Océan Indien

Madagascar : Le sommet de Maputo se termine sur un échec

Vendredi 28 Août 2009 - 12:04

Madagascar : Le sommet de Maputo se termine sur un échec
Après avoir démarré plutôt du bon pied mardi, les négociations de Maputo (Mozambique) entre les quatre grandes mouvances pour le pouvoir à Madagascar se sont soldées par un échec. C'est le nom du futur président du gouvernement de transition qui pose problème.

Le président de la HAT (Haute Autorité de Transition), Andry Rajoelina, actuellement au pouvoir sur la Grande Île, considère que c'est à lui de prendre cette présidence. Un accord était en passe d'être trouvé : TGV (Rajoelina) président et un Premier ministre de la mouvance de Ratsiraka. Tout le monde semble être d'accord quand Marc Ravaolomanana, président déchu par Rajoelina, s'adresse à la presse et explique, dans des propos repris par RFI : "Le problème pour nous, actuellement, c’est la tentation de légitimer l’auteur du coup d’Etat. La mouvance Marc Ravalomanana n’acceptera jamais de légitimer Andry Rajoelina comme  président de la transition, donc nous gardons cette déclaration ferme car nous ne voulons pas que Madagascar soit  un mauvais exemple sur le continent africain."

Des déclarations qui démontrent bien que la tension n'est pas retombée entre Marc Ravalomana et Andry Rajoelina et qui laissent pessimiste quant à un éventuel accord. Les quatre mouvances ont jusqu'au au 4 septembre pour trouver un terrain d'entente...    
Benjamin Postaire
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1.Posté par papapio le 28/08/2009 13:01

Vous avez seulement fait la preuve que vous vous battez pour le pouvoir, vos intérets, surement pas pour le peuple qui va encore le payer très cher...

2.Posté par Glamour le 28/08/2009 16:35

Je suis entièrement d'accord avec la déclaration de Marc Ravalomanana et la mouvance Ravalomanana de ne pas vouloir légitimer l'auteur du coup d'état. Sinon c'est la porte ouverte à tous les malfrats ... A mon sens, il n'est pas question de se battre pour la présidence ou d'égo, en ce qui concerne Marc Ravalomanana puisqu'il est hors du coup, mais question de bon sens. C'est plutôt du côté de TGV qui ne veut rien lâcher après avoir pris le goût de pouvoir. C'est son orgueil et son égoïsme qui le dictent à agir ainsi.

3.Posté par kikouyou le 28/08/2009 18:30

laissez les se bouffer la rate !!!

4.Posté par holisonja le 28/08/2009 19:43

c bien dit pour pdt Ravalomanana; un putschiste ne peut pas présider une transition, sinon, l'accepter c'est légitimer son coup d'état et encourager encore plus les coups d'états sur tout le continent africain....

5.Posté par Babou le 28/08/2009 22:41

Parait que le putsch de madagascar a été aidé par la C.I.A ?

6.Posté par Joseph le 28/08/2009 23:12

Oh que non, il ne s'agit pas d'un échec de la démocratie, bien au contraire !

C'est l'échec de la tentative de la SADC et de l'UA de remettre en selle leur poulain ultra-libéral préféré, Ravalomanana.
N'oublions jamais que Chissano l'ex Pdt Mozambicain est loin d'être un démocrate. Il a régné 15 ans avec pas mal de casseroles derrière lui ! Ce n'est pas Mandela !
Les buts non avoués de ces chantages immondes à l'argent (arrêt de l'AGOA, rétention des capitaux d'assistance contre minerais et terres pas chers, menaces d'intervention étrangères ...) sont d'assurer aux mafias ultra-libérales qui dirigent les Multinationales, la même collusion éternelle entre politiciens verreux et attribution de marchés juteux pour elles.

La France, les USA, seraient prêts à soutenir Rajoelina si celui-ci était un pourri du même acabit que Ratsiraka et Ravalomanana. Malheureusement, il s'agit de véritables démocrates responsables, conscients de la nécessité de ne pas décevoir sur le long terme tous les espoirs populaires que leur petit mouvement tananarivien à l'origine, a fait naître dans toute l'île.

Un mouvement de débarras de tous ces politiciens pourris jusqu'à l'os est en marche et vous vous ne voyez que des épiphénomènes rabâchés par les sites internet pro-corruption de Ravalomanana, payés avec son milliard et demi d'Euro qu'il a spolié aux malgaches !

Votre analyse est partielle et stupide, excusez moi d'être aussi direct. Je ne dis pas que vous êtes stupide, mais votre analyse l'est absolument ! Elle ne va pas en profondeur, je ne comprends pas l'intérêt de publier de telles banalités alors que la situation est bien plus complexe et intéressante que le laisse entendre votre prose.

