Faits-divers

Machiste, possessif, harceleur, violent... Il tente de tuer son ex... pour lui apprendre à vivre !

Mercredi 10 Juillet 2019 - 07:12

Cédric M., 36 ans, musclé, crâne rasé, gras, costaud, fait partie de cette kyrielle d'hommes à femmes qui disent « ma femme » comme ils disent « ma maison, ma bagnole, mon chien... » Lorsqu'une compagne est passée avec lui, elle lui appartient ad vitam aeternam !
Au besoin, il utilise la manière (très) forte afin de le lui imprimer dans la tête. Et dans le corps.

Il est et reste « son » maître !

Lui et son ex sont restés quelques années à la colle. Il lui a fait deux enfants. Mais, il faut le mettre à son crédit, il s'est occupé d'un premier enfant de sa concubine comme s'il était le sien. Son altruisme s'arrête là.

Les relations de couple devenant de plus en plus houleuses, pour rester soft, ils se séparent voici un an. Ce serait mal le connaître que de croire qu'il va enfin la laisser en paix. Si lui se permet d'entrer de nouveau en concubinage, illico presto s'il vous plaît, il n'entend nullement laisser la même liberté à son ex. Qu'il entende bientôt épouser sa nouvelle compagne, ça ne regarde que lui. L'ex, elle, n'a qu'à se contenter de... rien.

L'affaire tourne au vinaigre lorsque le Cédric apprend que la pauvrette a un petit copain. Comment ? Elle ? Un copain ? Non mais ! Ça ne va pas se passer comme ça, scrogneugneu ! Il va lui montrer de quel bois il lui chauffe les cotes.

Pour commencer, pour montrer qui commande dans et en-dehors du couple, il se met à lui balancer des textos dans lesquels alternent insultes et menaces de mort.

Car cet intellectuel de génie n'a pas pensé un millionième de seconde que les textos, ben ça laisse des traces.

« Ala elle-là ! »

Le vocabulaire très fleuri, très poétique de l'ignoble, est du style : « Largue à li ! »... « Mwin lé armé, attention à ou ! »... « Ou va finir à pied dan' chomin ! »... Oui, il n'a pas une prose très voltairienne mais on comprend quand même. 

Un soir, le drame a bien failli être létal. Sortant soi-disant de son travail à une heure du mat', il aperçoit « par hasard », la voiture de l'ex, filant en direction de Saint-André. Youpiiii ! Que voilà une occasion qu'elle est bonne ! Il a bien vu qu'il y avait le petit copain de l'ex sur le siège passager et prend tout ce petit monde en chasse. C'est une véritable course-poursuite qui s'engage alors sur la quatre-voies entre Sainte-Marie et Saint-André.

La conductrice tente d'accélérer ; il lui colle au train. Se rendant compte de l'identité de leur pourchasseur, elle demande à son nouvel ami d'appeler la gendarmerie. Les pandores comprennent l'intensité du drame et conseillent à la conductrice de prendre une bretelle de sortie. Judicieux : on va moins vite sur une petite route.

Mais le poursuivant a compris « la coupure » : quand il voit que son ex va emprunter la brettelle de sortie (vous savez, ce que des abrutis de l'Équipement ont voulu surnommer « microstructure d'approche véhiculaire »), il la dépasse en trombe et l'empêche de poursuivre sa manœuvre de sauvegarde. Malgré elle, elle doit poursuivre la course folle sur la quatre-voies. Jusqu'au moment où elle et son ami failliront bien y laisser leur vie...

« Juste un pare-choc ! »

Dans un rond-point non loin de Saint-André, le Cédric fonce derechef, arrive à la hauteur de sa cible et emboutit sa voiture, en plein élan, côté conducteur. La victime stoppe son véhicule et attend. Elle voit son tortionnaire descendre de voiture et venir vers elle. Éclair de lucidité : pendant qu'il vient vers elle, elle fiche le camp à toute allure. Bien vu ! L'autre rengaine sa queue, sa rage, sa hargne et ses envies de meurtre et renonce à les poursuivre.

Aux questions de la présidente Bertrand, il a les réponses évasives, qui sonnent avec la franchise d'un âne qui recule. Les textos ? « Des mots en l'air, comme ça... » La poursuite en voiture ? « Je voulais parler des enfants ». À une heure du mat ? ... Les dégradations à son véhicule ? « Juste un pare-choc rayé ! » À 4.000 euros, ça fait cher de l'égratignure. Une ITT de 3 jours avec hématomes, douleurs au rachis cervical, blessures diverses ? Il ne dit rien. Bref, à l'en croire, ce qui s'est passé ce 10 mars 2019 vers Saint-André, ce ne serait que du pipi-de-chat !

La poursuite en voiture n'était pas du tout intentionnelle et seules les mauvaises langues pourraient avancer le contraire.
Le heurt dans le rond-point était dû à une simple maladresse, une perte de contrôle de sa part, il le confesse volontiers. Ça fait toujours mieux que de dire qu'il a voulu les écrabouiller un tout petit peu, elle et son ami.

Une justice publique... ou confidentielle ?

