Océan Indien

Madagascar: Marc Ravalomanana de retour "au plus tard le 29 février"

Mercredi 25 Janvier 2012 - 14:59

Madagascar: Marc Ravalomanana de retour "au plus tard le 29 février"
 
Marc Ravolalomanana, président déchu de Madagascar, devait revenir dans son pays samedi 21 janvier mais a vu finalement son avion détourné au dernier moment vers le Mozambique. Cette opération a été dirigée par le général Richard Ravalomanana, responsable de la sécurité pour la province d'Antananarivo, et qui avait pourtant prévenu que Marc Ravalomanana serait arrêté dès son arrivée à l'aéroport d'Antananarivo. Exilé en Afrique du Sud depuis son éviction de la présidence par Andry Rajoelina en 2009, celui qui dit vouloir rejoindre son pays "pour faire la paix, pas la guerre" ne baisse pas les bras.

A l'issue de pourparlers à Pretoria (Afrique du Sud) sous l'égide de la communauté d'Afrique australe (SADC), Mamy Rakotoarivelo, bras droit de Marc Ravalomanana, a fait savoir aujourd'hui que l'ancien président serait de retour au plus tard le 29 février, sans être arrêté cette fois. "La réunion s'est terminée avec une indication de la troïka (Afrique du Sud, Tanzanie, Zambie, ndlr) disant que le processus d'apaisement social, la libération des détenus politiques et le retour des exilés doit être mis en œuvre et se terminer au plus tard le 29 février, y compris le retour de Marc Ravalomanana", a expliqué Mamy Rakotoarivelo, fraîchement arrivé sur la Grande île pour participer à des négociations inter-mouvances.
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1.Posté par Gilles d'Alest le 26/01/2012 09:14

Excellent,
Mais,
Il ne faut pas aller vite en besogne, et je m'attends à une bataille de communiqués dans un premier temps, puis à des manœuvres dilatoires du camps Rajoelina.
Espérons déjà qu'au moins la SADEC fasse son propre communiqué et rapidement.



2.Posté par Bidule le 26/01/2012 10:22

Celui qui a fait exiler tant de personnes politiques et mis en prison beaucoup d'officiers, veux revenir au pays sans concessions, alors que lui n'a fait aucune concessions a ceux qu'ils a virés par un coup d'état en 2002, pourquoi cela celui-ci n'est pas digne de la fonction de Président, car comme tous les dictateurs aucune société ne pouvait s'installer a Madagascar sans retour de rémunérations.

3.Posté par jean jouhis le 26/01/2012 11:48

bah dj va decreter qu il n y a que 28 jours a mada cette année

4.Posté par Gajik le 26/01/2012 16:02

Une fois de plus, par mimétisme avec son patron, Mamy Rakotoarivelo est pris en flagrant délit d'interprétation mensongère de la réunion de Pretoria, et c'est une fois de plus la position de Ravalomanana et de son clan qui est reprise dans tous les journaux.
Mais qu'ont-ils tous, ces journalistes occidentaux à servir la soupe à tout ce qui porte les couleurs de l'ultra-libéralisme, quitte à vendre leur âme au diable en soutenant un ex-président coupable de nombreux crimes et délits depuis 1996 (6 ans avant son accession au pouvoir) ?

Ce qui a été dit à Pretoria, ce n'est pas un retour de Ravalo et pour lui l'impunité totale avec présentation aux élections, tout çà c'est DANS LES RÊVES du gros bébé cadum Mamy R, bien au contraire, c'est exactement ceci, et il y a une différence importante :
" la date du retour de Marc Ravalomanana n’a jamais été détérminée à Prétoria. La seule date convenue entre les participants était la date du 29 février, fixée comme date limite pour l’adoption de la loi d’amnistie", déclaration de l'envoyé du Gvt à 10h48 à Ivato ce matin. Nous savons tous que Ravalo ne pourra pas être amnistié de toutes façons. L'art 45 de la feuille de route interdit l'impunité et respecte les décisions souveraines de la Justice. la SADC, il est vrai, comme le Clan Ravalo, se fixe sur l'affaire de la tuerie d'Ambohitsorohitra, mais ce n'est qu'un seul jugement sur déjà 13 jugements qui ont eu lieu sur les autres affaires. Il y en a encore des centaines à juger qui sont des délits de droit commun, aggravés par l'abus de fonction présidentielle et enrichissement personnel, aggravé par le taux de misère du pays qui est de plus de 75% en dessous du seuil de pauvreté.

C'est triste de voir qu'hier à 14h59, avant même que tout soit publié et terminé, un nommé Orly qui a les faveurs de Zinfos relayait ici des infos mensongères. On dirait du Pana Reeve sur le JIR ! Pourquoi cette info principalement orientée par le Collectif d'Andriantavy et le clan Ravalo ?

Preuve de ces media-mensonges en est aussi la déclaration de Annick Rajaona ce matin à 11h : " Nous sommes contre la culture de l’impunité" (...) "Le président Rajoelina n’a pas peur d’affronter qui que ce soit lors d’élections" explique Annick Rajaona, directeur des relations internationales de la Présidence de la Transition. - 26/01/12 "

et encore, déclaration à 11h16 de Annick Rajaona :
" Il n’est pas question de faire du chantage à la sortie du processus de transition pour défendre les intérêts de X ou Y (...) Nous avons tous une co-responsabilité dans ce qui s’est passé samedi ". - 26/01/12
livePRETORIA 11h16 : " le président Rajoelina n’aurait pas signé cette feuille de route s’il n’y avait pas eu l’article 45 (...) Nous avons accepté de fixer au 29 février la deadline pour présenter la loi d’amnistie, des négociations vont avoir lieu d’ici là", a confié Annick Rajaona. - 26/01/12

IVATO 14H44: d’après Mamy Rakotoarivelo, Marc Ravalomanana restera à Pretoria en attendant son retour au pays. - 26/01/12
liveIVATO 14H42: Mamy Rakotoarivelo annonce que Marc Ravalomanana ne participera pas à la direction de la Transition lorsqu’il reviendra au pays. - 26/01/12

Toutes ces infos qui datent de ce matin, prises sur le fil ORANGE connu sur sa prudence et la valeur de ses infos non partisanes, et non sur Madagate honni d'Andriantavy et consorts, montrent que rien n'est décidé. Alors pourquoi s'être précipité dès hier 15h00 pour relayer les media-mensonges du Clan Ravalomanana qui ne cesse de prendre ses désirs pour des réalités ?

Il faut savoir, de plus, que la déclaration désobligeante envers les Malgaches faite par Marius Fransman qui a traité les malgaches d'IRRESPONSABLES en renvoyant dos à dos Ravalo et le Chef de la Transition, montre bien que l'Af du Sud, empêtrée dans ses compromissions avec Ravalo et sa position prétendue de leader de la médiation, ont révolté les malgaches qui voient désormais dans ce "médiateur" un nouveau GOUVERNEUR de Madagascar. Il s'agit là d'insultes et d'ingérence de la part d'une personne qui ne cesse de magouiller avec Ravalomanana pour retarder les élections afin de tout faire pour lui permettre de se présenter. En effet, la Constitution de la IV° République exige 6 mois de présence au pays pour être éligible. Il fallait donc que Ravalo rentre 6 mois avant la saison des pluies, sinon, la SADC va tout faire pour provoquer des troubles (avec l'aide des media occidentaux et Africains) pour repousser à 2013 les élections. D'ici là, Rajoelina aura le temps soit d'être assassiné, soit la population d'être excédée et de perdre totalement confiance en quiconque, ce qui est le seul but visé par le criminel de Pretoria. Seule une guerre civile pourrait lui permettre de revenir avec les mercenaires. Plus personne ne croit en sa bonne foi et dans son "amour" du pays. Ce type est totalement gangréné jusqu'au coeur par l'argent et le pouvoir absolu.