Non, ce que vous appelez l'échec du sommet de maputo II, c'est la victoire de la résistance à une tentative de putsch de la part de l' immorale Communauté Internationale autolégitimée de remettre sur le trône les anciens dictateurs pour isoler les dirigeants du mouvement populaire qui a renversé le dictateur-PDG après 7 ans de patience devant ses crimes et ses abus.

Chissano, Dramé, Kodjo etc ... sont des agents objectifs du FMI, de la Banque Mondiale, des Bailleurs de Fonds multiples et divers, de la Charité Institutionnalisée, de l'OIF, de la SADC, etc ... toutes ces courroies de transmission du libéralisme économique et des privatisations, de la libre concurrence la plus sauvage, ennemis des services publics, ces organismes de pillage du Tiers-Monde qui ne veulent qu'une seule chose, maintenir les pays appauvris dans l'incapacité d'exploiter eux-mêmes leurs richesses afin de les livrer aux appétits démesurés des sociétés étrangères occidentales.

Comme les Malgaches sont foncièrement gentils, la prétendue Communauté Internationale abuse et piétine la souveraineté nationale, humilie l'Armée Malgache, la plus sage du monde, tente de la pousser à la faute pour justifier ensuite leurs interventions mercenaires.

le Plan de la CI est de créer un monstre à 4 têtes qui dirigerait la transition vers la démocratie et une Constitution de IV° République (l'actuelle a été violée 40 fois par Ravalomanana depuis 7 ans !). Sous un masque de moralité, et de fausse légitimité "Internationale", la CI tente de remettre au pouvoir deux dictateurs sanguinaires et corrompus, vomis par le Peuple en 2002 et 2009, et sous la menace et le chantage au fric (duquel Ravalomanana a rendu Madagascar addictif et de façon malsaine totalement dépendant), tente de forcer Rajoelina à signer le blanchiment de leurs crimes pour les quantités énormes d'exactions et de spoliations qu'ils ont commises. Vous trouvez çà moral ? Cela démontre en tous cas la collusion totale entre Chissano et Ravalomanana.

Ce monstre à 4 têtes qui regardent dans les 4 directions, serait incapable de gouverner. La CI enfonce Madagascar dans la confusion de façon voulue et criminelle. Au lieu de soutenir le mouvement actuel de démocratisation et de mobilisation de la société civile toute entière (assises régionales), ils tentent de le briser en remettant en piste les voyous mafieux qui ont sévi tant d'années. Le vieux dictateur coulait des jours paisibles à Neuilly que les terres de sarkozy et voila que Chissano et ses sbires sortent de leur chapeau la fable qu' à Madagascar il y aurait 4 mouvances représentatives du Peuple malgache ! Quelle entreprise folle !

Pour quoi pas aussi en 1945 faire un gouvernement de la France commun entre Pétain et De Gaulle ? C'est aussi inconcevable pour les Malgaches de mettre au même gouvernement des délinquants notoires auto-amnistiés et d'authentiques démocrates soutenus par autant de gens du peuple de toutes les catégories.

Rappelez vous seulement que 70% des Malgaches sont sous le seuil de pauvreté et que leur intérêt objectif est d'espérer un changement radical de société. En Ratsiraka et en Ravalomanana ils ne croient plus. Seuls les agents corrompus et grassement payés par Tiko et par Ratsiraka constituent une petite frange de la population d' irréductibles.

Merci de respecter les Malgaches et leur combat pour sortir le pays de la dépendance et de la pauvreté. merci de ne pas vous faire le chantre de la corruption par ignorance sans doute de la nature du précédent gouvernement.

Non ce n'est pas un échec, c'est l' échec à une tentative de restauration mafieuse. Une vraie victoire, d'autant plus que sur la fin , Ravalomanana, s'est même rabaissé à tenter de corrompre rajoelina. c'est à son honneur d'avoir décliné l'offre empoisonnée.

Honte à Chissano de faire du chantage à l'argent et de pousser les Malgaches à des solutions impossibles qui pourraient attiser une guerre civile. Personne n'est dupe désormais de leur jeu.
L'Armée a averti. Elle est là pour sauvegarder l'indépendance nationale, ou plutôt la restaurer après des décennies de braderie mafieuse des richesses nationales.

7.Posté par Zanan'i Abrahama le 29/08/2009 00:43

Pour Joseph,
Tu hérites d'un beau prénom, celui du premier ministre juif que Dieu a utilisé pour délivrer son peuple de la famine et qui a apporté au pays d'Egypte une prospérité.
C'est seulement le beau nom que tu portes mais ce que tu as dans la tête est chaotique et à l'envers! Je suis désolé de te le dire. Renseigne-toi plus sur la façon dont Joseph (le vrai!) était inspiré pour délivrer son peuple (à partir de Genèse 39 jusqu'à Genèse50).
Une vraie prétendue démocratie commence seulement avec des élections, pas des attroupements même de plusieurs milliers de personnes, ni même l'adhésion d'un partie d'une province de Madagascar.
Je suis d'accord avec cette position de la mouvance Ravalomanana: un putchiste restera dans les rangs de putchiste à moins qu'il se soumet à l'epreuve des urnes "TRANSPARENTES"

8.Posté par Joseph le 29/08/2009 10:19

Oh fils d'Abraham qui voit tout comme Ravalomanana par le petit bout de la lorgnette religieuse, un président corrompu et corrupteur, qui a usé de sa fonction pour s'enrichir énormément en violant la Constitution, assassin de tant de gens devant Ambohitsorohitra, restera dans les rangs des présidents corrompus et assassins. Et Rajoelina restera le leader de la révolte populaire pour faire cesser ces abus.

