Océan Indien

Madagascar : Le couple franco-mauricien libéré

Mercredi 9 Mai 2012 - 06:53

Source : Defimedia.info
Source : Defimedia.info
La Réunionnaise et son mari mauricien ont été libérés hier soir vers 19h. Kidnappés dimanche par trois hommes armés à Tananarive, une rançon de 20.000 euros a été payée.

Benoît et Maureen Ng Fuk Chong sont en bonne santé. D'après le Quotidien, la somme aurait été réglée par l'employeur du Mauricien, un géant de l'agroalimentaire à Maurice, Food and Allied. La société a envoyé un communiqué hier soir : "Dès dimanche soir, la priorité des priorités a été de tout de tout mettre en oeuvre pour ramener Benoît et Maureen en bonne santé. C'est désormais chose faite".

Depuis la crise politique de 2002, les enlèvements à Madagascat sont assez fréquents et constituent une activité fructueuse. Les membres de la communauté indo-pakistanaise, sont les plus touchés par ces enlèvements. En un mois, deux meurtres et un enlèvement ont été commis sur des étrangers à Madagascar.
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1.Posté par siphodias le 09/05/2012 08:39 (depuis mobile)

C'est triste à dire, mais Madagascar qui est dans une situation déplorable (pauvreté) ne va pas attirer des touristes de cette manière. Si on rajoute la corruption, l'instabilité politique récurrente, je prédis que tôt ou tard, le chaos va régner...

2.Posté par pierrot le 09/05/2012 08:57

Enfin on doit remercier le patron et d'autres intervenants qu'on ne connaît pas mais l'inquiétude demeure toujours parmi les investisseurs étrangers qui vont réfléchir mille fois avant de s'installer là bas.
je noirci pas le tableau mais y en a marre d'aider et être mal reçu,ceci dit un accident peut arriver mais trop c'est trop .
Et maintenant on apprend que le suspect dans l'affaire concernant les français serait un ancien restaurateur installé à la réunion que justice soit faite concernant le vrai coupable

3.Posté par Ah quelle bande de kons !!! le 09/05/2012 10:12

Une incitation pour les enlèvements.
Une incitation à ne pas aller ni investir à Mada.
Madagascar est en voie de "Somalisation" pendant que d'autres pays sont en voie de développement.

4.Posté par philippe le 09/05/2012 11:12

La situation de corruption et d impunité qui règne dans ce beau pays fait qu il faut ABSOLUMENT EVITER DE S Y RENDRE pour ne pas devenir de la chaire à canon.
Il faut également stopper avec effet IMMEDIAT TOUTE AIDE autre l aide humanitaire et STOPPER TOUTE IMPORTATION DE MADAGASCAR,
Toutes ces merdes comme l'artane, rivotril etc et toutes les maladies que nous importons avec nous si nous voyageons la-bas!
Il faut aussi durcir les conditions de visas!

5.Posté par KMFR : « une seule solution pour une sortie de crise » le 09/05/2012 11:36

La crise qui sévit à Madagascar a pour origine un conflit entre : le Président démocratiquement élu Marc Ravalomanana et le putschiste Andry Rajoelina. De ce fait toute solution qui tend à écarter l’un ou l’autre sera voué à l’échec.

La France, par Nicolas Sarkozy interposé, voulait soumettre Madagascar pour des raisons purement économiques. Elle a donc intérêt à détruire politiquement notre Président Marc Ravalomanana par tous les moyens.

Depuis le début de la crise, la France n’a cessé d’aider Andry Rajoelina dans ses différentes tentatives. Pour y parvenir, il fallait diaboliser le Président Marc Ravalomanana et détruire tous ses biens a fin de l’effacer de l’histoire de Madagascar pour qu’il ne puisse plus revenir aux pouvoirs.

Le Président Marc Ravalomanana avait signé la feuille de route pour sortir Madagascar de la crise et cela en faisant beaucoup de concessions pour le bien du peuple Malagasy. La crise a permis à la population de démontrer au monde entier que le seul et unique Président qu’elle exige c’est Marc Ravalomanana et uniquement lui.

Cela ne fait pas l’affaire de la France et des putschistes. Il faut empêcher cela à tout prix. On a créé à tour de bras des associations, des entités et des partis politiques pour faire diversion. Et à chaque fois qu’une solution est mise en place, on sort une autre entité pour une nouvelle négociation et toujours pour une nouvelle réconciliation et pour une nouvelle sortie de crise.

La manœuvre est claire, on veut faire traîner la transition pour passer aux élections afin d’écarter la candidature du Président Marc Ravalomanana. Le peuple n’est plus dupe.