Croyez bien que je le regrette mais il m'est impossible, sauf à inventer, de vous rapporter les propos de l'avocate de la partie civile : elle a chuchoté ses arguments à l'intention des juges. « For your eyes only ! » On a juste entendu un chiffre, 1.355. 1.355 quoi ? Francs ? Euros ? Dollars ? Pêches-cavales ? Pour une justice soi-disant publique... peut mieux faire. La procureur, à peine plus perceptible, a déclaré que l'accusé n'était pas crédible mais point n'était besoin de discours : on l'avait compris.

Me Choukroun, défendeur du Cédric cogneur-possessif-macho, nous a surpris à plus d'un titre. Elle nous a d'abord fait sourire avant de provoquer des remous de rage dans l'assistance. Elle a d'abord attaqué « une instruction expéditive à charge », ça, c'est courant, ça mange pas de pain. Puis, curieusement, elle attaque frontalement le tribunal qui « accepte les textos baignant dans un flou artistique parce qu'écrits en créoles ». Pour ajouter du grain à sa seule grègue, l'avocate précise que le tribunal et la procureur sont incapables d'interroger l'accusé sur ses propos parce qu'ils « ne comprennent pas le créole ».

Ben ça, « c'est plus fort que midable », disait Séraphin Lampion. Je vais opposer un argument non-judiciaire à cette défenderesse de l'accusé : 1ère de « Sitarane » à Saint-Pierre, la meilleure pièce du Théâtre d'Azur de François Folio. Pièce entièrement en créole et public à 90% zoreil. N'empêche que 100 % des présents étaient pliés en quatre ! Alors, dire que le créole est une barrière infranchissable à la compréhension, c'est se foutre de la gueule des gens. Surtout quand on entend dire que c'est la victime qui a poussé l'accusé à bout. Mieux vaut entendre ça que d'être sourd, me direz-vous...

Le violent s'en sort avec juste 6 mois avec sursis ; plus l'obligation d'indemniser sa victime (4.355 euros) ; plus 600 euros de préjudice moral ; plus l'interdiction de s'approcher d'elle.

Il est ressorti de la salle en roulant des mécaniques.

Bien à vous et à la prochaine.

 
Jules Bénard
 
Jules Bénard
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1.Posté par Partage le 10/07/2019 07:53 (depuis mobile)

Bof des Cédric ici c'est pas sa qui manque....des enmerdeurs peu qui ont toujours de très bonne raison de mener la vie dure au autre, jusqu'au jour où il tombe sur plus cons qu'eux....et oui les glands un jour là roue y tourne

2.Posté par Le sudiste le 10/07/2019 08:05

La belle plume de Jules Bénard, que je n'avais pas lu depuis quelques années. Ca fait du bien (malgré l'attaque gratuite sur "l'Equipement").

3.Posté par Jean14 le 10/07/2019 08:16 (depuis mobile)

Justice de m...comme d hab...il faudra attendre qu il en vienne a la tuer pour qu il y ait une reaction...ça mérite de la prison ferme ..de l indemnisation ..avec multiples stages de citoyenneté..suivi et contrôles à la sortie de prison..

4.Posté par kafmalbarcreol le 10/07/2019 09:05 (depuis mobile)

personnellement j'y étais a ce procès ( juger pour gilet jaune ) bref... quand vous écrivez des articles, vous prenez que les phrases qui vous arrange? Parce que entre ce qui est écrit et ce qui c'est dit il y a un très grande difference!!

5.Posté par titi974 le 10/07/2019 09:13

Cette justice est lamentable et fait le jeu des potentiels criminels.

6.Posté par Post43 le 10/07/2019 12:59

quelle justice!

7.Posté par pomme le 10/07/2019 13:06

Cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu l'expression "vivre à la colle" !!!

8.Posté par Le sudiste le 10/07/2019 13:21

@kafmalbarcreol donnez-nous votre compte-rendu.

9.Posté par Dorian le 10/07/2019 16:07

C'est mathématique, notre société ne peut que produire de plus en plus de cons. Un jour ou l'autre cet étron tombera sur une bouse avec un couteau, ou bien il tuera un type et ira rejoindre la fosse sceptique...

10.Posté par femme debout indignée le 11/07/2019 07:12

L'article de monsieur Jules Bénard, qui devrait se relire avant de publier afin de corriger ses fautes d'orthographe, reflète parfaitement la mentalité d'une majorité de fiers kréols réunionnais.

Macho, possessif, hâbleur à qui tout doit être permis, même la plus abjecte : frapper une femme !!!

11.Posté par Gramoune le 11/07/2019 13:15

Moi, vieux créole, je ne comprends pas pour quelle raison les femmes sont attirées, puis exploitées, par
des hommes violents.. et qui acceptent tout, puis se plaignent, et malheureusement pour certaines d'entre
elles en meurent...Et trop souvent, quand li change boug, li prend le même....

12.Posté par Kiki le 11/07/2019 20:49 (depuis mobile)

Créole y comprends tjrs pas ki fo arrête aller devant se tribinal là ! Déjà li comprends pas grd chose ds zot terme juridique et si bana y ar patauge ds son langage ben c''est un dédale inextricable ! Reuzemen la potence y existe pu !

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