Il n'y a d'autre moyen que la révolte et d'inverser le rapport de force, de libérer l'Armée de tout lien de complicité avec le dictateur, pour le chasser du pouvoir sur lequel lui et son clan ont fait main-basse.

Vous appelez cela un putsch , mais c'est l'arroseur arrosé qui parle là : il n'a d'autre argument que de prêcher la confusion de l'esprit qui le contredit.
J'aurais pu choisir comme pseudo David et pour vous et votre maître Goliath aurait mieux convenu, vous savez la suite de l'Histoire !

Tout cela est arrivé justement parce que les urnes ont été trop longtemps manipulées et opaques. Pas de bulletin unique, pas d'état civil correct, main mise sur les média, etc ...
Rajoelina ne cesse de réclamer des élections transparentes et une constitution appliquée et non bidouillée sur mesure par les présidents.

Votre maître a terminé quasiment ses deux mandats, il a des milliards volés bien à l'abri, il a rendu la pouvoir aux militaires et à Maputo I reconnu qu'il n'est plus Président, mais il continue à nier l'évidence et vient d'obtenir de ses frères dictateurs de l'Assemblée des coquins de l'UA, l'amnistie pour ses vols et un poste de sénateur à vie. Merci qui ?
Par contre, il ne veut pas rentrer au pays car il est bien plus puissant dans son rôle de victime, mais se voit bien violer la constitution une autre fois en se présentant pour un troisième mandat en 2010 ! Rentrer au pays signifiera son incarcération immédiate pour répondre de ses crimes de sang, le reste ayant été amnistié sous pression "internationale" de Chissano;

Logique qu'avec une telle aide internationale, il se sente des ailes pour oser redire qu'il est le président élu donc qu'il doit décider de tout et faire diriger la transition par ses partisans. Quel culot ! C'est cette collusion entre Ravalo l'ultra-libéral membre chéri de l'internationale des coquins et l'UA que je voulais mettre au jour. Personne n'en parle car la presse, même réunionnaise, Blanc et compagnie, jouent aussi le jeu malsain de la désinformation. les enjeux sont si lourds en dollars et en Euro !

Voila ce que m'inspire votre réponse oh fils d'Abraham !
Rassurez vous, ma cohésion mentale se porte très bien, je suis serein et mon pseudo n'a absolument rien à voir avec la religion Chrétienne, ici ce ne sont pas les personnes qui comptent mais les idées.

9.Posté par Jean-Claude RIDOLCE le 29/08/2009 11:17

L'histoire n'est qu'un éternel recommencement...

Cela est particulièrement vrai pour celle de Madagascar depuis son indépendance (en 1960).

Récapitulons : Dès la mi-mai 1972, le premier président de cette jeune république, Philibert Tsiranana, remet les pleins pouvoirs au chef d'état-major Gabriel Ramanantsoa, suite à l'incendie (douteux) de la mairie de "Tana" et un début de soulèvement populaire réprimé par une quarantaine de morts.

En février 1975 Ramanantsoa transmet le pouvoir au ministre de l'Intérieur, le colonel de gendarmerie Richard Ratsimandrava, assassiné six jours après. Quatre mois plus tard, Didier Ratsiraka, jeune capitaine de marine, est nommé chef de l'État par un directoire militaire.

Une quinzaine d'années de dictature militaro-néo-maoiste, une corruption généralisée et des mesures isolationnistes telles que la "Malgachisation" provoquent une chute vertigineuse de ce pays (dont les ressources naturelles le place pourtant parmi les premiers au monde).

Juin 1991 voit un mouvement de mécontentement populaire, s'exprimant d'abord par des rassemblements pacifiques de plusieurs milliers de personnes sur la place du 13-Mai (qui deviendra le haut lieu de la contestation politique). Suite à la création d'un comité dit "des forces vives" présidé par Albert Zafy (chirurgien réputé), un "gouvernement de transition" est mis en place. Le 10 août suivant, la garde présidentielle tire sur la foule, faisant déjà une centaine de morts.