Ce sont tous ces enjeux qui restent dans l'omertà et le non dit, mais qui aident à tout comprendre du paquet qui est mis par tous les journalistes patentés du libéralisme hégémonique occidental, pour déconsidérer la Transition au profit de l'ex dictateur. Même le Dr de Air-Link joue le jeu malsain de la SADC-Ravalo en mentant sur le non respect par le pilote des consignes d'atterrir à Morondava. C'est le pilote qui n'a pas respecté les consignes d'atterrir à Morondava, pour faire échec à son arrestation dans le calme.

Enfin, quant à cette "amnistie" dont Ravalo veut bénéficier pour balayer la montagne de jugements sanctionnant ses nombreuses spoliations, je reprendrai un extrait tiré de la Gazette de ce jour :

" On ne peut imaginer une amnistie quand on véhicule la culture de l’impunité zéro et que Ravalomanana s’y est toujours opposé en ce qui concerne ses adversaires de la crise de 2002. Bref dans toute cette affaire, l’ex chef d’Etat est victime de ses propres turpitudes. Pierrot Rajaonarivelo peut se charger de lui rappeler toutes les manœuvres et Notam ou condamnations judiciaires mis en œuvre pour l’empêcher de rentrer et se présenter à la présidentielle de 2006 ".

5.Posté par @ jean jouhis le 26/01/2012 16:04

Trop MDR !!!! Il en est capable, le DJ !!!!

6.Posté par Gajik le 26/01/2012 16:21

Voici des révélations sur Marc Ravalomanana qui risquent de faire du bruit : il aurait été le commanditaire des attaques de ses propres magasins dans la semaine du 26 janvier 2009, pour justifier la répression de la révolution naissante, mais ce n'est pas cela qui a une importance capitale : c'est qu'il aurait pris une extension d'assurance en Australie pour les dégats causés par les émeutes. Si ce fait est confirmé, voilà une casserole de plus accrochée aux basques de ce factieux :


' .... ce jour-là, les forces de l’ordre ont brillé par leur absence. Pourquoi ?
Rumeurs pour rumeurs, le milieu des affaires avait fortement commenté, plusieurs mois avant les évènements, une assurance tous risques que M. Ravalomanana aurait contractée pour tout son patrimoine. L’assurance aurait été justement étendue aux émeutes qui ne sont pas couvertes par les lois malgaches. Contractée en Australie, l’assurance aurait permis à M. Ravalomanana de récupérer une somme colossale en guise d’indemnisations, en devises SVP !. Ces rumeurs sont facilement vérifiables par les autorités monétaires et financières surtout si la reconnaissance internationale poursuit son cours. Si on se base sur le timing imposé par la SADC pour l’amnistie, elles ont un mois pour tout vérifier. Cette vérification est indispensable pour établir la vérité et effacer pour de bon les suspicions que ses adversaires ont contre l’ancien chef de l’Etat.
Les rumeurs sur les assurances contre les émeutes mais aussi les constats selon lesquels le vrai patrimoine productif du groupe Tiko n’a pas été touché, continuent notamment de conforter ce positionnement des anti-Ravalomanana. Sans apriorisme aucun, il est, en effet, curieux que ni la résidence de Faravohitra, ni les complexes agro-alimentaires d’Andranomanelatra et d’Antsirabe encore moins la minoterie et l’huilerie au port de Toamasina et la rizerie de Vodihiala (Ambatondrazaka) aient été vandalisés par des supposés anti-Ravalomanana. A part la résidence, ce sont les vraies richesses car elles produisent les produits laitiers, la farine, l’huile alimentaire et contrôlaient tout un pan de l’économie sur lequel le groupe de Marc Ravalomanana exerçait un monopole total. C’est çà que les Américains voudraient sans doute imposer de nouveau à Madagascar alors qu’eux-mêmes, avec leur inconsistance, avait, en 2007, appelé M. Ravalomanana à vendre son groupe économique pour arrêter l’amalgame entre les affaires de l’Etat et ses affaires propres.
Au fait, pourquoi aucune enquête n’a été initiée sur ces évènements très tristes pour le pays ?
Salomon Ravelontsalama La gazette du 26 01 2012

pour l'article entier :
http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=19163%3A-26-janvier-2009-marc-ravalomanana-serait-il-linstigateur-&catid=57%3Ala-une&Itemid=67

7.Posté par Gajik le 27/01/2012 09:14

Pour démontrer le media-mensonge ci-dessus du retour de Ravalomanana avant le 29 février 2012, diffusé par "Orly" et repris par tous les journaux, papiers ou en ligne, ce qui démontre donc la collusion de tous ces journalistes avec le clan Ravalomanana, voici le communiqué d'hier de la SADC sur ce sujet, que pas un journal ne publiera bien entendu :

COMMUNIQUE DE PRESSE DU COMITÉ MINISTÉRIEL DE L’ORGANE DE LA TROÏKA
LE 26 JANVIER 2012



i[1. Le Comité Ministériel de l'Organe (MCO) de la Troïka de la Sadc, comprenant l'Afrique du Sud comme Président, la République de la Zambie et la République Unie de la Tanzanie, Secrétaire de la Troïka de la SADC, a convoqué une réunion urgente à Pretoria. Des représentants des parties politiques malgaches [signataires de la feuille de route] ont assisté à la réunion dont, respectivement : les représentants du Président de la Transition, le Premier ministre de Consensus, le vice- Premier ministre, le Président du Congrès de Transition et des mouvances Ravalomanana et Zafy.

2. La réunion du MCO de la Troïka est survenue dans le contexte du suivi du processus inscrit dans la feuille de route pour la sorite de crise à Madagascar. Le MCO de la Troïka s’est penché sur la situation politique à Madagascar, le progrès effectué et les défis déjà relevés.

3. Le MCO de la Troïka a réaffirmé qu'il y a eu beaucoup de progrès effectués durant les quelques mois passés, par toutes les parties politiques signataires de la feuille de route. Cependant, il a aussi noté que quelques problèmes critiques restent toujours à résoudre.

4. Les événements du 21 janvier 2012 dans lesquels l'ancien Président Ravalomanana a essayé d'entrer à Madagascar de manière unilatérale sont considérés comme un recul. Il existe déjà un processus communément accepté, dans lequel le MCO de la Troïka MCO s'est engagé à garantir le retour sécurisé de tous les exils politiques comme stipulé par l’article 20 de la feuille de route.

5. Le MCO de la Troïka a noté que cette action de l'ancien président était malheureuse et pouvait compromettre le processus inscrit dans la feuille de route sur laquelle la plupart des partis politiques [malgaches] avaient été d'accord. Or, le MCO de la Troïka a davantage noté que ces actions pourraient avoir été précipitées par une perception autre du processus pour garantir le retour d'exils politiques, du point de vue de l'article 20 de la feuille de route qui n’a pas fait l’objet d’une attention suffisante.

6. Tout comme le MCO de la Troïka MCO a été déçu par la réponse immédiate et les déclarations faites par l'Autorité de la Transition à propos de cet incident. Allant de l’avant pour regarder vers l’avenir, le MCO de la Troïka demande à l'Autorité de la Transition et toutes les parties impliquées de trouver, en urgence, une approche consensuelle pour l'application de la feuille de route dans son ensemble et, en particulier, les articles 16,17,18,19 et 20 qui ont été lus ensemble avec l'article 45.

