Océan Indien

Madagascar : Enquête sur la consommation de viande de lémuriens et de tortues

Mercredi 13 Novembre 2013 - 16:54

Madagascar : Enquête sur la consommation de viande de lémuriens et de tortues
L'association Madagascar Voakajy, fondée en mai 2005, pour défendre les écosystèmes naturels, habitats et espèces de la Grande île, a publié un état des lieux exhaustif sur la consommation de viande de lémuriens et de tortues sur quatre sites connus (massif forestier d’Ankerana, commune rurale de Lakato, ville de Tuléar et l’aire protégée de Mangabe) pour leur diversité exceptionnelle.

Les enquêtes faites auprès des populations locales ont permis de recenser 31 espèces chassées et mangées par les habitants du massif d’Ankerana, dont les lémuriens Varecia bariegata, Avahi laniger, Hapalemur griseus et Tenrec ecaudatus.

Sur la commune rurale de Lakato, les recherches ont mis en évidence qu’au moins huit espèces de lémuriens subissent le même sort, comme le Simpona, l’Indri indri, le Kotreka, ou encore le Varika.

Dix-neuf pièges pour lémuriens installés dans la zone protégée de Mangabe ont été retrouvés dont six ayant déjà fait leur macabre travail.

Du côté de la ville de Tuléar, la consommation de viande de tortues a été également comptabilisée à partir des carapaces de tortue. Ainsi, 791 carapaces ont été dénombrées au cœur des dépôts des ordures.

De février à décembre 2012, 118 carapaces de l’espèce Chelonia mydas ont été aussi répertoriées dans les boutiques d’articles de souvenirs avec des prix de vente allant de 30.000 ariarys (9.93 euros) à 40.000 ariarys (13.25 euros).

Des tortues de mer empaillées ont été mises en vente entre 50.000 ariarys (16.56 euros) à 80.000 ariarys (26.89 euros) au cœur du marché des artisans de Tuléar.

La consommation de viande de tortues est un phénomène récurrent durant l'année, mais croît fortement au moment des périodes de fête à Madagascar, comme le relate nos confrères des Nouvelles de Madagascar.

Indian Ocean Times
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1.Posté par jean francois Ducon le 13/11/2013 20:44

la mauvaise foi de ceux qui se prétendent de l'écologie est de plus en plus débordante en visant à stigmatiser cette activité nourricière indispensable à la survie de l'humanité...

2.Posté par Zarin le 13/11/2013 21:03

UN CLASSIQUE :

« Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors le visage pâle réalisera que l'argent ne se mange pas. »

Tatanka Yotanka - Sitting Bull, guerrier sioux

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