Océan Indien

Madagascar : Quel scénario pour la sortie de crise ?

Mardi 17 Février 2009 - 08:00

Depuis la fusillade qui a tué des dizaines de manifestants devant le palais présidentiel à Antananarivo, le samedi 7 février dernier, beaucoup d'observateurs estiment que le compte à rebours a démarré pour le président Marc Ravalomanana. Contesté par des milliers de manifestants qui se réunissent régulièrement sur la Place du 13 Mai, et même par les bailleurs de fonds internationaux, beaucoup de Malgaches considèrent qu’il a déjà un pied dehors. Mais l’ancien maire Andry Rajoelina est-il encore soutenu par la population? Beaucoup dénoncent également ses méthodes qui mettent à mal l’économie du pays.


Madagascar : Quel scénario pour la sortie de crise ?
La tentative de prise des ministères hier à Antananarivo a échoué, les portes étant closes. La population est de plus en plus réticente à une prise de pouvoir par la force. "Nous sommes en train de revivre les évènements de 2002, où le pouvoir a été pris de force par Marc Ravalomanana et où le président a été proclamé par le peuple. Même si TGV a encore le soutient de beaucoup de partisans, un certain nombre d’e Malgaches s’interroge sur ses réelles ambitions. Nous craignons qu’il ne cherche qu’à servir ses intérêts personnels, ou peut-être même les intérêts d’une tierce personne", affirme un habitant de la capitale.
"La semaine dernière, Marc Ravalomanana se vantait d’avoir attiré plusieurs dizaines de milliers de personnes à son meeting, mais la plupart d’entre eux avaient été payées pour être présentes. Cela a été filmé. Quelque soit l’issue de cette crise, le paysage politique va changer, mais nous ignorons aujourd’hui s’il va changer en mieux"
Plusieurs scénarios sont imaginables pour la suite des évènements. "Le schéma de 2002 où l’ancien président Didier Ratsiraka a été obligé de partir, pourrait se reproduire. Sinon, le président officiel Marc Ravalomana resterait jusqu’aux prochaines échéances électorales et il ne ferait qu’inaugurer les chrysanthèmes en attendant une nouvelle constitution. Ou bien le mouvement s’essouffle dans quelques temps, mais dans ce cas de figure nous ne savons pas ce qui va se passer. Peut-être que c’est là que le troisième protagoniste, s'il existe, montrera le bout de son nez" !
Le maire a donné rendez-vous à ses sympathisants et aux manifestants à nouveau aujourd’hui devant les ministères afin que ses douze ministres nommés la semaine dernière prennent place à leurs postes, malgré l’échec d’hier. "Mais cela s’apparente fortement à un coup d’état aux yeux de la majorité silencieuse".
Ce jour risque d’être encore mouvementé dans la capitale. "C' est sûr, les choses ne seront  plus comme avant cette crise".
Karine Maillot
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1.Posté par papapio le 17/02/2009 08:44

Sans partage des Richesses, sans pain, la population n'acceptera à terme, aucune de ces alternatives. Ni l'armée, ni les services d'ordre (hors milices) n'accepteront de devoir massacrer leurs Frères, leurs Familles pour les empêcher de vivre, de manger... Nous espérons que la Population saura nommer ses PROPRES représentants, plutôt que les apparatchiks habituels. Qu'un président puisse accumuler autant de richesses personnelles est inacceptable devant un peuple qui a faim... C'est à la population de comprendre que la Corruption si généralisée ne peut mener qu'à ça. C'est à chaque degré de la vie sociale qu'elle doit être combattue, partout, par tous... Assainir à tous les niveaux, sans compromission, pour assainir son état...
C'est facile à dire d'ici, je sais, et je ne prêtent pas détenir la vérité non plus... Chaque génération à son combat à mener dans l'intérêt de ses enfants...

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