7. Le MCO de la Troïka a mis l'accent sur le besoin d'éviter une application sélective de la feuille de route. Donc, il conseille les parties prenantes malgaches d'accélérer l’application de tous les articles de la feuille de route, et spécialement ceux se rapportant aux mesures amenant à la confiance. Cela inclut la promulgation de la loi d'amnistie; la libération des prisonniers politiques; le retour sans condition des exilés politiques et la protection et la promotion de droits de l'homme comme la liberté de réunion, d’association et d’expression.

8. Le MCO de la Troïka demande en outre, en priorité absolue, la promulgation de la loi d'amnistie avant le 29 février 2012. Cela, pour faciliter l’application des autres thèmes exceptionnels comme ils apparaissent dans la feuille de route.

9. Le MCO de la Troïka reste à l’écoute des doléances de la part de certains des signataires et, en particulier, les plaintes liées à la formation du gouvernement de la Transition. La Troïka MCO a l'intention de résoudre ces problèmes avant le 29 février 2012.

10. Le MCO de la Troïka a réitéré l'importance d'adhérer à la lettre et à l'esprit de la feuille de route dans son ensemble. La feuille de route est l'instrument le plus réalisable pouvant contribuer à garantir la paix, la stabilité et la démocratie à Madagascar. Cela inclut les principes de consensus, d’intégrité, d’impartialité et d’inclusivité dans toutes les actions menées par tous les signataires. Les signataires devraient affermirent leurs positions afin de mieux participer au pouvoir de Transition.

11. Le MCO de la Troïka a réitéré que la signification de la feuille de route qui constitue le seul mécanisme apte à résoudre la crise politique actuelle. Il a mis l’accent sur le fait que la feuille de route vise aussi à faciliter un processus amenant vers des élections libres, équitables, crédibles et transparentes. Le MCO de la Troïka a également insisté sur l'urgence de la mise en place du CENI (Conseil électoral national indépendant) qui préparera et organisera des élections libres et équitables. Il a aussi noté l’avancée positive à ce propos, c'est-à-dire la législation récemment votée par le Parlement, aussi bien que le soutien spécialisé que l'ONU a fourni dans ce processus.

12. Le MCO de la Troïka, après avoir méticuleusement considéré l'environnement politique [malgache] actuel, supplie tous les signataires et leurs supporters de cesser de se livrer à de nouvelles prises de décisions et à des actions conçues pour créer la division et qui remettent en cause les efforts de la SADC dans l’actuel processus.

13. Le MCO de la troïka fait, en outre, un appel de clairon à toutes les parties prenantes, leurs supporters, la société civile et les médias pour mettre fin aux rumeurs de marchandages actuelles, à la désinformation et la diffamation des dirigeants malgaches qui déploient leurs efforts pour mener à bien l’application de la feuille de route. Ces actions sont une violation des articles 22 et de 23 de la feuille de route. Elles ont pour effet de dissuader toutes les personnes de bonne volonté décidées à aider Madagascar à avancer. Il demande à toutes ces parties prenantes d’agir de façon positive et de contribuer à ce processus en aidant à créer les conditions pour un environnement d'engagement consensuel, sans intransigeance, pour bâtir la nation et savoir pardonner.

14. Le MCO de la Troïka fait aussi appel à tous les leaders politiques des différents partis politiques, pour qu’ils agissent de manière responsable, utilisent un leadership efficace, fassent preuve de maturité politique et de cohérence efficiente pour trouver le meilleur moyen d’œuvrer ensemble durant cette période critique. Les intérêts de la nation Malagasy doivent être placés au-dessus de tous les intérêts politiques, émotionnels, historiques et individuels.

15. En conclusion, le MCO de la Troîka de la SADC continuera à rester attentif au processus politique Malagasy pour garantir qu'il y a des élections libres et équitables et que le retour de Madagascar à la normalité constitutionnelle devienne un exercice démocratique basé sur la volonté de tout un peuple.

Pretoria, le 26 janvier 2012]i

8.Posté par Bidule le 27/01/2012 10:49

Quand je dirigeais une société a Madagascar Le salaire minimum était de 150 Fr Français (1997)cela avant l'avènement de Ravalomanana, a sont arrivée le Salaire Minimum a été ramené a 120 Fr Français, cela lui coutait moins cher en salaire, ce type est un voleur et doit finir en prison.

9.Posté par Choupette le 27/01/2012 12:17

8.Posté par Bidule

Hé hé,

Zorro sont arrivééé
sans s'presseeer
...

Si c'était une société d'édition, je comprends qu'il ait raboté sur le salaire.

D'ailleurs, il n'y a pas que lui qui devrait être jeté en prison.

:-D

10.Posté par Justice malgache le 31/01/2012 06:49

Tout comme la stabilité politique ou le développement, la sortie de crise ne se décrétera pas avec des mots si les actes ne suivent pas. Prétendre que Madagascar est en chemin pour connaître des lendemains radieux, juste parce qu’on a changé de numéro de République et de Constitution est un leurre pour naïfs. Jusqu’à preuve du contraire, le Référendum de novembre 2010 n’a apporté aucune solution à la crise, et n’apportera aucune solution aux facteurs structurels qui entretiennent le caractère crisogène de la vie politique malgache. Par conséquent, quand il raconte que l’objectif du coup d’État (qu’il maquille pudiquement sous le nom plus poétique de Révolution orange) était de jeter les bases d’un nouveau Madagascar dans lequel les alternances violentes ne seraient plus nécessaires, Monsieur Rajoelina essaie de nous faire avaler des couleuvres grosses comme le tunnel d’Ambanidia. La façon dont il est arrivé au pouvoir, et surtout celle dont il s’y maintient est un terreau qui va fertiliser encore plus les pratiques détestables dans notre culture politique.

Bien au-delà de mettre fin à un cycle honteux, cette quatrième crise en 50 ans de vie républicaine cautionne un rituel d’alternance par la rue qui rend inutile les élections, les institutions (Parlement etc.) et la Constitution. Si n’importe quel personnage politique, porté par des motivations plus ou moins légitimes et qui a les moyens financiers et humains pour le faire, peut décider de tout faire valser pour satisfaire son ego et son désir de vengeance, il n’y a aucun intérêt à faire de la politique, à militer dans un parti et essayer de faire des campagnes électorales.

Dans toute société organisée politiquement, l’accès au pouvoir fait partie d’une compétition au sein des élites, et la tension politique est un phénomène normal. Une crise signifie que la tension politique n’a pu être gérée par les institutions. Par conséquent, quatre crises en 50 ans signifient que nos institutions sont coupables de ne pouvoir/savoir jouer leur rôle. Il n’y a pas eu de voie de recours qui se soit imposé de manière fiable et forte à tous : quoi qu’on en dise, les juges ont une responsabilité dans les crises politiques qui se sont succédées.

Prenons le cas de 2008/2009. Si Monsieur Rajoelina avait eu la conviction qu’il pouvait raisonnablement et avec confiance ester en justice pour les tracasseries dont il faisait l’objet, le coup d’État ne se serait peut-être pas imposé à lui et ses partisans comme une option pour se défendre (1). Si le Président Ravalomanana et ses partisans avaient pu raisonnablement considérer que la Haute cour constitutionnelle (HCC) de janvier 2002 était indépendante et impartiale, ils auraient sans doute eu des scrupules à faire le forcing vers la victoire au premier tour. Si Marc Ravalomanana, (ou Didier Ratsiraka et Pierrot Rajaonarivelo en leur temps) pouvait avoir accès à une Justice équitable, la vie nationale ne serait certainement pas suspendue aux annonces de ses aller-retours.