On a fait croire à la France que le Président Marc Ravalomanana n’oubliera pas ce qu’on lui a fait et une fois revenu, il va tout faire pour assouvir sa vengeance. En prévision, la France a été obligée d’envisager deux options en vue de l’élection présidentielle à Madagascar en fonction du résultat du vote de l’élection présidentielle en France:

1°/ Nicolas Sarkozy élu, la France va soutenir Raymond Ranjeva

2°/ François Hollande élu, la France va soutenir Rajemison Rakotomaharo

Pour y parvenir, il leur faut faire durer la transition. Le moyen est simple, quelque soit la voie et la solution choisie et acceptée, il faut l’invalider pour en faire une autre. Le seul et unique but est d’écarter définitivement le Président Marc Ravalomanana démocratiquement élu et adulé de la population du pouvoir.
Alors nous mettons en garde les partis politiques et les diverses entités soi-disant représentatives faisant partie prenante de la sortie de crise, que la seule vraie solution sine qua non pour une sortie de crise doit passer par :

1°/ Le retour du Président démocratiquement élu

2°/ Sa libre participation pour une candidature aux prochaines élections présidentielles

Le conflit entre le Président Marc Ravalomanana et le putschiste Andry Rajoelina doit se régler pacifiquement par la voie des urnes. La France qui est un pays de liberté et de démocratie se doit d’imposer cette seule solution. Il n’y en a pas d’autre.

La France ne doit plus être complice, par Jean Marc Chataigner interposé, des agissements des putschistes à Madagascar. Elle doit avoir une position ferme, une ligne de conduite digne de sa grandeur. Et leur Président Hollande se doit de montrer son intégrité et son honnêteté en respectant son engagement n° 32 à la page 17 de son projet pour la France en ce qui concerne la politique Francafrique de son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

Sans le retour du Président Marc Ravalomanana élu démocratiquement et sa libre participation aux élections présidentielles, il n’y aura jamais de réconciliation ni de paix durable à Madagascar.

KMFFR
(Komity Mitaky ny Fodian’ny Filoha Ravalomanana)

6.Posté par Adolphe E. Rakotomanga : « Que ferait alors Monsieur François Hollande ? le 09/05/2012 11:49

Nous écrivons ces réflexions ce dimanche 06 mai 2012, le jour même du deuxième tour des élections présidentielles françaises. Les résultats du premier tour (22 avril 2012) et les sondages relatifs au deuxième tour, laissent entrevoir une possible sinon une probable victoire du candidat socialiste François Hollande.

Nous appelons de nos vœux cette victoire. Et nous appuyant sur le cursus, l’itinéraire, l’appartenance politique et la personnalité de Monsieur Hollande, nous espérons un infléchissement, une « Amélioration Significative » des relations de la France avec ses ex-colonies.

En effet, après 50 ans d’indépendance, de graves et douloureuses suspicions empoisonnent toujours ces relations.

Un exemple :

Voilà plus de trois ans que Madagascar vit la pire tragédie (nous récusons le terme de crise) qu’il ait jamais connue.

Tragédie cruelle car quasi-silencieuse (les médias internationaux n’en font guère mention)[1], perverse et dévastatrice[2].

Tragédie dont l’administration de Monsieur Sarkozy n’est, semble-t-il tout à fait étrangère, malgré les dénégations de ses représentants et dont elle n’a de cesse depuis de soutenir à bout de bras les responsables.

En effet, elle n’a raté aucune occasion de cultiver l’ambiguïté, d’y jeter son grain de sel, de distiller intimidation et même provocation vis-à-vis du peuple Malagasy, réduit actuellement au silence. Et ce faisant, elle semble compter sur la lassitude de l’opinion, l’usure, le découragement, le renoncement à réagir, le silence des intellectuels, la résignation, pire la capitulation pure et simple de ce Peuple. En lui faisant miroiter que la France, de toute façon, sera toujours là à voler à son secours et soulager les misères de ce Pays qui a « des liens historiques avec la France ».