En octobre, une "Haute Autorité de l'État pour la transition" est instituée. Ratsiraka reste chef de l'État, mais Zafy le dirige de fait. Porté par la réunion œcuménique des églises chrétiennes (FFKM) ce dernier gagne la présidentielle de 1993. Accusé de "haute trahison", Albert Zafy est destitué par la Haute Cour constitutionnelle fin 1996. Remportant de justesse la présidentielle anticipée qui s'en suit, l'Amiral Ratsiraka revient au pouvoir.

L'élection présidentielle de décembre 2001 voit la victoire du maire de la capitale, Marc Ravalomanana, ("self made man", magnat de l'agroalimentaire et des médias, ainsi que haut personnage du protestantisme malgache). Ratsiraka conteste le résultat des urnes.

Un demi-million de partisans de Ravalomanana descendent dans la rue, lequel s'autoproclame président et limoge les principaux chefs de l'armée. En avril 2002, à l'issue d'une bataille rangée étendue à tout le pays "le roi du Yaourt" (ainsi que le nomment ses opposants) est proclamé vainqueur, puis investi.

Son premier mandat se passe dans l'enthousiasme à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Ravalomanana est réélu triomphalement en 2006.

Très vite, il commet de graves erreurs qui heurtent l'armée (pour des questions d'avancement des officiers au grade supérieur), la diplomatie (refus d'accréditer l'ambassadeur de France), brusqueries contre certaines ethnies (dont des spoliations de Karana), achat d'un avion présidentiel gros porteur (60 millions d'euros) et surtout une mise à disposition de plus d'un million d'hectares au conglomérat coréen Daewoo.

Rappelons que le SMIC malgache est de 25 Euros et le salaire d'un médecin fonctionnaire, chef de clinique, de seulement 4 ou 5 fois plus !!!

Premier revers électoral... en décembre 2007 le candidat de Ravalomanana à la mairie de la capitale est éliminé par un jeune businessman, ancien DJ, à l'ascension fulgurante dans le monde des média et pour cela dénommé TGV.

En décembre 2008 un incident (qui aurait pu n'être qu'anecdotique) va mettre le feu aux poudres... la chaîne de télévision privée du nouveau maire de Tana, "Randry Rajoelina, est interdite, suite à la diffusion d'une interview de Ratsiraka. (dont le clan semble soutenir son parcours dans les affaires).

Puis ce fut le même engrenage et processus que lors des décennies précédentes. Réunions populaires sur la place du 13 Mai (avec en plus des pillages meurtriers) dégénérant en émeutes dans toute l'ile. Le 7 février, la répression sanglante d'une manifestation par la garde présidentielle tourne au drame.

Le 14 mars l'opposition s'empare du siège du gouvernement et « TGV » se déclare à la tête d'une «Haute Autorité de transition». Les jours suivants, lâché successivement par l'armée, la gendarmerie, la police et même par une partie de ses ministres, Ravalomanana finit par remettre le pouvoir à un directoire militaire... qui le refuse et le transmet à TGV.

La Haute Cour constitutionnelle avalise cette manœuvre (qui est tout sauf légale, mais qui le devient ainsi !)

La boucle est bouclée démontrant le mal chronique Malgache!

La zizanie en résulte, aujourd'hui comme hier, confirmant le fond du problème, qui est... dans la nature culturelle et cultuelle du peuple malgache.

Jean-Claude RIDOLCE

10.Posté par Joseph le 29/08/2009 16:25

Bonjour papy et taty Désiles, bravo et merci pour votre blog que je découvre et transmettrai à mes connaissances.

Pensez tout de même qu'il y a du nouveau dans la prise de pouvoir par Rajoelina qui ne correspond pas aux profils que vous connaissez. Il ne s'agit d'ailleurs plus d'un homme qui tire la couverture vers lui, mais d'une société entière qui se mobilise suite à l'amorçage par rajoelina d'une véritable démocratisation de Madagascar.

Le nouveau aussi c'est que Ravalomanana est soutenu activement par la SADC anglophone et les pressions américaines sont relayées par Chissano et l'UA. C'est une nouvelle donne qui a le mérite de démasquer la fonction réelle de ces organismes prédateurs dans toute l'Afrique.

Rajoelina semble solide comme un roc, parce qu'il perçoit bien qu'il catalyse un mécontentement profond et un raz le bol généralisé derrière sa personne. Sans l'adhésion globale des malgaches au rejet de la politique que vous dénoncez, il n'aurait pas tenu deux mois devant la puissance terrifiante des réseaux de Ravalomanana qui a les moyens d'acheter quantité de consciences.

Vous verrez, Madagascar va changer, pourvu que la CI cesse ses agressions contre ce mouvement authentiquement novateur qui est en marche.

11.Posté par Jean-Claude RIDOLCE le 30/08/2009 18:46

Merci, Joseph, pour vos louanges.

Je crains cependant décevoir votre enthousiame, tout en souhaitant ardemment que votre prédiction soit vraie. La mienne est malheureusement fondée sur une analyse allant très au delà de quelques hommes de pouvoir dont vous parlez, dont ce petit dernier que je ne connais pas, mais qui est a priori enfant de sa civilisation (qui, je le rappelle, est millénaire).