La justice qui se laisse instrumentaliser par le pouvoir exécutif est donc en première ligne dans le caractère crisogène de la vie politique nationale. A commencer par le juge constitutionnel qui ne cesse de prendre des décisions en faveur du pouvoir en place, et qui n’ose pas se lever quand il le faut, préférant faire la carpette pour sauvegarder postes et avantages. Je défie n’importe quel juriste de me démontrer, à partir de la Constitution en vigueur à l’époque, que les textes du 17 mars 2009 et des jours suivants pour valider cahin-caha la transmission du pouvoir à Rajoelina étaient conformes à la Loi Fondamentale dont la HCC était censée être la gardienne. Interviewé hier sur M6 par Naulleau et Zemmour, l’écrivain Régis Debray a eu cette phrase lumineuse : « le sacré, c’est ce qui encourage le sacrifice et interdit le sacrilège ». Quand la Constitution n’est qu’un vulgaire document que l’on peut changer au gré des vents, normal que les putschistes la foulent aux pieds, et qu’elle n’ait aucun hasina. On pourra donc la changer n fois, on aura toujours n crises........


11.Posté par Justice malgache le 31/01/2012 06:52

...................A part la HCC, les magistrats des autres juridictions sont aussi extrêmement critiquables. Il n’y a qu’à analyser le procès de la fille de Raymond Ranjeva, monté de toutes pièces pour intimider son père qui commençait à prendre un peu trop d’envergure dans l’opposition. Le pouvoir judiciaire à Madagascar n’a donc aucune honte à se laisser instrumentaliser pour obéir ou favoriser des intérêts politiques. Tant que les différentes juridictions et institutions (HCC, Conseil d’État, cours pénales, médiature de la République etc.) ne pourront démontrer qu’elles sont des recours acceptables, fiables et indépendantes, les Malgaches seront toujours à la merci du premier aventurier venu, qu’il soit motivé par des intérêts politiques ou des visées économiques. La première fonction de la loi est de protéger le citoyen contre les décisions arbitraires des gouvernants. Mais quand les magistrats sont aux ordres des politiciens ou pire, au plus offrant, il n’y a plus qu’un semblant de Justice. « Lorsque la politique entre au prétoire, le Droit sort par la fenêtre » dit-on souvent.

Une sortie de crise pérenne et qui place le pays sur de bons rails passe donc impérativement par une revalorisation de la justice, et donc de la mentalité des magistrats vis-à-vis de leur sacerdoce pour qu’ils soient capables de remplir leur mission. Malheureusement dans notre pays, les juges ne font la grève que lorsque leurs avantages ou l’intégrité physique des magistrats sont en jeu. On ne voit les magistrats faire semblant de militer pour l’indépendance de la justice qu’au début de chaque crise politique. Le pire, c’est qu’ils ne le font même pas par conviction, mais pour contribuer aux bisbilles des politiciens en soutenant ceux qui critiquent le régime en place. Puis une fois la crise finie, les magistrats retournent bien vite à leur ronron habituel. En attendant la prochaine crise à laquelle leur comportement systématiquement servile vis-à-vis de l’Exécutif contribue à vitesse TGV. Au moment où la magistrature malgache réfléchit à organiser dans les prochaines semaines des assises de leur corporation, il reste à souhaiter que celles-ci ne soient pas aussi inefficaces et inutiles que toutes les autres rencontres sectorielles qui les ont précédées durant cette transition.


12.Posté par Gajik le 31/01/2012 19:16

Ndimby nous ressert sa prose creuse d'homme au dessus de la mêlée, copié-collée par je ne sais qui ici, mais ne nous y trompons pas, il s'agit là d'un supporter de Ravalomanana. Il fait une ode à Ranjeva and Co, les hommes de l'ombre de Ravalo.

Il nous ressert encore et comme toujours depuis 3 ans de délire mille fois cuit et recuit et encore réchauffé sur Mad-tribune, ce défouloir du Net qui est descendu au niveau de Sobika, l'histoire mensongère du coup d'état et la fable des caprices d'un seul homme, Rajoelina qui, seul, aurait été capable de lancer la révolution Orange en mars 2009, bien entendu. Il ne manque plus que de rajouter que Rajoelina a lancé seul ce mouvement pour se venger de Ravalomanana qui n'a pas voulu de lui comme gendre !

Quel crétin ce Ndimby qui, sous des mots intelligents EN APPARENCE, est en fait un agent de Ravalo qui avance masqué, mais il pue tellement à cent mètres le souteneur Ravalomanaiaque que déjà à la 3ème ligne de sa prose on a tout compris de ses rêves de restauration de l'ordre ancien.

Ses références ? Nolleau et Zemmour dont il se délecte affalé devant son poste TV de planqué ! Régis Debré aurait dit cette phrase merveilleuse qui pourtant sonne bien creux et ne dit pas grand chose. Mais Ndimby s'émerveille de peu pour jouer à l'intello !

Il ment par omission comme tous les serviles partisans de Ravalomanana, en n'analysant pas sérieusement le mouvement des Magistrats Malgaches. Il se contente de leur cracher dessus, en évitant soigneusement de rappeler que Ravalomanana a refusé de mettre en place la HCJ qui aurait dû le juger bien avant mars 2009 pour ses nombreuses violations de la Constitution, pour ses crimes et délits d'ingérence et autres délits contre les personnes.

Facile de s'en prendre aux Magistrats et de masquer les vrais problèmes auxquels ils sont confrontés. Il faudrait déjà qu'ils soient payés correctement pour lutter contre la tendance de certains à aller vers le plus offrant et qu'ils disposent de moyens pour faire appliquer les Lois qui elles mêmes sont bafouées quotidiennement par des politiciens habitués à tout acheter, même les interprétations des Lois. Parmi eux il y a aussi des politiciens véreux infiltrés, dans le SMM qui déshonorent la profession. Il se garde bien de les dénoncer ceux-là. Bref, c'est bien dérisoire toutes ces analyses foireuses et sans consistance. Par chance Madagascar avance inexorablement vers un changement profond que même Ndimby avec ses mots déguisés en démocrate de pacotille ne pourra rien faire pour l'empêcher. Il est à l'image de Ranjeva, le prototype même du sous-marin au service du milliardaire exilé volontaire à Pretoria.


13.Posté par Diplomatie le 01/02/2012 10:50


Le comportement de la communauté internationale durant la présente crise malgache présente une caractéristique intéressante : l’imprévisibilité aux yeux de certains. Les optimistes diront qu’elle s’adapte, les pessimistes qu’elle est instable. Par conséquent, il n’y a rien d’étonnant au marécage actuel : ceux vers qui on se tourne pour nous guider hors de la crise semblent eux-mêmes perdus. Il semble toutefois que la communauté internationale ait gardé un peu de dignité, alors que la tendance des derniers mois semblait montrer une marche forcée (et imméritée) vers la reconnaissance. On apprend avec amusement que le chef de la délégation malgache n’a pas été autorisé à assister au sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, le pays étant encore suspendu au niveau de cette instance régionale africaine (1).

Après les décisions internationales de soutien à la Feuille de route, suivies du défilé de représentants importants de la communauté internationale chez les autorités de la transition, celles-ci ont sans doute pensé hâtivement que le tour était joué, et que l’actuel Sommet africain serait celui du retour par la grande porte. Malheureusement pour eux, le cinéma du 21 janvier et les atermoiements des hâtifs pour aller vers l’apaisement ont quand même plus d’impact que ne veulent le faire croire les griots patentés, qui souhaitent voir dans les notamisations à outrance des non-évènements, voire une manifestation de souveraineté nationale.