Il est abusif sinon cynique de déclarer que cette France-là n’est pas « un acteur de la crise malagasy, elle en est spectateur » [3]. Alors même que, sans que nous n’ayons à rappeler ce que nous avons dénoncé en avril 2010, elle s’est permise :

1) de convier une escouade de militaires malagasy (co-auteur du coup d’Etat de mars 2009) à venir parader sur les Champs-Élysées lors du défilé du 14 juillet 2010, pour commémorer ensemble le cinquantenaire des indépendances africaines. Ce geste manque pour le moins de délicatesse, en ce qui concerne spécifiquement Madagascar ; et dans la situation où était ce Pays, nous n’hésitons pas à l’assimiler à une insulte à l’encontre du Peuple Malagasy et à un clin d’œil (de connivence ou pire de reconnaissance) à l’adresse d’une armée putschiste ;

2) de déclarer sentencieusement que le Président Didier Ratsiraka peut (sans problème) rentrer au Pays, sous entendant grossièrement que l’autre exilé, celui de l’Afrique du Sud, ne le peut pas. Voilà comment on s’érige en juge et comment on veut greffer des conditions dans la disposition de l’article 20 de la Feuille de Route, en confortant dans leur extrémisme les opposants au retour du Président Marc Ravalomanana. En fait, la perspective de ce retour semble horripiler et horrifier beaucoup de monde :

- l’Elysée et la Françafrique locale,

- les instigateurs et les exécutants du coup d’Etat [4],

- les ennemis personnels du Président Marc Ravalomanana,

- ses amis-traîtres devenus les pires opposants à son retour,

- ces centaines de partis politiques qui ont fleuri sur les décombres de la République et qui se sont donné une importance qu’en réalité ils n’ont aucunement sur l’échiquier national ;

Et tous ces gens-là parlent d’éthique[5], d’intérêt supérieur de la Nation, alors qu’ils ont vampirisé littéralement le Pays et l’ont rendu exsangue.

3) de convoquer à l’Elysée un auteur de coup d’Etat le 07 décembre 2011 pour « une séance de travail » (geste qui constitue une exclusivité et une exception française). Quand bien même, ce dernier a été promu Président de la Transition par la grâce d’une Feuille de Route (dont il fait d’ailleurs une lecture torve et sélective en traitant les dispositions comme des options et non des obligations), Paris se serait grandi et honoré en observant une certaine distance et un minimum de retenue à son égard (termes diplomatiques) afin de ménager la sensibilité et la dignité d’un Peuple en souffrance.

4) de justifier, par un obscur accord d’encadrement de militaires malagasy, la présence à Madagascar, en pleine crise politique, d’un contingent d’instructeurs militaires français. Une de cette présence a notamment été vue à Ivato lors du retour annoncé du Président Marc Ravalomanana (samedi 21 janvier 2012). Evidemment, personne n’ira croire que ces « coopérants » étaient-là pour faire une haie d’honneur à ce Président si effectivement, celui-ci avait débarqué à Ivato ce jour-là.

Nous arrêtons là, à dessein, cette navrante énumération.

Monsieur Sarkozy a investi imprudemment dans une entreprise précaire qui n’honore pas cette France qu’il veut pourtant FORTE. Nous estimons qu’il a commis ce qu’il appelle des erreurs d’appréciation de la part de la France officielle lors de sa visite au Rwanda (février 2010) et à propos des événements de la Tunisie (février 2011)

Que ferait alors son éventuel successeur, à l’occurrence François Hollande ?

Nous lui suggérons de faire mentir le constat désabusé selon lequel « Gauche ou Droite à l’Elysée, la politique africaine de la France reste absolument la même ».

Antananarivo, le 06 mai 2012

Adolphe E. Rakotomanga
Président de l’Association Force de l’Education et de la Recherche (HFF/FER)

Maître de Conférence
Université d’Antananarivo

[1] cf. Les Fantômes de Madagascar : La France acteur de la crise malgache, de Thomas Delcombe, in Le Monde diplomatique du 1er mars 2012
[2] « Savez-vous combien de malgaches meurent chaque jour de faim, de manque de soin, de désespérance, de violences économiques dans un pays en paix et qui ne connaît pas et n’a jamais connu de guerre civile ? », Christian Chadefaux dans sa Lettre ouverte au Président Sarkozy quand celui-ci allait recevoir au Palais de l’Elysée Andry Rajoelina le 07 décembre 2012
[3] Interview de J-M Chataigner dans Midi Madagasikara en date du 03 mars 2012
[4] Certains récusent encore le terme de « coup d’Etat », ils feraient bien de lire « Madagascar, le coup d’Etat de mars 2009 » de Solofo Randrianja, Editions Karthala
[5] Nous mettons les CST et les CT au défi de renoncer solennellement à leurs rémunérations par souci d’éthique et dans l’intérêt supérieur de la Nation, face au dénuement aggravé du peuple malagasy

7.Posté par philippe le 09/05/2012 15:28

Monsieur Le Maitre de conférence,
Votre écrit ne vous engage que vous-même mais nous les vazahas nous NE RESTERONS PAS les bras croisés.
Une demande d'interdiction de survol et d'attérissage sur la Réunion a été déposée ce matin même et des tracts visant à boycotter votre pays sont en impression!