Or, ainsi que je l'ai dit en conclusion de mon précédent commentaire, ma démonstration établit 'un état chronique lié à des aspects culturels et cultuels profondément ancrés et que je pense insurmontables... encore pour plusieurs décennies (voire plusieurs siècles).

Donc, pour ceux qui auront le temps et le courage de la lire jusqu'au bout, voici mon analyse issue d'une observation réactualisée depuis quarante ans...

Décortiquons la crise malgache, avec un autre regard !

Au delà de l'émotion, de la peine, de l'inquiétude, de la douleur, de la réprobation, voire d'une colère ou d'une révolte légitimes, l'écoute des interventions d'auditeurs sur certaines radios locales, l'analyse du courrier des lecteurs de la grande presse, des « posts » d'internautes sur les forums et l'opinion des blogueurs, il se dégage quelques questions fondamentales centrées sur quatre interrogations basiques.

1°) Comment l'un des dix pays les plus riches de la planète en ressources naturelles peut-il produire l'un des dix peuples les plus pauvres du monde ?

On évoque tour à tour les séquelles de la colonie, l'exploitation économique par les étrangers, la mainmise des institutions internationales ou la gouvernance dictatoriale que ce pauvre pays a connue depuis près de quarante ans. Mais qu'en est-il objectivement... sans passion, sans outrance ?

La première des raisons, que peu de commentateurs évoquent, mais qui surpasse toutes les autres, est de nature cultuelle et culturelle... laquelle n'est pas spécifique à Madagascar, mais commune à toute l'Afrique dite « noire ».

Pourquoi ce continent est-il à la traine et semble être incapable de prendre, avec les autres, le train de la modernité et de la démocratie ?

D'abord parce que, au delà des apparences, ces peuples ne sont ni chrétiens, ni musulmans, ni fervents d'autres obédiences... mais fondamentalement animistes.

Qu'est-ce qu'un animiste ? C'est un homme qui ne forge immuablement son présent qu'au travers du culte des ancêtres, donc en référence systématique au passé, ce qui s'oppose évidemment à toute construction d'avenir.

Madagascar offre le paroxysme de ce culte, notamment dans ses rites post-funéraires (dits retournements de morts ou FAMAHADINA). Ceci n'est pas anodin, car, par exemple, dans l'esprit d'un malgache, la terre n'appartient pas aux vivants mais aux âmes de ceux qui ont été « libérés » par cette cérémonie. Or, l'un des reproches (au demeurant fondés) faits au régime Ravalomanana, est la cession massive de terres à des consortiums asiatiques. Un sacrilège autant qu'une spoliation injuste, ces terres ayant été nationalisées, il y a trente ans, prétendument au bénéfice de la population !

Le second facteur culturel est la langue malgache, car elle possède des caractères pernicieux entravant les facultés du peuple à accéder au « formatage » occidental. A titre d'exemple, sans entrer dans un exposé de pure linguistique, on peut observer que les langues occidentales sont caractérisées par une certaine richesse et précision de vocabulaire, de complexité et rigidité grammaticale, de subtilité voire de sinuosité d'ordonnancement.

La langue Malgache paraît en être de prime abord l'exact contraire, puisqu'elle ne connaît ni genre, ni singulier, ni pluriel, le temps s'y confond avec l'espace etc.. Chaque mot n'y acquiert son véritable sens qu'à partir de son environnement : ainsi « tsara » est une sorte de "positif' qui deviendra bon, beau ou doux selon qu'il est appliqué à l'œil ou à la bouche, à un tissu ou un dessin... et le mot "lamba", sorte de générique pour le textile pris isolément, deviendra chiffon, serviette, châle, voile ou linceul selon son contexte.

On voit immédiatement qu'un tissu peut être beau et doux à la fois et a fortiori que "tsara" appliqué à l'esprit, ne pourra que très difficilement trancher entre beau, bon ou doux... sans un enchaînement de compléments secondaires, puisque l'on se trouve là dans un domaine totalement abstrait.

Or la langue est l'un des éléments principaux structurant le cerveau des enfants et consécutivement les caractéristiques sociales et culturelles des sociétés.

Ainsi, nos méthodes occidentales de travail et de communication étant entièrement fondées sur la précision des exposés, voire la subtilité de l'expression, se heurtent, mécaniquement, aux limites sémantiques de la langue malgache.

Si dans les années qui ont suivi l'indépendance, l'usage de la langue française était encore étendu, la « malgachisation » instaurée  par le régime Ratsiraka (à son époque néo-maoïste), a anéanti cette possibilité de maintien dans la compétition mondiale.