Le comportement de la diplomatie internationale est jusqu’à ce jour passé par trois phases. La première phase fut celle de la condamnation du coup d’État, assortie de sanctions économiques. Malheureusement, celles-ci ont montré peu d’efficacité, et ce pour deux raisons essentielles : primo, au nom de ses intérêts nationaux, la France s’est désolidarisée des efforts coercitifs internationaux et a empêché qu’elles aient une véritable portée, y compris au sein de l’Union européenne ; secundo, les financements parallèles (licites ou non) ont amoindri l’impact des sanctions sur les finances hâtives, qui ont pu assurer le minimum qui leur était vital grâce (entre autres) au bois de rose et à Wisco. Ces deux raisons ont contribué à l’enlisement de la crise, et à l’inefficacité des sanctions, et ont amené la communauté internationale à passer à une seconde phase.

L'avaleur de serpents (tableau de l'artiste-peintre Didier Triglia)

Cette seconde phase est basée sur la conviction que l’option de condamnation seule ne suffisait pas, et qu’il était nécessaire de reprendre le dialogue avec le régime putschiste, si la communauté internationale voulait avoir le poids nécessaire pour baliser les abus et les dérapages. Cette conviction était basée sur le constat qu’en restant éloigné du régime hâtif, la communauté internationale ne pourrait le civiliser démocratiquement de façon correcte, et que la nécessité d’empêcher le pire méritait bien que les vazaha avalent quelques couleuvres. Henri IV n’avait-il pas rendu célèbre la formule « Paris vaut bien une messe » ?.......................

1) Sur ce point, il y a une guerre de communication qui se déroule. La Présidence de la transition a publié un communiqué affirmant le contraire. Entre les deux versions, je fais le choix arbitraire de ne jamais croire ceux qui par vocation et/ou pour raisons alimentaires sont des griots au service de la propagande hâtive.

http://fijery.wordpress.com/2012/01/31/diplomatie-davaleurs-de-serpent/

14.Posté par Diplomatie le 01/02/2012 10:51

...............................Seulement, voilà. Comme j’avais eu souvent l’occasion d’en avertir les honorables lecteurs, traiter avec un régime autocratique en enleveant les bâtons et en lui fournissant des carottes dans le but de « l’empêcher de » ne pourra en définitive aboutir qu’à « l’encourager à ». Comme on l’a vu dans l’édito de lundi, contrairement à un régime démocratique, un régime autocratique, arrivé au pouvoir par la force et qui s’y maintient par la répression, ne se sent redevable que vis-à-vis du clan qui l’a placé là, et qui l’aide à y rester (la « winning coalition »). Par conséquent, on ne peut pas attendre d’un pouvoir né d’un coup d’État qu’il respecte les citoyens, et encore moins la communauté internationale. Sauf si celle-ci a des robinets grands ouverts, ce qui la rend tout d’un coup intéressante.

Les diplomates vazaha devraient toutefois apprendre que le havako raha misy patsa fait partie de la culture malgache, et que des vazaha qui ouvrent leur grande gueule pour donner des conseils tout en gardant leur portefeuille fermé ont très peu de chances de se faire entendre d’un gouvernement issu d’un coup d’État. Et si à Madagascar on n’avale pas des couleuvres, par contre on n’hésite pas à vendre des saka be loha : dire ce que le vazaha veut entendre en matière de bonne volonté, quitte à faire le contraire demain. De toutes manières, le marchandage fait partie de la culture malgache. Espérer qu’un accord politique signé va s’appliquer comme une lettre à la poste ne peut être qu’un vœu pieu, d’autant plus si ledit accord présente de graves failles dans leur rédaction. Mais la communauté internationale ne s’adaptera pas aussi facilement et indéfiniment aux facéties culturelles vita gasy, une fois qu’elle aura eu son indigestion de couleuvres.

Le régime hâtif n’est pas au bout de ses peines. La seconde phase évoquée ci-dessus n’entraine pas automatiquement de retour des financements. Jusqu’à présent, la reconnaissance est donc plus ou moins politique, pour encourager Rajoelina à cesser son autisme nombriliste. Mais elle n’a pas encore véritablement atteint le domaine économique. L’équipe de transition ne cesse donc de faire le beau, mais à sa grande déception, elle n’arrive toujours pas à avoir le sussucre espéré. A force de faire trois pas en arrière pour un pas en avant, Rajoelina a fini par amener la communauté internationale à faire autant. En 2009, Rajoelina s’était engagé à ne pas se présenter aux élections, en espérant que la reconnaissance internationale allait suivre, ce qui n’advint pas. Ce fut un prétexte en or pour faire germer dans sa tête et dans celle de son clan qu’il n’est donc plus tenu par cet engagement, car la communauté internationale n’a pas respecté les siens. Puis, pour satisfaire son égo qui ne demandait que ça, Rajoelina a été invité à l’Assemblée générale des Nations unies pour obtenir une concession de taille : la nomination d’un vrai Premier ministre de consensus, ce qui fut fait un mois après, le 28 octobre 2011. Mais ce fut la seule concession hâtive. Pour le reste (maintien des ministres les plus contestés, amélioration de la gouvernance démocratique et économique, apaisement), rien à déclarer jusqu’à ce jour. Dans les derniers mois, la communauté a montré des signes de dégel, mais le Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba n’a finalement donné aucune avancée concrète pour les hâtifs.

Les dernières déclarations de la SADC et de l’Union européenne soulignent la nécessité de respecter la Feuille de route. Or, celle-ci est maillée d’une contradiction majeure qui ne permet pas de résoudre consensuellement le cas Ravalomanana. Faute d’une réécriture, une mise en œuvre de la Feuille de route telle qu’elle relèvera donc de l’impossible, quelle que soit la coercition. On pourra donc s’attendre à une quatrième phase, au cours de laquelle la communauté internationale va encore tâtonner pour voir comment amener les hâtifs à gagner un peu de maturité en termes de démocratie et de bonne gouvernance ; tandis que les hâtifs vont tenter d’obtenir le maximum de reconnaissance (et donc de financements) en faisant très peu de concessions. Ce sera donc à qui des deux fera avaler le plus de couleuvres en douce à l’autre. La fin de la crise n’est donc pas pour demain, Gajik !

15.Posté par Gajik le 01/02/2012 19:43

il s'est pas foulé le copieur-colleur des articles rédigés par d'autres !

Il suffit de rajouter en fin d'article un petit couplet sur "Gajik" et hop le tour est joué, on a fait croire que c'est celui qui a posté les copié-collés qui les a écrits, on a fait son petit acte de propagande pour le milliardaire de Sandton sans aucun effort de réflexion ni de mise en forme. On sera récompensé par Dadavalo pour ces quelques clics de transfert d'un blog à un autre. Bravo "Diplomatie" ou "Justice Malgache" !

Lorsque moi je cite un auteur ou un article, je le mets dans un contexte, je le présente, je le mets en italiques, je n'oserais pas piquer le travail des autres et me l'attribuer.

Entre nous, si très peu de gens me lisent, ce que je sais fort bien mais qui ne me chagrine pas, puisque je n'ai aucune prétention autre que celle de m'exprimer en vue de provoquer des dialogues (c'est très rare que çà dialogue ici, parce que la plupart du temps les forumistes y viennent pour se défouler uniquement sur les autres forumistes), je doute fort qu'on lise aussi vos pavés !

La Vérité est une alors que les scribouilleurs dans notre genre nous sommes des milliers et malgré nos mots dérisoires la terre continuera de tourner carré demain comme hier. Mais si çà vous amuse de plaider dans le vide pour un voleur et de refuser que Madagascar change en profondeur, à votre aise !

Madagascar change de toutes façons, envers et contre tous les nostalgiques du passé, des adorateurs du veau d'Or d'Imerinkasinina.