8.Posté par Lettre d’un citoyen à François Hollande le 4 mai dernier. le 09/05/2012 15:45

Bonjour François Hollande,

Nous sommes à 2 jours des élections qui, j’espère, vous offriront un mandat de 5 ans pour diriger notre pays.

J’aimerais vous passer un petit mot seulement au sujet de Madagascar, bien que cela puisse s’appliquer à plusieurs pays d’Afrique. Mais je ne connais bien que l’histoire de Madagascar puisque j’y ai passé du temps ces dernières années car je voulais m’y établir : je me suis d’ailleurs marié avec une malgache et j’ai une jolie petite fille métisse.

Madagascar est un pays plein d’avenir si on voulait bien l’aider à se développer et non pas le réprimer comme s’est évertué à le faire Nicolas Sarkozy de manière cachée pendant son règne.

Il est évident que Nicolas Sarkozy ne cherchent qu’à protéger les intérêts des plus grosses familles dirigeant la planète en relation avec la France et l’Europe. On a bien vu comment il s’est débrouillé pour sauver les banques au détriment des Etats. Non seulement il a mis l’état français dans une merde infâme mais il a entraîné les différents pays d’Europe avec nous : tout ça pour sauver le capitalisme d’outrance. Je suis tout à fait d’accord que quelqu’un puisse gagner énormément d’argent en fonction du travail qu’il fait car c’est une motivation qui pousse à créer… mais s’enrichir de manière cachée et en utilisant la force, je ne suis pas d’accord.

Vous connaissez certainement ce qui se passe à Madagascar depuis 2009. La France (Françafrique) s’est permise d’aider des putschistes à prendre le pouvoir du pays afin que la France garde son monopole sur ce pays. Il est vrai que le président de la république de Madagascar déchu, Marc Ravalomanana, n’était pas pour favoriser la France et qu’il ouvrait la porte à la libre concurence. Ceci n’a pas plu au petit roi Nicolas qui voyait là une sécession de Madagascar par rapport à la France : il a donc utilisé la force et il continue à l’utiliser pour empêcher le retour à l’ordre constitutionnel et également le retour du président déchu qui est réclamé par une très grande majorité des malgaches. En faisant cela, les malgaches se meurent peu à peu, les conditions de vie sont désastreuses, l’insécurité est permanente, non seulement pour les Français et étrangers sur place mais même pour les gens de base du peuple qui se font agresser par des voyous, des bandits à tout bout de champ. On a parlé récemment de 2 Français assassinés dans le sud de l’île mais en fait des Français tués, cela devient monnaie courante dans le pays.

Le petit dj, actuellement président de la transition et putschiste, dirige le pays de manière totalitaire sous les conseils de l’Elysée, je suppose. Il a acheté l’armée afin de tout scléroser. La presse est muselée et opprimée, etc…

Si vous voulez être un Vrai Président, un président humain, je suppose que ce terme ne s’applique pas uniquement à notre pays mais aussi à ces pays frères, anciennes colonies, avec qui nous avons des rapports serrés.

Comment la France peut-elle s’exprimer avec des cris d’orfraies au sujet de la Syrie et d’un autre côté se permettre de mettre des putschistes à la tête d’un état démocratique qui se débrouillait très bien pour avoir une croissance très correcte ces dernières années avec une qualité de vie qui s’améliorait comme jamais cela n’avait été le cas dans ce pays.

Depuis 2009, Madagascar est revenu à un niveau Pire qu’il n’a jamais été. C’est lamentable. Le gouvernement en place fait croire que tout va bien alors que les gens et les institutions se meurent.

Je vous demande de nous aider à faire en sorte que ce pays (Madagascar) retrouve les qualités qui étaient les siennes avant ce coup d’état de 2009 et à se développer. Si jamais l’ancien président revient, ce qui est le souhait de la majorité du pays, je pense qu’il aura compris la leçon car bien-sûr il a profité de son poste et s’est permis des fantaisies mais il faut remarquer que jamais Madagascar n’avait atteint ce niveau de qualité que seulement du temps de Marc Ravalomanana.

En ce qui me concerne, je sais qu’il m’est impossible de retourner et séjourner dans ce pays pour cause de trop grande insécurité mais j’aimerais faire quelque chose pour ce pays et j’espère vous avoir touché par mon message.

J’espère avoir de vos nouvelles dans les semaines qui suivront votre élection.

Merci de m’avoir lu.

Thierry Martin
Clermont-Ferrand

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