L'apprentissage scolaire de langues étrangères, pas plus que la pratique de cultes importés, ne pourront influencer la structuration « céphalique » des malgaches forgée par leur culture. Ce phénomène est parfaitement illustré chez les émigrés malgaches, (comme chez d'autres populations étrangères à cultures très différenciées) qui, bien qu'en apparence parfaitement intégrés dans un pays d'accueil, retrouvent instantanément de retour sur leur fief, leurs us et coutumes originaux, ainsi, qu'intégralement, leur mode premier de pensée.

Dans le même esprit, les canons de la politesse malgache interdisent de dire « non », ce qui impose des circonvolutions de langage confinant, pour nous, à l'obséquiosité extrême voire à de l'hypocrisie totale. Ceci induit évidemment dans un cadre technique ou de rapports hiérarchiques, des atermoiements et des immobilismes catastrophiques, ne sachant jamais véritablement ce que pense ou souhaite un interlocuteur.

Les règles régissant la hiérarchie sont également très différentes de celles des occidentaux.

Ainsi, la règle d'or dans notre vie sociale et professionnelle est la ponctualité, symbolisée par l'axiome « la ponctualité est la politesse des rois » (sous entendu l'élite se doit de montrer l'exemple).

A Madagascar, le principe est inverse. Autrefois, le roi, pour marquer sa prééminence, se faisait attendre et chacun de ses subordonnés en faisait autant vis à vis des rangs inférieurs avec des délais proportionnels à leur préséance. Ce principe étant resté, lors des réunions, les subalternes attendent l'arrivée des chefs dans l'ordre inverse de leur grade, ce qui réduit évidemment l'efficacité de toute réunion. Il en va de même pour le sens de la parole donnée ou de la pérennité d'un engagement, voire d'un contrat écrit... dont le respect sera souvent aléatoire et volatile, puisque rien ne peut être véritablement « formel » dans une convention.

Il y a également le rituel des palabres (interminables) où chaque congrégation, chaque service, chaque entité sociale s'organise selon une structure et un dialogue proche de ceux d'un procès, avec des porte-paroles faisant office d'avocat face à une autorité morale (chef de village, direction patronale, administrative ou gouvernementale) devant arbitrer selon des conventions toujours diplomatiques et des codes alambiqués.

Il y a ensuite la persistance de la coutume (dont la légitimité est toujours inscrite dans la constitution) faisant que les grands principes du droit moderne sont fréquemment « filtrés et interprétés » par les fondamentaux de la loi ancestrale. C'est ainsi que les préfets, sous-préfets, maires et chefs de cantons (FOKONTANY, échelon territorial de base) « jugent » toujours selon les canons ancestraux, institutionnalisant donc cette pernicieuse référence au passé.

Dans la même veine, il y a la force toujours vive des tabous (FADY) s'opposant souvent aux règles de base de l'hygiène, de la nutrition, de l'urbanisme ou de l'écologie, ou encore la coutume d'une justice populaire de type vendetta, (DINA) qui, bien qu'en forte diminution, est toujours commune en campagne, pouvant aboutir à des lynchages collectifs à la machette, voire en zone urbaine (voleurs brûlés vifs dans des pneus, ce, en pleine rue sous l'œil passif de la maréchaussée.)

Enfin, il faut également considérer l'effet tribal, commun à toute l'Afrique, certes relativement moins tendu à Madagascar en dépit de ses 17 ethnies, mais néanmoins exacerbé au niveau politique, ainsi que l'on a pu encore l'observer lors de toutes les élections, entre les côtiers et les gens des hauts plateaux.

Il serait possible d'étendre à l'infini ces exemples que d'aucuns jugent à tort philosophiques, mais qui par leur accumulation réduit, dans les faits, de manière catastrophique les capacités d'intégration de Madagascar à notre monde fondé sur une compétition effrénée, totalement incompatible avec une construction mentale animiste et des mœurs totalement décalés.

2° Le second facteur est le poids du passé colonial, des structures économiques internes et de l'intrusion des instances internationales dans la vie malgache.

Il ne doit guère exister aujourd'hui de gens, pour justifier la colonisation, et a fortiori préconiser son retour.

Cependant, si l'on observe la situation des années cinquante, où « Mada » était le centre économique, médical, universitaire et culturel de tout le sud de l'Océan Indien et celle de La Réunion qui était alors objectivement en position radicalement inverse, nous nous devons de nous interroger sur les effets rémanents de la colonie et de l'esclavage.

La Réunion, composée majoritairement de populations issues de l'océan Indien ayant subi pour certaines l'esclavage (à l'opposé de Madagascar), a bénéficié du statut de département d'outremer totalement intégré à l'Union Européenne, à sa monnaie et de son standard de vie. Sauf quelques cérémonies au nom « du devoir de mémoire », cinquante ans après la départementalisation, les tristes épisodes de l'esclavage et de la colonie semblent (à peu près) effacés de l'esprit des Réunionnais.