Quant au mensonge inique de Ndimby sur la non participation de l'envoyée du Gouvernement Malgache lors du sommet de l'UA, vous n'avez qu'à copier-coller (si vous êtes honnête, mais .... j'en doute fort ??) les déclarations de la Commission et de l'Ethiopie et vous serez pris en flagrant délit de colportage de fausses infos. Méfiez vous, car la profession des journalistes de Madagascar a rétabli l'Ordre des Journalistes et une moralisation déontologique est en cours. Celui qui sera pris en flagrant délit de désinformation en vue de déconsidérer le processus de normalisation vers l'Etat de Droit (qui n'a JAMAIS existé à Madagascar), verra une procédure judiciaire contre la direction du journal qui a diffusé l'intox. Les journalistes n'iront pas en prison, ce sera les patrons des journaux qui couvrent ce genre de désinformation qui assumeront le délit. Rajaofera a intérêt à prendre des cours pour apprendre à dire la vérité !

Annick Rajaona a bien assisté à tout, malgré le mensonge minable colporté ci-dessus, sans toute fois prendre part aux votes bien sûr, puisque Madagascar est toujours suspendu de l'UA jusqu'aux élections (le Maroc est d'ailleurs lui aussi suspendu de l'UA depuis sa colonisation du Sahara et ses massacres contre le Front Polisario et çà empêche personne de vivre au Maroc, que je sache !)

Donc, faites un peu moins de baratin et colportez un peu moins de mensonges et vous pourrez vous regarder fièrement dans votre glace, comme je le fais chaque matin ! Tsssss... Ndimby ! ....

16.Posté par Mal élevé le 02/02/2012 07:19


Source : http://fijery.wordpress.com/2012/02/02/citoyens-mal-eleves/



Le caractère cyclique des crises malgaches serait-il dû à un problème d’éducation ? Si on se place d’un point de vue comparatif, on peut effectivement poser l’hypothèse d’une relation entre éducation et démocratie. Toutes les données statistiques montrent à première vue que les dirigeants des pays ayant des taux plus élevé de scolarisation et d’alphabétisation ont un comportement démocratique plus affirmé. Toute lecture croisée des tableaux de la Banque mondiale ou du PNUD sur les taux relatifs à l’éducation avec ceux de Freedom House sur la liberté montreront que l’hypothèse est acceptable.

Il peut y avoir plusieurs explications pour les relations de cause à effet. Dans un pays à niveau de scolarisation élevé, le débat d’idées prime dans la nécessaire compétition pour arriver au pouvoir. Les politiciens doivent réfléchir et produire des projets de société et des programmes de gouvernement pour séduire les électeurs, et ensuite maintenir les taux de popularité. Au niveau de la société civile et des citoyens, la scolarisation affûte la capacité à entamer des débats d’idées, mais aussi à évaluer la qualité des offres proposées par la classe politique.

Il y a donc un lien direct entre développement et démocratie. Selon plusieurs thèses de sciences politiques, la démocratie a pris racine dans les pays occidentaux il y a plusieurs décennies, car la vague de démocratisation a été précédée d’une vague d’industrialisation, et donc de mieux-être matériel et social qui a facilité l’implantation de la démocratie. Mais la mise en place d’institutions suffisamment fortes avant les élections au suffrage universel a permis à la démocratie de ne pas vaciller au moindre coup de vent. Le problème des pays de la seconde vague de démocratisation (dont font partie Madagascar), c’est qu’ils ont tenté d’instaurer la démocratie alors que les institutions capables d’organiser et de gérer cette forme de régime n’étaient pas encore en place.

Toutefois, il existe des exceptions qui invitent à la réflexion. Rappelons tout d’abord que le nazisme s’est développé dans une Allemagne qui était loin d’être un pays en développement, tout comme la Russie qui fait quand même partie du G8 malgré sa conception discutable de la démocratie. A l’opposé, le Mali a des taux relatifs à l’éducation (scolarisation, alphabétisation) inférieurs à Madagascar, mais est reconnu comme étant libre au vu du classement établi par Freedom House (1). On peut donc être un pays pauvre, peu développé, avec un développement humain bas, et vivre dans un régime démocratique respectant les libertés politiques et les droits politiques. Bien entendu, on pourra toujours arguer que cette exception est trop faible pour remettre en cause la tendance générale. Peut-être. Mais cette exception veut aussi dire que la tendance qui subordonne le niveau de démocratie à celui de scolarisation n’est pas une fatalité. Par conséquent, si on a le choix entre deux modèles, pourquoi se dire systématiquement que Madagascar est condamné aux dictatures et aux coups d’États, juste parce que nous avons le malheur de vivre dans un pays en voie de développement ?..................

17.Posté par Mal élevé le 02/02/2012 07:20

Source : http://fijery.wordpress.com/2012/02/02/citoyens-mal-eleves/

Par ailleurs, l’instruction acquise à l’école n’est pas le seul aspect à prendre en compte. L’éducation citoyenne et l’instruction civique permettent d’inculquer le respect des règles de la vie en société. Cela va du respect du code de la route, de fait de se lever dans un bus quand il y a des personnes âgées ou des femmes enceintes, même si on ne se trouve pas sur des places réservées. Quand on est éduqué dans le respect des règles, on ne se hasarde pas à demander le renversement du pouvoir public établi juste parce qu’on a rassemblé 3.000 personnes sur une place publique. Il y a donc un effet de développement qui joue sur le niveau de démocratie. En nous référant à la fameuse pyramide de Maslow, il semblerait qu’un peuple qui se préoccupe moins de problèmes existentiels (manger, se loger, se vêtir etc.) a l’esprit plus disponible pour penser aux autres besoins supérieurs (reconnaissance et accomplissement).

Source : Facebook

Que nous dit le cas malgache ? Dans un pays dans lequel les marchands trouvent normal de squatter les rues et les trottoirs ; les hommes uriner à tous les coins de rue ; les taximen et chauffeurs de taxibe jouer aux chauffards dans les artères de la Capitale ; n’est-il pas logique qu’un fait aussi scandaleux qu’un coup d’État semble étrangement acceptable pour beaucoup ? Certains ont même créé une insanité conceptuelle : « le coup d’État démocratique ». Il vaut mieux entendre cela que d’être sourd, surtout dans une République du XXIème siècle. Les gens qui ne se préoccupent pas du Code de la Route vont trouver la Constitution du pays tout aussi accessoire, et accepteront de faire les moutons écervelés sur une Place publique en suivant un faux berger, qui s’empressera d’ailleurs de les mener devant l’abattoir d’un Palais d’État pour pouvoir comptabiliser les martyrs dont sa révolution a besoin. D’autant plus qu’avec le marasme économique créé par le coup d’État de 2009, les chômeurs et ceux qui sont obligés de vivoter ont autre chose à faire qu’à penser aux élections. Il y a donc une sorte de fatalité qui s’installe, et sur laquelle surfent les hâtifs et leurs griots. C’est l’explication de la fameuse majorité silencieuse dont pro et anti transition prétendent revendiquer la sympathie, et sur laquelle surfent périodiquement tous les apprentis putschistes et manipulateurs. Raison pour laquelle, afin de répliquer à ceux qui mélangent les torchons et les serviettes, les gens cultivés pourront clamer les vers de Victor Hugo :

« Quant à flatter la foule, ô mon esprit non pas,
Car le peuple est en haut, mais la foule est en bas ! ».

