexibilité de la SADC, qui a toujours refusé ce changement de calendrier électoral.
S.I
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1.Posté par J-L Gajac le 06/02/2013 22:26

Pour ceux qui ne se contentent pas de trois lignes pour comprendre des choses complexes et des éructations malodorantes des TIM-GTT-Collectif etc .... contre Rajoelina "qui voudrait juste lancer une tactique de scénario à la Poutine", voici quelques pistes pour comprendre les véritables motivations stratégiques de la demande de Rajoelina de procéder aux législatives avant les présidentielles.

C'est en fait une analyse de fond qui concerne l'hyper présidentialisation des anciens régimes qui conduit de façon cyclique aux putschs ou aux révolutions populaires, que Rajoelina a essayé de faire passer.
Mais Madagascar n'est pas assez mûre pour résister aux étrangers qui veulent un hyper président ou un dictateur élu "démocratiquement", plus facile à manipuler qu'une une vraie démocratie parlementaire pluraliste.

Voilà les arguments de ceux qui défendent encore les idéaux du changement radical, qui sont contre l'impunité et qui sont pour une pyramide stable qui repose sur une démocratie réelle depuis le fokontany jusqu'au sommet de l'Etat et non pour un pays dirigé par un dictateur consensuel coopté par les autres potentats de la SADC, de la BM, du FMI, de l'ONU etc ....

Voici un article de fond, très important de la Gazette de la Grande ïle :

Restituer le pouvoir au peuple

Lundi, 04 Février 2013
i[Rien n’est figé en politique. Les soubresauts de la politique ne cesseront jamais de surprendre le béotien mais il s’agit d’une réalité universelle.
Il est erroné de croire que seule l’histoire politique malgache est affecté par des revirements à répétition. Ce sont l’évolution du contexte et le souci de l’intérêt général qui ont poussé Andry Rajoelina à demander un changement du calendrier électoral.
Il est utile de rappeler que ce sont la CENIT et les Nations-Unies qui ont arrêté et annoncé que le premier tour de l’élection présidentielle aurait lieu le 8 mai 2013, que le second tour de ce même scrutin se déroulerait le 3 juillet 2013, le jour même des législatives, et que les élections communales ]bsuivraient le 23 octobre de la même année.
Il n’est absolument pas question de remettre en cause la tenue des élections. Bien au contraire, il s’agit de renforcer leur légitimité. Pourquoi ne pas tenir les législatives le 8 mai 2013 et le premier tour de la présidentielle le 3 juillet 2013 ? Les élections auraient bien lieu mais il y aurait juste une inversion des scrutins sans report du calendrier. Ceux qui résistent à ce changement sont réfractaires à toute évolution. Leur entêtement à vouloir organiser les présidentielles se heurtent à plusieurs arguments.
Tout d’abord, la Constitution n’impose aucun ordre. Elle n’ordonne pas que la présidentielle passe impérativement avant les législatives. Le calendrier électoral actuel a été imposé, dans la mesure où il n’a pas fait l’objet de débats suivis d’un consensus. Sachant que ce calendrier ne découle pas d’une disposition constitutionnelle, qu’il n’a pas force de loi et qu’il est soumis à des conditions, liées notamment au financement, il peut être modifié car encore une fois, rien n’est figé en politique.
En second lieu, le fait d’élire en premier le Chef de l’Etat n’est pas une garantie de démocratie et de stabilité institutionnelle. Si c’était le cas, cela se saurait. Rien ne permet d’affirmer avec certitude que le résultat des urnes à l’issue du scrutin présidentiel, s’il a lieu en premier, sera accepté par les candidats battus, le peuple et la Communauté Internationale.
De plus, il est inutile de copier le modèle français actuel. Ce n’est qu’en 2002 que la France a réalisé une inversion de son calendrier électoral. Avant cette date, les législatives précédaient toujours la présidentielle. Quand la France est passée au schéma inverse, elle n’a pas eu à réclamer l’aval de l’Union Européenne et des Nations-Unies. Parallèlement, Madagascar qui est un Etat souverain n’a pas à obtenir l’approbation de la SADC et des Nations Unies pour modifier son calendrier électoral.
De plus, aujourd’hui, le peuple malgache ne se retrouve pas dans ses représentants au Parlement puisque les CT et CST ont été nommés mais non pas élus. Donner la priorité aux élections législatives, c’est restituer le pouvoir au peuple pour qu’il choisisse sereinement ses représentants.
Enfin, l’élection des parlementaires avant celle du chef de l’Etat permettra d’avoir une bonne photographie des rapports de force en présence. L’élection en premier lieu du chef de l’Etat a tendance à fausser le jeu puisqu’elle avantage son parti et influence les électeurs pour les législatives. On privilégie le pouvoir d’un seul homme et donc on s’accroche à ses promesses. Alors que, dans le cadre des législatives, le candidat s’attache à présenter des propositions de loi qu’il lui appartient de faire passer à partir du moment où il obtient l’adhésion de la majorité des parlementaires. Les élections législatives ont donc l’avantage de mettre en évidence l’esprit d’équipe, lequel devrait se retrouver dans la formation gouvernementale à venir.]i
P. N.

Et en lien une autre étude sur le sujet :

2.Posté par RJM 974 le 07/02/2013 10:54

Fabius va rester à Madagascar ? Excellente nouvelle !

3.Posté par Faux, Gajik !!! le 08/02/2013 21:16

Les Monologues du Machin ........!!! Saison 4 !!!

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