A l'opposé, la colonisation est souvent citée dans les discours comme facteur prépondérant à la déliquescence malgache. Cet argument pourrait être recevable si des pays asiatiques (et en premier lieu le Vietnam, à l'issue de trente ans d'une guerre aussi meurtrière que dévastatrices et libérée de l'idéologie maoïste à la même époque que Madagascar), ne s'étaient spectaculairement redressés, tandis que l'ile rouge continuait à s'enfoncer dans le marasme politique et la pauvreté.

Si ces observations conduisent, au sens politique et militaire, à relativiser profondément l'argument de méfaits indélébiles de la colonisation, il n'en va pas de même pour la colonisation économique (ou l'impérialisme comme l'on voudra), phénomène toujours indiscutable et actuel.

Résumons : la décolonisation à remplacé une tutelle, souvent humiliante, mais ouverte et officielle, par une exploitation déguisée sous forme d'un jeu de dupe inventé par le monde riche pour créer un « tiers-monde » à qui on a échangé ses ressources au prix que nous décidions, contre des produits manufacturés aux tarifs que nous fixions, selon une parité monétaire (inique) que nous imposions.

Ceci a abouti à des variations extrêmes de revenus de l'ordre de un à trente entre eux et nous, faisant que seuls, aujourd'hui, des pays de niveau de vie intermédiaire, peuvent encore commercer avec eux (au premier rang desquels la Chine, bien sûr).

Cependant, il ne fallait pas être grand devin pour imaginer que la logique de la consommation ayant en elle même ses limites, il nous faudrait un jour de nouveaux débouchés pour écouler nos produits.

Il était également évident (sauf dans l'esprit des tenants du profit immédiat ayant provoqué la crise mondiale actuelle) qu'au delà des délocalisations, un instant profitables (en apparence), que ce mécanisme cannibale ne bénéficiant pas aux peuples des pays « en voie de développement », c'est l'ensemble du système mondial « d'échanges », qui allait s'effondrer, de par son déséquilibre même.

En dépit de tout cela, on observe que des pays tels que l'Inde, également sortis de la colonisation et qui avaient sensiblement le même niveau de vie dans les années 70 que Madagascar (sans en posséder les richesse naturelles, ni la densité démographique favorable), surmontaient progressivement leur handicap.

Certains ont prétendu aussi que la colonisation britannique aurait laissé moins de séquelles que celles française et belge. Ce fait est contredit par la situation du Kenya, du Zimbabwe et autres, confortant à l'opposé la prédominance de l'impact du tribal, de l'animisme etc... évoquée plus haut.

Il a aussi été largement prétendu (jusqu'à l'avènement de « self made men » authentiquement malgaches, illustrés par les deux protagonistes du conflit de pourvoir actuel) le fait que le commerce était essentiellement tenu par « des étrangers ».

La majorité des « VAZAHAS » (étrangers) ayant été expulsés ou « incités » à fuir lors de la « révolution » de 1971, on ne parle donc que des « ZANATANY » (étranger nés à Madagascar, ayant parfois fait souche depuis 3 ou 4 générations)... pour l'essentiel des Indo-pakistanais (localement dénommés « KARANA ».)

Deux questions se posent à leur égard... est-il naturel qu'ils ne possèdent toujours pas (pour l'immense majorité) la nationalité malgache ? Leur refuse-t-on ce privilège, ou, leur légendaire communautarisme culturel et religieux en est-il la cause ?

La seconde question est (indépendamment de l'aspect moral lié à leur image d'exploiteurs), s'ils n'étaient pas là, l'économie nationale s'en porterait-elle mieux ??? Probablement pas si l'on observe les difficultés du peuple malgache à développer des stratégies fondées sur l'avenir (et non sur le passé), de surcroît, aujourd'hui exacerbées par l'impératif d'assurer une subsistance quotidienne ?

On ne constate pas qu'il y ait davantage d'humanisme dans les traitements et les salaires vis à vis des compatriotes, lorsque qu'un commerce est tenu par un malgache devenu nanti.

La troisième interrogation sur ce thème est... les instances internationales (FMI, la Banque Mondiale etc..) voire les gouvernements étrangers (et très singulièrement français, européens et étasuniens) ont-ils eu une influence dirigiste, néfaste ou bénéfique sur le développement récent de Madagascar ? Comme toujours, rien n'est totalement blanc ou noir, ni définitivement bien ou mal.

Ainsi, si au regard du statut « économique » du Président Ravalomanana, on pouvait espérer que sa fortune acquise avant son accession au pouvoir n'imposant plus la tentation d'un enrichissement personnel, pourrait lui permettre de s'occuper sereinement du développement du pays, selon les mêmes méthodes et l'énergie dont il avait fait preuve pour bâtir son empire industriel et commercial.

De plus, mécaniquement, l'essor du pays ne pouvait que conforter les performances de son groupe leader de l'agroalimentaire local.