18.Posté par Mal élevé le 02/02/2012 07:24

Source : http://fijery.wordpress.com/2012/02/02/citoyens-mal-eleves/

La situation actuelle de laisser-aller et de perte de la citoyenneté reflète les défauts et les lacunes de l’éducation citoyenne à Madagascar. On pourra reprocher à juste titre à Ratsiraka d’avoir fait supprimer l’éducation civique en classe, pour des raisons que j’ignore. Mais l’éducation citoyenne n’a pas nécessairement un lien avec la scolarisation : les familles et les Églises (par exemple) peuvent et doivent contribuer à la socialisation. Ces institutions ont donc failli depuis des décennies à leur mission, et ont leur responsabilité dans la situation actuelle.

Par conséquent, tout plan de reconstruction ou de refondation de la part des bailleurs de fonds ou des dirigeants de la Vème République devrait inclure un fort programme national d’éducation citoyenne. Celui-ci devra apprendre aux Malgaches à vivre ensemble ; et aux dirigeants, opposants et gouvernés à jouer leur rôle selon les règles. Le peuple est mal éduqué politiquement par la pratique des dirigeants et des opposants depuis 1960, et ceux qui sont censés l’éduquer pour lui donner un peu de lumière sont eux-mêmes dans les ténèbres. Si rien n’est fait pour assainir les mentalités, le caractère cyclique des crises malgaches ne fera que se confirmer. Et quand on voit les ravages de la crise causée par le coup d’État de 2009 sur le milieu de l’éducation, on ne peut que se poser des questions sur le sens de responsabilité des auteurs (lire entre autres ce poignant article de nos collègues de l’Express repris par AllAfrica.com). Seuls les frères Rapetou #4822 et #4584 ne voient que joie et bonheur populaire à l’ère de la DJ-Cratie.

Comme tout le monde, j’ai rigolé en entendant les prophéties d’un soi-disant Pasteur qui se voit Président du pays en 2013. Le personnage me semble aussi ecclésiastique que je suis docteur en physique nucléaire. Je pose donc l’hypothèse suivante. Primo, d’une part, il a annoncé cette « prophétie » urbi et orbi, alors que d’autre part, le niveau du revenu de sa secte est fonction de sa crédibilité par rapport à une promesse aussi visible : il y a donc un risque qu’il « se débrouille »en 2013 pour que cela arrive. Secundo, l’histoire du pays montre qu’il suffit de 3.000 à 10.000 personnes pour occuper une Place publique, et que celui qui arrive à le faire quotidiennement pendant un certain temps parvient immanquablement à renverser le régime en place : en prenant appui sur les fidèles de sa secte, le schéma de prise du pouvoir pour forcer un alignement de « la prophétie » avec la réalité n’est-il pas tout tracé ? Pour une fois, Gajik, j’espère vraiment me tromper. Mais les personnes en charge auront-ils de quoi éduquer les citoyens à temps pour éviter que l’histoire ne bégaye encore une fois ?

19.Posté par Gajik le 02/02/2012 21:08

parole, parole, soltanto parole, parole, parole, parole, parole, parole
encore des paroles que tu sèmes au vent ...

... Rien ne t'arrête quand tu commences
Si tu savais comme j'ai envie
d'un peu de silence !

... Rien que des mots
Des mots magiques des mots tactiques
qui sonnent faux, qui puent le Ravalo !

...Merci, pas pour moi
Mais tu peux bien les offrir à une autre
qui aime le vent et le parfum des roses
Moi, les mots tendres enrobés de douceur
se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur ....


Paroles et Musique: Michaele, M.Chiosso, G.Ferrio 1973

20.Posté par soltanto foza le 03/02/2012 07:24

source : http://fijery.wordpress.com/2012/02/02/breve-theorie-de-la-fozacratie/

« L’homme est un animal politique » nous enseigne Aristote. Aucun étonnement donc que les commentateurs, la population ou la classe politique elle-même empruntent à la faune certains qualificatifs pour décrire les politiciens. On parlera de « dinosaures » au sujet des vieux politiciens de carrière qui s’incrustent ; de « faucons » pour désigner les extrémistes ; de « lions » pour qualifier les combatifs ; de « renards » pour identifier les rusés ; de « rapaces » pour ceux qui sont appâtés par l’intérêt supérieur de leur ration ; de « moutons » pour les écervelés qui suivent bêtement leurs leaders, y compris vers des zones rouges ; de « rats »pour se moquer de ceux qui quittent un Gouvernement ou un parti politique quand cela commence à sentir le roussi… Mais dès que l’on parle de foza, certains se mettent à crier hâtivement au scandale, depuis que ce mot est apparu dans le vocabulaire politique malgache avec le coup d’État de 2009. Notons que le terme était déjà présent dans le langage de tous les jours.

Depuis plusieurs années, les rizières malgaches sont envahies par une variété de crustacés appelés « écrevisses marbrées » ou « foza orana » (procambarus sp). Ces animaux détruisent les rizières en y creusant des petits trous pour s’y loger ; éliminent les autres espèces animales en se comportant en redoutables prédateurs très agressifs ; et prolifèrent très rapidement. Ils sont classés parmi les espèces « invasives et nuisibles ». Et pour couronner le tout, ils sont impropres à la consommation. Par extension, le qualificatif de « foza » s’est alors rapidement appliqué à Madagascar à ce qui était vulgaire ou de mauvaise qualité : un téléphone bon marché ; quelqu’un qui utilise un langage ordurier ; ou éventuellement une femme aux mœurs un peu légères. Pendant la crise 2009, des petits malfrats ont même créé un virus informatique appelé « Foza Orana.vbe », qui se caractérisait par une forte résistance face aux anti-virus, et qui a fait des ravages dans les flash disks des Malgaches. En résumé, foza est devenu synonyme de problèmes.

Quand la crise 2009 a éclaté, le mot est venu s’installer dans le vocabulaire politique. Les adversaires de la Révolution orange ont baptisé de ce quolibet les partisans qui remplissaient la place du 13 mai. Le principal point d’analogie était la relative quantité, mais également les effets toxiques du processus du coup d’État sur la vie de la Nation. Aux yeux de ceux qui ne partageaient pas cette démarche, les manifestations sur la voie publique rappelaient le pullulement de cette espèce, mais également l’effet nuisible du foza orana dans les rizières malgaches. Très rapidement, le surnom s’est installé dans les forums et les conversations pour désigner les dirigeants et les partisans de la Révolution orange, en leur attribuant les caractères de mauvaise qualité, de toxicité et d’invasivité du procambarus sp.
...............................

21.Posté par soltanto foza le 03/02/2012 09:15

source : http://fijery.wordpress.com/2012/02/02/breve-theorie-de-la-fozacratie/


...............................Au début de la crise, afin de grossir le rang des manifestants, Andry Raoelina et sa clique ont racolé tout ce qu’Analakely et les environs comptaient de quat’mi (sans-abris), en échange de quelques billets. Puis, quand le mouvement légaliste tenta de se structurer et arriva à occuper Ambohijatovo, des velléités de descendre pour conquérir la Place du 13 mai furent très rapidement mises sous l’éteignoir. Les « stratèges » spécialisés dans l’élevage des gros bras et la manipulation des défavorisés se firent forts de défendre l’accès à la Place du 13 mai avec des milices de civils. J’ai de mes propres yeux vu une femme sans-abri puiser de l’eau dans un égout avec un petit kapoaka pour en asperger les légalistes, qui bien entendu battaient en retraite. De ce genre d’anecdotes date la qualification de « foza » attribuée de façon très impropre par des extrémistes à certaines couches défavorisées de la population. Ce raccourci basé sur une condition sociale est inacceptable, et pour notre part, nous refusons d’y souscrire.

