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Océan Indien

Madagascar : La police et des militaires au bord d’un affrontement armé


- Publié le Jeudi 10 Novembre 2016 à 13:12 | Lu 2237 fois

Madagascar : La police et des militaires au bord d’un affrontement armé
L’agression d’une vendeuse à la sauvette dans le centre-ville mercredi dernier a failli tourner au drame. Selon Midi Madagasikara, la femme, vendeuse ambulante du centre de la capitale, est mariée à un militaire du Régiment d’appui et de soutien (RAS). Elle a été agressée par un élément de la police municipale durant une opération d’assainissement du centre-ville. 

Son mari, qui a assisté à la scène de violence, ainsi que ses frères d’armes du camp, n’ont pas apprécié la situation. Selon des témoins sur place, deux camions pleins de militaires armés ont débarqué à Analakely, furieux contre la police municipale, mercredi dans la soirée. Des jets de pierres ont commencé à pleuvoir. Les responsables affirment ne pas connaître le début du déroulement de l’action, la foule commençant à prendre partie pour les militaires.

Le journal raconte que les deux parties, militaires d'un côté et police municipale de l'autre, étaient proches d’un affrontement armé quand des responsables sont venus calmer l’escalade de violence. L’affaire a pris des telles proportions que, actuellement, des chefs militaires ainsi que des commissaires de police mènent les négociations.

Les marchands ambulants du quartier Analakely, autrefois lieu de marché historique de la capitale, se heurtent systématiquement à la police municipale. Il n’est pas rare que, dans leur projet d’assainissement de la ville, les éléments de la police municipale en viennent aux mains avec des vendeurs. Ces derniers sont hostiles à toute interdiction de pratiquer le commerce à la sauvette sur la place historique de Madagascar.




1.Posté par Pamphlétaire le 11/11/2016 04:53

Le Sommet de la Francophonie devrait avoir lieu à Antananarivo les 26 et 27 novembre 2016 autour du thème : « croissance partagée et développement responsable : les conditions de la stabilité du monde et de l’espace francophone ». Mais est-ce bien raisonnable au vu de ce qui se passe dans la grande île? C'est peut-être l'effet Trump...

J'envisage d'aller à Mada mais je crois que je vais choisir une autre destination ou alors y aller armé et dans un tank équipé pour aller à la guerre! Je vais me renseigner dans diverses agences de voyage...

Des militaires armés, conduits par un général, ont encerclé, hier soir, dans leur siège, les éléments de la police municipale. L’agression d’un des leurs, et de son épouse marchande de rue, a provoqué un séisme.

Sur le pied de guerre. Un corporatisme militaire démesuré fait des vagues. Une soixantaine de militaires brandissant chacun des Kalachnikovs chargés, conduits par le général de brigade Théophile Justin Rakotonirina, deuxième adjoint du Chef d’État-Major Général de l’Armée Malagasy (CEMGAM), ont encerclé le siège de la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), à Analakely, hier soir. De prétendues violences, infligées à un militaire de la Base Aérienne Tactique (BATAC) à Arivonimamo, ainsi qu’à son épouse marchande de rues, lors d’un assainissement musclé, mené par des agents de la police municipale, ont mis le feu aux poudres. Ce branle-bas de combat a duré près de deux heures, durant lesquelles l’Hôtel de Ville était en quasi état de siège.
Barricadant le portail principal et toutes les autres issues, le peloton armé de bérets rouges, déployés autour de l’enceinte sur ordre de l’État-Major Général, ont tenu à l’œil les hommes de la police municipale qui y étaient retranchés. Pendant que ces scènes de film suscitaient un attroupement de badauds, le deuxième adjoint du CEMGAM, outré, s’est rué vers l’hôtel de ville pour demande des explications auprès des responsables de la CUA et de la police municipale. Le colonel Zafisambatra Ravoavy, commandant du groupement de la gendarmerie nationale de la région Analamanga, ainsi que le commissaire principal Jean Victor Tsaramonina, commissaire central de la ville, se sont dépêchés sur les lieux avec leurs éléments respectifs, faisant ainsi baisser d’un cran la vive tension qui régnait.

Réactions en chaîne
L’assainissement, à l’origine de cette guerre de nerfs, a commencé en fin d’après-midi. Aux alentours de 17 heures, les agents de la municipalité ont lancé une traque de marchands illicites dans les rues d’Analakely. Des témoignages de commerçants, opposés aux opérations en question, révèlent que la police municipale aurait malmené la femme du militaire de la BATAC, qui se serait interposé, s’attirant ainsi la foudre de la police municipale. Se rangeant de son côté, le président de la communauté œuvrant pour la défense des droits des consommateurs (VOMZM), de dire que le militaire a été, à son tour, battu par les agents d’assainissement.
Sur ces entrefaites, le militaire et son épouse ont été embarqués à bord d’un minibus de la municipalité.
Entre-temps, une horde de marchands en furie les y avait suivis. L’enceinte a, du coup, essuyé des jets de pierre, touchant des véhicules garés dans le parking. Retenu à l’hôtel de ville, le militaire a téléphoné au Premier Régiment Militaire (RM1) à Analakely, déclenchant des réactions en chaîne au sein de l’armée. «D’autres citoyens font également les frais de la violence, mais les forces de l’ordre font peu de cas de leur calvaire. Et puis, il suffit qu’un militaire la subisse pour que ses frères d’armes rappliquent avec une soixantaine d’armes de guerre, ce qui est vraiment injuste», tonne Juliette Ravoniarivelo, témoin des faits survenus.
Comme réponse du berger à la bergère, une source auprès de l’État-Major Général de l’Armée rélève que le deuxième adjoint est intervenu, en tant que responsable des opérations et de la sécurité au sein de l’armée, mais aussi en sa qualité de directeur des opérations et des renseignements.

Andry Manase

2.Posté par Jean le 11/11/2016 07:30

Républica Démocratica Banania!

3.Posté par Grangaga le 11/11/2016 13:58

Alé!!!!!!!!!!!!!!! TRUMP...........in fwa po toutt'....................

4.Posté par kld le 11/11/2016 14:59

le zoma était magnifique , merci bon dié , ma la konnu à lu ........................

zordi , ti vendeur lé gavé ek la police de tana , aux ordres de la femme de ravalomanana .
laisse de moune vive . pov malagasy ! tsy kivy Madagasikara !

5.Posté par Pamphlétaire le 11/11/2016 16:03

Qui sème le vent récolte la tempête...De cette manière, la prochaine fois les agents demanderont s'il la "victime" a des amis, parents militaires....De plus, si les militaires étaient suffisamment rémunérés, les épouses n'auraient pas besoin d'aller travailler de cette manière...De plus, je pense que les agents municipaux doivent racketter un max également avec la bénédiction de celui qui a donné l'ordre d'effectuer cette chasse...Concernant le racket, on se souvient des gendarmes de Rivesaltes nous autres en France n'est-ce-pas? Et celui qui n'a pas été inquiété dans cette affaire et qui était le grand chef de l'autoroute a servi à la Réunion, n'est-ce-pas? Et il a servi aussi à Mada semble-t'il quelques temps isn't it? Et il a servi à la Police Municipale de ST BENOIT également, un ami du sénateur Fruteau.

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