Océan Indien

Madagascar : Lucien Botovasoa, instituteur malgache décapité en 1947, a été béatifié

Mercredi 18 Avril 2018 - 13:54

Ramose Lucien Botovasoa, instituteur malgache décapité en 1947, a été béatifié dimanche lors d’une grande cérémonie dans son village natale de Vohipeno, au Sud-Est de Madagascar.


Hery Rajaonarimampianina s'est rendu à la cérémonie de béatification (photo : L'Express Mada)
Hery Rajaonarimampianina s'est rendu à la cérémonie de béatification (photo : L'Express Mada)
Ce père de famille qui a consacré sa vie à sa foi est décédé le 17 avril 1947 à l’âge de 39 ans lors de l’insurrection. L’instituteur avait refusé d’intégrer les mouvements politiques PADESM -Parti des déshérités de Madagascar- et le MDRM. Lucien Botovasoa a été décapité en haine de la foi catholique. Il n'a été reconnu comme martyr par le Saint siège qu'au mois de mai 2017. 

Ce dimanche, le martyr, "qui a tout fait pour mieux glorifier Dieu", a été fait bienheureux. Pendant sa messe de béatification, l'exemplarité de ce dernier a été mise en avant. "Les discours sont unanimes sur le fait que la vie, mais aussi la mort de Ramose Lucien Botovasoa, sont un exemple à suivre pour l'ensemble de la nation malgache", comme le souligne l'Express de Madagascar. 

La Conférence des Evêques de Madagascar évoque un homme simple, honnête et intègre. Il disposait d'une foi incomparable, qu'il transmettait à tout son entourage, aussi bien sa famille, qu'à ses élèves.

C'est pourquoi la cérémonie de dimanche s'est déroulée en toute simplicité. De nombreuses personnalités politiques et religieuses ont fait le déplacement pour rendre hommage à cet homme et à cette vie exemplaire. 

"Faisons en sorte que notre foi ait des impacts positifs sur la vie de l'Eglise et de la Nation", a précisé monseigneur Désiré Tsarahazana, président du CEM, à L'Express de Madagascar. 
 
N.P - C.B
Lu 1209 fois



1.Posté par A mon avis le 18/04/2018 23:00

Et la religion prétend ne pas s'occuper de politique !

2.Posté par Fidol Castre le 19/04/2018 09:25

1.Posté par A mon avis le 18/04/2018 23:00

Et la religion prétend ne pas s'occuper de politique !


Qui a prétendu ça ?

3.Posté par bréde le 19/04/2018 15:25

LES ASSASSINS N ETAIENT PAS DU COTE QUE L ON CROYAIT!

4.Posté par Riton Rouflaquettes le 20/04/2018 01:06

Cet article est inspiré par celui de la Présidence qui a maquillé ce qui s'est vraiment passé.
En réalité, le Président a été interdit de parole par les organisateurs, malgré un forcing très fort du cabinet. Celui-ci a juste pu contraindre les organisateurs à le placer de façon à ce que les chefs coutumiers soient placés à l'Ouest, ce qui viole les traditions locales et les a beaucoup choqués.
Voici la réalité : Il a été plutôt ignoré et même sifflé alors que Rajoelina a été ovationné et Ravalomanana beaucoup moins. L'hymne choisi par Rajoelina a été chanté par la foule et aussi ... par le Président (qui ne devait même pas savoir ce qu'il a chanté).
Rajaonarimampianina prétend dans son communiqué, vexé comme un pou de n'avoir pas pu faire un show politique de récup, qu'il s'agissait d'une réunion d'Etat à Etat car il avait face à lui l'Etat du Vatican et que donc en tant que Président de TOUS les Malgaches il devait parler ! Une explication bien tirée par les cheveux, non ?
L'Eglise Catholique n'entend plus servir de tremplin pour les politiciens, c'est ce qui a été la raison principale de ces interdictions de parole.
A noter que Rajaonarimamapianina s'est montré coiffé du chapeau des Antaimoro, mais d'un chapeau de femme, ignorant bien sûr que les 4 petits carrés rouges ce cette coiffe sont réservés aux femmes ! Les traditionalistes ont dû bien s'amuser de l'ignorance de Rajao et surtout de son protocole. Ils lui ont bien déjà concocté un discours plagié mot pour mot sur un discours de Sarkozy, il n'est plus à ces petits détails près dans sa méconnaissance de son propre peuple.

Ce que ne dit pas cet article de Zinfos 974, et qui est pourtant très important, c'est que le discours de l'évêque a fustigé la corruption des institutions, en insistant lourdement en désignant clairement les coupables.

Enfin, rappelons que Lucien Botovasoa a été assassiné sur ordre du Mpanjaka local Tsimihono, qui a ensuite été condamné à la prison à vie avec 26 autres exécuteurs et le frère de Lucien, André Mahazo mais qui ont aussi été ensuite libérés (lors de l'indépendance je crois) et pardonnés et que cette manifestation marque un peu la réconciliation des autorités coutumières avec l'Eglise Catholique et vice-versa.
Cependant, c'est une zone où plusieurs crimes collectifs populaires très violents ont été commiss, y compris contre des innocents, avec l'assentiment de chefs coutumiers, donc cette manifestation ouvre des portes de réconciliation, un peu comme çà c'est passé finalement en Nouvelle Calédonie, suite à l'assassinat de Jean-Marie Djibaou et de deux de ses frères à Hienghene par d'autres clans.

Pour répondre à Brède et le contredire absolument, les crimes commis par des pro-MDRM ou autres clans indépendantistes en 1947 restent tout de même minoritaires et anecdotiques face aux crimes de l'armée française et de leurs supplétifs sénégalais. C'est juste un peu plus complexe que ce que vous pensez et que de toutes façons le fondement même de ces crimes entre Malgaches c'est encore et toujours la colonisation par la France qui en a été la source directe.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >