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Océan Indien

Madagascar : Mobilisation pour sauver cinq espèces de tortues en danger


- Publié le Vendredi 19 Octobre 2012 à 10:27 | Lu 1027 fois

Madagascar : Mobilisation pour sauver cinq espèces de tortues en danger
Une campagne de sensibilisation au sein du collège de Nanisana, dans l'Ouest de Madagascar, a été menée sous l'égide du ministère de l'Environnement et de plusieurs associations locales. Une mobilisation des consciences pour éradiquer le trafic juteux qui menace cinq espèces de tortues en voie d'extinction.
 
Les tortues à soc, radiata et angonoka menacées
 
Les tortues radiata, des forêts épineuses du Sud de Madagascar, ont vu leur population divisée par deux en une décennie. Six millions de tortues radiata sont toujours répertoriées à Madagascar, mais les braconniers semblent marquer des points sur le terrain.

Les tortues à soc, avec seulement 200 individus recensés, et les 400 dernières tortues angonoka sont réellement en danger.

Avec un slogan universel, "Nous aimons nos tortues, nous les protégeons dans leur habitat", cette campagne de sensibilisation en milieu scolaire veut changer la donne et sauver d'une mort prématurée les nombreuses espèces endémiques de Madagascar.




1.Posté par Gajik le 19/10/2012 12:20

La tortue angonoky ne se reproduit que par une dizaine d'oeufs qui éclosent sur la vingtaine qu'elle pond, et seulement à partir de l'âge de 15 ans, âge tardif de sa maturité sexuelle ! Cà montre la fragilité de ces espèces vendues effectivement jusqu'à 10 000 Euro à l'étranger. On a su en 2010 que des élus étaient à la tête de ce trafic, mais personne n'a été inquiété, à croire que les magistrats de la région de Soalala (Y en a-t-il au moins un, sur les 700 seulement que compte Madagascar?) ont vraiment besoin d'arrondir leurs fins de mois difficiles ou devraient être dotés de lunettes anti-corruption pour voir en face la réalité ! Enfin ... Il suffirait qu'ils soient payés de façon convenable.

Facile de critiquer les malgaches sur ce genre de sujet des espèces en voie de disparition, de plus en plus rares, donc de plus en plus chères, alors que ce pays ne dispose pas de fonctionnaires pour contrôler et réprimer le braconnage. Imaginez la taille d'un pays plus grand que la France entière, avec des routes le plus souvent en terre boueuse : ce sont des milliers d'ha où il n'y a pas un magistrat, pas un policier, pas un gendarme. Rien à voir avec nos pays richissimes dotés d'une armada de contrôleurs à tous les niveaux, qu'on peut PAYER CORRECTEMENT.

La première arme efficace contre la corruption et la réduction des trafics c'est non seulement les moyens pour l'Etat d'accroître le nombres des agents de contrôle, mais aussi de leur assurer un salaire décent. Les policiers, douaniers, gendarmes et magistrats ne suffisent pas, car le degré de pauvreté du peuple est aussi tellement prégnant que les fokontany devraient aussi avoir la volonté et les moyens de maîtriser ce qui se passe dans leur coin. Malheureusement les politiciens sont souvent les premiers à construire leur fortune dans l'illégalité. Ceci ne date pas de 2009 mais d'une indépendance factice où les malgaches ont laissé leurs politiciens de haut niveau brader leur souveraineté. A espérer que Rajoelina et son équipe sauront tenir le coup devant les pressions internationales mobilisées depuis 3 ans derrière Ravalomanana, Zafy et Ratsiraka, pour empêcher Madagascar de rejoindre le club des pays souverains opposés à la soumission au FMI et à son système toxique d'endettement et de corruption avec les multinationales.

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