Ainsi, par exemple, si ses prédécesseurs déroutaient à la source la manne internationale destinée à la construction d'une route, Marc Ravalomanana, lui, pouvait « légalement » espérer plus de bénéfices de sa construction effective, car à chaque kilomètre de voie nouvelle se construisait (sans bourse déliée) un ou plusieurs points de vente « Tiko » (propriété intégrale du Président).

Dans cette hypothèse une augmentation de l'aide internationale ne pouvait être que bénéfique au pays... comme à son Président !

Il semblerait aujourd'hui que son appétit insatiable l'ait poussé à fausser le jeu de la concurrence et à investir dans à peu près tous les secteurs économiques... grâce à des méthodes qui seraient sans aucun doute qualifiés au minimum de délit d'initié en Europe, voire de concurrence déloyale, si ce n'est pire..

3° La corruption et le monde politique

Parmi les causes profondes et fondamentales, incroyablement difficiles, voire impossibles, à combattre, on trouve la corruption généralisée. Et le problème est dans cette intégralité.

En effet, il est relativement aisé d'identifier, et donc de sanctionner, les sujets les plus corrompus grâce à des signes extérieurs de richesse manifestement démesurée au regard d'un statut professionnel ou d'un patrimoine hérité, voire par l'affichage provoquant de certaines acquisitions, (terrains, voitures blindées ou avion à des prix exorbitants par exemple).

A l'opposé, il est totalement impossible de régler par voies judiciaires ou coercitives une corruption généralisée.

Or, que ce soit en exploitant l'ample économie « submergée » (ainsi qu'on la dénomme à Madagascar), ou en utilisant à titre personnel des matériels de l'administration, ou en profitant de la pluie pour un taxi en triplant ses prix à l'occasion, ou encore pour le chirurgien en refusant d'opérer sans un bakchich etc... chaque malgache cherchera à exploiter (y inclus les membres de sa famille ou ses amis,) s'il trouve le moindre moyen de pression sur autrui..

Au prétexte qu'est manifestement corrompu tel ou tel autre plus fortuné ou possédant plus de pouvoirs à un échelon supérieur de la société, tout malgache pratique à sa mesure la corruption...

Ā ce stade il n'existe plus qu'une possibilité... reconstruire, de A à Z, toute la société et ses institutions en « moralisant » les classes dirigeantes en premier lieu et progressivement, par une spirale vertueuse, l'ensemble de la population...

Une gageure !

Ceci nous amène donc à la dernière interrogation fondamentale ... qui lui est corrélée.

4°) Peut-on croire en l'émergence d'un homme providentiel à Madagascar... voire à une solution importée ?

Sauf à croire aux miracles en matière politique, surtout en période de crise mondiale, tout laisse à penser que la chose est également impossible, parce que même si quelqu'un possède un charisme hors du commun, (ce qui est le cas des actuels protagonistes), le pouvoir dans une démocratie (même dévoyée) ne peut être l'exercice d'un seul homme, mais obligatoirement celui d'une équipe gouvernante s'appuyant sur des institutions publiques et privées.

Or, même un personnage populaire et très médiatisé tel que « Père Pédro », n'arrive pas à convaincre la majorité des miséreux à adhérer à son système de rédemption par le travail et la vertu (à l'instar de nos SDF ne souhaitant pas renoncer à leur précarité.... en la justifiant par une illusoire liberté).

Tous les politiciens malgaches en lice actuellement sont issus du même moule. Les deux belligérants majeurs ont le même profil affairiste (le plus jeune n'ayant pas encore acquit, pour cette raison, l'envergure du premier, mais son début de parcours est étrangement similaire, la précocité en plus... alors, pourquoi emprunterait-il un itinéraire opposé ensuite ?).

Les diverses et puissantes églises malgaches ont démontré dans le passés leur incurie à jouer, sur le long terme, un rôle efficace et positif (ce n'est pas un jugement de valeur, mais une simple observation).

Les corps diplomatiques et les grandes associations humanitaires (notamment onusiennes) sous couvert de neutralité, laissent immuablement se « décanter » les situations pour plébisciter le vainqueur ensuite. Les investisseurs tentent d'éviter les remous au fil des courants et les états continuent insidieusement à placer leurs « pions »... diplomatiquement !

Alors, sauf à imaginer des solutions totalement utopiques, telles que proposer un référendum aux populations africaines et malgache, afin de leur offrir une possibilité d'intégration à l'Union Européenne ou leur mise sous tutelle de l'ONU...

Bref,

Il ne nous reste qu'à observer les bonnes âmes pleurer (ou pleurnicher) sur la misère des peuples, ainsi que les télévisions européennes consacrer dix secondes pour « traiter » 100 morts à Madagascar et simultanément six fois plus pour un musicien de fanfare ayant esquissé un clin d'œil à Barak Obama lors d'une parade de pompiers de province...

Comme dirait l'autre... ainsi va le monde !!!

Jean-Claude RIDOLCE

Saint-André

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