Par contre, il n’y a rien de répréhensible à essayer de disserter sur un concept de « fozacratie », qui serait une forme de pouvoir calquée sur les caractéristiques de l’animal foza orana. Primo, la loi du nombre quantitatif (en référence au pullulement) qui prime sur le qualitatif. Or, comme on le sait, 100 fous ensemble n’ont jamais fait une personne censée. Secundo¸ le côté nuisible et nocif, qui ne se préoccupe pas de l’environnement et des impacts de leur action. Tertio, la mauvaise qualité des propositions et des performances sur tous les plans. Quarto, la loi du plus fort comme dans tout règne animal, avec les kalachnikovs aux mains des gros bras qui tiennent lieu de cervelle.

Catastrophe économique ; démocratie de façade cachant répression et intimidation ; mauvaise gouvernance ; autisme politique refusant la nécessité d’un apaisement ; comportement beaucoup plus basé sur le tapage et la capacité de destruction que sur celle de construction… Tout ceci rappelle la colonisation par les procambarus sp d’une rizière (ou d’un forum…). encore une fois, il ne s’agit donc pas ici d’un qualificatif basé sur une condition sociale. D’ailleurs, beaucoup de membres du régime hâtif sont loin d’être pauvres, sans compter les nouveaux riches. Mais il s’agit d’une théorie basée sur l’étude d’une mentalité et d’un comportement qui s’installent de façon sournoise, et dont les effets seront irréversibles.

Cette mentalité a permis à Andry Rajoelina et à ses griots de prendre le pouvoir, et lui permet également d’y rester. « Toa ny vatolampy ny majorité silencieuse, ngezabe fa hangerezan’ny vorona » (1) claironnait dans un lieu public un inamovible ministre hâtif. « N’inona fahaizan’ialahy, izahay izao no mitondra fa ialahy mpitazana fotsiny » m’écrivait dans un mail un pro-Transition. « Je me permet de vous dire, dans la même solennité de votre article et qui va bien à votre image, c’est que c’est vous qui allez l’avoir dans le c.u.l, si ce n’est déjà pas le cas ! Pour ceux qui peuvent comprendre, lay tsofa sisa no andrasana ! » me menaçait le forumiste Lefona. Petit éventail des méthodes de mépris ou d’intimidation utilisées par les fozacrates, et qui montrent leur niveau de respect d’autrui. Quand je pense que ces pitres ont inséré Fitiavana dans la devise de la IVème République, je suis tellement mort de rire qu’on doit même m’entendre jusqu’en Tchétchénie.

Le présent article clôt une série produite cette semaine à l’occasion du 3ème anniversaire du premier édito (le 31 janvier dernier), et dont le fil directeur est (je l’espère) assez clair : la politisation de la justice ; l’inconstance du régime hâtif à tenir ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale ; et les lacunes en matière d’éducation citoyenne favorisent des facteurs structurels défavorables, attisés par la « winning coalition » qui veut protéger ses intérêts. Qui dit théorie dit possibilité de prévoir : ce qui précède est un engrais pour la « failed state » qui s’annonce à cause des fozacrates, et nous rapproche du pire. Car malheureusement, le pire est encore possible : la fozacratie est un concept nouveau que ses griots ont fort envie de saisir à toutes pinces pour pouvoir la développer et la documenter.

____________

(1) La majorité silencieuse est comme un rocher. C’est énorme mais les oiseaux y déversent leur fiente.

_____________

22.Posté par Gajik le 03/02/2012 20:21

ouf ! le baratin semble terminé. J'offre la coupe du maso en chef à celui ou celle qui aurait lu cette diarrhée copié-collée anti "hâtiste" primaire ! Pauvre Ndimby, planqué devant son écran, fils de France davantage que fils de Madagascar. Il utilise les insultes de Foza Orana ou de hâtif, comme une obsession parce qu'il n'a d'autre argument que le mépris et il se rend ainsi méprisable lui-même.

Dans 20 ans il figurera au palmarès des attardés qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour tenter en vain de remettre Dadavalo sur le trône ... Ratsy, Zafy, Ndimby comme Dubo-Dubon-Dubonnet ont marqué les années 60.

Au fait , vous avez vu sur le JIR d'hier, l'alter-égo de Ndimby local, Philippe Andriantavy remet le couvert sur son entreprise Labocast Réunion et ses prothèses dentaires (certes de qualité mais acquises à bas prix à Ivato et revendues une fortune aux patients).
Là, il n'est plus le Dokotera Andriantavy, sa Ramatoa Lalao à lui n'est pas dentiste, il n'est plus le chef du Collectif et GTT Ravalo-Réunion, non. On ne mélange pas les affaires et la politique ... du moins devant les media. Car en pratique dans le clan Ravalo les affaires servent la politique et la politique sert les affaires. C'est le B-A BA de l'enrichissement personnel.

Quand va-t-on enfin dénoncer de façon forte ces abus sur les malgaches de la part de ces entreprises qui , sous prétexte de "donner" du travail aux malgaches alors qu'ils prennent leur force de travail et leurs compétences et s'en mettent D'ABORD plein les poches et accessoirement redonnent une toute petite partie du gateau aux ouvrier prothésistes ? Pourquoi ces capitalistes, de surcroît franco-malgaches, mais plutôt franco en fait, ne s'honorent-ils pas en payant les ouvriers et techniciens d'Ivato en proportion des millions qu'ils génèrent comme profits à l'étranger pour la caste des prothésistes et des dentistes ?
Le pauvre Andriantavy se démène pour défendre l'idée JUSTE, que pas cher ne veut pas dire MAUVAISE QUALITE, non pas pour défendre l'emploi des malgaches, mais pour défendre ses propres profits. Mais il serait plus crédible s'il affichait la transparence absolue sur les profits générés par le travail des prothésistes Malgaches de Labocast Ivato et s'il s'engageait à les payer au prorata du prix de vente. Idem pour la vanille, les clous de girofle, les épices, les pierres, l'Ilménite, les métaux rares etc .... On les achète une misère et on les revend une fortune. Madagascar ne voit JAMAIS un retour d'une partie de ces profits. On paye les gens juste pour leur permettre de MANGER, c'est un scandale absolu. Et des gens comme çà se permettent de diriger des "Collectifs" et d'agressivement mentir à longueur d'articles pour tenter d'abattre toute tentative de démocratisation de ce pays qu'ils prétendent aimer ? En digne héritier de Ravalo, il faut s'enrichir, s'enrichir sans limite et on s'en fout du niveau de vie des gens. La misère est voulue, planifiée, organisée, systémique à Madagascar comme en Inde et ailleurs dans ce Monde infect.
Idem pour les Seychelles où ils payent 100 Euro les bonnes malgaches pour 55 heures par semaine en dortoirs et vie presque militaire, au Liban, partout où ces pauvres victimes du capitalisme sordide et sauvage qui tue Madagascar sont contraints de s'exiler !
Toutes ces sociétés ont intérêt à ce que le niveau de vie des malgaches reste dérisoire, ainsi ils se permettent de les payer comme on payait les ENGAGES du XIX° siècle, tout en osant dire qu'ils rendent service aux Malgaches qui, sans eux, crèveraient de faim. Quelle honte !
L'engagisme c'est quoi ? c'est la traite avec un salaire dérisoire et le marquage au fer rouge en moins. La souffrance des exilés économiques est un marquage au fer rouge dans le ventre de ces femmes et de ces hommes, c'est un délit commis contre la morale, même si des Lois iniques l'autorisent. Ndimby, GTT, Collectif, Dadamilliards, Labocast et autres, Madagascar en a marre de vos délires de nantis, ils sauront voue le dire lors des prochaines élections, car le Vahoaka mûrit, vous aurez des surprises !

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